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Lolita

By Anne-Victoire Overkill

Prologue

Bonsoir chers lecteurs ! Oui, je sais ce que vous allez dire, je sais... Encore une fanfic... En fait, j'écrivais une fanfiction modern AU sur Game of Thrones et le pairing était censé être Sansa x Sandor, mais en écrivant la rentrée, j'ai eu cette idée de génie et les deux ne se combinaient pas... Alors j'ai fais un autre projet complètement indépendant pour suivre mes fantasmes étranges et tordus.

C'est donc aussi un modern AU qui se passe au lycée. J'ai un peu grandi Sansa pour les besoins de l'histoire. Principalement, ce sera du Sansa x Petyr et il y aura quelques petites allusions à du Sansa x Joeffrey et du Sansa x Sandor. Le tout suit bien sûr le concept de la lolita, décrit dans le livre du même nom de Nabokov que je vous recommande si vous ne l'avez pas déjà lu.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.

Votre dévouée,

AO.

Prologue : You make me feel alive again.

Petyr Baelish n'était pas un homme heureux en amour. Il ne l'a jamais été et ne le serait probablement jamais.

Il entra dans la salle de classe, remontant l'allée sous les regards de ses élèves. Lorsqu'on est professeur, on est acteur d'une comédie en petit comité. Quelques fois, on est star, quelques fois on reste acteur de second rôle.

Petyr était incontestablement une star parmi ses élèves.

- Bien, bien, mes chers élèves bienvenue en dixième année, bienvenue dans votre cours de littérature. Je suis professeur Baelish, voilà comment ça s'écrit...

Il se retourna brièvement pour écrire son nom au tableau noir.

- ...Même si quelques personnes parmi vous le savent... N'est-ce pas, Ros ? J'espère que cette année vous serez un peu plus attentive...

- Oui, monsieur, répondit-elle d'un ton sage que son sourire démentait totalement.

Voilà pourquoi Petyr ne serait jamais heureux en amour : il avait un faible pour les étudiantes.

Il était tombé amoureux d'une fille quand il était plus jeune. Catelyn Tully. Elle l'avait rejeté pour un joueur de football américain promit à une grande carrière. Il semblerait qu'elle ait été assez heureuse avec lui pour se marier avec ce Ned Stark et lui donner sept enfants... Sept enfants... Elle devait quand même être belle, après sept grossesses. Mais elle l'avait rejeté et quelque chose avait du se bloquer en lui. Il n'était jamais allé chez un psy pour son addiction à la chair fraîche, qui sait entre quelles mains ces informations pourraient tomber. Le CPE, ce Varys, avait des oreilles partout. Désormais, il ne trouvait plus aucun intérêt aux femmes avec leurs premières rides, leur maquillage bien appliqué et leurs vêtements assortis de façon classique et bien pensante.

Les jeunes filles étaient plus excitantes. Elles étaient frustrées, elles devaient porter un uniforme alors qu'elles voulaient juste être différentes. Elles découvrent leur sexualité, elles sont innocentes et avides d'aventures, de découvertes. Elles ont ce mélange érotique entre leurs airs de poupée et leurs manies de vouloir ressembler à des femmes. Rien ne l'excitait plus qu'une paire de longues jambes encore un peu hésitantes sur des talons hauts ou un rouge à lèvres trop rouge pour des lèvres trop innocentes. Elles feraient tout pour plaire. Et il se trouvait qu'elles passaient cinq heures par semaine avec lui. Il n'avait qu'à leur montrer qu'elles étaient différentes et attirantes et elles tombaient dans ses bras.

Ros avait passé ce stade. Il n'avait eu qu'à lui montrer qu'on pouvait la désirer, qu'elle était belle et attirante. A partir de là, elle n'avait plus vraiment eu besoin de lui pour découvrir sa sexualité, autant avec des filles qu'avec des garçons. Mais elle était tout de même revenue à lui, de temps en temps, pour avoir une vraie relation sexuelle, pas seulement des attouchements hésitants de jeunes puceaux en chaleur qui ne pensent qu'à leur plaisir. Petyr avait l'expérience qu'il lui fallait. Il lui donnait du plaisir avant de l'utiliser pour le sien.

D'ailleurs, Ros avait une très bonne élève... Il avait beaucoup ri quand Monsieur Pycelle, le vieux professeur de biologie, était venu lui raconter, faussement choqué, comment Ross était venu lui proposer des faveurs sexuelles en échange de bonnes notes. Ala fin de l'année, la biologie était la seule matière où elle avait la moyenne.

Mais Ros avait grandi. Elle était devenue une femme, presque. Elle n'était plus assez innocente pour lui. Il avait besoin d'une jeune fille pour cette année.

- Vous allez remplir les habituelles fiches de renseignements : nom, prénom, date et lieu de naissance, établissement et classe de l'année dernière, profession des parents, profession envisagée si vous le savez déjà, plus les oeuvres que vous avez lu cet été et votre oeuvre préférée. Je vous appelle, vous me rendez votre fiche et je vous donne le roman que nous allons étudier cette année. Mormont, je vous vois passer un mot à Miss Targaryen, attendez la fin des cours pour séduire votre dulcinée, voulez-vous ?

Jorah rougit de la tête aux pieds et se contenta de marmonner quelque chose que personne ne comprit. Daenerys, elle, regarda ailleurs, visiblement peu concernée par cette remarque et par l'attention qui, désormais, se tournait entièrement vers elle. Petyr la regarda très attentivement. Elle était arrivée l'année dernière, en cours d'année. Un problème avec ses parents, apparemment. C'était une jeune fille très secrète. Petyr se demanda si elle serait son amante cette année. Si belle, si éthérée... Il l'observa un moment, tandis que tous les élèves faisaient un brouhaha d'enfer en remplissant leurs fiches. Elle semblait très renfermée sur elle-même, comme si elle essayait de nier son corps qui devenait celui d'une femme.

Il restait tout de même peu convaincu. Le cru de cette année n'était pas très bon... Mais il devait se donner du temps, il n'avait pas encore tout vu.

- Bon, Jenny Allia, appela-t-il, prenant un des romans de la pile sur son bureau.

Courage, se dit-il, alors qu'il prenait un autre livre, l'échangeant contre une fiche, on y est presque, ce n'est que le premier jour, les premiers jours sont toujours longs et ennuyeux. Cette année était tout de même un mauvais cru... Il allait choisir Daenerys, à coups sûrs...

- Sansa Stark...

Stark ? Avait-il bien lu, Stark ?

Quand elle se leva, il n'y avait plus aucun doute... Il s'agissait bien de la fille de Catelyn... Rousse comme un renard, grande, mince, silencieuse... Son fantasme se relevant de ses cendres. Petyr pria pour que personne ne remarque son désir s'enflammer, ses yeux se balader librement sur le corps gracieux de Sansa et ses mains ajuster sa chemise pour qu'elle couvre ce qu'il y avait à couvrir.

Elle lui faisait déjà un tel effet et elle était juste en marcher de marcher vers lui, osant à peine le regarder, tenant dans ses petites mains aux ongles roses...

Elle doit encore penser qu'elle est une petite fille...

Il regarda sa poitrine qui poussait légèrement contre son uniforme. Il est temps qu'elle perde ses illusions. Il se demanda si ses sous-vêtements étaient aussi enfantins. Roses et simples... Avec des coeurs ou des licornes dessus. Il se sourit intérieurement. La jeune fille s'arrêta à une distance plus que raisonnable et lui tendit sa fiche. Une encre bleue clair, de jolies lettres bien formées. Tout semblait contraster avec de corps de déesse, ses longs cheveux roux auxquels il chanterait les poèmes de Baudelaire après l'amour, lorsqu'ils seraient détachés, pas emprisonnés dans cette jolie tresse. Il saisit la fiche, ses doigts touchant à peine les siens. Elle ne bougea pas et ne sembla pas choquée, mais elle semblait tendue. Tout le monde la regardait. Il la fit attendre un moment, en faisant semblant de lire sa fiche. Elle était nerveuse et tirant régulièrement sur l'ourlet de sa jupe pour qu'elle couvre ses genoux un peu plus. Pourquoi tant de pudeur, quand on a tant à offrir aux regards ?

- Vous êtes la fille de Catelyn Tully, n'est-ce pas ? demanda-t-il comme si ce n'était qu'un détail.

- Oui, monsieur, répondit-elle. Elle essayait d'être discrète. Timide donc. Sa voix aussi était très basse. Il devait deviner la moitié de ce qu'elle disait en lisant sur ses lèvres.

Il se demandait si elle serait du genre bruyante pendant l'acte. Il adorerait ça.

La fille de Catelyn... Son tout premier amour réincarné devant ses yeux. Comme si la vie lui donnait une autre chance de garder l'amour à ses côtés. Il se sentit à la fois heureux et oppressé. Devait-il pervertir la jeune fille pour se venger, avant de la laisser pleurer sur sa virginité perdue (car il était sûr qu'elle était encore vierge) dans les bras de sa mère dont elle n'aura jamais le courage d'avouer à qui elle avait donné ses prémisses ? Ou devait-il l'aimer comme si elle était son dernier espoir ?

Voilà un dilemme à résoudre au plus vite... Il rangea sa fiche et lui tendit avec joie Lolita de Nabokov.

Sansa sortit du lycée, réarrangeant son sac sur son épaule, scannant la foule à la recherche des visages connus de ses frères et de sa soeur. Elle croisa le regard magnifique et bleu de Joffrey Baratheon... Joeffrey était le garçon le plus populaire du lycée. C'était le fils du principal et il faisait du tennis à ce qu'on disait. Beaucoup de filles se battaient pour son attention, mais il était célibataire pour le moment, du moins, à ce qu'il lui avait dit, cet après-midi, quand il était venu déjeuner chez elle avec son père qui était un vieil ami du sien. La reconnaissant, il lui sourit, éclairant sa journée de son sourire Freedent. Puis, il se contenta de faire un geste au jeune homme qui le suivait partout... Sandor. Le Limier, disait-on dans les couloirs. Ce qu'on ne disait pas dans les couloirs, c'était comment il avait eu les cicatrices sur la moitié de son visage, ces cicatrices qui le rendaient si laid et si difficile à regarder...

- Joffrey... Bon choix, mais difficile, commenta une voix derrière elle.

Surprise et honteuse de s'être ainsi fait surprendre à reluquer un jeune homme, la jeune fille sursauta et se retourna pour tomber sur une redoublante, une fille de sa classe.

- Il aime des trucs bizarres... Joffrey, je veux dire... Si j'étais toi, j'irais plutôt voir du côté du Limier, ajouta Ross, en lui prenant le bras, comme si elles étaient les meilleures amies du monde et l'emmenant hors du lycée, sur le parking.

- Le Limier ? fit Sansa avec un léger frisson. Mais il est...

- Amoché ? Oui, bah, dans le noir, ça passe... Tu sais, c'est comme une voiture. Peu importe si la carrosserie et rayée si ça ne touche pas le moteur, continua la jeune fille avec un petit clin d'oeil sous entendu.

Sansa ne parvint pas à masquer son air choqué. Elle regarda atour d'elle, gênée, changea son poids de jambe et se sentit rougir abondamment.

- Tu veux dire, que... hésita Sansa dans un murmure, tu as... enfin, je... tu...

- Oui, je l'ai testé, confirma Ros avec un petit sourire.

- Même Joffrey ? demanda Sansa, visiblement blessée dans ses sentiments.

- Tout le lycée, si tu veux savoir, lança une autre voix avec un fort accent étranger qui était assez exotique.

Peu après, une jeune femme, tout aussi féminine que Ros, sa jupe tout aussi courte et ses atouts féminins tout aussi mis en avant, les rejoint. Elle la regarda de haut en bas et le résultat sembla lui plaire puisqu'elle poursuivit :

- Même les profs.

Sansa se demanda si elle pouvait encore rougir plus fort sans s'évanouir. Dire qu'elle n'avait jamais embrassé de garçons auparavant (son amie d'enfance, Jeyne, ne comptait pas), et ces deux filles, à peine un an plus âgées qu'elle, avaient déjà séduit des professeurs !

La jeune fille était choquée, bien sûr, c'était normal pour une lady d'être choquée, mais elle ne pouvait cacher son fort intérêt sur ces expériences. Comment une jeune fille peut-elle séduire un adulte ?

- Voyons, voyons, vous allez me faire rougir, fit Ros, faisant semblant d'être accablée par les compliments. Sansa, je te présente Shae, spécialiste dans la corruption de fonctionnaires, deuxième plus grande débauchée de ce lycée...

- Deuxième seulement ? s'exclama Shae.

- Oui, deuxième, tu as pu passer à l'année supérieure, preuve que tu as visiblement passé moins de temps que moi à te former à baiser...

Sansa pouvait visiblement rougir plus et continuer à entendre les propos crus des deux jeunes filles.

- Oui, mais ce n'est pas juste, rétorqua Shae, tu étais la chouchoutte de Baelish, le plus grand tombeur du lycée, je pouvais rien faire...

- Monsieur Baelish... avec ses élèves ? s'exclama Sansa.

Elle avait atterrit dans un monde de dépravés. C'était au-delà de toutes les peintures apocalyptiques que sa mère lui avait faîte du lycée dirigé par Robert Baratheon. Et ce n'était pas peu dire.

- Tu sais, tu n'es pas avec tes parents, tu peux dire 'coucher', 'baiser' et tout ça, se moqua Ros. Je me demande s'il va me reprendre cette année... C'est le meilleur coup du lycée.

- Je sais pas, répliqua Shae, il paraît qu'il change chaque année...

- Dommage... Oh, Shae, raisonne notre amie Sansa : elle vise Joffrey.

- Joff' ? Mon Dieu, Sansa, une jolie fille comme toi ! Sincèrement, choisis Le Limier, tu n'auras mal qu'un moment.

- Mais, je... En fait, je... répliqua Sansa, incapable de leur expliquer que non, elle n'avait aucune envie d'avoir des relations sexuelles avec un homme à moitié défiguré et incapable de demander ce que Joffrey avait de si horrible pour qu'elle ait à lui préférer ledit homme défiguré.

Mais elle fut sauvée par le gong... Ou plus exactement le coup de klaxon de Robb qui commençait à s'impatienter dans la voiture familiale. Sansa l'aperçut, s'excusa auprès de ses amies qui faisaient des commentaires salaces sur le frère de leur pauvre Sansa et monta dans la voiture où toute la meute Stark l'attendait :

- Alors ? lui demanda gentiment Jon, tu t'es déjà fait des amies ?

- Oui, on peut dire ça, marmonna Sansa en attachant sa ceinture.

- Et toi, Sansa, lui demanda son père, pendant le dîner, quel prof t'a accueilli ?

- Mon prof de littérature, répondit-elle. Monsieur Baelish.

Catelyn, qui était en train de réprimander Rickon qui avait décidé de déchiqueter sa viande avec ses dents au lieu d'utiliser un couteau, fut tout à coup silencieuse. Elle regarda sa fille comme si elle était tombée d'une autre planète. Ce regard dérangea Sansa. Elle eut une petite moue et continua :

- Il a dit qu'il te connaissait, Mam'.

- Oh... Un ancien ami d'enfance... Etrange qu'il se souvienne encore de moi... Rickon, utilise ton couteau, comme un enfant normal, veux-tu ?

Sansa n'osa pas demander, mais elle était sûre qu'il y avait eu bien plus que de l'amitié entre eux deux. On lui avait toujours dit qu'elle ressemblait étrangement à sa mère et il l'avait regardée...

Comment dire... Elle s'était sentie brûlée dès qu'il avait posé les yeux sur elle. Elle était soudainement trop découverte, comme s'il pouvait la voir à travers ses vêtements. C'était une sensation très dérangeante et elle n'était pas sûre de l'apprécier. Cependant, elle n'avait pas pu s'empêcher de se sentir... vide, presque... jalouse quand il avait détourné les yeux d'elle.

Elle s'était sentie tellement importante quand il l'avait regardée. Elle n'était pas seulement une des filles de la meute Stark. Elle était une jeune fille. Elle était jolie. Mais, maintenant, elle se sentait... en colère à nouveau. Il l'avait probablement regardée parce qu'elle ressemblait à une amie d'enfance. Bien sûr, un professeur la regarder ! Mais quelle idée stupide ! Elle était loin d'être aussi belle et séduisante que Ross ou que Shae. Il ne pouvait même pas y avoir penser ! Pourquoi y avait-elle pensé ? C'était juste ridicule ! Ce qu'elle pouvait être stupide ! Elle devait sans doute être frustrée à cause de l'indifférence de Joeffrey. Et puis, c'était aussi la faute de Ros ! Elle était sûre qu'elle lui avait menti pour la choquer... Dire qu'elle y avait cru. Elle devait bien se moquer d'elle avec Shae maintenant...

La jeune fille poussa sa viande de côté, terminant ses légumes pendant qu'Arya la lui volait pendant que leurs parents ne regardaient pas.

Ce que Sansa ne savait pas (et ne saurait pas avant un long moment) c'était qu'à quelques kilomètres de là, Petyr murmurait son nom sous sa douche brûlante.

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