Le boucher des 67èmes Hunger Games

Summary

Je m'appelle Maka Butcher. Je vis seul avec mon frère jumaux Keir, mon sang, ma vie. Nous sommes les boucher du Disctrict 10. Mais aujourd'hui, nous n'avons que 17 ans. Aujourd'hui, c'est la moisson. Spin-off de "Hunger Games" se déroulant avant les faits racontés dans les livres. Mon postulat de base : Et si je faisais une héroïne qui n'aurait pas autant de chance que Katniss dans le premier tome ?

Genre:
Action / Drama
Author:
NoraNecko
Status:
Ongoing
Chapters:
2
Rating:
n/a
Age Rating:
18+

Chapitre 1 : Mauvais pressentiment

J’entendis un bruit métallique. J’ouvris les yeux, et réalisai que j’étais seule dans notre chambre. Je me levai, lentement, encore courbaturée par la nuit passé à même le sommier du lit. Je passai dans le cagibi qui nous servait de cuisine, tandis qu’une odeur de pain grillé envahissait notre petit deux pièces. Et alors, je l’ai vu, la lumière qui illuminait ma vie, mon frère, mon jumeau. Il était juste comme moi, brun aux yeux verts, il me dépassait seulement d’une tête.

- Salut, frangine. T’as bien dormi ? me demanda-t-il, une poêle dans la main.

- ’Lut, répondis-je dans un bâillement, ça va. Je n’ai pas rêver, alors ça va.

Je m’assis à l’unique table de la maison. Il m’apporta des œufs brouillés, exactement comme notre mère qui nous avait appris à cuisiner. En réalité, je n’ai jamais été doué en cuisine. Heureusement, il l’était. Notre famille tenait la meilleur boucherie du district 10 depuis des générations, avant même la révolte. C’est de la d’où venait notre nom : Butcher. Nous n’étions pas riche, mais nous avions une belle vie. Mais notre vie se dégrada rapidement après le décès de Maman. Un jour, elle tomba malade. De plus en plus faible, elle finit par mourir lorsque nous avions douze ans. Secrètement, je pensais que c’était mieux ainsi. Elle n’aurait jamais survécu à notre première moisson.

Papa était tellement triste qu’il s’était mis à travailler plus dure encore, il ne rentrait presque jamais à la maison. Il partait tôt le matin et tard le soir. Je suis sûr que c’était pour les oublier, notre mère et la solitude. Il a seulement oublié qu’il n’était pas si seuls, ils nous a juste oublié, Keir et moi.

Je me souviens, la boucherie était pleine de clients, le brouhaha m’empêchait même de m’entendre penser tandis que j’aidais Papa. Après tout j’ai toujours eu un don pour le maniement du couteau. Soudain, deux pacificateurs sont entrés, l’un d’entre eux était nouveau au district.

Le plus âgé voulait être servis avant les clients, mais Papa refusa. Bien sûr, il était têtu. Il estimait que pacificateurs ou non, ils devaient faire la queue comme tout le monde. La conversation s’enflamma. Mon père avait un couteau dans la main. Un gros et impressionnant couteau de boucher, peut être un peu trop impressionnant. Le plus jeune des pacificateurs paniqua quand mon père pointa son couteau vers lui. Les pistolets étaient sortis. Un coup fut tiré. Le silence s’abattit. Mon père nous quitta alors que nous n’avions que quinze ans. Je le vois encore, étendu parmi la viande crue. Les pacificateurs ont dit que c’était sa faute. Personne ne les a contredit. Le seul moyen de ne pas tomber dans la misère était de reprendre la boucherie.

Nous avions à présent dix-sept ans. Je coupais la viande et Keir s’occupait la cuisine pour les clients. Les temps devenaient dur. Mais nous étions ensemble. Avec lui à mes côtés, je pourrais toucher la lune. Il était la main et j’étais le couteau. Il s’occupait de la boucherie à la perfection, très fort en comptabilité et impeccable en gestion. Je me demandais souvent comment j’aurais fait s’il n’avait pas été là.

Mais j’étais pleine de haine. Je haïssais ceux qui ne nous avaient pas aidé. Je haïssais les pacificateurs. Je les haïssais. Je haïssais le Capitole. Je haïssais les Hunger Games. Je haïssais ces enfants qui s’entretuaient. Je haïssais ces adultes qui regardaient ça. Je haïssais toute personne, je haïssais toute chose, sauf lui. Il était ma lumière, ma raison de vivre.

Cette année-là était la dernière année de la moisson pour nous. Bien entendu, j’étais moins anxieuse que les années précédentes, mais je restais inquiète. Que faire si nous étions séparés ? Que faire si la moisson prenait l’un d’entre nous ?

- Maka ? Tout va bien ?

Je levais la tête, Keir était en face de moi et avait déjà finis ses œufs.

- Tu n’as pas touché à ton petit-déjeuner.

- C’est la moisson aujourd’hui.

- Je sais.

Il me sourit. Il souriait tout le temps. Il croyait à la fortune. Il était sûr que maintenant, nous ne pouvions plus être choisis. Je l’espérais aussi, mais j’avais un mauvais pressentiment.

- Ne t’inquiètes pas frangine ! C’est la dernière fois.

J’acquiesçai. Je jetai un œil à la vieille horloge.

- D’ailleurs, il est temps d’y aller, fit-je remarquer.

On s’aida mutuellement à se préparer. J’avais laissé mes cheveux lâchés, ils étaient trop courts pour être attachés de toute manière. J’attrapai la main de Keir, une fois qu’il eut fermé la boucherie.

- Keir, j’ai un mauvais pressentiment.

- Ne t’inquiète, p’tite sœur, tout se passera bien.

Il sourit. J’essayais de sourire aussi mais je n’y arrivais plus, plus depuis l’ « accident » de Papa.

- Tu n’as pas besoin de te forcer tu sais, je peux sourire pour deux !

Ce fut à ce moment là, marchant à ses côtés, que je réalisai à quel point j’avais besoin de lui.

Nous étions séparé pour la moisson. Comme toujours, les filles étaient séparés des garçons. Autour de moi, les filles de mon âges priaient ou regardaient leurs parents, les yeux pleins d’espoir. Quand à moi, je ne lâchais pas mon cher frère des yeux. Sur l’estrade, il y avait deux grands bols en verre avec les noms des enfants. Lorsque Vickey, la responsable des Hunger Games dans notre district, s’approcha du micro afin de faire son discours annuel, je fus obligée de lâcher Keir du regard. Après l’usuel et détestable ” Puisse le sort vous être favorable”, elle plongea sa main dans un des bols et prit un nom, un nom féminin.

- Maka Bucher.

Moi ? Non, je ne pouvais y croire. J’étais tellement sous le choc que je ne me souviens même pas d’avoir traverser la cours sale en terre battu, mes jambes marchant seule jusqu’à l’estrade. Je regardai Keir. « Je te promet de revenir » me suis-je dit. ” Je te promet de revenir.” Après tout, je n’avais pas le choix. Je ne pouvais pas laisser mon frère seul, je me faisais le serment de revenir. Je devais revenir.

- Keir Bucher.

Le destin était farceur, et je venais d’être la victime d’une de ses blagues, d’une blague de mauvais goût. Comment cela pouvait-il être possible ? Je ne pouvais croire que mon frère jumeau était en train de monter les marches pour me rejoindre sur l’estrade. Vickey continuait de parler, mais je ne l’écoutais déjà plus. J’étais toujours sous le choc. Pourquoi ? Pourquoi nous ? Pourquoi la fortune faisait preuve d’autant de cruauté ? Je ne peux me battre contre mon frère et je ne peux vivre sans lui. Alors la seule solution possible me sauta aux yeux : je me battrais pour lui, je me sacrifierais pour lui, je ferais tout pour lui.

Tandis que Keir et moi quittions la place principale, le lourd silence fit place petit à petit à de petites rumeurs et chuchotement.

Normalement, nous aurions dû être séparé, ce qui aurait permis à nos proches de nous rendre une dernière visite. Seulement, la personne la plus proche de nous ce serait trouvé dans la pièce à côté. Alors, Vickey décida qu’il n’y avait nul besoin de perdre du temps, et nous nous sommes dirigés directement vers la gare pour prendre le train, main dans la main avec Keir.

Le train était plus luxueux que tout ce que nous avions connu jusqu’à ce jour. Nous avions droit à un compartiment chacun, composé d’une chambre, un dressing et une salle de bain qui devait faire à elle seule la taille de notre ancienne maison. Ce fut avec un certain mépris et dégout que je prenais ma douche dans cette baignoire en or qui a elle seule aurait permis à notre district de d’échapper à la famine qui nous guettait. Cependant, nous refusions catégoriquement d’être séparé avec Keir, alors quoique pouvait dire Vickey, nous dormions tous les soirs dans le même lit. Un wagon restaurant ainsi que deux wagons salons meublés avec des canapés en cuire composaient le reste du train à grande vitesse qui nous emmenait vers la pire destination possible, le Capitol.

La moitié du voyage s’était écoulé sans que je dise un mot. Keir parlait avec Vickey et notre mentor, afin d’en apprendre plus sur les Hunger Games, sur ce qu’on ne nous disait pas à la télévision. Notre mentor était un homme entre deux âges, qui avait gagné d’une manière pas spécialement spectaculaire, et dont je n’avais pas pris le temps d’apprendre le nom. Keir ne me parlait pas, et même si l’on se retrouvait dans la même chambre tous les soir, nous nous contention de nous prendre dans les bras l’un de l’autre, nous n’avions pas besoin de parler. Surtout que j’avais encore trop de haine en moi, et j’avais peur qu’elle ne descende jamais. Le dernier soir, Keir prit la parole.

- Tu sais Maka, ce n’est pas en gardant le silence que tu pourras avancer.

- Avancer ? Et pour aller où ? Seul la mort nous attends au bout des rails.

- Ne dit pas ça, je suis sûr qu’il y a un moyen !

- Voilà 67 ans qu’il n’y a qu’un seul gagnant, peut importe les tributs.

Un silence pesant s’installa, avant d’être rompu à nouveau par la voix mélodieuse et grave de mon frère jumeau.

- Maka ?

- Oui, Keir ?

- Je t’aime soeurette.

Je me retournai vers lui, et le regardai dans les yeux. Je le pris dans mes bras, il était encore si jeune, si fragile, mon cher petit frère. Je passai ma main dans ses cheveux en bataille, et lui sourit pour la première fois du voyage.

- Moi aussi, lui chuchotai-je, le visage enfouie dans son épaule.

Mon visage se referma instantanément, rongé par l’inquiétude. Je remerciai le ciel que Maman ne fut plus là pour voir ça. Mais je devais le ramener à la maison, je devais trouver un moyen, je devais trouver un moyen pour le sauver.

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