Un amour par delà le temps

Chapter 4

« Mais qui est tu ? ». Se furent les premiers mots que prononça Atem après s'être réveillé. Il venait de refaire le même rêve. Encore en pleine confusion, il se demandait vraiment ce que ce rêve pouvait signifier. Il ne comprenait pas trop, et se posait des questions, mais il se sentait en…. paix ? Se demandait-il.

Il décida de mettre de côté ses interrogations, et se leva pour commencer une nouvelle journée. En effet, même s'il n'avait pas encore d'état civil, il fallait qu'il se mette à niveau, tout du moins du point de vue scolaire, s'il voulait aller dans le même lycée que ses amis. Mais comment faire ? Il ne pouvait décemment pas aller au lycée ici, car il n'avait pas ses papiers et il ne sentait pas de taille encore pour suivre les mêmes cours que Marek. Même s'il lui restait quelques vagues réminiscences de Yugi concernant les cours qu'il suivait, il n'en restait pas grand-chose. Il est vrai que malgré toute l'amitié et l'affection qu'il lui portait, Yugi était loin d'avoir un niveau convenable au niveau scolaire, malgré que plus d'une fois il ait tenté de lui dire de faire des efforts de ce point de vue, hélas. Il décida d'en parler aux autres. Il s'approcha de ses affaires, les pris et se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche et s'habiller. Après vingt minutes, il sortit de la salle de bain et descendit les escaliers pour se diriger vers la cuisine.

Il trouva dans la cuisine Odion et Ishizu affairés à préparer le petit déjeuner. En entrant, ils se retournèrent et le saluèrent.

« Bonjour, Atem ! Tu as bien dormi ? » Demanda Ishizu en enlevant et posant son tablier sur un coin de la table.

« Oui merci ! Est-ce que vous avez besoin d'aide ? » Demanda Atem en s'approchant.

« Non, ça va aller ! Ne t'en fais pas nous avons fini ! » Dit Odion en enlevant son tablier aussi et s'approchant de la table.

Atem le regarda et acquiesça. Tout d'un coup, il sentit comme un courant d'air passer devant lui, qui avait une chevelure blanche.

« Salut Atem ! Ca va ! Tu peux t'asseoir tu sais ! » Répliqua quelqu'un. En fait ce courant d'air n'était autre que Marek qui était entré en courant.

« Eh ! bien petit frère il était temps ! Tu vas être en retard !! » Lui dit Ishizu.

« Hein ! t'inquiètes pas je mange et je file !! » Répliqua Marek en engloutissant son petit déjeuner.

« Tu devrais manger moins vite tu vas être malade ! » Lui dit Odion un peu inquiet de le voir manger ainsi.

Atem, Ishizu et Odion le regardèrent manger et Ishizu leva les yeux au ciel, pendant qu'Odion et Atem sourirent.

« Au fait tu finis à quelle heure Marek ? » Demanda Ishizu en regardant son frère et commençant à manger.

« Hum ! Je finis à onze heures, pourquoi ? » Demanda Marek en finissant son assiette.

« J'ai pensé que l'on pourrait sortir en ville et lui montrer un peu plus que ce que tu as dû lui montrer hier soir, qu'est ce que vous en pensez ? » Demanda t'elle en regardant tout le monde.

Ils la regardèrent et approuvèrent.

« Ok ! Dès que j'ai fini je vous rejoins et on y ira !! » Commença Marek « Bon je vous laisse sinon je vais être en retard ! A tout à l'heure !! » Dit il en se levant de table et sortant de la cuisine.

Ils le regardèrent sortir et lui souhaitèrent une bonne matinée.

« Qu'est ce que tu en penses, tu es d'accord Atem ? » Demanda Ishizu.

« Hum ! Oui ne t'en fais pas ça me vas ! Par contre j'ai quelque chose à vous dire. » Commença Atem en posant ses couverts et en ayant un regard sérieux.

« Ecoutez ce matin j'ai réfléchit à tout ça et je me demandais… si je veux retourner au Japon et suivre les mêmes cours que mes amis, je crois que je vais avoir besoin d'aide, non ? »

Ils le regardèrent, puis ils se regardèrent tout les deux et acquiescèrent. En fait, ils en avaient parlés tout les deux pendant qu'ils préparaient le petit déjeuner et étaient surpris que celui-ci y ait pensé aussi. Quoique venant de lui cela n'avait rien d'étonnant.

« Ca tombe bien que tu en parles, car Odion et moi nous étions en train d'en discuter ce matin et le fait que tu en parles et une bonne chose, vraiment ! » Dit Ishizu en souriant.

« En effet, on savait pas trop comment amener le sujet ! Tu vois on a pensé à quelque chose et on voudrait savoir si cela te convient ! » Lui dit Odion.

« Tout a fait ! Voilà, que penserais tu de suivre des cours avec un professeur particulier, puisqu'il t'es impossible de suivre des cours dans le même lycée que Marek, en attendant ! » Proposa Ishizu en se demandant si celui-ci allait approuver.

Odion aussi le regardait pour voir sa réaction. Celui-ci, les yeux baissés, réfléchissait à ce que ses amis lui avaient proposés. Il trouvait que cela n'était pas une mauvaise idée et cela allait peut être lui permettre de voir à quel niveau il était vraiment et de progresser plus facilement.

Il leva la tête un sourire aux lèvres et les regarda de ce regard si spécial qui lui appartenait.

« Merci ! Vraiment ! » Dit-il reconnaissant. « Je ne sais pas comment vous remercier ! En tout cas s'est une bonne idée, j'espère être à la hauteur du soutien que vous m'apportez ! Vous êtes vraiment des amis précieux ! Je suis heureux de vous avoir !»

Ils le regardèrent et sourirent également, heureux qu'il ait accepté cette proposition et par ce qu'il venait de dire.

« Eh ! Ne t'en fais pas ! Ca ne nous gênes pas et si cela te rend heureux… Alors nous le sommes aussi » Lui dit Ishizu.

« Bon je vais appeler Mr Poulos pour lui en parler et peut être qu'il pourra nous proposer quelqu'un de fiable pour nous aider ! » Commença Ishizu « Il te faut commencer le plus tôt possible pour que tu puisses te mettre au travail assez rapidement » Finit elle par dire.

Atem acquiesça et ils finirent leurs petits déjeuners tranquillement, sans dire un mot mais heureux d'avoir résolu un des problèmes.

En sortant de table, Ishizu, sortit de la cuisine et appela son ami. Odion, aidé d'Atem débarrassèrent et nettoyèrent la cuisine. Ishizu revint au bout d'un moment et les prévint que Mr Poulos se chargeait de lui trouver quelqu'un et qu'il la préviendrait lorsqu'il le saurait. Atem resta silencieux pendant un moment, puis il la remercia à nouveau pour son aide.

A onze heures trente, Marek arriva et fonça dans sa chambre pour poser ses affaires et descendit rejoindre les autres. Ils sortirent tous de la maison et se rendirent en ville.

Atem pouvait, ainsi, profiter de sa journée. En effet, la ville devait être différente de ses souvenirs et il voulait la voir dans ses moindres détails, en tout cas un peu plus de ce qu'il avait pu apercevoir hier soir. Ils partirent donc tous les quatre pour une visite guidée. Ils lui montrèrent les musées, les ruelles et ses magasins. Le visage d'Atem ne montrait rien mis à part ses yeux qui brillaient car Atem allait de surprise en surprise. En effet, même s'il avait goûté à la modernité, lorsqu'il était encore qu'un esprit dans le corps de Yugi, il était étonné et ébahi. Il pouvait ressentir par lui-même tout ces changements et les garder pour lui seul. De plus voir la ville, où des siècles durant il avait vécu, métamorphosée ainsi, cela le surprenait. Il voyait les personnes qui marchaient, travaillaient, discutaient, tout ce qui respirait la vie. Ils s'étaient arrêtés dans un petit restaurant le midi, pour se restaurer. Tous les trois le regardaient de temps en temps, pour voir ce qu'éprouvait Atem et comprirent que celui-ci était heureux, même s'il ne disait rien. Il voulait garder ses sentiments pour lui seul.

Dans l'après midi ils continuèrent leur excursions épanouis et heureux. Ils décidèrent de visiter un musée et de lui montrer ce qui était exposé en ce moment. Ils déambulèrent parmi les couloirs, admiratifs, lorsque tout d'un coup, ils entendirent quelqu'un pousser un cri de surprise non loin d'eux. Surpris, ils se retournèrent, ainsi que les gens aux alentours et constatèrent, les yeux agrandis par la stupeur, que cette personne ne leur était pas étrangère. En effet, ils venaient d'apercevoir quelqu'un qu'ils connaissaient très bien et qu'ils ne s'attendaient pas à rencontrer. Il s'agissait de Bakura.

Celui ci se tenait debout, la bouche ouverte et le doigt levé qui montrait quelque chose. Il ne bougeait pas, immobile comme une statue. Marek, Atem et les autres étaient également debout sans bouger. Puis quelques minutes après, ils sortirent de leur torpeur et s'approchèrent du pauvre Bakura qui n'avait pas bougé. Reprenant peu à peu ses esprits, celui-ci pris la parole.

« Oh mon dieu! Dites moi que je rêve? C'est pas possible!! » N'arrêtait-il pas de dire en les regardant tour à tour.

Un peu gêné, Marek lui tapota l'épaule et le rassura en lui affirmant qu'il ne rêvait pas. Bakura le regarda droit dans les yeux et compris que celui-ci était sérieux. Il s'approcha du pharaon et le regarda attentivement en faisant le tour d'Atem. Puis il approcha sa main en hésitant et lui toucha le bras. Sentant que ce qu'il touchait était bien solide, il ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois.

« Mais... comment... qu'est ce qu'il s'est passé? » Demanda, toujours ébahi, Bakura.

« C'est une longue histoire! Pour faire court lorsque je suis arrivé devant mon père, il m'a annoncé que les dieux m'avaient accordé une deuxième chance de vivre parmi vous! Et me voilà! » Expliqua Atem sérieusemeent.

« Mais...c'est génial!! je suis ravi pour toi! Vraiment tu le mérites!! » Dit Bakura en souriant et retrouvant sa gaité. Puis se tournant vers Marek, celui ci lui dit :

« Mais si je comprend bien c'est pour ça que tu avais l'air bizarre, ces deux derniers jours!! »

Marek le regarda gêné, puis le regarda droit dans les yeux.

« Pardon!Pardon! Je ne voulais pas te mentir, vraiment! Mais ma soeur m'avait demandé de ne rien dire et je ne pouvais pas faire autrement!Vraiment je suis désolé » Dit il précipitamment en baissant la tête et joignant ses deux mains en signe de prière.

Ishizu le regarda faire en regrettant un peu ce qu'elle avait demandé de faire à son frère.

« Bakura, je te demande de ne pas en vouloir à mon frère pour ce qu'il a fait! C'est entièrement ma faute! Mais tu vois Atem est arrivé il y a seulement trois jours et je voulais lui laisser le temps de récupérer. Mais nous te l'aurions dis de toute façon! » Dit elle gentiment.

Bakura la regarda quelques instants. Puis un sourire se dessina sur ses lèvres et se mit à rire.

« Ne t'inquiète pas Ishizu, je ne vous en veux pas! Je comprends!! Et puis le plus important c'est que l'un de nos amis soit de retour, non? » Dit il en souriant.

« Oui tu as parfaitement raison!! Et merci encore pour ta compréhension!! » Dit Ishizu en souriant également.

« Mais dis moi! Pourquoi est tu ici? » Demanda Marek.

« Ah! Ca! Tu vois ce musée est dirigé par mon père et je suis venu lui rendre une visite. De plus j'aime bien l'exposition qui s'y trouve en ce moment!! Alors j'avais décidé de venir y faire un tour!! » Expliqua Bakura.

Atem, les regarda pendant un moment heureux de retrouver un autre de ses amis. Plongé dans ses pensées, il n'entendit pas Bakura lui poser une question.

« Pardon! Qu'est ce que tu m'as demandé? » Dit Atem.

« Je te demandais si les autres étaient au courant de ton retour? » Demanda Bakura poliment.

« Ah! Non pas encore. Tu vois c'est un peu compliqué et il y a tellement de chose à faire. Mais je fais tout mon possible pour pouvoir les rejoindre le plus vite possible! Je vais même suivre des cours pour pouvoir me mettre à niveau et poursuivre ma scolarité avec eux au printemps prochain! » Répondit Atem déterminé à réaliser son rêve.

Bakura, Marek, Odion et Ishizu le regardèrent et lui sourirent pour lui montrer qu'ils étaient avec lui. Puis ils décidèrent de s'éloigner un peu pour s'isoler des regards indiscrets et être un peu plus tranquille pour discuter.

« Mais tu sais que si tu as besoin d'aide tu peux compter sur moi!! Car moi aussi je compte reprendre ma scolarité au Japon au printemps prochain, on sera donc ensemble!! » Lui proposa Bakura.

« Mais comment tu vas faire pour suivre tes cours! Tu compte t'inscrire au même lycée que nous? » Continua Bakura.

« Non! Tu vois Nous avons prévu de donner des cours particuliers à Atem pour qu'il puisse travailler tranquillement à son rythme et surtout voir ce qu'il a réellement besoin d'étudier!! » Lui répondit Ishizu sérieusement.

Bakura la regarda et approuva d'un hochement de tête. Il trouvait l'idée formidable et espéra que celui ci y parvienne. Puis il se souvint de quelque chose et en fit par à Atem.

« Oh! Au fait je ne t'ai pas dit! Mais je correspond avec Honda par Internet et j'ai donc des nouvelles de nos amis. Je pourrais t'en donner autant que tu veux » Lui dit-il.

Atem, en entendant cela, se mit à sourire, de ce sourire que seul lui avait le secret et qui rendait son visage encore plus magnifique. Savoir qu'il pourrait avoir des nouvelles de Yugi, Jono uchi, Honda et Anzu le remplissait de joie. Jamais Ishizu, Marek, Odion et Bakura ne l'avait vu sourire ainsi. Ils étaient ravi pour lui.

« C'est vrai? Je te remercie Bakura! Mais au fait comment vont ils? » Demanda t' il en s'approchant de Bakura toujours le sourire aux lèvres.

« J'ai eu des nouvelles d'eux il n'y a pas si longtemps et ils ont l'air d'aller bien!! Ils sont encore un peu triste de ton départ, surtout Anzu mais ça va! » Dit il à Atem.

En entendant cela, Le sourire d'Atem s'estompa. Savoir qu'ils avaient de la peine, le rendit triste. Surtout d'apprendre qu' Anzu était la plus touchée le rendit encore plus triste. Il n'aimait pas la voir dans cet état, il aimait beaucoup plus qu'en elle souriait, car elle brillait de mille feu et pouvait éclairer les ténèbres par son beau sourire.

Voyant sa sombre mine, Bakura se reprit.

« Eh! Mais ne t'en fais pas!! Ils vont bien!! Il paraît même qu'Anzu a retrouvé sa joie de vivre. C'est Honda qui me l'a dit, car j'ai reçu un mail ce matin et m'a dit qu'ils étaient content car ils s'étaient inquiétés. De plus, deux nouvelles personnes sont arrivées à Domino. La première tu ne la connais pas, il s'agit de la cousine d'Anzu, Kazumi Izawa, qui est charmante, d'après Honda. La deuxième tu la connais c'est Rebecca. Il paraît qu'elle aussi suit ses cours à Domino maintenant!! » Lui raconta Bakura pour lui redonner le sourire.

Celui ci avait entendu ce qu'il lui avait dit et retrouva son sourire. Il était heureux de savoir qu' Anzu avait retrouvé le sourire et sa joie de vivre, ce qu'il adorait par dessus tout. Car il ne voulait pas la voir pleurer comme le jour de son départ.

Les trois autres avaient écouté attentivement ce qui s'était dit entre les deux amis et en fut content également.

Puis Marek en entendant ce qu'avait dit plus tôt Bakura réagit.

« Mais alors toi aussi tu retourneras au Japon au printemps! Mais je vais me retrouver tout seul!! Avec qui je vais pouvoir m'amuser et surtout sur qui je vais pouvoir compter pour les devoirs!! » Dit Marek en faisant mine de pleurer.

« Comment ça! Marek Ishtar! Tu es en train de me dire que pour tes devoirs tu as recours à Bakura!! » Dit Ishizu en fronçant les sourcils.

« Ah Ah! Mais non je plaisante, grande soeur!! Mais bon je vais me retrouver tout seul moi si Atem et Bakura s'en vont! »

« Allons ne fais pas l'enfant!! » Et puis le Printemps n'est pas encore là!! Nous aviserons d'ici là!! » Dit Ishizu en souriant.

Les trois autres les regardèrent en souriant. Puis lorsque le frère et la soeur retrouvèrent leur sérieux ils continuèrent leur discussion. Ils passèrent un bon moment entre eux et promirent de se revoir. Atem accepta l'aide que lui proposa Bakura et le remercia.

En fin d'après midi, ils se séparèrent et décidèrent de rentrer à la maison après une journée pleine de rebondissement. Ils dînèrent assez rapidement en discutant de tout ce qui s'était passé dans la journée et se retirèrent dans leur chambre pour se reposer. En s'asseyant sur son lit, Atem y repensa également et fut extrêmement ravi de celle-ci. Il se sentit envahit d'un regain d'énergie et se coucha un sourire aux lèvres, confiant en l'avenir.

Ils passèrent ainsi le week end tranquille en profitant des derniers instants de répit. Car pendant leur promenade, Ishizu avait reçut un appel de Mr Poulos pour lui annoncer qu'il avait trouvé quelqu'un qui convenait parfaitement pour aider Atem dans ses cours. Il lui annonça que cette personne serait là à partir de Lundi à huit trente pour commencer à donner ses cours. Après cette entrevue, Ishizu prévint les autres et préparèrent un planning. Il fut convenue qu'Atem suivrait six heures de cours pour commencer et selon les progrès, ils seraient diminuer ou non. Atem, plus motivé que jamais acquiesça et se promit en lui même de faire de son mieux. Car il avait hâte de revoir ses amis.

Le lundi matin, Atem se réveilla prêt à affronter son premier jour de cours. Ils descendit de sa chambre et arriva dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner. Odion Ishizu et Marek, était déjà là et le regardèrent entrer. Ils déjeunèrent tranquillement, puis Marek se leva et souhaita bonne chance à Atem pour ses cours et s'en alla au lycée. Ishizu et Odion attendirent avec lui l'arrivée de ce professeur dans le salon. Ishizu lui précisa que pendant qu'ils travailleraient, Odion et elle même ne seraient pas là. Atem les rassura en disant qu'il serait se débrouiller tout seul et qu'ils ne devaient pas s'inquiéter. Rassurés, ils décidèrent de partir à leur occupation. Car ils avaient du travail, que se soit pour les papiers mais aussi au département. Atem, resté seul, ferma les yeux quelques instants, pour se concentrer et se donner du courage. Car il savait que la tâche serait rude. De plus il se demandait comment était ce professeur, s'il pourrait l'aider à être à la hauteur de ses « ambitions ».

Il entendit la sonnerie de la porte d'entrée, il se leva donc, et alla ouvrir. Il découvrit alors, un homme d'une quarantaine d'année avec un regard bien veillant et serein, malgré que un visage impassible. Il se dégageait de lui, une force et un savoir qui semblait correspondre aux attentes d'Atem. Atem le ragarda quelques instants et l'autre personne le regarda également et le fixa quelques minutes comme pour le jauger. Ils ne bougèrent pas et continuèrent leur inspection quelques minutes. Atem se demandait, en fin de compte, s'il était comme il l'avait ressenti en le voyant. Puis l'homme lui sourit et lui dit :

« Bonjour! Jeune homme! Je me présente je suis Mr Haras et je serais votre professeur particulier pendant quelques mois ou plus si nécessaire! » Lui dit il simplement.

« Bonjour, Mr Haras, je suis Atem! Je suis heureux de faire votre connaissance! » Lui répondit Atem en lui serrant la main « Mais je vous en prie entrez donc! » Finit il par dire.

Celui ci entra et Atem lui montra le chemin du salon. Mr Haras le suivit en silence. Atem lui proposa de prendre son manteau et le posa dans le vestibule. Puis revenant dans le salon, il proposa à Mr Haras de s'installer. Celui ci acquiesça et s'installa dans le canapé. Atem s'assit dans le fauteuil non loin de lui et attendit.

« J'ai entendu parler de vous par Mr Poulos et j'avoue que celui ci m'a dit beaucoup d'éloge à votre égard. De ce fait j'étais impatient de vous rencontrer » Dit Mr Haras en le scrutant.

Atem le scruta également et attendit la suite.

« Il m'a expliqué les raisons de ma présence ici et ma mission et j'avoue que je me demandais si j'allais accepter. Car voyez vous quand je commence quelque chose j'aime aller jusqu'au bout et il va vous falloir travailler et faire ce que je vous dit ! » Commença t-il , puis en se radoucissant. « Mais j'avoue qu'en vous rencontrant, j'ai senti que vous aviez l'air d'être quelqu'un du même acabit que moi, j'espère ne pas m'être trompé ! A votre avis ai –je raison ou non ? » Lui demanda t-il avec une lueur malicieuse dans les yeux.

Atem le regarda dans les yeux et se mit à sourire malicieusement.

« Mr Haras ne vous inquiétez pas!! Lorsque j'ai décidé quelque chose je vais jusqu'au bout et le travail ne me fais pas peur!! » Renchérit t' il .

Ils se jaugèrent tout les deux, comme deux combattants qui cherchent à deviner les intentions de l'autre.

« Très bien ! Je n'en attendais pas moins de vous ! Et pour ma part, j'aime également relever des défis ! » Dit il en souriant également. « je pense donc avoir fait le bon choix en acceptant cette mission » Finit il par dire.

« Bon ! Si nous nous mettions au travail! Qu'en pensez vous jeune homme? » Lui demanda t'il en se levant.

Atem acquiesça et ils se dirigèrent vers la table du salon et se mirent à travailler.

Cela fut un plaisir pour Mr Haras, car Atem se révéla être quelqu'un d'assidu, de sérieux et qui apprenait très vite. Plusieurs jours passèrent et le « maître » vit que son élève travaillait toujours avec le même sérieux. C'était un vrai défi de travailler avec Atem, car il voulait tellement apprendre que Mr Haras devait sans arrêt être à la hauteur pour lui permettre d'avancer.

Quand Ishizu, Odion, Marek et Bakura virent les progrès qu'il faisait il ne s'inquiétèrent plus autant et purent continuer leur travail pour qu'ils soient à la hauteur des attentes d'Atem.

Bakura vint régulièrement voir Atem. Il lui apportait un soutien et une aide des plus précieuse. Même s'il pu constater que celui-ci était très intelligent et qu'il n'avait pas réellement besoin d'aide. Il lui montra également comment fonctionnait Internet et l'informatique en général. Atem était surpris, par toutes ces nouvelles choses modernes, mais il était plus qu'intéressé et en moins de temps qu'il n'en fallait, il se débrouillait fort bien. Bakura lui donna aussi des nouvelles de ses amis régulièrement.

Chaque jour se déroulait de la même façon, plus ou moins. Il suivait ses 6 heures de cours et s'adonnait aussi aux sports, qu'il venait de découvrir, pour lui permettre de se changer les idées, mais aussi se maintenir en forme. Plus les jours passaient et plus il aimait ça, et il excellait en endurance et en natation. Il y prenait goût et devint même assez bon. Cela lui permettait de s'entretenir et de se relaxer, car avec toutes ces heures de cours et les sacrifices que cela engendrait il avait besoin de souffler. Il faisait une demi heure de course à pied le matin avant les cours, et une heure de natation le soir, juste avant de dîner.

Marek et Bakura lui proposait régulièrement de les affronter au duel de monstre, ce qui ravissait Atem énormément. Il était toujours aussi fort et gagnait à chaque fois. Il était ravi de pouvoir jouer à ce jeu.

Régulièrement il faisait toujours ce rêve qui lui apportait une paix intérieure. En même temps, il s'interrogeait sur ce qu'il ressentait et la signification de ce rêve. Il ne voulait pas trop en parler, car il ne se sentait pas le courage de raconter ce qu'il voyait. De plus, il ne voulait pas les déranger avec ça, tout occupés qu'ils étaient pour l'aider. Mais au fil des jours, il se demandait s'il ne devait pas, en fin de compte, en parler pour essayer d' éclaircir tout ça. Un jour à la fin d'un cours, Atem invita marek et Bakura, qui étaient revenu du lycée, à se joindre à lui.

« J'aimerais beaucoup vous dire quelque chose. Voilà depuis que je suis revenu, j'arrête pas de faire souvent le même rêve » Dit-il un peu gêné « En fait… je vois une jeune fille devant un bâtiment, qui me tend la main, comme pour m'appeler. En fait, j'ai l'impression de ressentir une paix intérieure et une infime douceur qui émane d'elle… malheureusement je ne vois pas son visage… à part ces yeux d'un bleu incroyable ... et je me demandais ce que cela pouvait bien vouloir dire » Finit-il par dire en les regardant.

Bakura et Marek se regardèrent surpris, puis se mirent à réfléchir.

« Quel rêve étrange ! On dirait une espèce de message qui t'indiquerai qu'il faudrait… je ne sais pas… que tu la recherche, ou alors qu'elle t'attends. C'est peut être ça que ton père a voulu te signifier, comme étant ton destin. Mais bon je peux me tromper » Dit Bakura en premier et avec empressement, car il ne voulait pas influencer Atem sur le but de son destin.

« Mais! tu ne vois vraiment pas son visage ? Peut être qu'au fur et à mesure tu le verras mieux, qui sait ? » Précisa Marek qui souriait. Car il se demandait ce que ce rêve signifiait et était curieux de savoir qui était cette jeune fille.

Atem, qui les avaient écouté, réfléchit à ce que ses amis venaient de lui dire. Il se demandait si cela pouvait être vraiment son destin. Peut être était-ce seulement un simple message. En fait il n'en savait rien, et se dit que si c'était réellement son destin, il le saurait un jour. Il fallait qu'il soit patient.

« Merci pour votre aide. Peut être que vous avez raison, je verrais bien. Mais si tel est le cas, je le saurai un jour ou l'autre. Je n'ai plus qu'à attendre. Peut être que je ne referais plus ce rêve, après tout. Et puis s'il continue, peut être que j'en apercevrais un peu plus » Commença t' il par dire en chuchotant, comme s'il se parlait à lui même « Au fait ! Si vous pouviez n'en parler à personne pour l'instant. Inutile d'embêter tout le monde avec ça » Finit-il par dire.

« Ok ! Pas de problème. Mais si t'as d'autres informations sur ça, n'hésite pas, car ça m'intrigue. Et puis ça ne me dérange pas de t'aider » Dit Bakura en souriant.

« Oui c'est vrai ne t'en fais pas. On dira rien! Mais dis nous si tu as d'autres informations, car moi aussi ça m'intéresse! » Répondit Marek en souriant de plus bel.

Ils continuèrent de discuter de tout et de rien pendant un petit moment, puis Bakura pris congé d'Atem et de Marek, en repensant à ce que celui-ci lui avait dit. Il était très curieux et intrigué par ce que lui avait dit Atem. Il avait hâte de connaître la suite des évènements. Mais il se dit qu'Atem devait être le plus impatient des trois, et il calma son impatience.

Pour le moment tout ce passait bien. Il avançait dans ses cours, ses papiers étaient en cours et il avait des amis formidables, prêts à l'aider. Que demander de plus. Il s'épanouissait donc de jour en jour et se sentait heureux.

Cela faisait un mois que Rebecca et Kazumi faisaient leurs études au Japon en compagnie de leurs amis. Tous les jours étaient prétextes à s'amuser et à être ensemble. Toujours le même rituel fait de cours et d'amusement. Les garçons ne perdaient aucune occasion, ils jouaient et faisaient des paris, que se soit pour les notes, l'absence des professeurs et bien d'autres choses. Ils étaient tous heureux et content de vivre.

Quant aux filles, elles regardaient les garçons jouer, même si, par moment elles essayaient de leur rappeler qu'il fallait travailler. Anzu, surtout, les surveillaient d'un œil bien veillant, même si par moment, elle pouvait aussi se mettre un peu en colère. Et s'ensuivirent disputes et rires, car même si elle les grondaient, elle s'amusait avec eux et était heureuse.

D'ailleurs, cela faisait un mois, qu'elle n'était pas allée au musée. Car depuis ce premier rêve elle ne ressentait plus le besoin d'y aller. Elle était comme libérée de cette tristesse. Car elle avait l'impression, que ce jeune homme qu'elle voyait dans ses songes, était quelqu'un de très important et que, quelque part il l'attendait. D'ailleurs, elle avait repris avec entrain ses cours de danse et se sentait revivre.

Donc les journées se passaient entre l'école et le travail pour Anzu. Kazumi étaient heureuse de voir sa cousine reprendre le dessus et qu'elle était redevenue enjouée et appliquée dans son travail. Ce qui lui procurait une joie immense. Son patron aussi était ravi, car il s'était inquiété pour elle, mais aussi un peu pour la bonne marche de son salon. En effet, il avait l'impression que ses clients étaient ravis et de meilleure humeur, du fait de la prévenance et de la gaité d' Anzu et de la bonté de Kazumi. Car toutes les deux prenaient le temps d'être serviables, gentilles et de discuter avec chacun d'entre eux, même pour quelques minutes.

Et tous les soirs elle rentrait chez elle, et retrouvait ses amis pour sortir. Yugi était aux anges d'avoir retrouver cette complicité d'antan, mais il ne trouvait pas le courage de lui parler. Il avait peur d'être rejeté et de briser ce lien. De plus, Rebecca était toujours auprès de lui et le couvrait d'attention. Il ne s'en plaignait pas, d'ailleurs, et il trouvait cela étrange. Il se demandait ce qu'il se passait, car il appréciait de plus en plus le fait d'être avec Rebecca. Pourtant c'était d' Anzu qu'il était amoureux, du moins c'est ce qu'il pensait.

Rebecca, elle, était transportée de joie, car elle était auprès de celui qu'elle aimait et rien ne pouvait gâcher son bonheur. Elle voulait, également, trouver le courage de lui parler. Mais elle sentait qu'il n'était pas encore sous son charme. Elle se demandait, donc, comment elle pourrait faire pour le séduire, sans être trop sur lui, car elle ne voulait pas qu'il la repousse. De plus, elle sentait bien que Yugi n'était pas insensible aux charmes d' Anzu, même si celle-ci l'avait rassurée. C'était pour cette raison, qu'elle était avec lui le plus souvent possible.

Quant à Anzu, elle voyait bien ce qu'il se passait et cela ne la dérangeait pas. Bien au contraire, elle espérait que ça marcherait, car elle pensait qu'ils formaient un joli couple et voulait le bonheur de ses amis. Mais elle voyait, également, que Yugi n'était pas amoureux de Rebecca. Elle aurait voulu l'aider, mais il fallait aussi prendre en compte les sentiments de Yugi. Et puis elle avait ses propres sentiments à gérer. Car depuis ce rêve, elle espérait trouver celui qui lui répétait, sans cesse, les mêmes mots.

En fin d'un après midi d'octobre frais, mais ensoleillé, Anzu sortit de son travail avant Kazumi et, était perdue dans ses pensées. Tout d'un coup elle sentit quelqu'un qui lui tapotait l'épaule. Elle se retourna et vit avec surprise quelqu'un qu'elle connaissait très bien. Cette personne n'était autre que Maï. Celle-ci était revenue des Etats-Unis pour revoir ses amis, mais surtout Jono-uchi.

Elle se mit à pousser un petit cri de joie et elles s'étreignirent, comme deux amies qui ne s'étaient pas vues depuis longtemps.

« Whoa! Maï! Cela faisait longtemps ! » Elles se détachèrent l'une de l'autre et se regardèrent, surprise de la voir ici. « Alors tu es venue au Japon, c'est génial ! Mais… pour combien de temps ? » L'interrogea Anzu, ébahie mais enchantée de retrouver Maï.

« Vous me manquiez trop ! Alors je suis venue vous voir… Alors ça va ? » Demanda tout d'un coup Maï, d'un air soucieux, en regardant Anzu droit dans les yeux.

Anzu, stupéfaite par l'air sérieux et préoccupée de son amie, la regarda également dans les yeux, comme pour connaître la raison de cette inquiétude soudaine. Mais, après quelques secondes de silence, elle lui répondit qu'elle allait bien. Elles décidèrent d'aller dans un café tout près d'ici, pour pouvoir bavarder plus tranquillement. Elles s'y rendirent, s'installèrent et commandèrent. Après avoir été servie, elles reprirent leurs discussions. Anzu lui appris que Rebecca, la petite fille d'un vieil ami du grand père de Yugi, était arrivée depuis un mois environ dans leur lycée, et que tout se passait bien. Elle lui dit également que sa cousine était aussi arrivée ici et était dans la même école que tout le monde.

« Je te la présenterai! Tu verras elle est gentille, tu vas l'adorer! » Lui dit Anzu en souriant.

Maï la regarda et sourit en voyant qu'elle était heureuse.

Puis, elle lui raconta ce qu'elle avait fait depuis tout ce temps. Ses nombreux voyages, mais également les défis en duel de monstre, qu'elle avait gagné d'ailleurs. Elle lui dit également, la raison de son retour au Japon. En fait, elle en avait un peu marre de voyager. Elle venait d'avoir 24 ans et elle voulait se poser quelque part. Depuis qu'elle était jeune, elle avait passé son temps à parcourir le monde à la recherche de quelque chose. Et en fin de compte, elle l'avait trouvée : c'était l'amitié. Elle avait fini par comprendre que ce qu'elle cherchait depuis toujours était là, au Japon. Et quel meilleur endroit où vivre, là où se trouvaient tous ses amis. Elle pensait surtout à Jono-uchi, qui lui avait permis de trouver ce qu'elle avait toujours cherché.

« Vraiment c'est génial ! Je suis ravie d'être ici » S'exclama Maï « Mais… toi aussi tu à l'air d'aller bien. Car… en fait, j'avais eu des nouvelles de toi par les autres et …. » Elle hésita quelques secondes avant de poursuivre « On m'avait dit que tu n'allais pas bien. Mais ça à l'air d'aller mieux, on dirait ! Tant mieux ! » Finit-elle par dire en souriant et lui touchant la main.

Anzu se mit à sourire en se remémorant cette période de sa vie. C'était difficile à croire qu'il y a un mois encore, elle était triste et amorphe, qu' elle n'arrivait pas à être celle qu'elle avait toujours été : gaie et enjouée. Mais depuis le départ du pharaon, elle n'arrivait pas à s'en remettre. Pourtant, depuis ce rêve, elle se sentait revivre et retrouvait foi en la vie. Elle avait, d'ailleurs l'impression de connaître ce jeune homme, et pourtant elle n'arrivait pas un mettre un nom sur son visage. Mais elle sentait, du plus profond de son cœur, que celui-ci avait une grande place dans sa vie. Elle se mit à lui dire qu'elle faisait un rêve étrange depuis quelque temps.

« Ah bon ! Un rêve ? Allez raconte ! » Répliqua Maï, toute excitée par ce qu'elle venait d'entendre.

Anzu hésita. Doit-je ou non lui raconter. C'est tellement bizarre. Mais en même temps, j'ai besoin de me confier, on ne sait jamais. Pensait-elle. Forte de cette résolution, elle décida de lui raconter tout ce qu'elle voyait en songe, régulièrement, depuis un mois environ. Maï l'écoutait d'une oreille attentive et enchantée. Puis lorsque Anzu eut fini son histoire, elle se mit à réfléchir pendant quelques minutes, en croisant les bras et fermant les yeux, pour mieux analyser les choses. Anzu n'osa la regarder. Elle attendit, un peu crispée, l'opinion de son amie, en fixant ses mains posées sur ses genoux.

« Hum ! C'est vrai que c'est étrange ! » Elle ouvrit les yeux et regarda Anzu dans les yeux « Mais ça un côté romantique et mystérieux. Alors ! Tu le recherches ce garçon ? » La questionna t' elle curieuse.

« En fait non ! » Anzu leva les yeux un peu plus détendue et la regarda, également dans les yeux « Je me dis que… si c'est mon destin de le rencontrer, je le rencontrerai un jour. Il faut juste que je sois patiente ! Après tout !... Je ne sais pas qui sait et… se serait dur de le chercher. Mieux vaut être patiente, on verra bien ! » Dit-elle décidée et rêveuse.

Mai acquieça et but une gorgée de son café.

« Et toi, alors ! Ca va avec Jono-uchi ? » Demanda, tout d'un coup Anzu un sourire aux lèvres, en se penchant vers Maï.

Maï s'étouffa et s'empourpra lorsqu'elle entendit le nom de Jono-uchi. Elle s'essuya la bouche et médita un instant en essuyant le café qu'elle avait renversé sur la table.

« Ah ça ! » En reprenant sa tasse et en buvant une gorgée « C'est une autre histoire ! » Après un bref soupir, elle reprit « J'ai l'impression de stagner. En fait… je ne sais pas ce qu'il pense de moi et ça m'énerve » Elle frappa son poing sur la table, ce qui surpris Anzu « Un coup j'ai l'impression qu'il s'intéresse à moi et puis, l'instant d'après, ce n'est plus le cas !... Ah la la ! Je ne sais plus quoi faire ? » Finit par dire Maï chagrinée.

C'est vrai que Jono-uchi est quelqu'un d'impénétrable. On ne sait pas ce qu'il pense réellement. Pensa Anzu émue par la tristesse de Maï. Elle la regarda et voulut l'aider en l'encourageant.

« Ne t'inquiètes pas ! Je suis sûr que Jono-uchi t'aime bien. Mais tu sais, il est très compliqué. Je pense qu'en fait il doit être très timide pour ces choses là !! » Commença Anzu « Je suis avec toi et si je peux t'aider dit le moi » Finit-elle par dire en posant sa main sur la main de son amie pour lui donner de la force, et lui témoigner de son affection.

Mai, reconnaissante, lui sourit et lui dit la même chose. Puis elles se mirent à rire et continuèrent à parler joyeusement. Après une heure de discussion animée, elles décidèrent de se séparer car il commençait à se faire tard. Mais elles se promirent de se revoir le lendemain avec toute la bande.

Elles venaient de se séparer, quand tout d'un coup, Anzu vit un petit garçon traverser la route, alors qu'une voiture venait à sa rencontre. Sans réfléchir, elle hurla « attention petit » et se précipita à sa rencontre pour le pousser. Mais malheureusement, si le garçon n'eut rien, elle, en revanche, percuta la voiture de plein fouet. Les passants, qui étaient sur place, furent frappés de stupeur en voyant cela et se mirent à réagir.

« Il faut appeler une ambulance, vite! » Cria quelqu'un qui s'était précipité sur elle.

Tout un attroupement s'était réuni autour de la victime. Le chauffeur sortit de la voiture et épouvanté se mit à trembler.

« Mon dieu qu'ai-je fait ? Je ne les pas vue ? Oh mon dieu ? » Répétait-il très ennuyé et affolé.

Maï, qui n'était pas encore trop loin, entendit le brouhaha. Elle se demandait ce qu' il s'était passé, pour qu'il y ait autant de vacarme. Elle décida donc de s'approcher pour en avoir le cœur net. Elle s'approcha du lieu et vit qu'il y avait eu un accident. Elle se fraya un chemin parmi les gens et regarda qui était la pauvre victime. Lorsqu'elle reconnut Anzu allongée par terre inconsciente, pâle, presque sans vie avec du sang autour d'elle, des bleus partout et ses vêtements déchirés, elle se mit à trembler. Elle se précipita auprès d'elle et s'agenouilla près d'elle.

« Mon dieu Anzu tu m'entends ? Je t'en prie ne meurt pas ! » Ne pu s'empêcher de dire Maï, affolée et en larmes.

Plusieurs minutes se passèrent, qui parurent durer des heures pour Maï, quand elle entendit l'ambulance arriver. Hagarde, elle vit les ambulanciers s'approcher de la victime et faire les gestes d'usages. Un des ambulanciers s'adressa à elle et lui demanda si elle connaissait la victime. Eberluée, elle ne répondit pas tout de suite, elle se contentait de rester là sans réagir. Il la secoua un peu pour qu'elle puisse répondre.

« Oui !... C'est une de mes amies, je vous en prie sauvez la ! » Balbutia t-elle les larmes aux yeux et en serrant les bras de l'homme, comme pour se raccrocher à quelque chose.

« Nous ferons tout ce que nous pourrons ! Mademoiselle. En attendant venez avec nous » Lui répondit calmement l'ambulancier et l'aidant à se relever.

Elle monta dans l'ambulance accompagnée de Anzu et ne cessait de la regarder en se disant ' Mon dieu, ce n'est pas possible'

Ils arrivèrent à l'hôpital et Anzu fut emmenée pour être examinée. Pendant ce temps, la police qui fut mis au courant de l'affaire, lui demanda si elle était de sa famille. Elle leur répondit que non. Le policier lui demanda, alors, si elle pouvait les contacter. Abasourdie, elle le regarda et elle prit vraiment conscience de ce qui s'était passé. Elle s'éloigna et appela tous ses amis pour les mettre au courant et qu'ils puissent prévenir sa famille, car elle ne les connaissaient pas. Lorsque elle raccrocha, elle s'écroula sur le siège et se remit à pleurer.

Lorsque chacun appris ce qu'il s'était passé, ils restèrent un moment surpris et se précipitèrent à l'hôpital. C'est surtout Yugi qui n'en croyait pas ses oreilles. Il était chez lui lorsqu'il reçut le coup de téléphone. Quand sa mère lui passa le téléphone en lui annonçant qu'il s'agissait d'une certaine Maï, celui-ci fut d'abord ravi. Puis il devint blafard et sans voix lorsqu'il appris la nouvelle. Sa mère, qui n'était pas loin, le vit se décomposer et lui demanda ce qui avait pu se passer. Celui-ci la regarda et des larmes se mirent à couler avant qu'il ne puisse prononcer un mot. Elle le prit dans ses bras et tenta de le calmer. Lorsqu'il pu, enfin, retrouver l'usage de sa voix, il raconta le drame en bégayant. Celle-ci effarée, réagit la première et appela les parents de Anzu pour les prévenir. Puis elle le reprit dans ses bras et lui dit de se ressaisir. Il fallait qu'ils aillent à l'hôpital, pour voir ce qu'il en retournait. Il sécha ses larmes et partit aussitôt, accompagné de sa mère et de son grand père.

Lorsqu'ils arrivèrent, Yugi et sa famille trouvèrent les autres qui étaient auprès de Maï, toujours en pleurs et se regardèrent : Comment une chose aussi affreuse a t-il pu bien arrivée ? Ce n'était pas possible ? Pensèrent –ils tous. Ils entendirent des bruits de pas et virent les parents d' Anzu, ainsi que Kazumi qui accoururent, affolés, pour connaître les détails de l'accident. Le policier, qui était resté sur place raconta brièvement ce qu'il s'était passé. Puis un silence de mort régna dans la salle d'attente. Chacun priait pour que rien de grave n'arrive à Anzu et n'osait prononcer un mot. Certains, étaient debout et marchaient de long en large dans le couloir pour se calmer, d'autres étaient recroquevillés sur eux-mêmes et plongés dans leur pensées. Ils attendaient tous des nouvelles de leur amie, de leur fille et cousine. Tout le monde priait pour qu'elle s'en sorte.

Cette attente parue durée des heures. Puis un médecin s'approcha et donna son verdict.

« Mr et Mme Mazaki ? Votre fille à un bras cassé, ainsi que quelques côtes cassées et des hématomes un peu partout. Mais ce qui nous inquiète c'est le choc crânien qu'elle a reçut. Pour l'heure, elle est toujours inconsciente, il nous faut attendre pour voir si la situation évolue ou pas. Je suis vraiment désolé » Annonça le médecin.

Tout le monde fut sous le choc. Rebecca, Kazumi et Maï se mirent à pleurer, les parents s'effondrèrent sur le banc en pleurant et les garçons éprouvaient comme un sentiment de colère et de chagrin en même temps. Yugi ne réagissait plus. Il avait l'impression de sombrer dans un cauchemar et qu'il allait bientôt se réveiller. Puis, voyant tout le monde sous le choc, il réalisa que non et se mit à pleurer.

Ils restèrent jusqu'à fort tard à l'hôpital et ne voulurent pas repartir. Mais le médecin leur dit qu'il ne servait à rien, pour l'instant, de rester tous ici. La seule chose à faire était d'attendre et d'espérer qu'elle se réveille. Ils se séparèrent donc et chacun rentra chez soi, en priant qu'elle se réveille et s'en sorte.

Lorsque Yugi arriva dans sa chambre, il se précipita sur son lit et se mit à pleurer de tout son soul. Il avait peur de la perdre, et se disait qu'il ne pourrait vivre sans elle. D'ailleurs, il voyait défiler tous les moments qu'il avait partagé avec elle. Tous ses souvenirs lui étreignirent le cœur et il se mit à pleurer encore plus. Sa mère et son grand père, qui étaient dans le salon, étaient également sous le choc. Ils n'auraient jamais imaginés qu'une chose aussi affreuse puisse arriver. De plus ils s'inquiétaient beaucoup pour Yugi, car ils savaient l'importance qu' Anzu avait pour lui. Ils se connaissaient depuis l'enfance et pour eux, Anzu faisait en sorte partie de la famille. Ils auraient voulu le consoler, mais ils ne savaient pas comment faire. Ils décidèrent, alors, de le laisser seul, car dans ces moments là on veut être seul. Ils montèrent se coucher et avant de s'endormir, ils firent une prière pour elle.

Dans une chambre d'un hôtel, une autre personne, était tout aussi effondrée. En effet, Maï revoyait sans cesse les images d' Anzu, inconsciente et en sang. Elle n'arrivait pas à croire que tout ceci était arrivé. Quelques heures plus tôt, elles étaient toutes les deux en train de discuter et de rire devant un café, et il avait suffit d'une seule minute, un seul évènement, pour que tout bascule. Elle resta de longues heures dans le noir, recroquevillée et inerte à pleurer.

Tout le monde, cette nuit là, fut sous le choc et eurent du mal à trouver le sommeil. Toutes leurs pensées et prières allaient vers Anzu. Ils se remémoraient eux aussi tous ce qu'ils avaient vécu ensemble. Ils se disaient que la vie pouvait être cruelle. Car pas plus tard que ce matin, elle était encore là, à rire et à s'amuser avec eux. Et en quelques minutes tout avait basculé.

Ils passèrent les jours suivants les plus affreux de leur vie, à attendre des nouvelles. Chaque jour, ils passèrent la voir, en espérant un miracle. Ils la veillèrent et restèrent auprès d'elle pour ne pas la laisser seule. Et chaque jour, aucune amélioration ne se produisait.

Au bout de soixante dix huit heures, le médecin leur annonça qu'elle était dans le coma et qu'elle pouvait se réveiller à n'importe moment. Tout le monde fut effondré et ils restèrent quelques minutes sans réagir. Car au fil des jours, ils avaient craint qu'elle ne se réveille pas. Alors lorsqu'ils entendirent le médecin prononcé ce diagnostic, ils prirent peur.

« Ce n'est pas possible ! Mon dieu ! Ma fille dans le coma ? » Prononça, en larme, la mère d' Anzu. Elle s'effondra dans les bras de son mari qui était tout aussi effondré qu'elle. Kazumi s'approcha d'eux les larmes aux yeux et les étreignit.

Les autres se regardèrent et les larmes leur vinrent également. Savoir leur amie dans cet état était insoutenable. Ils se sentaient impuissants et ne savaient quoi faire. Ils décidèrent de sortir de la chambre pour laisser la famille d' Anzu seule dans leur chagrin.

A l'accueil, ils décidèrent de faire quelque chose pour aider leur amie à s'en sortir.

« Ecoutez ! Je pense que nous devrions la soutenir et l'aider dans cette épreuve. Car elle est notre amie ! » S'exclama Jono-uchi.

« Tu… tu as raison Jono-uchi » Commença à dire Yugi en s'essuyant les yeux et reprenant courage. « Nous devons l'aider ! Elle est notre amie et je suis sûr qu'elle va se réveiller ! Elle ne peut pas disparaître ! »

Tout le monde les regardaient ébahi, mais après quelques secondes de réflexion, ils approuvèrent.

« C'est vrai ! Tu as raison ! Nous devons l'aider ! » Approuva Honda qui s'était approché de Yugi et Jono-uchi pour les soutenir.

« Je suis d'accord ! » Dit également Maï, qui avait retrouvé son courage. Car au fond d'elle-même, elle savait qu' Anzu n'approuverait pas qu'elle soit triste. Et puis ce n'était pas en restant dans cet état là, qu'elle pourrait l'aider.

« Oui vous avez raison ! De plus il est important qu'elle sente notre présence et notre force auprès d'elle ! » Lança Rebecca « Car… vous savez ! J'ai lu que des personnes dans le coma entendait tout ce qu'on lui disait et que cela pouvait plus ou moins les aider à se réveiller ! » Continua t'elle.

Le reste du groupe la regarda et ils réfléchir à ce qu'ils venaient d'entendre.

« C'est vrai ? Alors il faut qu'on continue à aller la voir ! Comme ça elle verra qu'on est avec elle ! » Dit Jono-uchi ravi.

« Oui… oui, c'est vrai ! Il faut continuer comme ça » Approuva Yugi, qui reprenait espoir. Car il était prèt à tout pour l'aider.

Tout le monde approuva et ils décidèrent qu'à partir de demain, ils feraient des groupes pour aller la voir. Car les médecins n'approuveraient pas qu'il y ait autant de monde. De plus, pour elle, cela la gênerait peut être aussi. Ils en parlèrent aux parents d' Anzu, qui, touchés, les remercièrent de cette délicate intention. Kazumi approuva également et décida de se joindre à eux.

A partir de ce jour, à tour de rôle ils allèrent la voir. Ils la veillèrent donc et la soutinrent le mieux qu'ils purent, en lui parlant et racontant ce qu'il se passait. Chaque jour, ils lui donnaient leurs forces, pour qu'elle se réveille.

Puis quelques jours après, voyant qu'il n'y avait toujours pas eut de progrès, Honda décida d'envoyer un e-mail à bakura, pour le prévenir du malheur qui les avait frappé. Il écrivit simplement : « Il s'est passé quelque chose de terrible il y a quelques jours ! Anzu vient d'avoir un accident et elle est dans le coma ! »


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