Ma féminté Circonstanciée

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Chapitre 4

Le lendemain, le surlendemain, puis le sur surlendemain et tous les jours suivants, me menaient dans l’ère plus chaude du début du mois de Juin, où le soleil avait grandi l’éternité de mes pensées et l’incommensurable mystique de ma chair.

Alors que la douceur printanière s’écoulait, ma fantasmagorie devenait plus intense. Jean m’obsédait matin, midi et soir.

Mes études se déroulant sans difficultés, j’avais ajouté un savoureux passe-temps à mon emploi du temps relativement chargé, qui se manifestait par les caresses que j’avais découvert quelques jours avant, sans aucun complexe et aucune honte. Me caressant inlassablement, me fouillant, dépassant à chaque fois une nouvelle étape, ne me suffisant plus à moi-même, je voulais que Jean me fasse l’amour, je voulais que « la terre » me prenne. J’avais sorti le « vice » contenu dans la boîte de pandore.

Pierre-Henri et moi, ne nous étions pas revus depuis notre dernier dîner et souhaitant le confronter à ma conscience érotique, à ma sensualité, je décidais de l’inviter à notre appartement. J’en fis part à ma mère qui eut la même intention, souhaitant convier un samedi soir, deux ou trois de ses amis. En accord, nous avions arrêté le samedi d’après.

La deuxième semaine de Juin entamée, je me faisais un plaisir de revoir mon tendre amour avec qui, bien entendu j’avais tous les jours des échanges téléphoniques. A ce stade de la confiance qui m’habitait, je ne pensais pas sexuellement à Pierre-Henri, estimant qu’il n’était pas prêt pour exaucer mes désirs et éteindre le feu qui me consumait.

Ayant conscience de son trouble sexuel, il avait tout de même été jusque-là un piètre amant ; et quand nous avions des rapports, avec du recul, j’avais connu un rituel qui me semblait tout à fait normal… Sa bouche sur la mienne, ses mains sur mes seins, puis ses doigts fouillant ma vulve. Allongé sur moi, son coït rapide, suivi d’une éjaculation… Naissait ensuite sa frustration et parfois ses colères. Et moi, je restais là, étendue et contentée de ce que j’avais reçu.

Il était vingt heures, le samedi en question était au rendez-vous, ma mère et moi étions prêtes à recevoir nos convives. Nous avions mis les petits plats dans les grands. Je ne savais pas qui ma mère avait invité, je savais seulement que nous fussions six à table.

La sonnerie de la porte retentit, à l’entrée, je fus heureuse de découvrir Bénédicte et Philippe, la meilleure amie de ma mère. Cela faisait longtemps que je ne les avais pas vus.

Ils prirent leur aise, un premier verre à la main, nous échangeâmes le plaisir de nous retrouver et quelques autres banalités.

Notre invitation fut presque complète, quand Pierre-Henri, une bouteille de vin à la main fit son apparition. Telle une chatte, je l’approchai, l’effleurai, puis l’embrassai ardemment. J’avais aimé son air surpris.

Toutes les personnes présentes se connaissaient, et nous attendions la dernière personne dont ma mère avait tu le nom jusqu’au bout.

Quelques minutes plus tard, alors que l’ambiance se réchauffait, la dernière connaissance de ma mère notifia sa présence à la porte. Elle alla ouvrir, et une voix familière parvint jusqu’à mes sens. Lovée dans les bras de Pierre-Henri, mon épiderme frissonna, je sentis une contraction dans mon ventre, et mes tétons se durcirent et pointèrent droit devant. Pierre-Henri constatant ma piloérection, s’inquiétât pour que je ne m’enrhumasse. Le timbre de Jean l’avait précédé, et quand je le vis, mon sang ne fit qu’un tour. J’étais loin d’imaginer sa présence ce soir-là…Il était mon fantasme secret, et je ne voulais peut-être pas faire face à celui qui hantait mon âme et mon corps.

Il était là, et je devais faire front.

Les bras chargés de pâtisserie, il salua tout le monde, et tous furent ravis de le revoir. Nous nous connaissions tous.

Encore dans mon apprentissage, je fus effrayé que mon corps, mon comportement ou mes paroles ne me dénonçassent. Il fallait absolument que je fus la fiancée de Pierre-Henri et la fille de l’amie.

Il me salua en m’embrassant sur la joue.

Mon cœur en joie, ma chair tout en liesse, et mon esprit frétillant, surent dissimuler toute forme de désir qui put émaner de moi.

La présence de tous marqua le véritable début des festivités. L’apéritif, léger, pétillant et frais tenait séance, pendant que chacun se relatait, se congratulait, s’épanchait, ou riait à gorge déployée.

Bénédicte, maman au foyer, femme, très belle femme et épouse épanouie, ne travaillait plus, et pourtant, elle avait démarré sa carrière d’avocate en même temps que ma mère. Son époux Philippe, était cadre supérieur dans la fonction publique…La cour des comptes je crois. Il était plutôt discret quant à sa profession.

Mon Pierre-Henri, brillant étudiant avait déjà un embryon de société d’import-export avec trois associés en Russie, dont il parlait couramment la langue. Son ambition en lumière, les autres convives me firent l’éloge de mon futur époux.

Jean, un beau nègre de 45 ans, dandy, grand et élégant, ayant l’esprit de Platon, subtilement, occupait l’espace. L’aura qui jaillissait de lui, captivait l’ensemble de l’assemblée, même dans ses silences. Il était architecte. Un grand bâtisseur paraissait-il dans le monde des initiés.

Le rythme de la soirée n’avait pas de temps mort. Heureux de ce prélude, nous passâmes à table et nous nous assîmes selon le plan de table de ma mère, qui avait souhaité éclater les couples. Je me retrouvai entre Philippe et Jean.

Une fois les invités attablés, ma mère et moi fîmes quelques allers retours dans la cuisine afin de servir l’entrée. Nous délectant de ce savoureux met, il était temps de passer au plat principal.

Au moment de débarrasser les assiettes pour la prochaine transition, Jean insista pour que nous restassions assises. Il souhaita nous traiter en princesse et exécuter les services suivants. Il avait l’art et la délicatesse pour s’imposer et prendre en main les choses. Les plats et le vin servi, nous nous retrouvâmes réunis autour de la table ronde pour continuer notre belle soirée.

Les conversations étaient cordiales, conviviales et de bonnes tenues, où l’humour avait toute sa place. Assise entre ces deux hommes séduisants, je n’avais d’yeux que pour Pierre-Henri. Il fallait que je le fisse croire, alors que Jean était tout près de moi. Il était loin, très loin d’imaginer à quel point j’eus envie de sa main sur ma cuisse sous la table.

Le plat rustique que ma mère nous avait préparé avait mis en fête nos palais, qui imperceptiblement laissait place au dessert.

Entre temps, nous avions des discussions de groupe, des discussions individuelles avec nos voisins directs, et parfois, des discussions croisées.

Quand je pus palabrer avec Jean, il me fit un clin d’œil d’approbation, me signifiant qu’il était heureux du rapport harmonieux entre Pierre-Henri et moi. Il n’avait pas oublié la situation particulière de mon retour à la maison, un soir où je ne devais pas y être.

Etant un être attentif, Jean écoutait de manière très active ses interlocuteurs. Il avait un regard profond, des yeux gris, un beau sourire, la voix posée et l’haleine saine. Et ce parfum !...

Enivrée, mon esprit devait être mon atout maitre. Prenant de la distance et de la hauteur, mon corps ne l’entendait pas ainsi. Sans jamais être équivoque, je ne le touchai jamais directement. Tantôt une main sur le dossier de sa chaise, tantôt une épaule qui frôlait la sienne, je devais rester à ma place, d’autant que Pierre-Henri était en face de moi et me souriait amoureusement.

Charismatique, Jean savait faire parler les autres, poser les bonnes questions et faire avancer les débats et les conceptions. J’avais beaucoup apprise en une soirée.

Le moment du dessert étant arrivé, Jean, sans se faire prier, nous servit les pâtisseries qu’il avait apporté, accompagnées d’un vin blanc liquoreux.

A cet instant, j’eus envie qu’il soit mon dessert. En moi, la morale et la luxure se combattaient, tel un vampire voulant aspirer le sang sa proie, et ma conscience me commandant de m’en détourner.

La fin du dîner sonna le glas, et chacun des convives, nous assurant qu’ils avaient passé une merveilleuse soirée, nous quittèrent peu à peu.

Euphoriques, ma mère, Pierre-Henri et moi installés dans le canapé après avoir rangé la salle à manger, nous nous prélassâmes dans le canapé. Il était tard, ou plutôt, il était tôt… environ deux heures du matin. Pierre-Henri souhaita à son tour regagner son domicile en sollicitant ma présence. N’ayant rien de particulier à faire pour ce dimanche, et ma mère n’ayant pas besoin de moi, j’acceptai.

Arrivés chez Pierre-Henri, singulièrement passionné, je sentis son désir de me posséder par le ton de sa voix, son toucher et l’attention qu’il me prêtait. Mon corps érotique avait fait son effet, mais je devais rester la gardienne toute puissante de ce temple.

Après ma mue, je ne souhaitais plus subir de coups de boutoirs égoïstes, allongée sur le dos, les jambes écartées. Consciente de sa convoitise et désireuse de pouvoir enfin exprimer astucieusement ma maturité charnelle, je le laissais m’apprivoiser à sa manière pour un temps limité. Je souhaitais l’aider et le conquérir debout et non couchée.

Encore habillés, m’entrainant dans sa chambre, Pierre-Henri comme d’habitude, commença par m’embrasser, me caresser la poitrine sous mon caraco sculptant et légèrement décolleté, et sa main descendit en direction de mon pubis. Je savais ce que je ne voulais plus !

Me redressant, je descendis du lit. Il avait atteint ses limites ! Prendre le temps, doucement avec assurance…Ce fut ce dont j’eus envie à cet instant.

Je ne savais pas encore tout à fait poser les mains sur le corps d’un homme, et dans mon esprit, c’était le meilleur moment de parfaire mon éducation. J’enlevai mon haut, mon soutien-gorge léger cachait encore ma poitrine. M’approchant félinement de lui, je déboutonnai sa chemise, lui caressai et embrassai sa poitrine. Le temps m’était compté de par son plaisir rapide….

Après quelques minutes, mes lèvres vinrent se poser sur les siennes, pendant que, allongée près de lui, je défis la ceinture de son pantalon afin d’en libérer son anatomie.

Ma main étreignant son jonc, je sentis toute sa vigueur. L’ayant débarrassé totalement de son pantalon, il fut nu dans le lit, me tenant en respect. Je vis dans son regard de l’excitation et du désarroi… Il se demandait où était passé sa douce et ingénue Camille.

Me relevant à nouveau pour me diriger vers le fauteuil au pied du lit, je m’effeuillai délicatement pour lui offrir la vision de ma plastique tout entier. Installée confortablement, je penchai la tête en arrière sur le dossier, le corps arqué, les cuisses entre ouverte, je voulus qu’il plongeât ses yeux dans mon sourire vertical. Caressant mes seins, puis mes cuisses, mes mains prirent le chemin de ma toison fine et soyeuse, pour ensuite déléguer mes doigts aux caresses les plus intimes de mon organe clitoridien.

Pierre-Henri sous le choc de la vision que je lui donnai, atteignit le paroxysme de son érection. Il voulut me rejoindre et l’en empêchai juste d’un signe de la main. Obéissant à mon instance, je me levai pour faire face au fauteuil. Posant les deux genoux sur l’assise, je cambrai ma croupe en me dandinant propicement.

Afin de lui permettre de me pénétrer encore plus avec les yeux, mes deux mains écartèrent d’avantage mes hémisphères charnus pour lui déposer mes offrandes.

J’entendis sa respiration, de plus en plus forte et émue. Pivotant la tête au-dessus de mon épaule afin de l’observer, je vis son corps tout entier, bandé comme l’arc d’Ulysse. A cet instant, mon regard fut sa seule caresse.

Pour lui porter l’estocade, je glissai une main sous moi afin de plonger mes doigts entre les lèvres de ma vulve en effectuant de lents va et vient.

Après les quelques minutes de ce long supplice infligé, je rejoignis Pierre-Henri, m’allongeant près de lui, empoignant son appendice congestionné et palpitant. Lui demandant si cela lui plaisait, il ne put rien exprimer car il ne cessait de déglutir. N’ayant jamais porté de verge à ma bouche, je trouvai que c’était le bon moment de m’accoutumer. Tout en le gardant en main, j’approchai ma bouche de son sucre d’orge, léchant avec un peu d’anxiété, le nœud bien rose.

Cela était sans aucune mesure comparable à ma brosse à cheveux, avec laquelle je m’exerçais depuis quelques semaines. Lisse, légèrement salé par la cyprine qui s’y répandait, je trouvai agréable une telle découverte. Pierre-Henri sentait bon; sa senteur légèrement musquée m’enivra, et en toute connaissance de cause, je le pris complètement en bouche tout en branlant sa verge, ne souhaitant pas qu’il me pénétrât.

Au bout de deux ou trois minutes, dans un râle rauque, il explosa littéralement sur ma langue et mes doigts. Cette semence qu’il répandait la plupart du temps en moi pour la même durée, je pus enfin la voir, la gouter et la maitriser.

Vidé, ramolli, Pierre-Henri ne pouvait plus rien pour moi et j’entrepris de l’emmener dans mon univers. N’ayant plus sa vigueur phallique, je continuai de le garder en bouche tout en portant une main entre mes cuisses. Mes caresses furent aisées tant j’étais trempé. Un doigt, puis trois, Pierre-Henri pouvait voir ma croupe onduler sous le plaisir. L’intensité de mes caresses rythmées en cadence, me firent pousser un cri jubilatoire, l’image de Jean m’y aidant.

Pierre-Henri me regarda hagard, un sourire inquisiteur, mais très amoureux. Il me prit dans ses bras, ne me posa aucune question et me remercia pour cet instant magique. Respirant sa tendresse, je fus toute autant ravie pour cette belle première fois avec lui, fière d’avoir maitrisé la situation et du nouveau regard de mon homme. Cependant, je restai tout de même sur la réserve.

Epris plus qu’hier, nous nous endormîmes en fusionnant nos corps.

Le lendemain matin, en ouvrant les yeux, Pierre-Henri, allongé près de moi, me regardait dans mon sommeil. Nous nous sourîmes, il m’embrassa en me demandant si j’avais bien dormi, et poursuivit en clamant ma beauté. J’étais flatté et heureuse d’un réveil aussi romantique.

Ayant déjà préparé le café, il partit dans sa petite cuisine afin de m’en servir une tasse. Son comportement était différent, son regard semblait poser milles questions. Sirotant mon café noir, il se rendit dans la salle d’eau pour me faire couler un bain. Je sentis qu’il souhaitât être à la hauteur de ce qu’il avait découvert durant notre nuit d’amour.

C’était dimanche, le soleil généreux et la température clémente, nous permirent de languir et de prendre le temps jusqu’à midi.

M’étant parfaitement relaxé dans cette eau parfumée, je sortis de la salle de bain, Pierre-Henri m’avait devancé en ayant rangé la chambre. Il partit à son tour pour se doucher.

Pendant ce temps, je glissai dans une petite robe printanière ornée de fleurs qui laissait deviner quand je me mettais au soleil, mon corps exalté.

Le soleil était à son zénith lorsque je décidai de nous préparer un déjeuner léger. Les placards et le réfrigérateur de Pierre-Henri étant désespérément vides, je lui proposai de l’inviter à l’extérieur.

Consentant, nous fument prêts et quittâmes son appartement en direction de Paris. J’avais envie de déjeuner du côté du Jardin du Luxembourg, en bordure de Saint-Germain-des-Prés et du quartier Latin. Le temps et notre humeur s’y prêtaient parfaitement. Nous déjeunâmes dans un petit restaurant italien.

En suspension, les yeux dans les yeux, la main dans la main, nous étions seuls au monde.

Etant restés un peu plus d’une heure dans cet établissement, ayant bien mangé et bien bu, je proposai à Pierre-Henri une balade dans le Jardin du Luxembourg pour un bain de soleil.

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