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Renouveau (1) : les Rôdeurs

By Marie-Louise Ghestem

Prologue

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Bonjour !

Me voilà donc pour une nouvelle fanfiction sur Harry Potter, et cette fois, sur la nouvelle génération. Attention, bien qu'il ne soit pas obligatoire d'avoir lu "le Parfum des Arums" pour suivre cette fic, ça vous expliquera deux-trois détails, comme "pourquoi la mère de Scorpius est rousse".

Alors, pour commencer... Les éléments non-conforme aux livres.

Draco Malefoy a épousé Salvakya Netaniev (OC). Leurs enfants sont Demetria, Scorpius et Hyperion. D'autres OC ont épousé les Greengrass, Susan Bones, Blaise, Theodore, etc.

De plus, James n'a pas la carte du Maraudeur, et il est en deuxième année. Luna et Neville sont mariés et ont deux enfants (Xavier et Olivia). Dominique Weasley est un garçon. Ginny Weasley a cessé de travailler depuis quelques années. Le parrain d'Albus et de Scorpius est la même personne, Lévine Koenig.

Pour plus d'information, lire l'épilogue de ma fic le Parfum des Arums.

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Voilà, c'est tout x) Bonne lecture !

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Prologue

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Le quai de la gare disparut, et les quatre enfants se regardèrent avec un certain malaise, saisis par l'angoisse naturelle qu'éprouvent les gamins séparés de leurs parents. Dylan Aristide-Malefoy, Lucy Zabini et Scorpius Malefoy allaient tous les trois entrer en première année. Seule Demetria Malefoy, aînée de Scorpius d'un an, entamait sa deuxième année.

– Bon ! fit Demetria en se levant. Je vais chercher Abby.

Demetria était à Serdaigle, et Abigail Robins était sa meilleure amie depuis son premier trajet dans le Poudlard Express. Elles étaient dans la même Maison, le même dortoir, le même banc en cours. Abby et Demy étaient inséparables.

– A plus, Demy ! lança bravement Scorpius en se laissant tomber sur la banquette.

Quand elle eut quitté le compartiment, Dylan poussa un léger soupir. Il était le fils de Nathan, le frère adoptif du père de Scorpius. Sang-Mêlé, les cheveux d'un délicat roux pâle, et les yeux vairons (un brun et un vert), Dylan était d'un naturel sérieux et discret, mais il était également très sociable. Scorpius devina ce qu'il allait dire avant même que son cousin ne lance :

– On va faire un tour pour rencontrer des gens ?

– Non merci, refusa Lucy Zabini. Je vais rester là : laissez le peuple venir à moi !

Scorpius gloussa, puis se leva :

– Je vais voir le Quatuor et je reviens.

Cyrius Jarvis, Poufsouffle Cameron Michelis, Serdaigle Gabriel Shepper, Gryffondor et Oscar Nott, Serpentard c'était eux, le Quatuor. Ils étaient en deuxième année et appartenaient à des Maisons différentes, mais comme ils avaient le même âge et que leurs parents étaient tous très amis, ils avaient quasiment grandis ensemble. Et leur amitié avait perduré après la Répartition. De ce fait, dès qu'il y avait un match de Quidditch, peu importe qui gagnait et qui perdait, ils faisaient la fête quand même !

Dylan, sa valise et le panier de son chat à la main, et Scorpius, mains dans les poches, quittèrent donc le compartiment, se lançant à l'aventure dans le train. Ils croisèrent plusieurs élèves de tous âges, à la recherche d'un compartiment libre ou d'un groupe d'amis en particulier.

Au passage, Dylan fit la connaissance d'un garçon aux cheveux roux et à l'air timide, qui se nommait Dominique Weasley. Laissant Dylan et son nouvel ami discuter, Scorpius leur faussa compagnie et continua son chemin, scrutant tous les compartiments qu'il croisait.

Finalement, à travers la vitre d'un énième compartiment, il reconnu six visages familiers : le quatuor, plus Abby et Demy. Le jeune Malefoy entra aussitôt d'un pas joyeux.

– Salut tout le monde ! Enfin, surtout Abby : je ne t'ai pas encore vue.

Abigail lui retourna un sourire éclatant. La peau couleur caramel, le visage parsemé de tâches de son, les cheveux bruns très frisés et indomptables, Abby était l'image même d'une énergie radieuse. Le parfait complément de la calme Demetria…

Scorpius ne savait pas grand-chose sur Abby. Elle était à Serdaigle, sa mère Demelza Robins était de Sang-Mêlé et ancienne Gryffondor. Et son père était inconnu, et Moldu très probablement. Le couple Malefoy avait été très circonspect, au départ, quand Demy était devenue amie avec cette fille. Ils méprisaient sa mère qui avait couché avec un Moldu et qui s'était fait jeté par ce dernier comme un déchet.

Finalement, l'obstination de Demy (et la claque que mit Abby à James Potter quand ce dernier l'embêta) avaient eu raison des réticences de Draco et Alva Malefoy. Et le duo d'Abby et Demy était resté.

– Bonjours, Scorpius ! sourit Abby. Toujours pas de surnom à me proposer ?

Abby avait été invité une semaine, en juillet, chez sa meilleure amie : c'était là qu'elle avait fait la connaissance du reste de la famille, dont Scorpius. Et elle lui avait activement cherché un surnom.

– Toujours pas.

– Et Scott ? C'est bien, Scott.

Gaby, le Gryffondor du quatuor, roula des yeux :

– Mon chien s'appelle Scott.

– Laisse tomber, ricana Scorpius. Appelle-moi Dieu et puis c'est tout !

– Pas bête, ça, un nom de dieu… réfléchit Abby.

– Shinigami ? proposa Demy.

Oscar, le Serpentard, leva les yeux au ciel :

– Tu lis trop de magazines sur les Runes japonaises, toi…

– Croque-mitaine ? plaisanta Cameron, le Serdaigle.

– Andouille, soupira Gaby.

– Andouille, c'est bien, non ? rigola Cyrius.

Scorpius roula des yeux d'un air exaspéré, et Abby s'exclama soudain :

– L'Ankou !

Mais elle n'eut pas le temps de pousser la réflexion plus loin : la porte du compartiment s'était à nouveau rouverte. Mais cette fois, les visages du groupe d'amis s'assombrirent, tandis que l'intrus s'avançait d'un pas conquérant :

– Salut les nazes !

– James, s'il-te-plaît… soupira Gaby d'un air excédé.

James Potter, car c'était lui, ignora superbement son condisciple de Gryffondor. Au lieu de ça, il se tourna vers Abby et Demy avec un sourire charmeur :

– Vous voulez venir dans notre compartiment, les filles ?

– Crève en enfer, Potter, se contenta de répondre Demy avec mépris.

– Et sortir avec moi, toujours pas ?

Scorpius ouvrit des yeux ronds. Ça, c'était de l'inédit ! Potter ?! Qui draguait Demy et Abby, en même temps ?! Eh ben, il ne manquait pas de culot ! Et pourquoi Demy n'en avait jamais parlé aux parents ?

Cyrius leva les yeux au ciel, et laissa tomber d'un ton froid :

– En revanche, si tu pouvais sortir tout court, Potter, ça serait un soulagement pour nous tous…

James ouvrit la bouche pour protester, mais devant les sept regards noirs braqués sur lui, il s'inclina en ricanant avec nonchalance :

– Ce n'est que partie remise !

– Va chier, grommela Abby tandis que la porte se refermait derrière lui.

Oscar poussa un long soupir. Voyant l'air effaré de Scorpius, il lui sourit et expliqua :

– Potter n'a pas l'habitude qu'on lui résiste.

– Que les filles lui résistent, corrigea Demy.

– Si tu veux. Donc il harcèle Abby et Demy depuis qu'elles lui ont mis l'une et l'autre un splendide râteau. Ça reste gentil, cependant. Potter ne ferait jamais vraiment du mal à quelqu'un.

– Lui, non, grommela Cyrius. C'est juste un crétin. Mais Faust…

– Faust Griggs est le meilleur ami de Potter, laissa tomber Cameron. Il est beaucoup plus agressif. Quand Abby a giflé Potter, Faust lui a sauté à la gorge. Heureusement que Demy lui a lancé un sort, sinon ça tournait au pugilat.

Scorpius écarquilla les yeux, et se tourna d'un bloc vers sa sœur :

– Tu ne nous l'as pas dit !

– Papa et Maman adorent chercher des poux à Harry Potter, soupira Demy. Si je l'avais dit, ça aurait été entre eux qu'il y aurait eu une bagarre. Et tu connais Maman… Je ne suis pas sûre qu'il serait resté assez de cendres de son adversaire pour remplir une urne.

Malgré lui, Scorpius rigola, et il ne fut pas le seul. Il était bien connu que Salvakya Malefoy, Briseuse de sorts du Ministère de la Magie, était une combattante accomplie. Et elle leur avait raconté un nombre incalculable de fois les deux occasions où elle s'était battue contre Harry Potter, à mains nues, et l'avait emporté.

Plus des trois quarts du récit étaient fortement exagérés, cela dit.

– Normalement, Fred Weasley réussit à garder une bonne ambiance, sourit Gaby. Fred est ami avec tout le monde : James, Faust, nous, les autres Maisons… Et puis c'est le fils du gérant de la boutique de Farces et Attrapes, donc James l'adore.

– En gros, Scorpius, si tu vas chez les Gryffondors, pourris la vie de Potter ! sourit Abigail.

– Abby, ne l'encourage pas, grommela Gabriel. Je tiens à la paix dans mon dortoir.

Scorpius leva les yeux au ciel et asséna :

– De toute façon, je refuse d'aller chez Gryffondor. Pas assez d'intellect à mon goût… Sans vouloir te vexer, Gaby.

– Je mise sur Serdaigle ! clama Cameron en levant le poing.

– Et moi sur Serpentard, sourit Oscar.

– Bon, je suppose que je n'ai plus qu'à parier sur Poufsouffle ? plaisanta Cyrius.

– Un Malefoy à Poufsouffle ! fit mine de s'indigner Demy. Quelle honte, quelle ignominie, quel déshonneur ! Le nom des snobinards blonds serait jeté à bas de son trône… Tu n'aurais plus qu'à changer de nom, de pays, et de visage pour faire bonne mesure, Scorpius !

– Sympa, grogna le Poufsouffle du groupe.

Cameron ricana, puis lâcha perfidement :

– Non, mais il faut être réaliste Cyrius : la Maison des Blaireaux ne s'appelle pas comme ça pour rien… Non, j'ai rien dit ! Pointe cette baguette ailleurs !

– Je vais vous laisser, lâcha Scorpius en reculant vers la sortie. Etripez-vous sans ma participation, ok ?

Seul Demy lui adressa un sourire encourageant : les autres étaient déjà occupés à se chamailler. Et quand Scorpius referma la porte du compartiment, Cameron et Cyrius se faisaient une espèce de prise de catch sous le regard navré de Gabriel et Oscar.

– Totalement cinglés, marmonna le jeune Malefoy en retournant vers le compartiment où l'attendait Lucy.

La jeune Zabini s'y trouvait toujours, mais plus seule. Cinq personnes l'y avaient rejointe, et se tournèrent vers Scorpius à son entrée. Lucy adressa un large sourire à son ami, et désigna un par un les intrus :

– Scorpius, voici Fred, Rose, Albus, Vincent et Naima.

Albus. Une seule personne portait un tel prénom cette année. Scorpius l'évita délibérément du regard et se tourna vers le plus grand de la bande :

– Fred Weasley je suppose ?

Avec ses cheveux orange vif et son large sourire, impossible de ne pas le reconnaître. Le deuxième année était sans doute là pour veiller sur Rose et Albus, ses cousins…

– Tu suppose bien, sourit Fred. Et toi, tu es un Malefoy, non ?

– Tous les blonds de ce train ne sont pas forcément des Malefoy.

– Et nous en remercions Merlin ! plaisanta Fred.

Rose, une petite rousse aux cheveux assez sombre et très frisés, pouffa discrètement. Scorpius balaya e compartiment du regard.

Outre Rose, la seule fille était Naima. Noire de peau, les cheveux dressés sur sa tête en une coupe afro probablement rétive à toute tentative de coiffage, elle se tenait un peu avachie sur son siège. Née-Moldue venant des bas-quartiers, diagnostiqua aussitôt la parie cynique de Scorpius.

A côté d'elle se trouvait le dénommé Vincent : blond, l'air songeur, les vêtements impeccables, il avait un livre ouvert sur les genoux. Un grimoire épais, apparemment. Ce type avait une certaine classe, même pour un garçon de onze ans, et son air à la fois nonchalant et sérieux rappelait un peu Blaise.

Et enfin, Albus. Scorpius posa les yeux sur ce garçon qu'il n'avait jamais vu, et dont il connaissait pourtant l'identité. Albus Severus Potter.

Scorpius savait beaucoup de choses sur Albus. Ils avaient le même parrain, Lévine Koenig. Ils avaient le même second prénom, Severus. Leurs pères, Harry Potter et Draco Malefoy, travaillaient au Ministère et ne s'entendaient pas. Leurs mères, Ginny et Alva, se haïssaient et ne se parlaient pas. Leurs aînés, James et Demy, se provoquaient sans cesse.

Alors Scorpius ne savait pas vraiment à quoi il s'attendait. A quelqu'un comme James Potter ? A quelqu'un de hautain et méprisant ? A quelqu'un de simplement méfiant ?

Il ne savait pas exactement à quoi il s'attendait. Mais ce n'était certainement pas à ce gamin aux cheveux châtains en bataille, à l'air un peu perdu et aux grands yeux écarquillés, qui tenait son livre contre sa poitrine comme pour se protéger d'une agression. Albus avait l'air d'un enfant seul et effrayé. Albus avait l'air de ne pas vraiment savoir ce qu'on attendait de lui. Pourtant il ne baissait pas les yeux, et il affrontait son regard sans broncher.

Il avait des yeux verts. Les yeux verts les plus extraordinaires que Scorpius ait jamais vus. Emeraude, sombres et nuancés, comme une forêt éclaboussée de lumière. Des yeux qui semblaient presque trop grands, trop francs. Le genre de regard qui vous happe à l'improvise et vous fascine, irrésistiblement.

Puis Albus cligna des yeux, et Scorpius inspira discrètement une goulée d'air, revenant à la réalité. Lucy le regardait bizarrement.

Alors Scorpius haussa les épaules, sourit, et s'installa tout naturellement à côté d'Albus Severus Potter.

– Salut. Tu lis quoi ?

Albus sembla surpris, ou choqué, ou soulagé, peut-être les trois à la fois. Pas d'interrogatoire en règle sur son nom, sa famille, sa future Maison, son frère. Juste cette question innocente et cet intérêt sincère. Ses yeux étincelèrent tandis qu'il souriait, avec tant de franchise et de joie que Scorpius en fut totalement désarmé.

– C'est un livre Moldu. Victor Hugo, tu connais ?

– Un peu, mentit Scorpius. C'est lequel ?

Les Misérables.

– Je ne l'ai pas lu. Il raconte quoi ?

Et Albus se mit à raconter avec emphase et passion les aventures de Cosette et Jean Valjean, ponctuant son récit de grands gestes et de larges sourires. Fasciné, le compartiment entier l'écouta en silence.

Et Scorpius décida que s'il ne devait avoir qu'un ami, ce serait Albus. Et personne d'autre que lui.

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A suivre...

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