Les masques du destin

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Summary

fantaisie historique. drame. tragedie. Rendez-vous ou se rendent les sentences Dans les couloirs sans fin de la vengeance Là, ou tout excuse est perdue d'avance Sans secours, sans défènse Rendez-vous ou les larmes de souffrance Sont regardés avec indifferance Rendez-vous ou se meurt l'ésperance Venez là ou mon enfer commence Rendez-vous ou il n'y à qu'un après Là ou on ne sait si l'on en sort jamais Rendez-vous dans la cour des ennemis Là ou la haine n'accorde aucun sursis Condamnés sans repit aux insomnies Tout les jours, chaque nuit Rendez-vous ou il n'y à qu'une faiblesse Celle qui te fera mettre à genoux Reprend tes promesses, je connais ta noblesse Si je reviens, ce sera debout Là ou on est caché dans une prison Les cachots de laquelle te donnent des frissons Toujours caché derière ce masque de fer J'ai passé en prières des nuites entières Cherchant le motif et ne le trouvant pas Effreyé...glissant en enfer pas à pas Évoquan la raison j'ai perdu ma foi Ma derniere parole s'adresse donc à toi N'étant coupable d'aucun crime et le sachant Je fait mon dernier voeux en mourant Pencez à ce martyre de temps en temps Par les trous de mon masque regardez en tremblant Vous y trouveriez la verite tout pleurant...

Status:
Ongoing
Chapters:
5
Rating:
n/a
Age Rating:
16+

Le duel

C’était tard. Les rues de Paris paraissaient désertes. Après le travail du jour les hommes s’étaient retirés dans leur maisons. De temps en temps une groupe de garde appartenant au cardinal passait chantant ou jouant l’épée. Après être disparus au coin de la rue, celle-cii redevenait déserte.

Mais voilà qu’à la porte Saint-Antoine, jusqu’alors déserte aussi, on voit apparaître un jeune homme. Il est plutôt un provençal qu’un parisien. Ses habits semblent montrer une longue route parcourue à cheval. L’écume sur le cou de sa monture vient de nous dire qu’il à passé beaucoup des heures en selle.

Son visage semble fatigué, ainsi que son cheval, les pieds duquel commencent à trembler. La chemise tordue du cavalier tombe négligemment sur ses épaules rougis du sang.

Un jeune duelliste, peignons-le d’un seul mouvement: imaginez-vous un Don Quichotte, un Don Quichotte à dix-huit ans, sans armure ni sur la poitrine ni sur le dos, un Don Quichotte habillé en chemise de laine, dont la couleur fut autrefois bleue, mais qui avait été changée par le temps. Son visage allongé et joli, ses grandes épaules, le regard curieux et pénétrant, le nez aquilin, l’air hautain et ambitieux- voilà notre cavalier.

Un regard moins expérimenté l’aurait cru fils d’un fermier venu à Paris pour vendre ses légumes, si on n’avait pas aperçu la longue épée suspendue sur le côté, sur la croupe de son cheval.

La main sur la garde de l’épée, un sourire intelligent sur les lèvres, le jeune cavalier s’approcha de l’officier de garde qui surveillait les rues adjacentes à la Bastille; et avec une voix pleine de bienveillance, lui demanda quelque-chose à l’oreille. La seule réponse que le jeune homme reçu fut un geste affirmatif de la tête; après quoi l’officier de garde lui montra avec la pointe de son épée une rue, dans laquelle le jeune cavalier entra au galop.

Mais au moment quand il tournait le coin dans la rue Saint-Honoré, à ses oreilles arriva le son que faisaient des longues épées s’entrechoquant. Il s’arrêta et écouta plus attentivement. Alors, un hennissement de cheval, tombant à terre par un coup de poignard qui s’entendit dans la nuit. Le cheval du jeune aventurier se cabra et partit dans la direction du bruit. Le métal des armes continuait de résonner dans la silence de la nuit.

Après avoir tourné en hâte autour du monastère des jésuites, notre jeune béarnais vit, à la lumière d’un réverbère, un petit groupe d’hommes. Quatre d’entre eux portaient l’uniforme bleu des mousquetaires appartenant au roi; très respectés à cette époque. Ceux-ci se tenaient en posture de défense, prêt l’un de l’autre. Trois d’entre eux étaient montés sur des beaux chevaux noirs, le quatrième cheval se tordant à trois pas, avec un poignard dans la poitrine, hennissant, l’écume à la bouche. Tous quatre portaient des masques qui leur cachaient les visages. Tout près d’eux, debout, en position offensive, huit gardes cardinalices, et à ses pieds, deux camarades grièvement blessés ou mourant.

Seule la lune illuminait la scène du duel. Tout-à-coup, un coup terrible d’arquebuse partit du groupe des cardinalices et un mousquetaire du groupe masqué tomba a la renverse, gémissant. Au même moment, un cri aiguë se fit entendre, et l’un des masqués cria dans la nuit le nom : “Louis”

Ce feu d’arquebuse, premier affront après une pause quand les cœurs battirent plus vite, se préparant pour un nouvel attaque et une nouvelle défense, était le commencement d’une bataille horrible. Celui qui avait appelé le blessé par son nom se tourna sur son agresseur et disant :

- Vous me paierez cher la blessure de mon ami

Il lui enfonça l’arme fatale dans la poitrine, fonçant brusquement sur lui. Les trois mousquetaires masqués restés debout se defendaient brièvement, criant à l’unanimité “Vive le roi”.

A ce cri, le spectateur inconnu réagit vivement. Il ôta son épée du fourreau et, répétant le cri d’une voix triomphante, galopa et enfonça son épée dans la chair des créatures du cardinal.

Le jeune homme tombé du cheval et blessé à l’épaule, essaya de se relever et, prenant un poignard par la lame, le jetta sur le plus proche des cardinalices, celui qui, avecdeux autres, attaquait son camarade masqué. En jettant le poignard, il cria: “Vive la Dauphine” et tomba en soupirant, baignant dans le sang qui jaillisait de sa blessure.

En entendant ce cri, un mousquetaire masqué se retourna et, avec une expression de noblesse, murmura :

- Merci.

Mais il fut forcé de continuer sa lutte, pour éviter d’être poignardé en pleine poitrine. En renversant un officier cardinalice, il cria :

- Pour Louis !

Puis, se retournant et tombant sur un autre malheureux, cria :

- Pour Albert !

Et un autre garde tomba, baignant dans son sang et gémissant. Seulement trois gardes était restés debout, il visa un cardinalice et s’écria triomphalement :

- Pour René !

Un deuxièmme mousquetaire masqué tua un gardien, et un autre mousquetaire baissa l’épée sur le cou du dernier, le sommant de se rendre :

- C’est le tien, Amaury, dit-il s’adressant au plus mysterieux et agile du groupe.

- Merci, mon bon René, répondit celui-c,i souriant sous son masque et touchant d’une main gantée la poitrine du dernier attaquant.:

- Monsieur de Pontoise, rendez votre épée ! lui dit-il d’une voix habituée à donner des ordres.

Lui jettant un regard méchant, le garde répondit :

- Ce n’est pas notre dernier rendez-vous l’épée à la main, canaille ! et cela disant, il rompit son arme avec son genoux.

Voyant l’insulte, le mousquetaire René fit un geste menaçant qui aurait pu effrayer même le plus courageux d’entre eux, mais Amaury l’arrêta en posant sa main sur l’arme de René et fit comprendre à Pontoise qu’il lui gardait la vie sauve. Quand l’épée de René quitta sa poitrine et retourna au fourreau, puis partit en râlant.

Alors, Amaury s’approcha et s’agenouilla près de Louis, le mousquetaire blessé, qui était toujours resté à terre, et qui, pendant le combat, s’était deux fois redressé pour aider ses camarades, mais qui était deux fois retombé en arrière en gémissant, baignant le pavé de son sang.

Amaury s’agenouilla et pris dans sa main celle de Louis, la pressant délicament sur sa poitrine. Il regarda avec pitié la blessure sanglante de son ami. Il releva le mousquetaire de telle façon que sa tête soit soutenue par ses genoux. Il prit alors un petit poignard avec lequel il déchira la manche couvrant son propre épaule, et avec ce même poignard il se piqua la peau, de laquelle quelques gouttes de sang coulères sur la lame du poignard. Il releva la tête, faisant couler son sang sur la blessure ouverte de son ami; tout en prononçant quelques paroles à voix basse.

Le jeune béarnais était resté debout, regardant ce mysterieux rituel avec un étrange effroi. Amaury s’ôta la pélerine en bandant l’épaule de son pauvre ami. Il appela Albert et René, ces mousquetaires qui avaient si brièvement lutté ce soir qui l’aidèrent à relever Louis, qui s’était évanouit sous le contact de l’air froid de la nuit avec sa blessure ouverte. Amaury se releva à son tour, aidé par René.

A ce moment-là, l’attention des duellistes fut capté par le béarnais qui, n’ayant pas plus d’adversaire, s’était modestement retiré, trouvant sa monture impatiente qui faisait du bruit sur le pavé. Il regardait attentivement les quatre mousquetaires masqués, et Amaury en particulier. Cet homme courageux, avec un comportement si noble, si mystérieux charmait beaucoup le jeune béarnais. Amaury se pressa de s’approcher, disant

- Monsieur, nous vous remercions pour votre aide. Daignez recevoir cette bague comme signe de notre reconaissance” et ôtant ses gants, il révéla de petites mains delicates et pâles et lui donnant la bijou, merveilleuse d’ailleur, qu’il portait sur le petit doigt. Le béarnais le reçu dans ses mains et s’approcha d’un réverbère, tremblant d’émotion : c’était un vrai diamant, travaillé et sur un anneau d’or.

Pourtant, quand il se retourna pour les remercier à son tour, la rue était déserte. Il chercha dans les rues environnantes, sans rien trouver.

Voyant cela, et se rendant compte de l’heure tardive de la nuit sonnant à l’horloge du Sacré-Cœur, il tourna le dos au monastère des jésuites et entra dans une taverne, où il loua une chambre. Se couchant, il soupira encore une fois. Une question qui le turlupinait :” Qu’est-ce que c’était que ça?” et, cette fois-ci comme jusqu’alors, ne trouvant pas de réponse, il s’endormit.

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