Ma féminté Circonstanciée

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Chapitre 3

Me retrouvant seule, j’hésitai entre aller me détendre dans la baignoire pleine de mousse ou téléphoner à Pierre-Henri…Puis, finalement j’optai pour mon bain. C’était à lui d’appeler, c’est lui qui m’avait blessé dans ma chair et dans mon âme ... Ce n’était pas la première fois.

Mais avant de me prélasser, j’avais tourné en rond, usé le parquet, fixé le téléphone, fait des incantations …Toujours pas d’appel !

Tenant bon pour ne pas céder, je fini par m’abandonner au sort de la salle de bain que j’avais transformé en caldarium.

Installée confortablement, mon corps commençait à frémir du bien-être que me procurait l’eau chaude. Je devais oublier momentanément Pierre-Henri pour me concentrer sur la révision de mes cours.

Après avoir suffisamment détendu mon corps et mon esprit, je fus enfin prête pour passer toute cette demi-journée, les yeux et la tête dans mes livres d’études.

Mon téléphone retentit m’obligeant à lever le nez de mes poursuites. Il était dix-huit heures, et au bout du fil, ma mère venait prendre de mes nouvelles et m’indiquer qu’elle passerait la nuit à Deauville. Concentrée dans mes livres, je n’avais pas vu passer l’heure. Surprise que Pierre-Henri ne m’appelât, je n’avais pas faim, je n’avais envie de rien, je souhaitais seulement l’entendre.

Il avait été odieux, mais ce n’était pas la première fois, et je lui pardonnais en fait à chaque fois, car cette situation se produisait après que nous eussions des rapports sexuels. Hormis cela, il avait toutes les qualités qui faisaient de moi une jeune femme amoureuse.

Je n’avais pas fini de faire le tour de mes pensées, que la sonnerie de la porte d’entrée carillonna. Me précipitant, je collai mon œil contre le judas apercevant que mon cher et tendre amour se tenait là, de l’autre côté de la porte. J’étais dans tous mes états, très heureuse et excitée de le savoir à quelques centimètres de moi.

J’ouvris la porte, Pierre-Henri était beau, tiré à quatre épingles, un merveilleux bouquet de fleurs dans les mains. Je devais feindre ma déception et ma colère. Ne lui souriant pas, serrant les maxillaires, je fis semblant d’être surprise par sa présence. Tournant les talons avec indifférence, je l’invitai à rentrer. Au fond, j’avais juste envie de lui sauter dessus, de l’embrasser et de le serrer dans mes bras.

Décontenancé par mon attitude distante, Pierre-Henri, prit ma main dans la sienne, imprima un baiser tendre sur ma joue et m’offrit le bouquet qu’il avait apporté. Contre toute attente, il s’agenouilla pour me demander pardon. Je trouvai son geste romanesque, honorable et courageux. Il aborda tous les points qui avaient pu me faire souffrir et me promit de ne plus agir comme un crétin.

Répondant favorablement à son mea culpa, il se releva en me demandant d’aller m’habiller pour diner. Il avait réservé une table dans un restaurant à Paris. Il avait fait les choses en grand pensais-je ! J’étais traité comme une princesse.

Nous savions tous deux que cette situation se produisait après les rares rapports sexuels que nous avions. Son problème d’éjaculation précoce lui faisait perdre confiance en lui progressivement, et cela se manifestait par une agressivité verbale.

M’étant débarrassé de mon pantalon de jogging et de mon sweet mité, ma tenue de combat du dimanche lorsque je révisais, je fus enfin coquette pour l’occasion. Troublé, Pierre-Henri m’enlaça et m’embrassa tendrement. J’étais toute excitée.

Réconciliés et émoustillés, nous avions quitté l’appartement pour nous rendre à l’agape que nous avait réservé mon amour.

Arrivés au restaurant, je fus sensible à toutes les attentions que me portait Pierre-Henri. Il était probe, prévenant, pas un mot au-dessus de l’autre, bref, mon homme de tous les jours.

Le lieu que je ne connaissais pas, se prêtait parfaitement à notre état d’esprit. L’accueil et l’ambiance chaleureux, lumière tamisée, musique de fond, fauteuils en velours rouges, les tables étaient bien dressées et disposées de manière à garder une entière discrétion vis à vis des autres clients. Une bonne adresse pour les amoureux.

Nous avions passé une merveilleuse soirée où notre repas fut accompagné d’un bon, que dis-je ?!, d’un excellent Côte Rôtie, millésime 1988. Nos discussions s’orientant comme souvent vers notre avenir professionnel, notre projet familial et nos futures fiançailles, nous avions à peine abordé son trouble sexuel…je lui avais simplement suggéré de consulter un spécialiste et de m’accorder toute sa confiance.

Toute bonne chose ayant une fin, nous quittâmes le restaurant vers vingt-trois heures. Heureuse, amoureuse, le bas du ventre me chatouillant, probablement un peu d’ivresse, Pierre-Henri me reconduisit dans mes appartements. Arrivés à Issy-les-Moulineaux, nous nous séparâmes après quelques minutes de tendresse dans sa voiture. Nous mettions un point d’honneur à ne pas nous coucher tard afin d’honorer nos cours ou tout autre rendez-vous lié à notre vie professionnelle.

Ma mère étant restée en Normandie, je me retrouvais seule dans notre grand appartement pour la nuit. Je fis une rétrospective de mon week-end et de ma soirée, qui finalement, n’avait pas été si mauvaise...

Afin de me préparer pour aller au lit, je pris une douche rapide, me revêtis d’un long tee-shirt léger, lorsque la sonnerie de mon t téléphone m’arrêta dans mes occupations. Il s’agissait de Pierre-Henri, m’appelant pour me prévenir qu’il était bien arrivé. Nous discutâmes quelques minutes, fûmes heureux de notre soirée et de notre rapprochement. Il s’excusa encore une fois et me souhaita de passer une merveilleuse nuit.

Après avoir raccroché, j’eus tellement envie qu’il passât la nuit avec moi, mais ne voulus pas prendre de risques. Je dus me ressaisir et contraindre mon envie de sexe ou de tendresse. Je ne savais plus...

Complètement prête pour aborder cette nuit avec sérénité, je me glissai dans mon lit avec un bon livre que ma mère m’avait conseillé quelques jours auparavant, intitulé « Eloge de la faiblesse » d’Alexandre Jollien. Un petit livre philosophique qui bouscula mes réflexions. Je ne connaissais pas l’auteur, mais à ce moment précis, je fis une belle découverte.

J’avais dévoré ce livre contenant moins de cent pages, mes yeux ne pouvaient se fermer, et mon esprit vagabondait par monts et par vaux. J’essayai d’éloigner mes pensées de cet ouvrage afin de pouvoir dormir, mais en vain.

Tournant à en user mes draps qui étaient imprégnés du doux parfum d’ambre et de musc de Jean, me souvenant subitement, que je n’avais pas changé mon linge de lit.

Son exhalaison me perturba quelque peu et je pensai pour le coup, dormir finalement avec un homme. Je me surpris à penser au meilleur ami de ma mère, et pire, à un autre homme que Pierre-Henri.

Tantôt sur le dos, tantôt sur le ventre, je fixai le réveil matin, il était une heure…Ce n’était pas sérieux pensais-je ! A force de tourner ainsi dans mon lit, je commençais à avoir chaud.

Je me découvris, allumai la lampe de chevet afin de saisir un autre livre. Je pris un bouquin au hasard, mais in fine, n’avais pas spécialement envie de lire. Affalée sur mon lit, les bras de chaque côté, ne sachant pas comment trouver le sommeil, ne sachant plus ce que je voulais vraiment, mon regard croisa dans le miroir en face de ma couche, mes fesses dénudées.

Comme saisie, je ne bougeais plus, j’avais une vision d’ensemble de ce corps que je ne connaissais pas. Ces fesses étaient marquées et magnifiques !

Puis, prenant conscience que c’était les miennes, une émotion m’envahit, et les fourmillements que j’avais ressenti quelques heures auparavant avec Pierre-Henri, firent à nouveau leur apparition.

Plus je fixai mon corps, plus je sentis monter en moi un désir brûlant qui m’était jusqu’alors inconnu, dévorant sans relâche le creux de mes reins. Mon sens olfactif remplit ma tête de l’effluve de Jean, les tétons de mes seins se durcirent, une douce chaleur m’envahit complètement.

Je glissai une main entre mes jambes et avec mon index, je frôlai mon clitoris que je sentis gonfler et palpiter.

A ce moment, si le satyre avait toqué à ma porte, je lui aurais ouvert sans retenue.

Mais mon satyre à cet instant était Jean, qui occupait mon esprit…tout mon esprit. J’imaginai qu’il me caressât pour finir par me prendre. Je n’avais qu’une vision : La bosse au milieu de son boxer.

Mon corps tressaillant, ma peau frissonnante et mon appétence croissante, ma croupe se cambrant et tortillant de plaisir, firent de moi une belle gueuse que je découvris cette nuit. Dérangée par cette situation qui m’échappait et dont l’issue était incertaine, mes pulsions se calmèrent par la culpabilité qui m’envahit. J’avais franchi une étape que j’étais loin d’imaginer et cette nouvelle expérience installa en moi une réflexion assez mitigée. Etais-je en train de tromper Pierre-Henri ?

J’avais eu l’occasion de me masturber, et je pouvais quasiment les compter sur les doigts d’une main, et puis, ces moments masturbatoires étaient presque mécaniques et dignes de l’érotisme romantique d’une jeune fille de quinze ans.

Jetant un coup d’œil à mon réveil matin, je fus stupéfaite par l’heure avancée, il était trois heures du matin. Eteignant ma lampe, mes yeux finirent par suivre.

Au petit matin, après que la radio de mon réveil me sortit du lit, je filai dans la salle de bain pour une douche rapide, quelques gorgées d’un bon café noir, je fus parée pour une matinée de cours intense.

Ayant une forme olympique, ma matinée se déroula tranquillement, mes révisions ayant portés leurs fruits, j’étais confiante quant aux résultats…

Quelques désistements de professeurs écourtèrent ma journée et fus libre à midi trente. Que faire ?

Téléphoner à Pierre-Henri pour connaître son emploi du temps, rentrer chez moi ou faire un peu de lèche vitrine…Mais repensant à la découverte de mon corps, j’eus envie d’en découdre.

Pendant le trajet dans ma voiture, je ne culpabilisais plus. Et quoi !? Il n’y a pas de mal à se faire du bien. Arrivée à mon domicile, je fis réchauffer au four à micro-onde un plat surgelé de chez Picard. Je souhaitais passer rapidement à l’essentiel.

Mais avant de m’y consacrer, je téléphonai à ma mère pour prendre de ses nouvelles et savoir en fait si elle passerait à la maison. Etant avocate et à la tête de son affaire, il lui arrivait parfois de travailler à domicile. Me répondant par la négative, ayant un nouveau dossier important à traiter, me voilà tranquille pour partir à l’aventure.

Mon déjeuner englouti, je m’embastillai dans ma chambre. Détendue et excitée, j’ôtai solennellement mes habits.

Debout et nue devant la glace, me sentant vibrante, je scrutai du regard chaque parcelle de mon corps. Mon cou et mes épaules dessinaient la ligne de démarcation de ma mystique, le galbe de mes seins était rehaussé de jolis tétons posés sur des auréoles d’un rose prononcé, mon ventre plat et tonique surplombait ma toison soyeuse, mes fesses fermes et bombées que j’avais découvert la veille, me rendaient fière de ma féminité. Et pour finir, mes jambes fines et élancées, demandaient qu’à s’écarter pour laisser entrevoir ce que j’avais de plus secret et que je ne connaissais pas moi-même.

Je découvris que mon corps recelait tous les mystères d’une nouvelle frontière dans un combat entre lui et mon esprit.

Cette reconnaissance étant faite, je m’apprêtais à ressentir et approfondir les sensations de la veille en toute conscience, sans tabous, pas à pas.

Me mettant en scène, je saisi mon oreiller encore imprégné de l’odeur de Jean, j’en humai à plein poumon toute la suavité, espérant raviver et fantasmer la présence de celui qui m’était interdit.

Installée dans mon lit et faisant face au miroir pour mieux apprécier le délit que j’allais commettre, les premiers frissons apparurent, et ma féminité fut prise d’une douce frénésie.

J’entrepris de caresser mes seins dont les tétons durcirent promptement, je les roulai délicatement sous mes doigts. Je fis en sorte de m’appliquer pour savoir jusqu’où je pouvais aller.

L’excitation envahissant de plus en plus ma tête et mon corps, Jean fit son apparition totale.

Je souhaitais que chacune de mes envies, chacun de mes gestes fussent exécutés par lui à travers moi.

Accompagnant la pensée par l’acte, j’eus envie qu’il léchât mes mamelons, et remontant mes seins à ma bouche, je fus surprise de pouvoir les sucer moi-même.

Mon stimulus étant à son comble, je m’assis sur le rebord du lit, écartai mes cuisses qui laissèrent apparaitre ma vulve pourpre, humide et luisante. J’en écartai d’avantage les lèvres, mon clitoris gonflé d’orgueil, exigeant, était au garde à vous et tordait mon esprit de plaisir.

Cette vision extraordinaire que j’eus pour la première fois de moi, m’intrigua et m’excita vivement.

Je n’opposai aucune résistance à mon bouton arrogant, et posai deux doigts afin de le titiller et satisfaire sa demande.

Tout en me regardant dans la glace, je ne me reconnaissais plus, mais ce plaisir, pris par procuration, commençait à m’emporter dans un univers qui m’était vraiment inconnu.

Enfiévrée, j’attisai la flamme qui me consumait, et poursuivis en introduisant un doigt dans ma fente qui était plus humide que les minutes précédentes. La cyprine qui s’en échappait, était abondante et se répandait très largement sur mes doigts. Puis, dans un va et vient frénétique, mon corps se mit à convulser. Je crus à cet instant mourir de plaisir. Calmant mon ardeur, j’admirai mon entre jambe, béant et baveux.

Jouissant de ce spectacle, j’étais loin d’imaginer jusqu’où ma récréation, mon excitation et mon imagination pouvait m’emmener.

Entreprenant à nouveau de faire monter la sève en moi, je me remis en quête du bien-être qui m’avait fait perdre pied et de retrouver à nouveau Jean dans mon imaginaire.

Tous mes sens en éveil, je retirai mes doigts qui avaient commencé à me ramoner afin de les porter à ma bouche, pour ainsi en goûter la substance blanchâtre, légèrement acidulé et indescriptible.

Le goût sur mes doigts m’enivrant, je les suçai jusqu’à la disparition de la liqueur.

Souhaitant jouir à nouveau et pleinement de la vision que j’avais de moi dans le miroir, je me penchai sur le côté, relevant la jambe, je glissai mon index et mon annulaire dans mon orifice et me pénétrai profondément. Ainsi honorée, je ressentis un arc électrique parcourir ma colonne vertébrale, mes jambes se mirent à trembler sans que je pus les contrôler.

Le souffle court, les yeux fixés sur la glace, je regardai ce corps que je découvrais et qui m’échappait. Prenant acte de ma métamorphose, je perçus un martèlement intense au niveau de mon périnée. En effet, gémissant sous les coups de boutoirs imaginaires de Jean, ces palpitations s’étendirent à mon anus qui se mit à vibrer d’orgasme.

Les yeux exorbités, j’étais stupéfaite de découvrir cette ouverture pour la première fois, il semblait me supplier de ne pas l’oublier. Transpirante et troublée, j’approchai mon majeur en faisant des cercles lentement tout autour de l’entrée. Je ne pouvais une seconde, soupçonner avoir un tel plaisir à cet endroit, car pour moi, l’anus servait simplement à évacuer les résidus de la digestion.

Sans doute à cause de l’appréhension, le contact fut discipliné. Il était si petit visuellement, mais le plaisir et la curiosité m’empressa d’y glisser l’extrémité de mon doigt. Puis, bougeant doucement le bassin, mon majeur me pénétra centimètre par centimètre, ainsi, mon plaisir décupla centimètre par centimètre. Mon fourreau, finalement dilaté et gourmand, engloutit totalement ce doigt.

Animée par cette découverte, ma vulve laissa s’épancher une grande quantité de liquide qui lubrifia de plus belle mon doigt et mon anus. Curieuse de voir, comprendre et ressentir ; Avec mes deux mains, j’écartai mes fesses afin que ceux-ci me laissassent contempler mon œuvre. Le petit trou que je vis quelques minutes avant, me regardait présomptueusement. Par ce défi, j’introduisis deux doigts afin de lui démontrer que je me sentais prête à être à la hauteur de sa supplique.

Grommelant de plaisir, je devins inextinguible et mes doigts ne furent plus suffisants.

Il me fallait quelque chose de plus long et de plus gros, équivalent à ce que je pouvais imaginer de Jean.

Regardant tout autour de moi pour y trouver mon bonheur, je vis ma brosse à cheveux qui était le seul objet pouvant faire l’affaire. Je m’en saisis et frôlai mes seins, puis descendis lentement vers ma fente extrêmement lubrifiée. Le manche de la brosse s’y engouffra sans peine et me ramona telle une cheminée qu’il fallait traiter avant l’automne.

Tellement excitée, mes tempes cognaient; mon autre main chercha à son tour à combler mon vide culier. Mon majeur me perça doucement et dans une danse langoureuse effectuée par mes reins, je me baisai voluptueusement. Après de longues minutes de plaisir, je voulus inverser pour aller au bout de mon défi.

Sans plus attendre, le manche oblong de ma brosse bien trempée prit le chemin de mon rectum bien dilaté, mon sphincter lui souhaita la bienvenue et sans se faire prier, disparu au fond de moi. Très active, l’autre main caressant mon clitoris, me foudroya en provoquant un monstrueux orgasme dans mon corps tout entier.

Je ne contrôlais plus rien, mon cerveau en voulait plus. Cet élan bestial, la stimulation simultanée de mon clitoris et de mon anus me fit exploser. Mes draps étaient trempés, et moi, vidée et heureuse.

De mon corps avait jailli tout ce dont j’avais ignoré ou refoulé.

J’étais devenue femme. Ce corps mort que je ne connaissais pas deux jours avant, irradiait complètement.

Me mirant dans la glace, les jambes encore tremblantes, je manquai de me traiter de « jolie salope ». Je venais de découvrir le plaisir sexuel que je supposais connaitre avec Pierre-Henri.

Revenant au calme et reprenant mes esprits, l’image de Jean m’obsédait…

Me rendant soudainement compte que j’avais passé plus de trois heures dans mon obscur apprentissage, il fallait que l’esprit reprenne le dessus.

A regret, je défis mon lit pour changer les draps qui contenaient le parfum de Jean, et la douce fragrance sauvage de mon méfait. Mon esprit sybarite du moment, me rendit coupable et honteuse. Qu’avais-je fait de mal ?

Ma chambre rangée, je me hâtai dans la salle de bain pour me débarrasser de toutes traces de ce grand moment de luxure.

Sous la douche, l’eau ruisselait sur ma peau pour me laver de tous mes péchés. Le remord me rongeait, le doute m’injuriait, puis malgré moi, un rictus jaillit de mon visage…Mon esprit serait-il finalement en total agrément avec mon corps érotisé?

Mes ablutions terminées, mon âme apaisée, mon corps détendu, l’ivresse passée et la culpabilité désapprise, je finis tranquillement ma journée avant le retour de ma mère.

Dehors, le soleil du mois de mai sur Issy les Moulineaux, disparaissait doucement derrière les immeubles d’en face, et je décidai de plonger ma raison dans mes cours.

La nuit enveloppant la ville, ma mère rentra enfin. Nous nous narrâmes notre absence, du moins, elle parla d’avantage, me racontant le dimanche merveilleux qu’elle avait passé avec ses amis

Heureuses de nous retrouver après un si bon week-end, elle m’invita au restaurant du coin de la rue.

Intriguée, elle me trouva particulièrement heureuse et métamorphosée. Feignant simplement le diner avec Pierre-Henri la veille, elle esquissa un large sourire. Connaissant ma mère, je compris immédiatement qu’elle avait été l’instigatrice de notre rendez-vous.

Mais à priori, mon attitude, ma féminité et mon assurance la troublait et je ne compris pas tout de suite son étonnement. Décidant de m’écouter et de m’observer de l’intérieur, la lumière naquit dans mon esprit, quand j’observai la manière dont j’étais assise, dont je me mouvais et comment le regard des hommes sur moi avait évolué. Mon dieu ! Quelle découverte !

J’eus l’impression d’être un animal ayant les phéromones qui envoûtaient les mâles présents. Cela me troubla mais ne me dérouta pas.

Notre dîner fini, nous quittâmes le restaurant et marchâmes durant les quelques mètres qui nous menaient vers notre logis. Durant ce temps, ma mère insistait encore pour comprendre ma transformation. Ne pouvant que taire l’expérience que j’avais menée quelques heures avant, je dus utiliser une réponse banale comme la « maturité ». Puis, souhaitant détourner le sujet, je lui demandai soudainement et sans savoir vraiment pourquoi, des nouvelles de Jean. Elle ne fut pas très éloquente et émit quelques poncifs. Mon objectif était atteint.

Arrivées à notre domicile, nous nous séparâmes afin de nous préparer pour la nuit.

Il était un peu plus de vingt-trois heures trente, le silence se fut et je pouvais entendre ma respiration et le bruissement de mes draps. Faisant mentalement ma To Do List, l’image de Jean vint me heurter violemment l’esprit et l’entrejambe. L’envie de le rejoindre était grande, mais la raison devait l’emporter ce soir-là, ma mère n’étant pas bien loin. Mon corps trépignait, ma chair suintait, je serrai les poings et les dents pour m’efforcer d’oublier l’appétit féroce qui dévorait mes entrailles.

Je livrai là encore, un combat entre mon esprit et mon corps, et finis par m’endormir, je ne sais quand…

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