Ma féminté Circonstanciée

By Jean-Luc Ombaffa All Rights Reserved ©

Erotica

Chapitre 8

Un peu plus de trois heures de vol plus tard, j’arrivais à Roissy toute excitée d’annoncer ma nouvelle situation de fiancée officielle à ma mère. Après plusieurs tentatives, je tombais inlassablement sur le répondeur de son téléphone portable et de notre appartement.

Désappointée, je pris un taxi pour Issy-les-Moulineaux, pensant qu’elle était sans doute particulièrement occupée par son travail. Un quart d’heure environ avait passé, quand mon cellulaire se mit à sonner. Il s’agissait de ma mère qui m’indiqua qu’elle était en Belgique avec de nouveaux clients jusqu’au lundi. Très heureuse pour moi, elle me proposa de fêter dignement l’évènement à son retour.

Prévoyant un week-end cafardeux, je décidais d’appeler Jean afin de lui faire simplement partager ma joie. Au bout du fil, cette heureuse nouvelle l’avait comblé de joie, et voulut absolument m’inviter à fêter mon bonheur autour d’une bonne table de la « Tour d’Argent », en guise de présent.

Etant de très bonne disposition, j’acceptai enchantée et sans retenus son invitation.

Mon seul tourment étant ce que j’allais mettre pour aller dans un si haut lieu, le reste de la journée se déroulait sans encombre, dans l’attente de Jean qui devait venir me chercher vers dix-neuf heures trente. Je n’étais jamais allé dans cet établissement, mais j’en avais entendu parler par ma mère et certains de ses amis.

Finalement, j’avais trouvé dans mes placards une petite perle qui rehaussait mon élégance et ma féminité, en harmonie avec la délicate frondaison urbaine du mois de juillet.

Jean était à l’heure, et trop excitée de le voir, je sautai d’allégresse dans ses bras. Habillé pour la circonstance, il ressemblait à un prince, prêt à m’emmener faire la tournée des grands-ducs.

Partis en taxi, nous arrivâmes à vingt heures au restaurant. Je fus frappé par la beauté et le raffinement du lieu. J’étais à peine rentré de Saint-Pétersbourg, La Tour d’Argent me donnait l’impression de toujours y demeurer.

Souhaitant me faire un point historique du lieu qu’il connaissait parfaitement, nous primes l’apéritif dans le salon d’accueil. M’expliquant qu’il m’avait emmené symboliquement pour deux raisons : La première étant ma tendresse particulière pour la Russie, puisque Alexandre II, Tsar de toutes les Russies, le Tsarévitch et futur Alexandre III, Guillaume 1er, Roi de Prusse et futur Empereur, et le prince Otto Von Bismarck réunis à la même table y avaient déjeuné en 1867. La deuxième, l’officialisation de mes fiançailles avec Pierre-Henri à Saint-Pétersbourg.

Ensuite, nous fûmes guidés par un liftier vers l’ascenseur capitonné pour nous rendre à notre table, au sixième étage. Emerveillée, à travers les baies vitrées, Paris nous tendait ses bras.

De façon très léchée, les rayons du soleil couchant embrassaient la Seine et ses quais, drapaient la majestueuse Notre-Dame au premier plan, et le Sacré Cœur au fond.

Le ballet du personnel, affable et souriant était très discret. J’avais choisi une des spécialités de la maison: des quenelles de brochet, et Jean, le fameux canard au sang.

Le sommelier, professionnel et fin pédagogue, nous avait conseillé un liquide précieux digne de ce nom, provenant de leur légendaire cave.

Ayant la douce sensation d’être au théâtre, le propriétaire des lieux passa voir chaque client pour un merveilleux tour de table. Jean me dit que c’était une tradition et que sa devise était «Il n’est rien de plus sérieux que le plaisir». Ce grand Monsieur m’avait beaucoup plu.

Tous ces mets flattaient mes papilles et mes sens, éveillant dans le panthéon de mes reins, le sublime érotisme qui commençait à torturer mon corps et mon esprit.

Me poussant ainsi à ourdir avec prodigalité un jeu de séduction, je provoquais Jean à me soupçonner de le charmer. Attentive à sa faconde, j’entamai une énième tentative avant d’être totalement fidèle à Pierre-Henri. Onduleuse et ronde, j’allongeais des estocades subtiles pour le faire chanceler, mais habillement, Jean esquivait chacun de mes coups.

Le diner bien arrosé touchant à sa fin, je lui proposais de passer la nuit chez moi.

Acceptant volontiers ma suggestion, nous quittâmes La Tour d’Argent et primes le taxi que nous avait commandé le chef de salle.

Arrivés dans l’appartement vers vingt-trois heures trente, nous nous mimes à l’aise. Jean ouvrit une bonne bouteille de bordeaux pour exhaler nos esprits. Enfoncés dans le canapé, je le remerciai longuement pour son cadeau remarquable et inoubliable, puis nous discutâmes à bâton rompu de ma future vie maritale.

N’ayant pas oublié ma douce obsession pour lui, d’autant que nous étions là, tous deux, il était à ma portée. Mais imperturbable, sa forteresse résistait.

Outrageusement, je décidai de prendre le contrôle de la situation. Avec mon pied, je caressai entre ses jambes et ne le sentant pas reculer, je sautai à califourchon sur ses cuisses, plaquant mon corps de tout mon poids sur son large et massif torse. L’embrassant fougueusement, je fus surprise qu’il se fût laissé faire. N’hésitant pas une seconde, profitant de la situation, je saisis son sexe fermement pour lui indiquer ma monstrueuse intention et ma toute puissance féminine.

Décidant de l’entrainer dans ma chambre, il me suivi sans renâcler jusqu’au-devant de mon lit.

Le poussant violement dans mes draps, déboutonnant sa chemise, puis, plaquant un genou sur sa poitrine afin de lui signifier que je fusse la dominatrice, je liai ses poignets aux barreaux du lit à l’aide de mes bas nylons.

Je retirai lentement le reste de ses vêtements puis je me déshabillai languissamment devant lui.

Commençant un petit jeu digne du marquis de Sade, comme une chatte jouant avec une souris : j’embrassai doucement son corps, lui caressai le torse avec mes lèvres, et de temps en temps, le pris en bouche, suffisamment pour l’exciter comme un diable, mais jamais trop longtemps.

Je promenai ensuite le bout de mes seins sur son corps, ses yeux, ses lèvres... Jean ’essaya de les happer avec sa bouche mais je les dérobai sans cesse. Je parcourrai son corps du bout de mes ongles, puis mettant mon doigt dans sa bouche pour l’humecter, je portai sa salive sur mes tétons pour les caresser.

Jouant avec ma courte chevelure blonde, je les baladai sur son visage, son bas-ventre, et ses cuisses, lui provocant ainsi une vive excitation. De manière très régulière, j’attisai son supplice en gobant sa verge doucement par à-coups. Tellement excité, il jouit au bout de quelques coups de langue dans ma bouche.

Le fixant d’un sombre regard félin, je fis onduler mon corps et remontai jusqu’au visage de Jean, me positionnant telle une chatte au-dessus de lui, mon visage très proche du sien. Lui tenant fermement la tête, j’entrouvris ma bouche afin de laisser échapper tout le jus qu’il m’y déposa. Lui ordonnant d’ouvrir sa bouche, je laissai un long filet blanchâtre couler sur sa langue et lui prescrivis d’un ton assuré, d’avaler sa semence mélangée à ma salive légèrement salé.

Cette expérience étant nouvelle pour moi, me mythifiait. Nos corps étant parcouru de frissonnements, j’accentuai la position humiliante de Jean en remontant encore plus haut, pour aplatir ma vulve trempée sur sa bouche afin qu’il me léchât vigoureusement.

Introduisant sa langue au fond de moi, j’agrippai sa tête pour le serrer plus encore contre ma fente, en exigeant de lui qu’il me fouillât encore plus loin. Sa langue experte me fit chavirer de plaisir, buvant au passage ma rosée.

Le paroxysme de mes sens faisait trembler mon corps tout entier et sentis mon anus se dilater et palpiter de plaisir. Sans perdre une seconde, dans un soupir, je me décalai de quelques centimètre pour que mon amant le léchât. Ayant fusionné avec moi, respirant par moi et pour moi, Jean, le visage trempé, à court de souffle, privé de toute pensée, fut devenu le prolongement de mon âme et de mon corps.

Lui imposant mes quatre volontés et parfois ma violence, étouffant à la limite de l’asphyxie, il alla au-delà de mes fantasmes. Ayant existé que pour moi, il m’offrit ma plus belle feuille de rose. Gémissant sans retenue, me tordant d’orgasmes et de spasmes violents, ma fontaine d’amour se déversa abondamment dans sa bouche, puis, la fatigue et ma jouissance extrême m’ayant terrassée, je me laissai doucement tomber en arrière, la tête près de la verge de Jean.

Ayant eu raison de moi avec sa bouche et sa langue, Jean sortit de sa mort douce, et je vis son bâton de Pèlerin croitre centimètre par centimètre pour atteindre la taille que je soupçonnais.

J’étais éreinté, mais je voulu voir ce qu’il allait en faire. Libérant ses poignets de ces liens, Jean avait le visage ébène qui brillait sous l’abondance de mon liquide orgasmique. Il me sourit avec tendresse et brusquement, son corps puissant se mut.

Debout, sans circonspection, il empoigna ma tête par les cheveux et pénétra ma bouche. Assise sur le bord de mon lit, son pénis alla et vint dans ma cavité buccale, comme si il s’agissait de mon vagin. Au bout de quelques minutes, son corps se figea, se raidi, et, fermement dans ma gorges, je recueilli son suc que j’avalai à sa demande.

Très endurant et visiblement très excité, son érection au-dessus du nombril, il me releva pour m’enlacer. Son corps chaud me fit frissonner et j’eus envie de rester ainsi, collé à lui, ne plus bouger, ne plus le lâcher. Ma bouche un peu acre, prit le chemin de la sienne et nous nous embrassâmes longuement pendant que je ressentis la colonne de sa vigueur contre mon ventre.

Glissant ses mains sous mes fesses, Jean me souleva et mes bras se nouèrent autour de son cou, mes jambes entourèrent sa taille, puis avec précision et délicatesse, me fit s’empaler sur son gourdin.

Ses mains et ses bras musclés, me manœuvrèrent habillement, lentement au début, puis de plus en plus fort et de plus en plus rapidement, je sentis son vit me ravager le ventre.

Je jouis de plus belle en rugissant telle une lionne. Soumise, il me posa à quatre pattes sur le lit, avec les mains, j’écartai mes fesses après m’être complètement cambrée, afin de lui offrir tout de moi. Positionné derrière moi, il introduisit d’un seul coup son dard dans mon creuset gourmand, et ses coups de boutoir violents et diaboliques me firent mouiller mes draps.

Continuant à osciller de la croupe, il se retira pour venir coller sa verge contre mon anneau dilaté par l’excitation. Malgré la dimension du bâton d’ébène, je n’eus aucune crainte et fus prête pour le recevoir. Progressant doucement, je sentis toute sa puissance décupler dans cette partie de mon anatomie. Retournant la tête, il vit dans mes yeux une tendresse approbatrice et d’un seul coup, je me mis à pousser mes fesses contre son pubis de plus en plus vite jusqu’à la garde. Foudroyée, je serrai mon anneau culier autour de lui, ce qui provoqua l’immanquable… Mon bel amant d’ébène jouit en moi, et exténués, nous nous allongeâmes, lui toujours en moi.

Enlacés, nous restâmes quelque temps étendu ainsi, et je le remerciai pour ce moment d’éternité.

Le temps semblant être suspendu, Jean se détachât de moi et sortit de la chambre. Quelques minutes plus tard, il revint avec un plateau dans lequel il avait préparé un encas et deux verres de vin. Toutes ses attentions me rendirent presque amoureuse. Nous trinquâmes, il m’embrassa et sortit à nouveau pour se rendre dans la salle de bain.

Je glissai sous les draps pour l’attendre en ronronnant comme une chatte, son odeur sur ma peau et sa succulence dans ma bouche.

A son retour, je fus surprise de le voir habillé, pensant passer tout le week-end avec lui.

Il m’embrassa sur la joue, et me dit que j’étais devenue une femme puissante et je n’avais plus besoin de lui. Après avoir prononcé ces paroles, il quitta l’appartement.

Heureuse, mais tout de même un peu abattu, je dus me consoler avec le cadeau qu’il m’avait fait.

Nous nous étions donné l’un à l’autre, mais en fait, Jean m’avait poussé à la transcendance sans qu’il ne m’ordonnât quoi que ce soit. Tout ce que j’avais réalisé, je l’avais fait de mon propre chef, même dans l’immoralité qui me forait.

Je ressentais pour cet homme, si différent de tous les autres, un désir physique forcené, je réussi à le dompter, c’est-à-dire à me sublimer. J’étais désormais totalement libérée.

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