Ma féminté Circonstanciée

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Chapitre 7

Cette soirée m’avait épuisé. Je ne savais pas que l’on pouvait perdre autant d’énergie quant à la pratique sexuelle. Pour me reposer des fatigues de cette merveilleuse réjouissance orgiaque, je concevais alors de passer tout le dimanche dans mon lit.

Ayant quitté Jean dans la matinée, je fus chez moi bien avant midi. Allègre, j’embrassai ma mère et m’enfermai dans ma chambre. Mais avant de profiter de ma couche, je téléphonai à Pierre-Henri pour lui témoigner mon affection, étant très respectueuse de nos sentiments.

Le trouvant dans un état de bonheur indicible, heureux de m’ouïr, il souhaitait partager quelques jours avec moi estimant que nous ne nous étions pas vu depuis trop longtemps.

Ne perdant pas une seconde, il me proposa de partir quelques jours avec lui en Russie, son cursus étant bouclé. Après avoir consulté mon agenda, j’acceptai.

Pierre-Henri avait touché mon âme, car il connaissait la passion que je vouasse à l’histoire, la culture et au folklore de ce pays.

Néanmoins, durant tout le temps où j’avais entrepris les démarches pour l’obtention de mon visa, je doutais de mes effets pour lui. La perfidie se riait de moi, de mes mensonges, ayant cette obsession pour Jean, ayant eu des relations sexuelles très satisfaisantes avec des femmes et des hommes. Je n’étais plus cette jeune ingénue, le corps vide et la tête pleine.

Dorénavant, les deux faisaient jeu égal, pouvant parfois dénaturer intimement mes ressentiments pour Pierre-Henri.

De mes jours les plus sombres, et ne craignant plus le courroux du poids de la morale, n’importe quel homme aurait pu me posséder. Mais mon cœur dans la mollesse, décidait de laisser une large chance à Pierre-Henri.

Mon visa en poche, j’avais rejoint mon passionné à l’aéroport de Roissy, destination Saint-Pétersbourg. Pierre-Henri devait passer deux semaines en Russie, dont une qu’il me consacra et l’autre, à Moscou pour ses affaires. Ayant une bonne connaissance de la Russie, Pierre-Henri était mon guide privilégié. C’était la première fois que je posais les pieds dans ce pays, et je fus subjugué.

Féérique et intense, l’immensité de la cité m’inspirant sans limite, j’avais aimé pénétrer l’âme riche, sonore et accentuée de Saint-Pétersbourg, ville d’art et de culture que j’affectionnais particulièrement par sa richesse littéraire.

Leur langue semblant être faite pour la poésie, je me souvenais des hommes de lettres que j’avais étudiées, comme Alexandre Pouchkine, Nicolas Gogol, ou encore, Léon Tolstoï qui furent entre autre, les animateurs.

L’impérialisme de ce peuple m’enivrait, tant je pouvais sentir remonter du plus profond de leurs chairs, leur force, leur fierté et la chaleur de leur voix. Les hommes étaient bâtis comme des rocs, le regard magnétique, et les femmes, magnifiques, portaient leur féminitude avec grâce. Mes traits semblables aux leurs, je fus régulièrement prise pour l’une des leurs en me faisant aborder quotidiennement. Heureusement, ne parlant pas la langue, la présence de Pierre-Henri me fut d’un secours précieux.

Pierre-Henri m’avait fait visiter les somptueux palais édifiés par la volonté du tsar Pierre Legrand sur le delta marécageux de la Neva. Les églises et les cathédrales de tous les styles, aux couleurs éclatantes, nos promenades sur les kilomètres de canaux bordés de façades uniques et irréelles.

Appelée la Venise du nord, Pierre-Henri sut me séduire à nouveau, lorsque nous naviguions sur la Neva et ses différentes branches comme Fontanka, qui traverse le centre de la ville, et mojka qui est traversé par le pont aux baisers, faisant battre le cœur de Saint-Pétersbourg.

Je n’avais pas oublié de me rendre à la basilique Pierre et Paul qui est le centre de la forteresse, premier édifice construit à Saint-Pétersbourg. Tous les Tsars de la dynastie Romanov y sont enterrés.

Le dernier jour, je ne pouvais pas quitter Saint-Pétersbourg, sans passer par le Musée de l’Hermitage, situé dans l’ancien palais d’hiver des Tsars, renfermant l’une des plus belles collections Européennes qui m’était donné à voir.

Pendant ces quelques jours passés avec Pierre-Henri, nous avions jouis de chaque instant comme s’il s’agissait du dernier. Stupéfait en constatant mon évolution, il m’observait sans pouvoir me saisir.

Ne m’ayant pas possédé depuis plusieurs semaines déjà, depuis qu’il m’avait dénommé de « pute ».

Le temps avait passé, mes blessures refermées, j’étais même capable de prendre ce patronyme comme éloge.

Arrivée à ce tournant de ma vie, jetant un bref regard par-dessus mon épaule pour relever le chemin parcouru en si peu de temps, je constatais que la distance que j’avais mise entre Pierre-Henri et moi, portait ses fruits. Il me révérait d’avantage avec une tendresse confiante. Sa raison murissait, son désir ardent pour moi, faisait mon orgueil, mais sans que son corps ne pénètre le mien, Je voulais le faire languir encore un peu pour me faire l’amour en pleine conscience. Dans cette attente, je l’aidais au mieux pour qu’il puisse gérer son éjaculation prématurée.

Le dernier soir passé avec lui, nous avions diné, puis nous nous étions promenés sur le bord de la rivière Mojka, puis m’emmenant sur le pont aux baisers, il m’enlaça et m’embrassa tendrement. Reculant légèrement, il me dit qu’il voulait lier son destin au mien. A ses paroles, il sortit de sa veste une petite boite qu’il ouvrit, pour me présenter une jolie bague en or, rehaussée d’une tanzanite.

L’atmosphère au clair de lune, rempli de romantisme et de douces rêveries, arrachèrent spontanément de ma bouche, mon approbation.

Heureux, nous regagnâmes notre chambre d’hôtel, et Pierre-Henri commanda une bouteille de champagne afin de célébrer l’officialité de notre union. Allongés sur le lit, je me blottis dans ses bras, et nous projetions notre intention de mariage. J’étais impatiente d’annoncer cette nouvelle à ma mère.

L’euphorie nous ayant gagné, le regard de Pierre-Henri câlinait mes formes, ses douces paroles pleines de concupiscences et ses mains réclamaient ma peau, et son corps indolent un peu d’attention. Me laissant gagner par les émois et les vibrations de mon anatomie, je m’abandonnais à sa bouche et à ses mains. Prenant son temps, sans se précipiter, Pierre-Henri explorait mon corps avant de me dévêtir par étape. L’égoïste et l’homme inexpérimenté n’était plus.

Pour le remercier de sa grande attention et de ses efforts, j’entrepris de le caresser à mon tour, et le soulager de son doux faix. Posée à califourchon sur lui, mes grandes lèvres écartées et humides enveloppaient sa verge bien raidie par les caresses que je lui avais prodigué au préalable. Puis, dans un lent va et vient, je glissais doucement sur toute la longueur, percevant ainsi sa pleine vitalité. Quand je sentais qu’il était sur le point d’exploser, j’arrêtais de bouger.

Pierre-Henri étant devenu désormais un peu plus endurant, je décidais de recevoir son offrande dans ma bouche. Souhaitant lui démontrer mes sentiments et mon appétit lubrique, montrer que je l’aimais et que j’appréciais tout autant le sexe, je le redressais pour qu’il se mit debout. Agenouillée devant lui, je pris son sexe en bouche, son fruit était doux à mon palais. Puis, fixant ma tête, je voulais qu’il actionne ses reins pour une irrumation. Au début, j’avais des réflexes de vomissement, puis sa verge pénétrait de plus en plus ma gorge jusqu’à la garde. Intrigué et excité, Pierre-Henri accentuait ses coups de bélier, et fini par se vider au fond de mon gosier, manquant de m’étouffer.

Convulsant au paroxysme de sa jouissance et la satisfaction de sa position dominante, je le regardais droit dans les yeux, déglutinant encore, sa verge posée sur ma langue. Ayant avalé toute sa liqueur séminale jusqu’à la dernière goutte, me léchant les babines, Pierre-Henri regardant l’apaisement extraordinaire de mes traits, comprit le pouvoir que je possédais désormais.

Jusqu’au petit matin, avait duré la mêlée de nos deux corps fondus dans de longues caresses, et la petite mort de la volupté, apportant à nos visages une transfiguration extasiée.

Au milieu de la matinée, je quittais Saint-Pétersbourg pour Paris, laissant derrière moi Pierre-Henri à ses affaires, qui lui, prit la direction de Moscou pour une semaine, me laissant l’impression d’une attente éternelle.

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