Ma féminté Circonstanciée

By Jean-Luc Ombaffa All Rights Reserved ©

Erotica

Chapitre 2

Je me prénomme Camille, âgée de 33 ans, j’exerce le métier de neurochirurgienne dans un grand établissement hospitalier privé parisien. Mariée, très heureuse, caucasienne blonde aux cheveux courts, les yeux verts – on dit de moi que je suis plutôt jolie. Je ne le sais que trop bien, mais je feins le contraire pour l’entendre dire.

Aujourd’hui très épanouie, ce ne fut pas toujours le cas, mais je m’en accommodais en fonction des perceptions que j’en avais.

Ne connaissant pas mon anatomie, ni même mes envies, c’était un comble pour un futur médecin, je n’avais jamais eu d’échanges avec ma mère ni même avec des camarades féminins en ce qui concernait la chose sexuelle.

Je vais vous narrer comment j’ai abandonné diablement mon corps, et suis devenue l’une des femmes les plus puissantes au monde, quoi qu’en disent les féministes ou autres conservatistes et moralistes.

Me méfiant de tous les mots ou mouvements finissant par « isme », en outre, le féminisme qui n’a jamais reçu ma considération. Je préfère la lutte des femmes à travers notre histoire, qui met en lumière notre différence, notre force et nos atouts pour nos droits propres, contrairement à la pensée matérialiste qui souhaite que la femme soit l’égal de l’homme en tous points.

A l’aube de ma vie, j’avais acquis ma liberté par la volonté de me casser pour me reconstruire, en écoutant l’univers cosmique de mon ventre, tel un trou noir prêt à engloutir la vie et anticiper l’humanité. Ayant entendu tellement de femmes se plaindre des hommes et se positionner en victimes, parfois à juste titre, j’avais tissé ma destinée en refusant toutes sujétions.

Alors âgée de 20 ans, issue d’une bonne famille catholique non pratiquante, j’étais étudiante en deuxième année de médecine à Créteil.

Mes parents étant divorcés alors que j’étais à peine âgée de cinq ans, puis, la disparition subite de mon père dans un accident de voiture deux ans après. Je considérais mon père comme une institution spirituelle. Je l’avais pleuré pendant de nombreuses années pour que son image et mes souvenirs ne s’effacent. Ma seule attache, devint naturellement ma mère avec qui je vivais pleinement. Malgré son divorce, elle ne s’était jamais remariée, ayant l’impression que sa vie sentimentale était achevée et partie avec mon père.

Prenant très à cœur mes études, je ne m’intéressais pas particulièrement à la sexualité en dehors de quelques rapports avec mon petit ami, en réponse à ses demandes, et de très laconiques et très exceptionnelles caresses solitaires.

A la mi-Mai de l’année 2000, un samedi à Alfortville, il était trois heures du matin, je préparais mon sac en enfouissant nerveusement les quelques habits et effets de toilettes que j’avais emporté.

J’étais censé passer le week-end chez Pierre-Henri, mon futur fiancé. Mon ainé de deux ans, très beau jeune homme, il était brillant et ambitieux, étudiant le commerce dans une grande école parisienne. Nous nous aimions depuis un an et avions déjà planifié notre vie professionnelle et familiale. Seule ombre au tableau, Pierre-Henri était excessivement jaloux.

Après une soirée sympathique à la laquelle nous étions convié, nous nous câlinâmes. Pierre-Henri était très tendre selon moi, mais me laissait toujours sur place et sur ma faim.

A chaque fois que nous faisions l’amour, je savais comment cela allait finir… Il était éjaculateur précoce et manquait cruellement de confiance en lui à ce moment fatidique. Me harcelant de questions, il m’avait insulté parce que je n’avais pas repoussé un jeune homme qui était venu échanger quelques mots avec moi.

M’affubler d’un statut que je n’avais pas et que je ne méritais pas non plus (Sale pute!)…au moins cela eut été plus que rentable si j’avais eu des rapports tarifés avec lui. Il avait dépassé les limites du raisonnable! J’étais en colère et frustrée.

Quittant son domicile, je m’installai dans ma voiture pour rentrer chez ma mère à Issy- les – Moulineaux. Au bout d’une demi-heure de route, les yeux embués, j’arrivai à destination.

Dans l’ascenseur, je commandai le quatrième étage, où se situait notre appartement. Arrivée devant la porte d’entrée, j’y introduisis ma clé et m’efforçai à faire le moins de bruit possible en étouffant mes pas pour ne pas réveiller ma mère.

Parvenant à me glisser dans ma chambre, je m’affalai de tout mon poids et de toute ma peine dans mon lit quand mon cœur manqua de se déloger de ma poitrine, me rendant compte que je m’étais allongé sur une masse importante n’ayant rien n’à y faire. Dans le doute, je fus prise d’effroi et bondis de ma couche pour actionner l’interrupteur de la lampe de chevet. La lumière ayant rempli la pièce, quelle ne fut ma surprise en découvrant Jean, le meilleur ami de ma mère.

A moitié endormi et hébété, il retira sa couverture semblant se défendre suite à une agression.

Après quelques secondes, il retrouva ses esprits, surpris de me voir là. Il portait simplement et merveilleusement un boxer rouge, ressemblant ainsi à un beau lutteur.

Mes yeux se promenèrent sur le corps musclé et puissant de Jean. Gênée et impressionnée, mon regard se fixa au niveau de sa partie pelvienne et plus particulièrement en plein centre de ce sous vêtement saillant, sur lequel se dessinait une bosse surprenante. Comprenant ma gêne et visiblement la rougeur de mes joues, il s’empara de la couverture du lit afin de s’en draper.

Lui demandant la raison de sa présence, il m’expliqua qu’il avait dîné avec ma mère et ayant bu plus que de raison, afin de respecter la loi, était resté dormir.

A son tour, Jean me posa la même question et lui répondis que je m’étais fâchée avec Pierre-Henri.

Nous discutâmes et rimes pendant de longs moments. Attentif à mes propos, Jean me remonta le moral, et ses paroles percutantes trouvèrent un fort écho en moi. Il était presque six heures du matin, il fallait croire que ma mère ne nous entendit pas. Jean me proposa alors de me laisser ma chambre, mais j’insistai pour qu’il la gardât.

Cette rencontre allait m’obséder, mais je ne le savais pas encore…

J’empoignai une couverture épaisse, d’un oreiller et de mon pyjama pour m’emparer du canapé pendant quelques heures de sommeil.

J’avais du mal à m’endormir, non pas parce que le canapé était inconfortable…bien au contraire. Je repensai aux propos de Pierre-Henri…Puis, finalement, mes pensées s’orientèrent vers le réconfort de Jean et de ce moment incongru, pour finir par fermer les yeux avec un grand sourire et le cœur apaisé.

Des cliquetis provenant de la porte d’entrée me firent sortir d’un profond sommeil. J’ouvris un œil, le visage froissé, les cheveux ébouriffés, je constatai que le soleil imposait sa lumière et réchauffait l’atmosphère. Je regardai ma montre, il était neuf heures… Me redressant sur le canapé, la porte s’ouvrit et je vis entrer Jean, les bras chargés de viennoiseries et d’une baguette de pain. Tendant l’oreille, je crus entendre du bruit dans la salle de bain. Je supposai qu’il s’agissait de ma mère…

Je restai là, étendue sur le canapé pour prendre mon courage à deux mains et affronter le monde. Mes yeux s’ouvrirent doucement. Je ressassai ce qui s’était produit avec Pierre-Henri. Les secondes, puis les minutes s’égrenaient et d’un bond, je sortis de mon cocon douillet.

Me recoiffant délicatement avec mes doigts, je me dirigeai vers la cuisine, attirée par l’odeur du bon café et de la douceur des viennoiseries…Jean était en train de préparer le petit-déjeuner. Je posai mes lèvres sur sa joue en lui glissant un remerciement dans l’oreille. Il me sourit et me fit un simple clin d’œil bienveillant.

Me rendant vers la salle de bain, je hélai ma présence à ma mère, qui, pas étonnée, me répondit qu’elle m’avait aperçu dans le canapé.

Dans le salon, je fis place nette en débarrassant le canapé de ma couverture et de mon oreiller, puis j’ouvris les fenêtres afin de profiter des caresses et de la chaleur du soleil. Dehors, l’air était embaumé du parfum des fleurs et des arbres du jardin qui parvenait jusqu’au quatrième étage. C’était dimanche, et il n’y avait pas un bruit dehors…

Parti dans ma chambre pour en faire autant, je rangeai mon sac, passai un peignoir pour à nouveau rejoindre Jean dans la cuisine. Finalement, il n’avait pas besoin de mon aide, puisqu’il avait terminé de préparer cette superbe collation matinale En attendant ma mère qui était quasi prête, nous discutâmes de tout et de rien. Très attentive à ses propos, je buvais ses paroles.

Après quelques minutes, ma mère finit par nous rejoindre. Ces deux-là échangèrent un sourire complice, puis Jean nous servit avec délicatesse. Quel bonheur pensais-je !

Nous relatâmes nos soirées respectives, rimes de ma venue dans le milieu de la nuit tout en nous délectant de ce somptueux petit-déjeuner.

Après quelques minutes, leur discussion s’orienta alors sur leur invitation du midi…Ils m’apprirent qu’ils devaient aller déjeuner à Deauville chez l’un de leurs amis. Ils eurent la courtoisie de m’inviter bien que cela ne fut prévu. A regret, je déclinai cette délicate attention justifiant quelques révisions de mon cours d’anatomie.

Le temps glissa doucement jusqu’à onze heures obligeant ma mère et Jean à prendre congé pour se rendre à leur déjeuner dominical.

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