La lueur des cendres - 1 - L'Eveil

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Résumé

À 28 ans, Meg essaie de se reconstruire tant bien que mal, après la mort de sa famille, lorsqu'un appel vient réveiller ses vieux démons. Sa vie monotone devient soudain le théâtre d'une lutte entre êtres puissants. Un homme tente de l'assassiner tandis qu'un autre l'entraîne vers un destin dont elle ne sait rien. La jeune femme devra apprendre à combattre et gérer ses pouvoirs pour l'aider à vaincre l'Ordre - une entité maléfique - mais à qui faire véritablement confiance ? Pourquoi ses alliés lui cachent-ils la vérité sur son rôle à jouer ? La considèrent-ils vraiment comme l'une des leurs ou seulement comme un pion ?

Genre :
Fantasy
Auteur :
feanixauteur
Statut :
Terminé
Chapitres :
40
Rating
5.0 3 avis
Classification par âge :
18+

Prologue

Arthur passa le portail dimensionnel d’un pas rapide. Le sol tanga et manqua de le faire tomber. Il se trouvait à l’intérieur d’un bateau amarré dans le port de plaisance. Il comprit alors qu’il avait mis les pieds près du Vieux-Port de Marseille. Le guerrier maugréa contre les facéties du portail et s’accrocha tant bien que mal au mobilier de la cabine. L’odeur de la mer et du poisson chatouilla ses narines tandis qu’un vrombissement de moteur de voiture parvint à ses oreilles.

Après avoir vérifié qu’il était seul, Arthur caressa de son pouce l’anneau qu’il portait à l’annulaire droit. La chevalière noire gravée d’un faucon crécerelle tournoya autour de son doigt et, en une fraction de seconde, sa combinaison de combat se transforma en tenue citadine. Il sortit sur le pont et sauta sur le quai pour se fondre dans le décor.

Le soleil pointait lentement au-dessus des toits pourtant le port regorgeait déjà de vie. Sur les quais, les marchands s’affairaient et tentaient déjà d’alpaguer de potentiels acheteurs, tandis que quelques touristes matinaux flânaient en respirant l’air marin avant que la moiteur de l’été ne vienne les étouffer.

Charismatique, la quarantaine, les cheveux bruns attachés en queue de cheval, une barbe bien taillée, l’homme ne passait pas inaperçu. Son tee-shirt laissait deviner ses larges épaules tandis que son regard sombre balayait sans les voir les badauds qui chuchotaient sur son passage.

Sans ralentir, le guerrier se faufila parmi la masse et entreprit de chercher un endroit calme. Un espace vert, un peu à l’écart de l’agitation de la ville, attira son attention. Il s’asseya sur un banc et, paupières closes, laissa son esprit s’élever. Son cœur cognait si fort dans sa cage thoracique qu’il dut s’y reprendre à plusieurs fois avant d’enfin atteindre un goéland.

Quand il ouvrit les yeux, Arthur distingua les toits de la ville au-dessous de lui. L’oiseau perdit en altitude, déstabilisé par la possession, mais le guerrier reprit les rênes avec aisance. Il profita un instant de la sensation merveilleuse du vent dans ses plumes et dériva lentement en jouant avec les courants aériens. Planeur émérite, l’animal parvenait à distinguer une proie dans l’eau depuis le ciel, aussi, l’homme s’empressa de fouiller la ville grâce à son œil perçant, satisfait de son choix.

Le temps pressait pour les Gardiens. Ils n’étaient plus très nombreux. S’il ne parvenait pas à la dénicher ? Ou pire. Si l’autre arrivait avant lui ? Cette pensée faillit lui faire perdre le contrôle. Échouer n’était pas une option.

Il resta ainsi longtemps. Son corps, assis sur le banc à l’ombre d’un platane, ressentait parfois une crampe ou des fourmillements dus à sa position prolongée, cependant la sensation restait lointaine. Son esprit, lui, voguait avec l’oiseau dans le ciel de la ville, tandis qu’il guettait un signe.

Soudain, un sourire éclaira son visage. Ses épaules s’affaissèrent de soulagement : il l’avait trouvée.