Un amour par delà le temps

Chapter 2


A Louqsor, le lendemain matin, une brise tiède souffla sur la ville, et ses habitants qui commençaient à se réveiller. Peu à peu les bruits de la vie quotidienne se fit entendre.

Une seule personne, ce matin là en haut de son balcon, contemplait le spectacle. Debout depuis l'aube, Atem avait pu sentir la fraîcheur d'une fin de nuit en Egypte, avec la brise qui lui avait caressé le visage et ravivé ses sens. Il ferma les yeux et repensa à son dernier combat.

Il le revoyait très distinctement, celui qu'il avait mené contre Yugi et dont l'issue devait décider de son repos ou non, les adieux déchirants donner à ses amis. Mais surtout, il revoyait, le moment où, arrivé devant son père et ses amis, la discussion qu'il avait eut avec lui.

Après une bonne nuit de sommeil, il se souvenait parfaitement de ce qu'ils avaient discuté. En effet, il pensait être arrivé au terme de son voyage et ainsi pourvoir se reposer éternellement, auprès des siens. Pourtant il n'en fut rien. Il revoyait l'accueil chaleureux donné par son père. Puis après une discussion, son père le poussa gentiment d'où il était venu. Le dernier souvenir qui lui restait, était le sourire bienveillant que celui ci lui avait fait, juste avant qu'une lumière aveuglante et puissante ne le ramène à l'endroit d'où il été parti.

Il réfléchissait à ce que son père lui avait révélé et se demandait comment accomplir ce que son père lui avait dit ?

Las de ses réflexions, il revint dans le présent et se rendit compte que le soleil se levait. En effet, une couleur dorée apparue devant ses yeux et le ciel devint d'un bleu limpide. Il pris conscience de son retour parmi les vivants et admira, en paix, la beauté des paysages, teintées de couleurs plus magnifiques les unes que les autres, que Dieu avait pu créer. Il respira profondément, heureux d'être là. Il continua de regarder la ville se réveiller lentement et il ne s'en laissait pas.

Vers 8 heures, un léger coup frappé à la porte se fit entendre et arracha Atem de sa contemplation. La porte s'ouvrit et il vit entrer Ishizu, le sourire aux lèvres.

« Bonjour ! Mon pharaon ! Tu as bien dormi ? Tu te sens mieux ? Demanda Ishizu bienveillante.

« Bonjour, Ishizu ! Mais je t'en prie appelle moi Atem, je ne suis plus pharaon maintenant. Et pour répondre à ta question oui… je me sens de mieux en mieux ! » Répondit Atem en souriant.

« Tant mieux ! Mon Phara…Euh non Atem. Puisque tu es réveillé, nous allons pouvoir prendre le petit déjeuner et discuter. Car, je pense que tu t'en doute mais j'ai plein de question à te poser. » Dit-elle sérieusement en le regardant droit dans les yeux.

Atem soutint son regard. Après tout il comprenait bien qu'elle ait envie d'en savoir plus. Si cela avait été l'inverse, il se poserait sûrement les mêmes questions et voudrait avoir des réponses. Après quelques secondes à se regarder, Ishizu lui sourit et se retourna pour se diriger vers la porte. Il la suivit et referma la porte derrière lui.

Il arriva dans un salon et s'arrêta pour l'observer, ce qu'il n'avait pas eu le temps de faire la veille. Ce salon avait un décor majestueux aux couleurs chaudes et chatoyantes. Les meubles étaient tout aussi magnifiques, ni trop luxueux ni trop simple. Ils avaient l'air confortable. La pièce était de dimension suffisante pour que les gens puissent s'y sentir bien.

Il entendit Ishizu l'appeler et alla donc la rejoindre. Une table avait été dressé avec plein de mets succulents. Il y avait de quoi régaler plusieurs personnes.

« Comme tu peux le voir j'ai commandé plusieurs plats, ne sachant pas trop ce que tu prends au petit déjeuner ! » Expliqua Ishizu en voyant l'étonnement dans le regard d'Atem. « J'espère que ça ira ? » Dit-elle en s'installant à sa place.

« Hum ! Ca ira ne t'en fais pas ! » Lui répondit-il en l'imitant.

Ils prirent leur petit déjeuner tranquillement en appréciant chaque mets. A la fin du repas, ils se levèrent de table et prirent leur café en s'installant sur le canapé, pour pouvoir discuter plus tranquillement.

« Je n'arrive pas à croire que tu sois là, parmi nous…. C'est vrai!… Car il me semblait, pourtant, que lors de ta défaite contre Yugi, tu devais rentrer au royaume des morts pour ton repos éternel. C'est ce qui était prévu, en cais de défaite. Et pourtant tu es là ! » Dit Ishizu en le regardant intensément pour être sûr qu'elle ne rêvait pas.

« Eh bien ! Tu sais pour moi aussi c'est bizarre. Car lorsque je suis arrivé au royaume des morts, mon père et les gens auxquels je tenais beaucoup étaient tous là. Pourtant lorsque je suis arrivé mon père m'a regardé et m'a dit que, là, n'était pas ma place, que ma destinée avait été modifiée, puisque les dieux m'avaient accordé une deuxième chance de vivre, pour avoir sauvé le monde de la destruction grâce à mon courage » Il s'interrompit un moment pour reprendre son souffle. Puis il reprit sur le ton de la confidence.

« Il m'a également expliqué qu'ils étaient rarement cléments et qu'il fallait que je profite de cette chance qu'il m'avaient offerte. Il a rajouté que lorsque mon destin se présenterait à moi, je le saurai ou du moins le sentirait »

Après quelques secondes de silence, comme pour chercher ses mots, Atem reprit le fil de son histoire.

« J'avais l'impression qu'une heure ou un peu plus s'était écoulé. Puis il m'a pris dans ses bras et me souhaita bonne chance. C'est à ce moment là que j'ai entre - aperçu la lumière vive et qu'ainsi, je me suis retrouvé dans les ruines du tombeau. J'ai pu en sortir par miracle ! Et j'étais vivant en plus! » Il s'interrompit à nouveau et but une gorgée de son café. Ishizu l'observa silencieusement et le laissa reprendre son histoire, car elle sentait qu'il n'avait pas fini.

« Ensuite j'ai erré pendant une demi journée pour arriver à Louqsor. C'est là que je suis tombé sur ce policier. Je ne savais pas trop si je devais lui raconter mon histoire, de peur de passer pour un fou. Heureusement que j'avais gardé tous les souvenirs de ma vie en tant qu'esprit et qu'il a accepté de te joindre, sinon je ne sais pas ce que j'aurais fait »

Le silence s'ensuivit et personne n'osa l'interrompre.

« Alors ! Ton père t'a dit que ton destin n'était pas finit, qu'il fallait que tu reviennes sur Terre pour le réaliser et que tu le saura lorsqu'il arrivera ou que tu le sentira ? C'est bizarre je me demande bien de quel destin il peut s'agir ? » Se demanda t'elle en y réfléchissant.

Pendant quelques minutes, seul le bruit de la ville pouvait être entendu dans la pièce. En effet, les deux compères ne parlèrent pas, tout occupés dans leurs propres pensées. Ishizu n'en revenait pas. Bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'elle assistait à un miracle, mais elle était quand même surprise. En même temps elle était heureuse pour lui, car il allait enfin pouvoir vivre sa vie. Mais elle se demandait ce que cela cachait. Etait-ce vraiment un cadeau des dieux ou est ce que cela cachait autre chose. Elle chassa cette dernière pensée et décida de profiter du présent.

De son côté, Atem pensa que si les dieux lui avaient offert une autre chance de vivre, il allait enfin vivre pour lui-même et non en tant qu'un représentant des divinités. Il allait, surtout, pouvoir revoir ses amis et vivre auprès d'eux et décider ce qui sera bon pour lui.

« Tu sais Atem, puisque les dieux t'ont donné l'opportunité de vivre une deuxième fois ta vie, tu dois en profiter ! Après tout, il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir revenir du royaume des morts » Commença t'elle par dire en lui souriant. « Tu vas enfin pouvoir vivre ta vie pour toi seul et auprès de ceux qui te sont chers ! C'est formidable !! » Finit-elle par dire en mettant une main sur son épaule, pour lui montrer qu'elle était contente pour lui.

Atem ébaucha un sourire tout en y pensant, car il venait de se dire la même chose et il savait qu'Ishizu le comprenait ayant presque vécue la même chose. En effet, il y avait encore quelque mois, elle et sa famille vivaient dans l'ombre de leurs devoirs et obligations et ne pouvaient donc pas avoir la vie qu'ils voulaient. C'était avant qu'il retrouve ses souvenirs et parte pour le repos éternel. Maintenant ils devaient sûrement vivre la vie qu'ils voulaient et donc être heureux. Il pensa lui aussi à se qu'il voulait et son premier souhait était de revoir ses amis. Il se demandait ce que Yugi, Joey, tristan et Anzu faisaient en ce moment. Il se rappelait d'eux distinctement. Yugi et sa gentillesse, Joey et sa bonne humeur malgré les circonstances, et sa bravoure, Tristan et son amitié mais aussi cette façon qu'il avait de faire enragé Joey et leurs disputes qui leur été propre, et surtout Anzu et sa force en l'amitié et en la vie. En pensant à elle, il se mit à sourire. Elle avait assez de force et de courage qui pouvait rivaliser avec le sien, et elle avait toujours cru en lui même quand il doutait. Il se demandait si elle continuait à danser pour poursuivre son rêve.

« Oui ! Tu as raison Ishizu ! Je vais pouvoir vivre ma vie comme je l'entends ! »Dit-il avec sa voix grave. « Mais comment faire ? Il y a sûrement beaucoup de chose à faire ? » Finit-il par dire en réfléchissant à tout ce que cela engendrerait comme travail.

En effet, cela prendra du temps et de l'énergie ainsi qu'un peu d'imagination pour faire renaître quelqu'un qui est censé être mort depuis des milliers d'années, administrativement bien sûr, surtout que le règne des pharaons avait disparu depuis longtemps. Ils y réfléchirent tout les deux pendant un moment, quand tout un coup, Ishizu sursauta, car elle venait d'avoir une idée.

« Ecoute ! Je travaille actuellement au département de recherche de l'histoire ancienne de notre pays ! Mon travail consiste à chercher tout ce qui a attrait à celle-ci et à le consigner au ministère. Je n'ai qu'à dire que j'ai voulu savoir s'il existait encore des descendants des pharaons dans notre pays. Qu'en faisant des recherches généalogiques et autres pendant des années j'ai enfin trouvé ta trace. » Dit-elle ravie de son idée.

Atem réfléchit à cela, car c'était une piste intéressante mais il fallait aussi trouver une histoire sur ces 17 ans passés.

« Ne t'inquiète pas ! Pour cela je peux m'arranger ! Après tout je l'ai bien fait pour moi, Marek et Odion. Il n'y a pas de souci à se faire. Mais c'est plutôt après que cela risque de poser problème, car tu seras devenu quelqu'un d'important et il va falloir que tu apprennes à vivre à notre époque. Et puis, les papiers ne se feront pas aussi vite que tu l'espères, étant donné que le ministère va vouloir te connaître et te rencontrer. Il va te falloir être patient, je suis désolé ! » Dit elle en regardant Atem d'un regard navré.

Mais pour lui, la patience était une de ses vertus. Du moment qu'il pouvait rejoindre ses amis et vivre son destin, car il sentait que celui-ci se jouait là bas.

« Ne t'en fais pas, Ishizu ! Je serais patient ! Après tout, tu es là. Et puis je dois apprendre à vivre aux 20ème siècles, même si quelques souvenirs de ce que j'ai vécut, en tant qu'esprit à cette époque, me reviennent. Alors cela prendra le temps qu'il faudra mais je reviendrai au Japon. » Conclut- il avec ce sourire éblouissant, plein de confiance et de détermination comme il en avait le secret.

« Oh ! Mais je ne me fais pas de souci pour toi, tu as toute ma confiance et je suis sûr que tu y arriveras ! » Lui répondit Ishizu en lui rendant son sourire. Puis elle se leva tout d'un coup et dit :

« Attend moi ! Je reviens tout de suite »

Elle se dirigea vers sa chambre et y entra. Atem la regarda s'en aller en se demandant ce qu'elle allait y faire. Il entendit un bruit, comme quelqu'un qui cherche quelque chose. Quelques minutes plus tard, il la vit revenir avec son portable en main, ainsi que son gros agenda tout noir avec une inscription écrite dessus. On pouvait y lire « Sourie à la vie et la vie te souriras ». Il sourit en voyant ça.

En la voyant si concentrée, il se dit qu'elle avait des choses importantes à faire et décida de la laisser tranquille. Il s'apprêtait à se lever pour aller dans sa chambre, quand il sentit une main douce et ferme se refermait autour de son poignet.

« Tu peux rester ! Ca te concerne après tout ! Tu ne me déranges pas ! » Lui dit-elle simplement en le faisant se rasseoir.

En effet Ishizu était partie chercher ce qu'il faut pour appeler son frère et le prévenir. Il était dix heures, elle savait que son frère serait en pause, dans le lycée où il se trouvait. En effet, depuis que sa famille vivait au grand jour, Marek avait exprimé le souhait d'aller au lycée comme tout le monde et de vivre une existence normale. Elle composa donc le numéro de celui-ci et attendit qu'il décroche.

Elle entendit la sonnerie pendant qu'elle attendait que quelqu'un décroche, puis elle entendit le déclic du téléphone, qui indiquait que la personne désirée avait effectivement décrochée. Elle entendit, enfin une voix qui lui parlait.

Ishizu se présenta et engagea la conversation en demandant, tout d'abord s'il allait bien et inversement. A ce moment là elle regarda Atem et commença à lui dire la vraie raison de son appel. Elle lui raconta l'étrange évènement qui avait eut lieu à la vallée des rois.

Pendant qu'elle lui racontait les faits, Atem se demanda comment allait réagir Marek. La réponse ne se fit pas attendre. Lorsqu'elle eut finie de lui parler, un long silence se fit entendre, puis tout un coup un rire fut perçu au bout de la ligne. Après que Marek se soit calmé, Ishizu lui reparla. Atem ne pu s'empêcher de sourire face à la réaction de Marek, qui était tout à fait normal.

Tout à coup, il vit surgir devant lui un téléphone. Il leva les yeux et vit que Ishizu lui tendait le téléphone pour que celui-ci parle à son frère, qui vraisemblablement ne la croyait toujours pas.

« Essaye toi ! Peut être qu'il te croira ? » Lui dit-elle simplement.

Médusé, il regarda le téléphone, puis elle et après quelques secondes d'hésitation, il le prit et se présenta à Marek, en disant que tout ceci était vrai.

A l'autre bout du fil, Atem n'entendit rien pendant un moment. Il entendit ensuite un bombardement de question que Marek lui posait. Atem essayait de placer un mot, mais n'en eut pas le temps, car Marek ne lui laissait pas le temps de répondre. Il leva les yeux au ciel et soupira, et regarda Ishizu. Celle-ci, comprit ce qu'il se passait. Elle reprit donc le téléphone et calma gentiment mais fermement son frère. Elle lui dit que dans un jour ou deux, ils seraient de retour au Caire et qu'il pourra poser toutes les questions qu'il voudra. Elle lui demanda, ensuite, d'appeler Odion pour le prévenir. Elle demanda à Marek de prendre rendez vous avec Mr Poulos, qui travaillait au ministère de la culture et supervisait les travaux effectués par le même département qu'Ishizu. Pour finir elle lui demanda de ne rien dire de tout cela pour le moment, et lui demanda s'il avait bien tout noté. Elle lui dit au revoir et raccrocha.

Elle souffla, sous le regard compréhensif d'Atem, car Marek pouvait parfois être un peu excessif dans ses réactions. Ils se regardèrent et se mirent à rire chaleureusement tout les deux.

« Eh bien ! J'ai cru que je n'arriverais jamais à raccrocher avec lui ! » Commença Ishizu en finissant de rire. « Je suis désolée ! Je ne pensais pas qu'il réagirait comme ça ! »

« Ah ! Ne t'en fais pas ! Et puis c'est assez compréhensif tu ne trouves pas ! Il me rappelle un peu Joey dans ses réactions ! » Dit Atem en riant de toute ses forces.

C'était la première fois qu'elle le voyait rire joyeusement et sans retenue. Elle savait que ça n'avait pas du lui arriver depuis très longtemps, voir peut être même jamais dans sa vie en tant que Pharaon. Et le voir rire ainsi plus détendu, la fit sourire. Elle souhaita qu'il ait d'autres occasions de pouvoir rire ainsi et être heureux tout simplement.

Après avoir repris leurs souffles, Ishizu reprit son téléphone, fit un autre numéro et parla quelques minutes. Elle raccrocha et composa un autre numéro. Cette fois si, elle appela la gare pour réserver deux billets pour le Caire pour partir le lendemain, le trois septembre pour onze heures.

Elle raccrocha après avoir eut confirmation de la réservation et posa son téléphone sur la table du salon. Elle ferma les yeux quelques instants et les rouvrit en regardant le jeune homme, assis en face d'elle la regardant.

« Eh bien ! Voilà une bonne chose de fait ! Je sens que demain ne va pas être de tout repos avec mon frère. Attend toi à ce qu'il pause beaucoup de questions ? » Lui dit-elle en soupirant.

« Oui je m'en doute bien ! Mais je serais y faire face ! Et puis je suis sûr que tu seras le calmer, comme tu l'as fait tout à l'heure ! » Lui répondit-il en souriant.

« Oh ça s'est pas sûr ! Mon frère peut être agaçant parfois ! » En soupirant une nouvelle fois. « Mais bon, il y aura Odion pour nous aider au cas où ! Il a toujours su le calmer là où parfois je n'y arrivais pas ! » Finit-elle par dire.

« C'est normal ! Il le considère comme son frère ! Et c'est peut être plus facile de parler à un frère qu'à une sœur ! Enfin je pense ! » Lui répondit Atem d'une voix plus profonde que d'habitude.

Ishizu ne répondit pas, mais elle lui rendit son sourire. Elle savait qu'il avait raison. Marek et Odion était comme deux frères depuis toujours, bien qu'aucun lien de parenté n'existait entre eux et Odion. En tout cas pour Marek, il en avait toujours été ainsi. Pour elle s'était un peu différent, surtout depuis qu'ils étaient sortis de leur vie cachée et vivaient au grand jour. Elle le respectait et l'aimait beaucoup, mais elle avait l'impression que c'était plus fort que le lien qu'Odion avait avec Marek, Même si elle ne savait pas trop quel était ce sentiment.

Puis, elle secoua la tête pour chasser ses pensées et revenir au présent. Atem l'avait regardé plonger dans ses pensées et l'avait laissé faire sans intervenir, car il avait compris que ses pensées était personnelles et ne voulait en aucun cas interférer. Il attendit donc la suite du déroulement des évènements tranquillement.

« Alors oui ! Pour en revenir à nous, j'ai demandé à Marek de prendre rendez avec Mr Poulos, en mon nom. Il travaille au ministère de la culture, il supervise également les travaux et recherches effectués au département de l'histoire ancienne. C'est lui qui m'y a nommé car il connaît notre histoire et c'est que je peux les aider. » Dit-elle un petit sourire au coin des lèvres.

« Mais tu es sûr que l'on peut lui faire confiance ? Je ne doute pas de toi, mais là c'est encore plus incroyable que l'histoire de ta famille ! » Demanda t'il, de sa voix grave.

« Ne t'en fais pas ! C'est un homme en qui j'ai toute confiance et en plus il est charmant ! Je suis sûr qu'il pourra nous aider et il sera sûrement impatient de te rencontrer ! » Le rassura t'elle.

Atem pouvait voir le sourire franc et sincère qui se trouvait sur ses lèvres et qui lui arrivait jusqu'au oreille. Ses yeux pétillèrent rien qu'en mentionnant cet homme. Elle devait lui faire vraiment confiance pour que la réservée et tranquille Ishizu s'anime ainsi. Rassuré, il s'enfonça un peu plus dans le fauteuil et acquieça à ce qu'elle venait de dire. Il pensait également que tout cela n'allait pas être simple et se demandait s'il allait arriver au bout de tout cela.

Ishizu le regarda plonger dans ses pensées et compris qu'il se posait des questions, ce qui était légitime vue la situation. Elle le rassura en posant sa main sur son épaule et lui dit que son frère, Odion et elle-même seraient là pour l'aider. Il la regarda également et la remercia d'un sourire.

« Après avoir appelé Marek, J'ai contacté mon assitante pour la prévenir que je rentrait au Caire plus tôt que prévue et qu'elle prenne donc en charge le reste des travaux. Je l'ai prévenue que s'il y avait le moindre problème qu'elle m'appelle, mais je pense qu'elle sera capable se s'en sortir, je lui fais toute confiance ! » Commença Ishizu.

Atem acquiéça une nouvelle fois sans rien dire et attendit la suite.

« Enfin, comme tu as pu entendre, j'ai réservé deux billets de train pour le Caire demain à onze heures ! J'espère que tout ça te va, Atem ? » Finit-elle par dire.

« Hum ! Oui ne t'en fais pas ! Et je suis désolé de te créer tous ces problèmes ! Je te suis reconnaissant de m'aider, vraiment, merci !! » S'exprima Atem en se redressant de son fauteuil et en la regardant chaleureusement.

« Eh ! Mais ce n'est pas un problème loin de là ! Je suis ravie de t'apporter mon aide, vraiment !! Alors ne t'en fais pas !! » La rassura t'il en lui prenant les mains et lui souriant chaleureusement également.

Ils se regardèrent et se sourirent mutuellement. Puis, elle se leva de nouveau et proposa à Atem de sortir pour visiter la ville et surtout trouver des vêtements un peu plus, disons moderne. Il se regarda et acquieça, puis sortit tous les deux.

Au Caire, au lycée à dix heures passés, et après le coup de fil que Marek avait reçu, celui-ci resta abasourdi par ce qu'il venait d'apprendre. Il resta ainsi quelques minutes sans bouger.

Tout à coup, il sentit une main se poser sur son épaule. Surpris, il se retourna et se trouva nez à nez avec personne d'autre que Bakura. En effet, celui-ci était resté en Egypte, après le départ de ses amis, car son père, qui était archéologue et responsable d'un des musées du Caire, s'y trouvait. Il avait donc décidé de rester auprès de son père et s'était inscrit au même lycée que Marek, et était devenu amis.

Le voyant toujours pas revenir, il était allé le cherché et l'avait trouvé là, debout sans bouger après qu'il eut répondit au téléphone. Bakura ne savait pas qui était à l'autre bout du téléphone, mais ce qu'il avait appris l'avait laissé abasourdi.

«Eh bien ! Marek t'en fais une tête ! Ca va au moins ? T'as pas d'ennuie au moins ? » Demanda t'il un peu inquiet.

« Oh ! C'est toi Bakura ! Hein… Oui ça va t'en fais pas ! C'était ma sœur qui m'a appelé et demandé de lui rendre un service qui est …. Assez surprenant je dois dire ! Mais bon ça va, ça va ! Eh eh ! » Lui répondit Marek en lui tapotant l'épaule.

Bakura le regarda surpris et s'interrogea. Puis la sonnerie de la fin de la pause se fit entendre.

« Ah ! La pause est finie on dirai ! On y retourne ? » Proposa Marek qui commença à s'éloigner, pour détourner l'attention de la conversation qu'il était en train d'avoir, car il sentait que Bakura allait lui poser d'autres questions.

Bakura soupira et décida de le suivre.

Tout le reste de la matinée, Marek repensa à ce qu'il avait appris et fut excité. Il avait hâte de le revoir. En même temps, il se sentait gêné vis-à-vis de Bakura car il ne pouvait rien lui dire. Il se demandait si celui-ci se doutait de quelque chose et il ne savait pas ce qu'il lui dirait s'il lui posait des questions.

En effet, Bakura se demandait ce que lui cachait son ami. Mais il n'était pas du genre à persécuter ses amis pour que ceux-ci parlent. Il préférait attendre qu'ils viennent le voir d'eux même pour lui parler. Et Marek ne faisait pas exception. Bakura décida d'attendre que celui-ci vienne de lui-même et lui parle si besoin est.

A midi la sonnerie se fit de nouveau entendre pour indiquer la fin des cours de la matinée, à la grande joie des élèves. Marek se leva rapidement et se dirigea vers la porte. Bakura se leva également et rattrapa son ami à la porte.

« Tu as l'air pressé ! Tu ne viens pas manger ? » Le questionna Bakura.

Marek ne le regarda pas et répondit à brûle pourpoint.

« Ah ! Non pas tout de suite ! J'ai un coup de fil à passer. Je mangerais plus tard » Commença t'il à dire « Je te rejoindrai à la cafétéria d'ici dix minutes, ne t'en fais pas ! »

Puis s'en attendre, il fila à toute allure vers un endroit un peu plus discret.

Bakura le regarda filer en se demandant ce qu'il se passait. Puis ne cherchant pas à comprendre, il haussa les épaules et se dirigea vers la cafétéria sans se presser, tout en allant chercher ses affaires avant.

Marek continua son chemin, jusqu'à ce qu'il trouve un coin tranquille. Il sorti son portable et composa un numéro. Il attendit patiemment que quelqu'un décroche. Il entendit, enfin, le déclic à l'autre bout du fil.

« Bureau de Mr Poulos du ministère de la culture, bonjour ! » Dit une voix féminine et accueillante.

« Oui bonjour ! Marek Ishtar à l'appareil. J'appelle au nom de Mlle Ishtar et j'aimerais savoir s'il était possible de parler à Mr Poulos, s'il vous plait ? » Répondit Marek aimablement.

« Oui, un instant, je vous prie. Je vais voir s'il peut vous prendre ! Mais c'est à quel sujet ? » Demanda la secrétaire.

« C'est à propos d'un sujet un peu particulier et ma sœur m'a demandé de n'en parler qu'à Mr Poulos ! Je suis désolé de ne pouvoir vous en dire plus !». Répondit Marek un peu gêné.

« Oui je comprends ! Ne quittez pas s'il vous plait ! »Lui répondit elle.

Une douce mélodie se fit entendre à l'autre bout de l'appareil, pendant que Marek patientait. Quelques secondes après, un autre déclic se fit entendre et une voix grave et enjoué raisonna à l'intérieur du combiné.

« Ah ! Marek, bonjour ! Comment allez vous, mon garçon ? » Demanda Mr Poulos ravi.

« Bonjour Mr Poulos ! Je vais bien, merci ! Excusez moi de vous déranger à cette heure ci. Mais je vous appelle de la part de ma sœur, qui aimerait vous voir le plus vite possible. Bien entendue quand vous pourrez, bien sûr ! » Demanda sérieusement Marek.

« Ah Ishizu voudrait me voir ! Quelle bonne idée ! Son voyage se passe bien ? Demanda gaiement Mr Poulos.

« Elle va bien ! Elle se trouve à Louqsor, aujourd'hui. Et, en fait elle voudrait vous rencontrer, car il s'est passé quelque chose et elle aurait besoin de votre aide » Lui répondit Marek.

« Quelque chose ? J'espère que ce n'est pas grave au moins ? » Demanda Mr Poulos, un peu inquiet.

« Non, Non ! Ne vous inquiétez pas, mais elle préfère vous voir pour vous en parler tranquillement. Elle revient demain, par le train de onze heures. Elle devrait donc être là vers seize heures trente, normalement ! »

« Bon, très bien écoutez ! Si elle n'est pas trop fatiguée je veux bien la recevoir vers dix huit heures ! Ca lui laissera le temps de se reposer. Est-ce que cela ira ? »

« Je pense, oui. Je vais la prévenir. Je vous remercie vraiment Mr Poulos ! » Remercia Marek avec gratitude.

« Je vous en prie, mon garçon ! Ce n'est pas grand-chose, comparer au dévouement et sacrifice que votre famille à fait preuve tout au long de ces années pour conserver les reliques de l'histoire de notre pays » Le rassura Mr Poulos.

Marek se mit à sourire, touché par ce que venait de dire Mr Poulos. En effet, depuis que sa sœur, Odion et lui-même vivaient au grand jour, ils avaient toujours pu compter sur son soutien.

Mr Poulos était un homme d'une quarantaine d'années, patibulaire à la mine jovial, qui aimait la vie et ses semblables. Il était attaché à son pays et surtout à son histoire et sa culture, qui était riche et diversifié. Il en avait été bercé depuis sa plus tendre enfance par ses parents, aujourd'hui décédées, et qui avaient été de très grands archéologues vouant un amour inconditionnel à l'histoire de leur pays, et particulièrement à la dynastie des pharaons. Ils lui avaient racontés toutes les légendes et histoires inimaginables qui avaient pu exister sur cette époque. Bien plus tard, il avait suivit à la faculté des cours d'histoire pour continuer à apprendre. Il avait même, pendant un temps suivit les traces de ses parents. Mais très vite, il s'était rendu compte que la vie d'aventure n'était pas pour lui. Il avait donc décidé de rester derrière un bureau et de continuer les recherches dans les bibliothèques et de superviser les travaux. C'est ainsi, qu'au fil des années et au fil de travaux acharnés, il avait été promu et été arrivé au ministère de la culture.

Il était donc le premier à être au courant de tout ce qui était entreprit dans son pays, qu'il s'agisse de fouille ou d'autres choses. Il pouvait donner son avis et aider tout ceux qui avaient besoin d'aide. C'est ainsi, qu'un jour il apprit l'existence de plusieurs familles, qui au fil des siècles vivaient dans l'ombre pour garder cacher, les trésors qui appartenaient au pharaons, et ceux jusqu'à que leur mission prenne fin. Il avait de la reconnaissance et de la sympathie pour ces personnes, qui vivaient recluses dans des souterrains pour protéger tous ces objets.

Et lorsque, les derniers survivants de la famille Ishtar, appelés les gardiens du tombeau, étaient sortis du grand jour, après que leur mission soit remplie, c'est naturellement qu'il s'était proposé de les aider. Il les avaient rencontrés et s'était pris d'affection pour eux. Il leur avaient fournit tout les papiers nécessaires pour leur vie à l'extérieur et les avaient aidés à s'installer. Puis, il avait pris sous son aile Ishizu et l'avait nommée directrice du département de l'histoire ancienne, au vue des connaissances qu'elle possédait, plus que n'importe qui. Il était devenu leur ami et confident.

« Nous disons donc dix huit heures mardi trois septembre, n'est ce pas ? Continua Mr Poulos, qui interrompit les pensées de Marek.

« Hum…Oui, très bien ! Je vous remercie infiniment Mr Poulos ! Et excusez moi encore de vous avoir déranger ! » Dit Marek.

« Mais je vous en prie, mon garçon et à bientôt ! » Répondit–il.

« Oui à bientôt Mr Poulos ! » Répondit Marek.

Marek raccrocha et rangea son téléphone dans sa poche. Il souffla et resta là quelques instants à méditer. Quel étrange tour du destin ! Il y a un mois, le pharaon disparaissait et maintenant il était de retour. Il aura besoin de toute l'aide possible, et Marek était près à l'aider. Puis, revenant à la réalité, il se dirigea vers la cafétéria pour rejoindre Bakura.

Le reste de l'après midi, se déroula tranquillement. A dix sept heures, lorsque les cours prirent fin, les deux amis sortirent de la classe et s'en allèrent tout les deux.

Lors du repas Marek avait expliqué à Bakura, qu'il s'était absenté pour appeler Mr Poulos, l'ami et le patron de sa sœur qu'elle voulait voir et qui travaillait au ministère. Bakura avait écouté son ami et le remercia de lui faire confiance et de lui dire ce qu'il avait fait. Il lui dit également que s'il avait besoin d'aide, il pouvait compter sur lui.

Marek le remercia, mais se sentit gêné de ne pas lui dire toute la vérité, comme sa sœur lui avait dit plus tôt. IL se promit d'en parler à sa sœur ce soir.

En sortant du lycée, ils firent un bout de chemin ensemble, puis ils se quittèrent au bout d'un carrefour et rentrèrent chacun de leur côté.

Marek arriva chez lui et monta directement dans sa chambre pour poser ses affaires, en vrac sur son bureau comme à son habitude. Il s'allongea sur son lit et réfléchit à tout ce qu'il s'était passé aujourd'hui. Il avait toujours un peu de mal à réaliser l'extraordinaire miracle qui avait eut lieu ce matin. Il se demanda comment les autre allaient prendre la nouvelle et souhaita être là pour voir leurs réactions. Il se demanda également pourquoi sa sœur lui avait demandé de ne le dire à personne, à part Odion.

Il resta quelques minutes étendu sur son lit les bras derrière la tête et une jambe posée sur son autre jambe à méditer. Brusquement, il se releva et attrapa son téléphone et composa le numéro de sa soeur. Il attendit qu'elle décroche et lorsqu'il entendit le déclic, il lui dit :

« Ishizu ? C'est moi ! Ca y est j'ai pris rendez vous avec Mr Poulos, comme tu me l'avais demandé. Il pourra te recevoir à dix huit heures demain ? Ca ira ? »

« Ah très bien ! Je te remercie petit frère ! » Répondit Ishizu souriant.

« Hum… Grande sœur ! Je me demandais… pourquoi tu ne veux pas que je le dise aux autres ? » Commença Marek, ne sachant comment lui demander « Tu sais… j'était gêné devant Bakura tout à l'heure ! Je ne comprend pas pourquoi ? » Fini t' il par lui dire.

« Eh Bien ! Je comprend ce que tu ressent. Mais écoute pour l'instant c'est assez compliqué comme ça et il faut que l'on concentre notre force sur le plus urgent : Faire renaître Atem, surtout administrativement. Et crois moi ça va nous prendre du temps. De plus, il faut lui laisser le temps de se remettre de ça, même s'il dit que ça va pour lui, il faut qu'il récupère. Mais ne t'en fais pas tu pourras lui dire d'ici quelques jours ! Tu comprends j'espère ? » Commença à dire Ishizu presque maternellement.

« Et puis si Bakura l'apprenais maintenant, il voudrait le voir tout de suite, ce qui bien sûr est très compréhensif » Finit-elle par dire.

« Ok, grande sœur, je comprends ! Mais… J'entends du bruit, vous êtes sortis ? » Demanda Marek surpris

« Ah ! Oui ! J'ai emmené Atem en ville, pour qu'il puisse s'habiller, disons, de façon un peu plus moderne, si tu vois ce que je veux dire » Répondit Ishizu en riant.

« Oh oui je comprends ! Et mais ça pas du être triste pour tous les deux ! » Dit Marek en riant en essayant d'imaginer sa sœur avec le pharaon habillé en… Pharaon.

« Ha ! Ha ! Ha ! Très drôle ! Mais ne t'en fais pas pour nous. » Dit-elle en riant de plus belle. Puis redevenant sérieuse « Et puis j'en ai profité pour lui montrer la ville, et lui permettre de s'aérer. Mais… tu veux peut être lui parler ? » Lui proposa t'elle.

« Oui ! Quelle bonne idée ! Passe le moi ! »

Il attendit quelques secondes et il entendit, au loin, sa sœur qui lui demandait s'il voulait bien lui parler. Il entendit quelqu'un prendre le téléphone et une voix grave et profonde se mit à lui parler.

« Salut, Marek ! Ca va ? » Lui demanda Atem.

« Salut ! Je suis content de t'entendre à nouveau! Moi ça va et toi ? Ce n'est pas trop dur ! » Retorqua Marek joyeusement.

« AH ! Ca ! Oui… et Non. Heureusement que ta sœur est là ! Et puis j'ai hâte d'être à demain et de vous revoir ! » Lui répondit Atem.

« Moi aussi ! D'ailleurs, Bakura est là lui aussi. Il est resté ici après ton départ pour être auprès de son père ! Mais je ne lui ai encore rien dit, mais quand il le saura il voudra sûrement te voir ! » Lui répondit Marek.

« Oui moi aussi j'ai envie de le revoir ! Ecoute…Je vais te laisser car ta sœur veut te parler ! On reparlera te tout cela demain et de vive voix ! Passe une bonne soirée Marek ! »

« Ok ! Pas de problème ! Passe une bonne soirée et à demain ! » Lança Marek gaiement.

Puis le silence se fit entendre de nouveau.

« Petit frère, je compte sur toi pour mettre au courant Odion. Tu pourras lui dire de venir nous chercher demain. Ok ! » Commença Ishizu « Bon je vais te laisser moi aussi, nous allons rentrer et nous reposer pour être en forme demain ! Passe une bonne soirée Marek ! » Finit par dire Ishizu tendrement.

« Oui toi aussi grande sœur et reposez vous bien tous les deux ! Bonne nuit et à demain » Lui répondit-il sur le même ton.

Un clic se fit entendre à l'autre bout du téléphone et Marek raccrocha. Il reposa son portable sur sa table de chevet et se rallongea sur son lit dans la même position que précédemment. Il se mit à siffloter, heureux. Il tendit un bras et alluma sa chaîne Hi Fi pour écouter de la musique. Ce soir, il n'avait pas envie de travailler. Heureusement, il avait pris de l'avance sur ses devoirs, il pouvait donc se le permettre. Il en profita car il savait que sa sœur ne serait pas là pour lui dire de se mettre au travail.

A dix huit heures, Odion revint des archives du même département où travaillait Ishizu. En rentrant, un bruit sonore se fit entendre et qui provenait de la chambre de Marek. Il soupira, posa ses affaires et se rendit à l'étage où se trouvait la chambre de Marek.

Il frappa à la porte et entra. Il trouva Marek allongé sur son lit les bras derrière la tête et une jambe reposé sur le genou de l'autre jambe et qui suivait le rythme de la musique.

« Eh bien ! C'est comme ça que tu travail ? Demanda Odion mi sévère et mi amusé.

Marek surprit, s'arrêta de bouger et le regarda avec des yeux grands ouverts. Il éteigna sa chaîne et se leva doucement.

Car il savait qu'Odion ne le réprimanderait pas. Il été rare que Marek ne fasse pas son travail et de temps en temps il avait le droit de se détendre.

« Ah ! Vieux frère ! T'es rentré ! EH ! Eh ! » Dit-il en souriant et en mettant une main derrière la tête « Oui !... Je sais je devrais travailler, mais j'ai suffisamment d'avance pour m'amuser un peu. Et puis j'ai pas envie de travailler aujourd'hui car j'ai appris une nouvelle surprenante » Finit-il par dire avec un sourire malicieux.

Surpris, Odion leva un sourcil d'un air interrogateur et en même temps curieux de ce que Marek avait appris.

« Ah bon ! Et je peux savoir ce que sait ? » Demanda t'il les bras croisés et appuyé sur le chambranle de la porte.

« Ah Ah ! Ca t'intéresse hein ! Eh bien rentre ! Et tu ferais mieux de t'asseoir, car tu vas avoir un choc ! » Lui dit Marek en souriant toujours.

Odion, surpris, le regarda droit dans les yeux et vit qu'il était sérieux malgré le sourire présent sur son visage. Il s'approcha doucement de lui et après quelques hésitation, il s'installa sur la chaise du bureau et les croisa les bras dans l'attente de ce qui allait suivre.

« Voilà, Ce midi Ishizu m'a appelé et m'a annoncé une nouvelle des plus extraordinaire ! » Il s'arrêta quelques instants pour faire durer le suspens. Il en profita pour regarder son compagnon et voir comment celui-ci réagissait.

Odion n'avait pas bougé d'un pouce et son visage n'exprimait rien d'autre à part une curiosité à peine dissimulée.

« Eh bien ! Tu me croiras si tu veux, mais voilà ce qu'elle m'a dit ! » Continua Marek.

Il lui raconta tout ce que sa sœur lui avais appris plus tôt dans la journée, sans omettre de détails : Le retour du pharaon, sa rencontre avec un policier à Louqsor, l'appel que celui-ci avait passé à Ishizu, sa venue et les retrouvailles…

Pendant le récit, l'expression d'Odion passa de l'étonnement à l'émerveillement. Lorsque Marek eut fini son récit, il était aussi abasourdi et content que Marek le fut plus tôt dans la journée. Il n'en revenait pas. Il décroisa ses bras et se leva. Il alla à la fenêtre et y resta un moment pour méditer sur ce qu'il avait appris.

Marek le regarda et comprit ce qu'il ressentait, car lui-même avait ressenti la même chose. Odion resta quelques instants sans bouger. Tout à coup il se retourna et regarda Marek droit dans les yeux.

« Si je comprends bien, le pharaon est vraiment revenu ? C'est incroyable et merveilleux en même temps ! » Dit-il simplement.

« N'est ce pas ! Vivement demain qu'on le voit ! » Lança Marek gaiement.

Odion acquieça et tout les deux se mirent à rire. Après s'être calmés, Odion proposa de descendre et de préparer le repas. Marek acquieça et ils descendirent.

Pendant le repas, ils discutèrent longuement de la journée de demain. Marek lui annonça que sa sœur l'attendrait à la gare demain à seize heures trente et qu'ensuite elle avait rendez vous au bureau de Mr Poulos à dix huit heures.

« je pourrais venir avec toi, car je finis à quinze heures ! » Finit par dire Marek.

Après le repas, ils débarrassèrent et firent la vaisselle toujours dans la même gaîté, surtout Marek. Il n'arrêtait pas de parler et de dire vivement demain. Odion voyait bien que Marek était content.

Ensuite, Marek s'installa dans le salon et regarda la télé, pendant qu'Odion s'installa dans un coin et se mit à lire. A vingt trois heures, ils décidèrent d'aller ce coucher pour être en forme, car la journée de demain et les jours suivants risquaient d'être éprouvante. Ils se séparèrent donc après s'être souhaité une bonne nuit.

Dans sa chambre, Marek, allongé dans son lit eut du mal à trouver le sommeil. Il avait hâte d'être à demain et de le revoir. Il ne trouva le sommeil que vers une heure du matin et s'endormit d'un sommeil léger.

Il n'était pas le seul à avoir du mal à s'endormir, car à quelques centaines de kilomètres de là, quelqu'un aussi ne dormait pas.

Atem repensait à la journée qu'il avait vécut. Après être rentré de son après midi avec Ishizu, ils avaient dîné et reparlé de ce qui se passerait le lendemain. Ils convinrent de se retrouver dans le salon à huit heures pour le petit déjeuner, puis ils prépareraient leurs affaires et partiraient en direction de la gare. Odion les attendraient à la gare et les emmèneraient chez eux. Puis elle irait à son rendez vous avec Mr Poulos et ils aviseraient.

Il avait hâte de revoir ses amis, même si ce n'était pas pour tout de suite, mais il attendra le temps qu'il faudra pour les revoir. Il s'endormit sur cette pensée, le sourire aux lèvres.

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