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Écorchés Tome 2

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Zusammenfassung

Anabel apprenait à vivre sans lui, même si tout la ramenait à ses deux iris bleus qui la hantaient en permanence. L'ombre de cet homme qui avait marqué son cœur planait continuellement sur elle. Son absence n'était qu'une plaie béante que rien ne comblait. Joshua se laissait lentement glisser vers son départ de ce monde, recherchant inlassablement le souvenir de celle qui tourmentait son cœur et son âme. Résigné à son sort, il avançait les pièces de l'échiquier qui sonnerait la fin pour lui. Mais la vie en aurait-elle décidé autrement pour ces deux écorchés vifs? Leur offrirait-elle une seconde chance? Réussiraient-ils à la saisir? Parviendraient-ils à déjouer les obstacles et surmonter leurs propres peurs? " Je crois qu'il y a des êtres faits pour se trouver. Se retrouver. Et pourquoi pas, ne plus jamais se quitter" ⚠️ Cette histoire comporte des scènes violentes et explicites qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes.⚠️

Genre:
Romance / Erotica
Autor:
Ella0874
Status:
In Arbeit
Kapitel:
43
Rating:
4.5 5 Bewertungen
Altersfreigabe
18+

1. Continuer à vivre malgré tout

Anabel


Cinq mois plus tard, un mardi matin :

J’entrais dans mon sixième mois de grossesse, mes petits points étaient devenus des petits bébés maintenant. J’avais rendez-vous ce matin avec le Dr Lee pour l’échographie qui révélerait le sexe de mes petits amours. Tess m’accompagnerait comme à tous mes rendez-vous.

Les filles s’étaient énormément investies dans ma grossesse depuis que je leur avais annoncé la bonne nouvelle quelques heures après avoir mis fin à toute relation avec Joshua. Ce jour-là, j’étais rentrée à la boutique en pleurs. Je m’étais effondrée devant mon amie sans pouvoir parler.

Yvi avait contacté Tess sur le champ. Elle nous avait rejoint une heure plus tard. Elles avaient pris la décision de fermer la boutique avant de me remonter chez moi. J’avais pu leur expliquer la décision que j’avais prise concernant Joshua lorsque mes sanglots avaient fini par s’interrompre. Et je leur avais aussi parler de l’existence de mes petits points.

Mes deux amours…

Tess avait limite hurlé de joie et Yvi en était restée sans voix. Moi je n’avais pas réussi à arrêter mes larmes de couler pendant des jours durant. J’avais été incapable de me réjouir de cette nouvelle au départ. Cette déchirure qui vit toujours tapis dans l’ombre à l’intérieur de moi m’avait empêché dans un premier temps de réaliser pleinement cette chance que la vie m’offrait.

Je n’avais plus jamais eu de nouvelles de Joshua après ce jour. Je ne l’avais plus jamais revu non plus, ni aucun membre de sa famille d’ailleurs. Ce qui me soulageait car je ne souhaitais pas qu’il soit au courant pour ma grossesse.

Et je n’aurais pas eu le courage de le voir sans m’effondrer de toute façon.

Les filles avaient insisté pour que je lui dise. Elles avaient fini par accepter ma décision et ne m’en avait plus jamais reparler. J’avais arrêté de voir le Dr Linch ainsi que le groupe de soutient ou encore Dane. Je ne voulais plus rien dans ma vie qui me le rappelait lui ou qui avait un lien avec lui.

J’avais fait mon voyage en solitaire. J’étais partie en Toscane. Là-bas j’avais espéré pouvoir atténuer la douleur de ma séparation avec Joshua en vivant la Dolce Vita. Mais cette expérience eut l’effet inverse. Tout dans ce pays me ramena à lui et à nos moments ensemble.

Pour finir, j’y étais restée deux semaines et puis j’étais rentrée. L.A me manquait mais surtout les filles me manquaient. Du coup mon road trip « mange, prie » n’avait pas duré bien longtemps. Et j’avais repris assez vite mon ancienne routine entre la boutique et les cours pour me remplir la tête et ne pas penser continuellement à lui.

J’avais également vendu mon appartement au-dessus de la boutique à Yvi qui avait fini par quitter Conrad définitivement. Avec mes économies en plus de l’argent de la vente j’avais pu acheter une petite maison en bord de plage sur Will Rogers State Beach. Cela me faisait un long trajet pour rejoindre la boutique ou le campus mais j’avais estimé que le cadre était plus propice à élever deux enfants.

Brian et mon père qui était revenu pour l’occasion, s’étaient occupés du déménagement. Depuis tous les week-ends je voyais débarquer Franck Hemley avec sa caisse à outil. Parfois accompagné de Katleen et de Sarah. Ils étaient tout aussi présents et investis que les filles avec moi.

Mon père s’occupait de repeindre chaque pièce de la maison. Il m’aidait à monter et à placer les meubles que je commandais et que j’achetais au fur et à mesure que je la remplissais. Katleen se chargeait de me divertir pour que je ne me sente pas trop triste. Car selon elle, ça ne devait pas être évident d’être seule dans mon état et de gérer tout ce que je gérais au quotidien.

Tout le monde dit mon état. Mais ce n’est pas une maladie, je suis seulement enceinte comme beaucoup de femmes l’ont été avant moi…

J’avais eu un réel coup de coeur pour cette bâtisse quand je l’avais visité à mon retour de Toscane. Je nous avais facilement imaginé vivre dans cette maison tous les quatre, enfin tous les trois plutôt. Elle était assez simple et formait un rectangle au sol.

Elle était dotée d’une grande cuisine blanche et bois dans un style rustique, avec un énorme îlot central. J’y avait ajouté une table dans le même style pouvant accueillir une dizaine de personnes, ainsi que des chaises assortis. J’avais placé le tout sous la grande fenêtre face à l’îlot.

Dans son prolongement il y avait un salon avec une cheminée en pierre. Je l’avais meublé de deux vieux canapés en tissus taupe ultra confortables et recouverts de plaids et autres coussins en tous genres. J’y avais mis un téléviseur, une table basse carré en bois, et un vieux secrétaire victorien chiné et remis en état par mon père dans un angle.

Sur le côté de la pièce une immense baie vitrée donnait sur une terrasse en bois flotté qui faisait la longueur de la maison. Et surtout elle donnait directement sur la plage et la mer, une vue magnifique. A l’étage il y avait une salle de bain classique et quatre chambres.

Nous venions à peine de finir ma chambre, j’avais dû dormir dans un des canapés tout le week-end dernier. Les courbatures encore présentes dans mon dos en attestaient. Mon père serait de nouveau là dans quelques jours, il allait entreprendre de remette un coup de neuf dans la chambre d’amis qui serait souvent la sienne et celles des filles.

J’attendais de connaitre le sexe des bébés pour pouvoir m’attaquer à la chambre des jumeaux. J’avais hâte de commander et d’acheter la déco ainsi que les meubles qui la composerait.

J’avais ce que j’avais toujours souhaité, une maison en bord de mer, une vie tout ce qu’il y avait de plus normale et bientôt une famille à moi. J’aurais dû être la personne le plus heureuse du monde et je m’efforçais de le paraître au quotidien. Mais au fond de moi ses iris bleus me hantaient. Il me manquait terriblement, il n’y avait pas un seul instant où il n’était pas avec moi dans mes pensées.

Quand serais-je véritablement guérie de toi ? Quand finirais-je par ne plus ressentir cette déchirure et cette tristesse que je cache tant bien que mal ? Quand mon cœur cessera-t-il de battre pour toi ?

Tous les soirs je leur parlais de lui en caressant mon ventre arrondi. J’avais besoin qu’il soit vivant et présent pour eux et pour moi aussi. Toutes les nuits il était dans mes rêves. Tantôt des cauchemars et tantôt de doux songes tellement magnifiques que le matin je refusais de me réveiller, je voulais prolonger ce rêve d’une vie qui n’était pas la mienne.

Je finissais toujours par revenir à la réalité. Il ne faisait pas partie de notre vie, il n’en ferait jamais parti. Alors avec le temps j’espérais que son absence serait moins difficile à supporter pour moi. Mon père avait essayé de m’en parler plusieurs fois, mais je donnais le change en faisant comme si j’étais détachée de lui et de tout ce que j’avais vécu avec lui. Je voyais bien qu’il n’était pas dupe et qu’il ne me croyait pas.

Même moi je n’y crois pas vraiment, alors comment puis-je espérer convaincre les autres ?

Tess était en retard ce matin comme d’habitude. Je ne comprenais pas pourquoi elle insistait toujours pour venir me chercher alors qu’on aurait pu se rejoindre directement au cabinet du Dr Lee. Elle refusait que je conduise seule, elle avait peur qu’il arrive quelque chose à ses futurs neveux ou nièces.

J’étais dans la cuisine en train de me démener pour attraper un bocal de pépites de chocolat en hauteur. J’avais eu la brillante idée de me faire une fournée de cookies pour me remonter le moral qui était au ras des pâquerettes ce matin. J’étais bloquée par mon ventre qui n’arrêtait pas de grossir si bien que j’avais l’impression d’être une baleine.

Ces derniers temps mes clients me demandaient souvent si j’avais hâte d’accoucher car le dernier mois était le plus éprouvant. Sauf que ce n’était pas le dernier mois pour moi, juste la joie d’attendre des jumeaux. Mon corps était gonflé en permanence, mon visage était bouffi et remplit de taches brunes de grossesse et mon ventre était énorme, j’avais l’impression qu’il allait exploser.

Mais il paraissait que j’étais radieuse et que je rayonnais. Je pensais surtout que c’étaient des mensonges que l’on disait aux futures mères pour qu’elles ne piquent pas une crise. Car oui les hormones me rendaient folle et hystérique par moment, et oui mon corps était un tsunami d’émotions en tout genre que je devais gérer au quotidien.

Je pestai en essayant de tendre les doigts quand Tess entra dans un tourbillon de claquements de portes et d’objets en tout genre.

-- T’es prête Anabel ? cria-t-elle du couloir

-- Cuisine, lançai-je en soufflant.

-- Mais t’es dingue ma parole, continua-t-elle de crier en s’approchant de moi. Arrête ça tout de suite, tu ne vois que tu appuis sur ton ventre.

-- Il ne leur arrivera rien, dis-je essoufflée. Ils sont entourés d’eau.

-- Pousse-toi de là, fit-elle en me décalant. Je vais t’attraper ce truc et on y va.

-- A vos ordres commandant, gloussai-je.

Elle descendit le pot et me caressa le ventre. Je ne comprenais pas cette manie qu’avaient les gens, même ceux que je ne connaissais pas, de me toucher le ventre. Comme si parce qu’il y avait des habitants dedans, il n’était plus vraiment à moi ce ventre.

Sauf qu’il est toujours à moi et que je déteste qu’on le touche sans ma permission !

-- Anabel ne le prend pas mal, commença-t-elle. Mais ta robe est hyper serrée. Tes seins débordent, elle est à la limite de se déchirer.

-- C’est la plus grande qu’il me reste, fis-je dépitée en sentant mes larmes me monter aux yeux. J’en ai craqué deux ce matin quand j’ai forcé pour m’habiller. Ces deux petits monstres auront ma peau.

-- Shut, ils peuvent t’entendre, me réprimanda-t-elle. Ça tombe bien, je suis libre toute la journée alors on va aller faire une virée shopping après ton rendez-vous. Allez, en voiture future maman.

C’était son nouveau petit surnom pour moi. Je n’étais pas fan mais je n’étais pas prête non plus à livrer bataille contre elle pour si peu.

Durant tout le trajet jusqu’au cabinet du Dr Lee, elle me raconta toutes ses péripéties des derniers jours. Et Tess avait toujours beaucoup d’histoires à raconter. J’arrivai à mon rendez-vous dégoulinante de transpiration, mal à l’aise dans ma robe et sûrement rouge écarlate vu la bouffée de chaleur qui m’assaillit.

Classe Anabel, il n’y a pas à dire…

-- Comment ça va aujourd’hui Anabel ? me demanda le Dr Lee.

-- Ça va, je suis impatiente, dis-je émue.

-- Je vais d’abord vous peser, commença-t-elle. Allez sur la balance.

Je m’exécutai en fixant le plafond. Je refusais de regarder les chiffres qui apparaitraient sur cette machine sous peine de m’effondrer en pleurs devant le Dr Lee pour si peu.

-- Vous avez pris six kilos depuis la dernière fois, déclara-t-elle doucement. C’est très bien. Et maintenant le plus important je crois, allons regarder comment vont les bébés. Installez-vous sur la table, sourit-elle.

Je peinai à m’installer et soufflai comme un buffle. Si on m’avait dit tout ça, j’aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de continuer cette grossesse. Elle remonta ma robe et mit en route l’échographe.

-- Je vais vérifier que tout est en ordre et prendre les différentes mesures, annonça-t-elle en regardant l’écran.

-- D’accord, répondis-je un peu tendue.

-- Parfait tout ça, continua-t-elle au bout de quelques minutes. On va écouter leurs cœurs, vous êtes prête ?

-- Oui, couinai-je une larme à l’oeil.

J’entendis le premier cœur. Je ne pus m’empêcher de verser cette petite larme de joie. Puis le second coeur, j’adorais ce son. Il me rappelait que j’avais deux petites choses bien vivantes qui grandissaient à l’intérieur de moi et que je les aimais déjà à la folie.

-- Tout est en ordre Anabel, reprit-elle. Vous avez deux magnifiques bébés en pleine santé, costauds et qui ne sont pas prêts de sortir. C’est assez rare dans ce genre de grossesse mais vous faites partie des cas qui nous prouvent que les miracles sont possibles, s’enthousiasma-t-elle.

-- Donc tout va bien ? demandai-je.

-- Tout va très bien, me rassura-t-elle. Et maintenant le sexe ?

-- Oui, soufflai-je timidement.

-- Que préférez-vous Anabel ?

-- Tant qu’ils vont bien, tout me va.

Elle tourna l’écran vers moi et fit aller la manette sur mon ventre à la recherche d’une zone particulière.

-- A te voilà, lança-t-elle. Ici nous avons un petit garçon, regardez son petit pénis, fit-elle en posant un doigt sur l’image.

-- Un garçon, répétai-je ébahie.

-- Vous avez de la chance. Vous avez le choix du roi comme on dit, vous avez une petite fille, regardez.

-- Une petite fille aussi, fis-je en commençant à pleurer.

-- Oui un garçon et une fille, me confirma-t-elle en essuyant mon ventre et en remettant ma robe en place. Vous pouvez vous relevez, j’ai fini. Est-ce que vous avez déjà des idées pour les prénoms ?

-- Pas encore, reniflai-je en souriant. J’attendais de connaitre le sexe avant.

-- Je comprends, je vous remets un rendez-vous dans trois semaines, d’accord ?

-- Oui… d’accord.

Elle consulta sa tablette et y entra mon rendez-vous. Je me glissai de sa table pour en descendre. Elle alla chercher les clichés des jumeaux d’aujourd’hui qu’elle mit dans une pochette et qu’elle me donna.

-- Est-ce que vous avez déjà décidé du type de préparation à l’accouchement que vous désirez ? me relança-t-elle.

-- Non, soupiré-je. Je ne sais pas, je…

Je m’arrêtai. Je sentis une boule se loger dans le fond de ma gorge. Mes larmes coulèrent abondamment de nouveau. J’avais essayé de me décider. Mais quand il avait fallu que je choisisse la personne qui m’accompagnerait à cette préparation, j’avais été incapable d’aller jusqu’au bout. Parce qu’à chaque fois que j’y pensais, c’était lui qui me venait en tête, c’était encore et toujours lui.

-- Vous avez encore un peu de temps, me rassura-t-elle. Vous voulez en parler ?

-- Non merci, reniflai-je.

-- D’accord, prenez soin de vous et des bébés, Anabel. Bonne journée, dit-elle en me raccompagnant à la porte.

-- Bonne journée Dr Lee.

Je sortis de la salle d’auscultation en pleurant comme une madeleine. Tess qui m’attendait dans la salle d’attente courra vers moi et me regarda inquiète.

-- Alors ? trépigna-t-elle d’impatience.

-- Une fille et un garçon, souris-je en pleurant.

-- WAHOUUU, hurla-t-elle. TROP BIEN. Du coup c’est bien Anabel, non ? se reprit-elle légèrement inquiète à la vue de mes larmes.

-- Oui. Je pleure de joie tu sais.

-- Ah, tu es la plus émotive et la plus canon de toutes les futures mamans que je connaisse, rit-elle.

-- Je suis la seule que tu connais surtout, ris-je avec elle.

-- Allez, maintenant shopping, s’extasia-t-elle en m’attrapant la main et en me trainant jusqu’à la voiture.

J’étais heureuse d’une certaine façon, mais mes larmes étaient aussi pour lui. Quand le Dr Lee m’avait annoncé le sexe des jumeaux, c’était avec lui que j’aurais voulu partager ma joie. Et c’était avec lui que j’aurais dû choisir les prénoms ou assister à ces séances de préparation à l’accouchement. C’était aussi avec lui que je devrais tout prévoir concernant cette grossesse et nos enfants.

Je n’avais fait que repousser tous ces moments importants et toutes ces prises de décisions. Car à chaque fois que j’y pensais, je n’arrêtais pas de me demander ce que lui voudrait. Quels prénoms il aimerait, quelle couleur il préfèrerait pour la peinture de la chambre des jumeaux, quels petits lits il trouverait plus jolis, ... Et je n’aurais jamais les réponses à ces questions.

Tu me manques tellement Joshua, encore plus aujourd’hui.

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