Un amour par delà le temps

Chapter 6

Pendant ce temps là à l'hôpital, l'état de Anzu n'avait pas bougé et les médecins se demandaient si cela allait changer. Heureusement, ils avaient vu que ses parents et tous ses amis étaient là pour la soutenir et lui prodiguer de l'amour et de la force. Au moins elle n'était pas toute seule, cela pouvait l'aider. Du moins ils l'espéraient.

Depuis son accident, Anzu, était plongée dans un monde où elle flottait, recroquevillée sur elle-même et dormait. Elle se sentait bien et heureuse, comme si elle savait que tous ceux qu'elle connaissait était heureux et qu'elle pouvait s'en aller. Pourtant, tout au fond d'elle-même, elle entendait des voix qui lui disaient de se battre et de vivre. Des voix, chaudes, douces et fortes en même temps. Elle sentait que ces personnes lui donnaient de la force et l'encourageaient à se battre. Elle commença à bouger et se leva pour rechercher d'où provenaient ces voix. Elle vit un faisceau de lumière au loin et se décida à le suivre. Elle flottait pendant qu'elle avançait, même si sa vitesse de progression n'était pas rapide. Elle se demandait si en arrivant au bout du chemin, son destin ne l'attendait pas. Pendant son chemin elle entendait toujours ces voix qui lui parlaient et elle avait l'impression de les reconnaître. Elle se sentait bien d'ailleurs et n'avait pas peur.

Ses parents étaient auprès d'elle et lui serraient la main, pour lui témoigner leur soutien. Ils lui parlaient pour qu'elle puisse être au courant de ce qu'il se passait, car ils étaient persuadés qu'elle les entendait. Tout d'un coup quelqu'un frappa. Yugi passa la tête à la porte et les salua. Il leurs demanda, si lui et ses amis pouvaient entrer un moment. Les parents acquiescèrent et se retirèrent pour les laisser tranquille un moment. Ils saluèrent les arrivants et descendirent prendre un café.

Ils entrèrent et Atem, après un instant d'appréhension, entra également. Il fut choqué de voir dans quel état elle était : Le bras plâtré, des ecchymoses sur le visage, et sûrement ailleurs, et allongée dans un lit d'hôpital. Il en avait les larmes aux yeux et pourtant elle n'avait jamais paru aussi belle et tranquille. IL avait même l'impression qu'elle souriait. Il remarqua également une grande force et une détermination pour se battre et se réveiller.

Ils l'entourèrent et Yugi se pencha pour parler à Anzu.

« Ecoute Anzu ! Tu ne devineras jamais qui est de retour ? Mais oui ! C'est Atem ! Tu te souviens, notre ami pharaon. Alors il faut que tu te réveilles pour le voir de tes propres yeux et qu'on soit ainsi tous là comme avant » Finit-il par dire les larmes aux yeux également.

Les autres aussi avaient plus ou moins les larmes aux yeux. Quant à Atem il ne la quittait pas des yeux et il n'osa pas s'approcher.

« Tu peux lui parler, ça lui fera du bien d'entendre ta voix et de sentir ta présence » Lui dit Jono-uchi qui était près de lui et le poussa gentiment vers Anzu.

Celui-ci, le regarda un peu interloqué et acquiesça. Il s'approcha du lit où dormait Anzu, en la regardant toujours. Yugi lui laissa la place:

« Bonjour Anzu … » Commença t'il hésitant « Oui c'est bien moi… Atem. Tu te rappelles ? C'est vrai ! Je suis de retour… et j'aimerais bien que tu me parles comme tu le faisais avant…que tu ouvres les yeux et que tu te réveilles » Dit-il d'une voix rauque, avec une pointe de tristesse dans sa voix.

Instinctivement il lui pris la main et se tut. Les autres n'osèrent parler également. Le professeur, qui s'était approché, pu voir la jeune fille de plus prés. Il fut surpris de voir la force tranquille de cette personne, ainsi que son courage pour lutter. Il sentit instinctivement, qu'elle avait une grande force morale et une âme profonde et généreuse. Il commençait à comprendre l'amitié que lui portait son jeune protégé et voulait également la voir se réveiller pour pouvoir discuter avec elle. Car il sentait, qu'en plus d'avoir une grande beauté, elle devait avoir de l'esprit et de l'intelligence.

Celle-ci, d'ailleurs, continuait son chemin, lorsqu'elle entendit une autre voix. Une voix différente de toutes celles qu'elle avait entendue avant, et qu'elle n'avait pas entendue depuis longtemps. Celle ci lui faisait battre le cœur plus vite. Elle s'arrêta, quelques instants, et ferma les yeux en mettant ses mains sur sa poitrine pour écouter cette voix. Elle se sentit envahie d'un bonheur et d'une joie immense. D'ailleurs le faisceau devenait de plus en plus lumineux. Elle se remit, donc, en marche pour arriver encore plus vite. Elle avait vraiment l'impression d'avancer plus vite, pour pouvoir rejoindre cette voix le plus rapidement possible. Car celle ci, lui donnait des ailes.

Dans la chambre, tout le monde se mit à parler de tout et de rien pour qu'elle sente leur présence et leur force. Atem ne lâcha pas sa main de toute l'après midi, pour lui donner, également, des forces. Il n'avait pas trop envie de participer à la conversation avec ses amis, il préférait écouter. Il était trop choqué pour parler et préférait rester silencieux, pour la soutenir.

En fin d'après midi, tout le monde sortit pour laisser la place à ses parents. Atem se sentait encore un peu sous le choc, mais il était enfin là pour la soutenir dans cette épreuve. Ils décidèrent de rentrer chez eux, car il commençait à se faire tard. Atem se jura d'y retourner le lendemain et ainsi chaque jour, après ses cours.

Lorsqu' Atem, le professeur, Marek et Bakura rentrèrent à l'hôtel, ils n'échangèrent pas un mot. Chacun restait dans ses pensées et respectait le silence des autres. Ils dînèrent de bonne heure et se retirèrent chacun dans leur chambre.

Seul dans sa chambre, Atem médita sur cette journée qui avait été riche en émotion. Il se rappela la joie qu'il avait éprouvée lors de la venue de ses amis. Mais aussi le choc ressentit en voyant le corps de Anzu, allongée sur son lit, et ne bougeant pas. Mais quand il lui avait pris la main, il avait sentit au plus profond de lui, le courage, la détermination et la force de Anzu, pour se battre et se réveiller. D'ailleurs, il sentait encore la chaleur des mains de celle-ci, sur ses mains et il les regarda. Un flots d émotions le submergea. Des émotions nouvelles pour lui et qu'il ne comprenait pas trop. Mais elles étaient toutes liées à Anzu et il se demandait ce que cela signifiait Il médita un moment sur ce qu'il ressentait, puis il secoua la tête et décida de se battre également, pour être à la hauteur de son courage. Ainsi, lorsqu'elle se réveillera, il pourra la regarder avec fierté, car il aura fait honneur à son courage. Résolu de cette décision, il se coucha et pensa à elle avant de s'endormir.

Le professeur, quant à lui, repensa aussi à cette journée riche en émotion. Toutes ces personnes étaient intéressantes. Il comprenait les sentiments de son élève. Mais la personne qui l'avait le plus impressionnée, était sans conteste la jeune fille, Anzu Mazaki. En effet dès qu'il était rentré, il avait vu, lui aussi, la force et le courage qu'elle faisait preuve pour se battre. Cette même force qu'il avait ressenti dans Atem, le premier jour où il l'avait rencontré. Il pensa : ' C'est deux là ont la même force d'âme et de cœur. Ils sont tous les deux des âmes sœurs. Cela risque de devenir intéressant ! '.

Le lendemain, ils se réveillèrent de bonne heure pour se mettre au travail. Car ils avaient décidé, d'un commun accord, de travailler plus longtemps le matin, pour que celui-ci, puisse aller la voir l'après midi. Bakura et Marek étaient sortis.

En fait, ils était descendu pour appeler Ishizu et lui donner des nouvelles. Lorsque Marek eut Ishizu au téléphone, elle demanda des nouvelles de Anzu, comment s'était passé leurs arrivées, ainsi que la rencontre de celui-ci avec ses amis. Elle lui dit également que le transfert d'école était sur le pont de se faire et qu'il fallait qu'il rencontre le directeur de l'école. Puis après s'être dit au revoir Marek raccrocha. Ensuite Bakura appela son père pour le rassurer.

« Ecoute, papa, c'est vrai que j'avais prévu de ne retourner au Japon qu'à la rentrée prochaine… mais vu les circonstances, je crois que je vais rester et reprendre ma scolarité ici. J'espère… que tu me comprends papa? Lui demanda t-il tristement. Car ça lui faisait un peu de peine de laisser son père en Egypte, mais il voulait rester pour son amie.

Son père en fut triste, également, mais il comprenait les sentiments de son fils. Après un moment de silence, il lui promit de faire le nécessaire pour ses cours en Egypte et pour son retour dans son ancienne école. Bakura, émut, le remercia de tout son cœur. Il décida de se rendre au lycée pour prévenir le directeur de son retour et pouvoir reprendre les cours le plus tôt possible.

Lorsque Marek et Bakura arrivèrent, ils rencontrèrent le directeur et s'entretirent longuement dans son bureau. Bakura expliqua, d'abord la situation et la raison de son retour plus tôt que prévu. Le directeur comprit la situation, car il était au courant de l'accident malheureux de Anzu Mazaki. Il décida donc de le reprendre.

« J'attends que votre école me faxe les papiers, comme quoi vous ne suivrez plus les cours là bas, et vous pourrez revenir. Je pense que cela sera fait d'ici quelques jours, si votre père fait le nécessaire, bien sûr. Ainsi vous pourrez revenir d'ici deux à trois jours. Cela vous convient-il, Mr Ryô bakura ? » Lui dit le directeur avec un regard bien veillant. Car c'était un homme compréhensif, qui aimait ses élèves et les respectait.

Puis il se tourna vers Marek et lui dit que son transfert était aussi en cours, et qu'il pourrait commencer sa scolarité d'ici quelques jours également.

Bakura et Marek le remercièrent vivement et sortirent de l'établissement. Ils décidèrent de retourner à l'hôtel prévenir leur ami et le professeur de ce qu'ils avaient décidé. En effet, puisqu'ils allaient rester ici, Bakura décida de retourner chez lui. Lorsqu'il rentra, les cours du matin étaient pratiquement finis pour Atem. Ils attendirent donc qu'il ait finit, et lorsque le professeur déclara que pour ce matin s'était assez, ils s'approchèrent d'Atem. Ils s'assirent en face de lui, le regardèrent ranger ses affaires et lui racontèrent ce qu'ils avaient fait et ce qu'ils avaient décidé. Celui-ci les écouta attentivement et les approuva. En descendant pour aller manger, ils en discutèrent encore pour régler les détails. En effet, ils décidèrent qu'après leur visite à l'hôpital, Atem et Marek accompagnera Bakura à son appartement, pour l'aider à faire un peu de ménage. Car cela faisait un moment que son père et lui étaient partis. Au début Bakura ne voulait pas qu'il les aide, car il se sentait gêné, mais ils insistèrent. « Après tout Bakura m'a aidé depuis le début. A mon tour maintenant. ». Pensa Atem.

Ils se rendirent à l'hôpital en milieu d'après midi. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la chambre de leur amie, il n'y avait que ses parents. Ils demandèrent s'ils pouvaient entrer et rester un peu. Ceux-ci les reconnut, pour les avoir vu la veille et les laissèrent entrer. Après tout, peu de personnes n'avaient autant d'amis prêts à les soutenir dans l'adversité. Ils en furent émus, de voir autant de sollicitude rien que pour leur fille. Ils ne pensaient pas qu'elle puisse avoir autant de personnes qui tenaient à elle.

Yugi, Jono-uchi et Honda arrivèrent une heure après, car c'était à leur tour d'être auprès d'elle. Ils saluèrent leurs amis et restèrent auprès d'elle deux heures. Bakura et Marek prévinrent leurs amis de leur intention de rester et de retourner au lycée avec eux. Cette idée leurs plût énormément. Ils leurs dirent, également, qu'après cette visite, il retournerait dans son appartement pour ranger ses affaires. Les garçons décidèrent de l'accompagner pour l'aider, comme Atem et Marek avait proposé quelques heures plus tôt. Après un après midi passé auprès de Anzu, ils se rendirent tous à l'appartement de Bakura et l'aidèrent à faire le ménage.

Puis à vingt heures, Atem et Marek rentrèrent dans la suite en laissant ses amis, et raconta leur après midi à Mr Haras. Il approuva la décision prise par Bakura et Marek. D'ailleurs celui-ci réfléchissait, aussi, à leurs situations également.

Pendant trois semaines, Atem suivit ses cours le matin, et rendit visite à son amie l'après midi. Pendant ces trois semaines, il n'y eut pas de véritable changement. Pourtant, parfois, ils avaient l'impression que Anzu réagissait lorsqu'ils lui parlaient et lui serraient la main. Bien que les médecins leurs aient dis que c'était un petit mieux, cela ne prouvait pas qu'elle se réveillerait tout de suite. Mais Attm, Yugi et les autres y voyaient un bon présage et espéraient, tout les jours, la voir se réveiller.

Fin novembre, la situation n'ayant toujours pas trop évoluée, la question du logement d'Atem, de Marek et de Mr Haras, se posa. En effet, ils n'allaient pas vivre pendant plusieurs mois dans une suite. Même si le ministère en avait les moyens, Atem pensa qu'il serait préférable qu'ils aient un logement tous les trois. Bakura leur proposa de les héberger pendant leur recherche d'un appartement. Car son appartement était assez grand pour eux quatre. Ils acceptèrent l'offre de Bakura et le remercièrent énormément.

Ils rendirent les clés de leur suite et à partir de ce jour ils habitèrent chez Bakura. Celui-ci, avec Marek, avait repris ses cours au lycée Domino, en compagnie de ses amis et avait retrouvé ses repères.

Tous les jours, Atem continuait de se rendre à l'hôpital avec Mr Haras, avant les autres et restait un moment seul avec elle. Il ne lui disait presque rien, juste quelques mots d'encouragement, mais il lui prenait toujours la main pour lui transmettre ses forces. Il avait l'air de ne penser à rien et de regarder ailleurs, comme s'il était distant. C'est ce que penserait un visiteur qui rentrerait dans la chambre. Mais en réalité, son esprit et son âme étaient avec Anzu. Il lui envoyait ses propres forces et espérait de tout coeur revoir son sourire et surtout ses beaux yeux bleus. Plus les jours passait et plus elle lui manquait. Il se demandait ce qu'il éprouvait, mais pour l'instant le plus important était qu'elle se réveille.

Le professeur qui l'accompagnait parfois, était toujours surpris quand il rentrait dans la chambre. En effet, il y découvrait beaucoup de fleurs, de cartes et de cadeaux qui avaient été apportés par pleins de personnes, qui provenait de ses camardes de classes, de ses professeurs, ses amis aussi de son patron. En effet, lors de l'annonce de son accident dans les journaux, beaucoup d'élèves, ainsi que les professeurs avaient été bouleversés en l'apprenant et avaient remis des cartes et des cadeaux à Yugi et ses amis pour qu'ils les apportent à son chevet. Ils demandaient régulièrement de ses nouvelles. Et pour cause, elle était appréciée pour sa gentillesse, sa disponibilité envers les autres et son intelligence (A chaque résultat de fin de trimestre, elle était assez bien classée).

De plus, le patron du salon de thé où elle travaillaitavec Kazumi, Mr Tanaka, venait lui rendre visite, le plus souvent possible. Car lorsqu'ils avaient appris son accident, il avait été choqué et attristé, lui aussi. Il lui apportait donc, des fleurs et lui parlaient pour lui transmettre leurs encouragements et leur amitié. Car il appréciat Anzu, ainsi que Kazumi et lui demandait souvent de ses nouvelles.

Kazumi, quant à elle était bouleversée par cet accident, car elle aimait beaucoup Anzu comme une soeur, et quand son patron lui demandait des nouvelles elle avait toujours les larmes aux yeux, même si elle ne les montraient pas. Heureusement dans ce malheur, elle avait rencontré Marek. Au fur et à mesure du temps, ils s'étaient beaucoup rapprochés et s'aimaient beaucoup. Il la soutenait du mieux qu'il pouvait et faisait tout pour la faire sourire. Ils s'étaient plus dès le premier jour où ils s'étaient rencontrés et se rapprochaient de plus en plus.

Enfin, ses grands parents et oncle et tante, avaient fait le déplacement d'Hokkaïdo, pour les premiers, et de Kyoto, pour les seconds, pour soutenir, leur petite fille et nièce, ainsi que ses parents.

Tout ces gens étaient là, pour l'aider et lui témoigner leur soutien. Ils se rencontraient parfois et apprenait à se connaître, car ils avaient tous le même rêve : le retour parmi eux de Anzu, en bonne santé et en vie.

Le professeur constata donc, la popularité et l'amour qu'éprouvaient toutes ces personnes vis-à-vis d'elle et ainsi, confirmaient les premières impressions qu'il s'était faite, sur elle.

Pendant ce temps là, Anzu avançait toujours vers la lumière qui était de plus en plus éclairée. A chaque fois qu'elle approchait elle entendait encore plus les voix de ses parents et amis, et voulait les rejoindre au plus vite. Elle était de plus en plus impatiente d'y arriver et de les retrouver, surtout la voix qui lui faisait battre son cœur et lui transmettait une force incroyable.

Les parents d' Anzu sortaient toujours, pour laisser la place à ses amis, qui venaient toujours la voir. Ils avaient, d'ailleurs, était surpris la première fois qu'on leurs avait présenté Atem, car ils ne le connaissaient pas et ne l'avaient jamais vu. Mais petit à petit, ils avaient appris à le connaître et le trouvaient charmant, surtout Mme Mazaki, car Mr Mazaki se demandait qui était ce garçon et si celui-ci allait lui prendre sa fille. Car pour lui, sa fille était encore une petite fille et il ne voulait pas que n'importe qui, la lui prenne. Mais il reconnaissait que ce garçon avait beaucoup de sérieux, et était gentil. Il décida de l'accepter quand même. Ils firent connaissance, également, de Mr Haras, et au fur et à mesure des jours, ils sympathisèrent.

Puis, début décembre, un jour où Atem s'était rendu à l'hôpital, en laissant le professeur avec les parents de Anzu, il lui prit la main comme à son habitude. Pourtant ce jour là, il lui parla plus longuement, en laissant libre cours à ses émotions. Car cela faisait un mois qu'elle était dans le coma, et il commençait à perdre un peu espoir. Des larmes apparurent dans ses yeux et il les laissa couler pour la première fois. C'est pourquoi, il lui parla plus que d'ordinaire, comme pour reprendre courage, car il ne voulait pas qu'elle sente sa peur. Il lui raconta son retour et tout ce qu'il s'était passé depuis, de ses cours avec le professeur Haras, des espoirs et doutes qu'il avaient, du choc qu'il avait eut en apprenant son accident. Il lui confia ses secrets, ses sentiments qu'il avait du mal à comprendre parfois. Il se sentait en confiance de tout lui raconter, car il savait qu'avec elle, il ne serait pas jugé, qu'elle pourrait l'aider à comprendre. Il finit par lui dire que sa présence lui manquait beaucoup et qu'il voulait absolument la revoir ainsi que son merveilleux sourire qu'il aimait tant. C'était comme s'il avait perdu quelque chose qui lui était très cher.

Quand il eut finit de lui dire qu'elle lui manquait, il sentit tout d'un coup, la main d' Anzu réagir. Elle venait de serrer sa main, très faiblement, mais elle l'avait serrée. Il n'en croyait pas ses yeux, pourtant il sentait sa main le serrer. Il leva les yeux et la regarda. Ses yeux s'agrandirent de surprise, car il se rendit compte que Anzu avait enfin ouvert les yeux. Il resta quelques minutes sans réagir, puis il se mit à sourire, tellement il était heureux. Il lâcha sa main, et s'approcha d'elle.

« Mon dieu ! Tu es réveillée! Enfin…Mais est ce que ça va ? » Demanda t'il inquiet, car elle avait beau être réveillée elle avait l'air pâle.

« Je…je sais pas. Mais où suis-je ? » Elle se mit à bouger, mais elle fit une grimace de douleur « J'ai mal !! »

« Ecoute! Ne t'en fais pas je vais chercher quelqu'un ? Je reviens tout de suite ! » Dit-il de sa voix grave et ému.

Il sortit de la chambre et, dans le couloir, il croisa un médecin et lui raconta ce qu'il s'était passé. Puis il décida de se rendre à la cafétéria de l'hôpital, où devait certainement se trouver ses parents et Mr Haras. Lorsqu'ils le virent arriver, ils prirent peur, pendant une seconde. « Mon dieu pourvu que rien ne soit arrivé ? » Pensèrent-ils.

Il arriva à leur table et leur raconta, un peu essoufflé, que Anzu s'était réveillée et qu'un médecin était auprès d'elle. Mr et Mme Mazaki mirent quelques secondes à réagir. Puis lorsqu'ils comprirent ce que leur avait dit Atem, ils se précipitèrent à l'étage, pour aller voir leur fille. Atem et Mr Haras les suivirent et ils arrivèrent devant la chambre de Anzu. Lorsqu'ils arrivèrent, le médecin était encore auprès d'elle pour l'examiner. Ils attendirent, donc que le médecin ait fini pour entrer.

Ils étaient dans le couloir, lorsque Yugi et ses amis arrivèrent comme à leur habitude. Ceux –ci furent surpris de tous les voir dans le couloir. Comme Mr et Mme Mazaki, un peu plus tôt, ils prirent peur et se précipitèrent à leur rencontre.

« Qu'est ce qui se passe ? Il est arrivé quelque chose ? » Demanda Yugi inquiet, en voyant que Mr et Mme Mazaki était en train de pleurer.

« Non ! Ne vous faites pas ! Ils pleurent de joie… car Anzu s'est enfin réveillée ! » Leur expliqua Atem, bouleversé lui aussi.

Un silence régna dans le couloir. ' Anzu réveillée, c'est pas possible ? ' Pensèrent-ils. Puis tout d'un coup, tout le monde se mirent à crier et pleurer de joie. Ils s'enlacèrent tous pour exprimer leur joie et leur soulagement. Une infirmière arriva et leur demanda de faire moins de bruit. Ils la regardèrent et se mirent à rire. Celle-ci retourna à son travail en soulevant ses épaules.

« Je vais appeler les autres, pour qu'ils sachent la bonne nouvelle et viennent la voir ! » Lança Honda qui partit dehors pour appeler avec son téléphone portable.

Les autres le regardèrent partir et attendirent que le médecin ait fini sa consultation. Vingt minutes après, il sortit, enfin de la chambre et s'approcha d'eux pour leur parler.

« Bon ! Votre fille s'est enfin réveillée, ce qui est une bonne nouvelle, évidemment ! Son bras est guéri, mais pour ses côtes, il faudra attendre encore un peu de temps » Commença à dire le médecin « Elle a eut un peu de mal à se souvenir de tout ce qui s'est passé, alors je lui ait expliqué les circonstances de son accident Il est possible qu'elle soit encore un peu déboussolée, alors je vais vous demander d'y aller doucement avec elle. Il faut qu'elle se repose. Donc vous irez la voir par petit groupe et pas longtemps, du moins pour aujourd'hui. J'espère que vous comprenez » Finit-il par leur dire.

« Oui ! ne vous en faites pas, nous comprenons. Merci beaucoup de tous ce que vous avez fait ! vraiment ! » Répondit Mme Mazaki en le remerciant vivement.

Le médecin repartit et les laissa seul. Yugi et ses amis laissèrent les parents de Anzu y aller les premiers. Mr et Mme Mazaki entrèrent et les garçons attendirent dans le couloir. Honda revint et demanda ce qu'avait dit le médecin. Ils lui dirent ce que celui-ci leur avait dit. Ils attendirent que les autres arrivent et qu'ils sortent pour pouvoir y aller aussi.

Dix minutes plus tard, Yugi, Jono-uchi, Honda entrèrent dans la chambre. Ils virent qu'elle était enfin réveillée. Ils l'enlacèrent, sans trop lui faire mal, et l'embrassèrent comme des fous, trop heureux de la voir de nouveau parmi eux. Yugi n'en revenait pas et laissa ses larmes coulées. Honda et Jono-uchi, cachèrent leurs larmes en les essuyant et se mirent à rire encore.

Anzu les regarda un peu abasourdie, mais après quelques minutes, elle éprouva une immense joie et les remercia vivement, car bien qu'elle fût encore un peu étourdie, elle se rappela avoir senti, plus ou moins, leur présence pour l'aider.

Ils discutèrent un peu, tout en la regardant. Parce qu'ils étaient émus de la voir réveillée et ils avaient du mal à y croire encore. Ils décidèrent de sortir pour laisser la place aux autres, bien qu'ils auraient voulu rester un peu plus longtemps. Mais le principal s'était qu'elle soit réveillée.

Quand ils sortirent, ils virent que Maï, Rebecca et Bakura et Kazumi étaient arrivés. Atem les laissa entrer pour qu'ils puissent la voir. Il pouvait bien attendre, après tout, lui, il l'avait déjà vu. Il les virent entrer et discuta avec Yugi, Jono-uchi et Honda qui étaient transportés de joie.

Quand ils entrèrent, les filles et Bakura purent constater que c'était vrai. Car ils avaient eu du mal à le croire, lorsque Honda les avait appelé. Les filles furent en larmes et s'approchèrent de Anzu et l'enlacèrent également. Anzu les enlaça aussi, contente de les voir. Bakura s'était retourné pour cacher ses larmes. Ils les essuya très vite, et s'approcha de son amie et la regarda en souriant. Il posa son bras sur son épaule pour lui montrer qu'il était heureux.

Maï était ravie et éprouvait un sentiment de soulagement, de la voir vivante. Car elle avait été choqué, le jour de l'accident. Ils sortirent après avoir discuté avec elle, pour la laisser se reposer, car elle avait l'air d'être exténuée.

Dans le couloir, tout le monde n'en revenait toujours pas. Après plus d'un mois à espérer qu'elle se réveille, le rêve était devenu réalité. Ils virent que Atem et le professeur n'entraient pas et leur demandèrent pourquoi. Celui-ci lui répondit qu'il l'avait déjà vu, même si c'était très court, et qu'il valait mieux qu'elle se repose. Surtout qu'elle allait, sûrement, demander des explications sur son retour. Les autres approuvèrent et ils décidèrent de partir. Mr et Mme Mazaki décidèrent de rester encore un peu auprès de leur fille. Ils les remercièrent vivement de leur gentillesse et du soutien apportés à leur fille. Ils les regardèrent partir, après que la bande leur ait dit que c'était normal, puisqu'elle était leur amie.

Dehors, ils purent faire éclater leur joie, et se mirent à crier. Même si les gens les regardaient comme des fous, ils ne s'en préoccupaient pas. Ils rentrèrent chez eux, tous heureux et pressés d'être à demain pour la revoir.

Yugi, était rentré et avait annoncé la bonne nouvelle à sa mère et à son grand père. Ils n'en crurent pas leurs oreilles, quand ils entendirent ce qu'avait dit Yugi. Ils poussèrent des cris et s'étreignirent tous les trois. Ils décidèrent de fêter ça. Mme Mùto, alla dans la cuisine et s'attela à la préparation d'un repas festif. Yugi monta dans sa chambre pour se changer et repensa à ce miracle. Il se mit à sourire et se dit que c'était le plus beau jour de sa vie. Ils dînèrent dans la bonne humeur et allèrent se coucher. Yugi s'endormit très rapidement et apaisé, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.

Les autres aussi se couchèrent et s'endormirent très rapidement. Cette journée resterait gravée dans leur mémoire comme une journée bénie.

Quand Atem, rentra dans l'appartement de Bakura, il alla à la fenêtre et resta debout à contempler la ville. Il était tellement heureux : son amie s'était réveillée et vivait. Il se mit à sourire et poussa un soupir de soulagement. Des larmes de joie coulèrent sur ses joues tannées, qu'il essuya rapidement. Les deux autres le regardèrent et comprirent ce qu'il ressentait. Le professeur était ravi pour son élève, car il avait été tellement inquiet, même s'il ne l'avait pas montré. De plus, il allait enfin faire sa connaissance et regarder comment l'évolution allait se passer. Ils mangèrent en silence mais heureux et se couchèrent de bonne heure.

Le lendemain, tout le monde se leva de bonne humeur. Yugi, s'était levé de bonne heure, et petit déjeuna avec sa mère et son grand père. Il avait retrouvé son appétit, sous les regards compréhensifs de sa famille. Il se leva de table aussitôt qu'il eut finit et fila dans l'entrée, pour se préparer à partir. Sa mère le rattrapa dans le couloir et lui remit son Bentô qu'il avait faillit oublier.

« Tu m'as l'air bien pressé d'aller à l'école, aujourd'hui. J'espère que tu comptes bien y aller, n'est ce pas, mon chéri ? » Demanda sa mère, suspicieuse. Car elle connaissait son fils et se doutait que celui-ci avait sûrement l'intention de ne pas y aller pour aller voir Anzu.

« Mais…non, voyons ! Je compte y aller » Balbutia t'il « Bon à ce soir, Maman ! »

Celle-ci le regarda filer en souriant et soupirant, car elle se doutait qu'il n'irait pas. Mais elle comprenait ses sentiments.

Yugi, fila comme une flèche, mais en chemin il croisa la bande qui l'attendait près d'un parc. Il s'arrêta, surpris de les trouver ici.

« Ca, alors ! Qu'est ce que vous faites là ? » Demanda t'il.

« Je crois qu'on a eut la même idée, j'ai l'impression ? » Avoua Jono-uchi en souriant.

« Bon ! Qu'est ce qu'on attend pour y aller ! » lança Yugi.

« Ecoutez ! » Commença Rebecca « Je sais que vous êtes pressés d'y aller… moi aussi, d'ailleurs. Mais…vous ne croyez pas qu'on devrait aller en cours quand même. ? »

Les autres la regarda en fronçant les yeux et Jono-uchi commença à dire :

« Ecoute, ne te… »

Rebecca l'interrompit.

« Non, tu m'as mal comprise. Moi aussi, j'ai envie d'y aller. Mais… vous ne croyez pas qu'elle a besoin de repos et qu'il vaudrait mieux la laisser se reposer. En plus, je ne pense pas que le médecin nous laisse la voir ce matin. Il vaudrait mieux y aller cette après midi,… non ? »

Les autres réfléchirent, car elle avait marqué un point.

« Je pense que Rebecca a raison » Intervint Honda « De plus, je ne pense pas que Anzu apprécie que l'on sèche les cours pour venir la voir. Elle en serait sûrement touchée, mais aussi fâchée »

« Je suis d'accord!! Je vous remercie de vous inquiétez pour ma cousine, mais je pense qu'elle préférerait que l'on aille en cours! » Soutint Kazumi en mettant une main sur l'épaule de Rebecca pour lui dire qu'elle était avec elle.

« Moi aussi je suis d'accord!! Allez les gars on peut bien attendre quelques heures non? » Renchérit Marek, qui s'était approché de kazumi en lui prenant la main, qui le regarda avec un sourire éblouissant et qu'il lui rendit.

« Ok ok les amoureux!! on est d'accord!! » Intervint Jono uchi en souriant malicieusement.

Marek et Kazumi se mirent à rougir, puis ils se regardèrent et sourirent encore.

D'un commun accord, ils se rendirent, donc à l'école. Ils retrouvèrent Bakura, qui les attendait à l'extérieur de l'école. Il avait pensé qu'ils sécheraient l'école, pour se rendre à l'hôpital, et il se demandait s'il devait y aller aussi.

Atem, suivit ses cours du matin comme à l'accoutumé, même s'il était impatient d'aller la voir. Le professeur s'en rendit compte, mais n'arrêta pas pour autant de lui enseigner.

Après un copieux déjeuner, ils se rendirent à l'hôpital. Lorsqu'ils pénétrèrent dans le bâtiment, ils se rendirent à sa chambre, et frappèrent à la porte. Une voix, leur dit d'entrer et ils virent que les parents de Anzu étaient à côté d'elle.

Celle-ci les regarda entrer. Elle n'arrêtait pas de fixer Atem, comme pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas. Elle demanda, d'une faible voix s'ils pouvaient la laisser seule avec lui. Ils acquiescèrent et sortirent, en compagnie du professeur, qui décida de les laisser tranquilles.

Atem les regarda sortir et resta debout sans savoir vraiment quoi faire. Puis, il la regarda et s'assit à côté d'elle. Maintenant qu'elle était réveillée, il ne savait pas trop ce qu'il devait faire. Lorsqu'elle dormait s'était un peu plus facile de lui parler, mais là, il était gêné.

Le silence régnait dans la chambre. Il n'osait la regarder, mais il sentait qu'elle le regardait.

« Bonjour ! Il fait beau aujourd'hui, non ? »lui dit-elle simplement en souriant, comme pour détendre l'atmosphère, car elle sentait qu'il était gêné.

Surpris il la regarda et vit qu'elle lui souriait chaleureusement. C'était le plus beau sourire qu'il avait vu. Il se sentait confiant et en paix. Il ferma les yeux quelques secondes et se mit à sourire, car il sentit qu'elle avait dit ça uniquement pour qu'il se sente à l'aise avec elle, et non nerveux.

« Oui tu as raison ! » Répondit-il de sa voix grave et envoûtante.

Elle le regarda et s'approcha un peu de lui, du moins jusqu'à ce qu'elle pu, en faisant attention à ne pas se faire mal.

« Hum… Alors ! Cher pharaon, on est de retour ? » Dit Anzu en plaisantant.

« Oui apparemment » Acquiesça t'il, heureux, qu'elle aborde le sujet « Est ce que…tu aurais entendu ce que je t'ai dit ? »

Elle le regarda puis, elle ferma les yeux, pour remettre ses idées en place. Elle finit par les rouvrir et le regarda à nouveau pour lui répondre.

« Eh bien ! Oui… et non. J'ai entendu plus ou moins ce que tu disais. En fait, j'ai plus ressenti les choses… mais…c'est un peu confus. D'ailleurs, j'ai senti les forces que tout le monde m'envoyait. C'était …. Comme si…. Tout le monde me tendait leurs mains et m'aidaient à avancer. C'est bizarre, non ? »

« Non, Non. Au contraire ! Je crois que c'est ce que tout le monde a fait ! » Répoliqua t'il chaleureusement de ce sourire qui la faisait fondre.

« En tout cas, je te remercie d'être venu tous les jours…vraiment ! » Lui dit Anzu en lui souriant et le regardant.

Celui-ci lui rendit son sourire et la regarda intensément. Il la retrouvait telle qu'il en avait gardé le souvenir, vivante et en assez bonne santé malgré les circonstances. Ils restèrent un long moment à se regarder sans parler, émut tous les deux.

« Mais au fait ! Si j'ai plus ou moins bien compris, ton père t'a permis de revenir sur terre alors ! » Demanda, tout d'un coup Anzu, comme si quelque chose lui était venu à l'esprit.

« En fait ! d'après lui se serait un cadeau des dieux qui m'aurait été donné comme récompense des actes que j'ai accomplis ! Même si je trouve ça un peu exagéré. »

« Eh ! bien pas moi ! Je trouve que c'est normal ! Tu as traversé beaucoup d'épreuves et c'est fabuleux que tu puisses avoir une deuxième chance ! Tu vas pouvoir, enfin vivre ta vie! » S'exclama Anzu assez vivement et en posant une main sur la sienne.

Celui –ci la regarda et acquiesça.

« Oui ! et depuis ce jour je prends des cours avec un professeur, en fait l'homme que tu as vu partir avec tes parents, Mr Haras, pour me permettre de faire ma rentrée dans votre lycée »

« C'est vrai ! Mais… » Elle n'eut pas le loisir de finir sa phrase, car quelqu'un venait de frapper à la porte. Lorsque celle-ci s'ouvrit elle vit tous ses amis entrer.

Ils la regardèrent comme pour être sûr qu'ils ne rêvaient pas et s'approchèrent d'elle. Ils discutèrent joyeusement pendant le reste de l'après midi. Puis ils la laissèrent se reposer par ordre du médecin. D'ailleurs celui-ci leur annonça qu'elle pourrait sortir d'ici moins de deux semaines, si tout allait bien. Ils en furent ravis et décidèrent qu'à sa sortie, ils lui organiseraient une fête pour elle et pour le retour d'Atem.

Ils vinrent donc la voir tous les jours, comme avant et purent voir qu'au fur et à mesure que le temps passait, Anzu se remettait de son accident. Ils retrouvaient leur amie comme elle avait toujours été.

Plus les jours passaient, et plus Anzu se demandait comment elle allait faire pour rattraper son retard, car cela faisait pratiquement deux mois qu'elle avait eut son accident. Elle en parla à ses parents. Ceux-ci se mirent à y réfléchir car dans le bonheur de retrouver leur fille, ils n'avaient pas pensée à cela.

Lorsqu'un après midi, Mr Haras et Atem arrivèrent, comme à leur accoutumée, Mr et Mme Mazaki, en parlèrent à Mr Haras, en laissant les jeunes ensemble.

Atem, aussi se demandait comment elle allait faire pour qu'elle rattrape son retard. Car lui aussi savait ce que c'était que de suivre des cours pour se remettre à niveau. C'est alors qu'il lui vint une idée. Il décida d'en parler à Mr Haras le soir même.

Arrivé à l'appartement, Atem alla trouver le professeur pour lui soumettre son idée.

« Mr Haras ? Je peux vous parlez ? Voilà ! Je sais que vous êtes assez occupé avec moi et mes cours…mais j'ai pensé à Anzu et à cause de son accident elle a manqué pratiquement deux mois de cours et…je me demandais si vous pouviez l'aider… Enfin si vous voulez, bien sûr ! » Demanda Atem au professeur.

Celui-ci le regarda et ne lui répondit pas tout de suite. En fait il s'était proposé spontanément à Mr et Mme Mazaki pour venir en aide à leur fille. Il ne fut pas si surpris que son jeune protégé lui fasse cette proposition, car il savait que cette jeune fille comptait pour lui. Il se mit à sourire en pensant qu'ils avaient la même idée au même moment.

« Eh bien mon garçon ! Je viens juste de proposer mon aide aux parents de Mlle Mazaki et je suis content de constater que vous y avez pensé également ! Je pensais en parler avec elle demain car je comptais vous en parler avant ! » Lui répondit le professeur en souriant malicieusement.

« C'est vrai ! je vous en remercie beaucoup, vraiment ! »le remercia Atem.

« Ce n'est rien, mais il va vous falloir travailler un peu plus…Quoique à deux ce sera moins dur je pense et vous pourrez vous aider mutuellement. Ceci sera bénéfique pour vous deux si l'on s'organise » Rétorqua le professeur en souriant de plus bel, comme s'il avait une idée derrière la tête. Car il espérait qu' ainsi ces deux êtres allaient se rapprocher.

Ils décidèrent de dîner et passèrent la soirée à mettre au point l'organisation de tous ceci. Puis ils allèrent se coucher.

Atem était heureux. Son amie était enfin réveillée et ils allaient travailler ensemble. Car depuis qu'il était revenu à la vie et qu'il était à nouveau maître de son propre corps et de sa vie, il avait ressenti des nouveaux sentiments qu'il découvrait pour la première fois et le faisait grandir. Même l'accident de Anzu, l'angoisse de ces dernières semaines et ce jour où, enfin, elle avait ouvert les yeux, fut pour lui nouveau. Il ne su expliquer ce qu'il avait ressenti. Mais Il sentait quand sa compagnie il allait, peut être les comprendre et, sûrement en ressentir d'autres. Il allait enfin voir ce sourire qu'il adorait et être auprès d'elle. Car plus le temps passait et plus il ressentait le besoin d'être auprès d'elle.

Le lendemain, par un matin froid mais ensoleillé, à la mi-décembre, Le jeune homme se leva frais et dispo pour attaquer ses cours. Mais il attendait avec impatience l'heure de la visite de son amie, pour voir la réaction de celle-ci. En effet, ses parents avaient du lui annoncer la nouvelle. Toute la matinée, il se concentra du mieux qu'il pu sur ses cours pour ne pas perdre le rythme. De plus, il ne voulait pas faire défaut à Mr Haras qui faisait tout ce qu'il pouvait pour l'aider, lui et son amie.

Le professeur voyait bien que son élève était un peu distrait et comprenait très bien ce qu'il ressentait. Il esquissa un sourire et continua de lui enseigner tout ce qu'Atem devait savoir. Il se montra comme à l'accoutumé, et ne fléchit.

Dans le silence studieux, une cloche se fit entendre. Elle annonçait l'heure de la fin des cours. Le professeur le retint encore quelques instants pour lui donner les dernières explications du cours. Quant il lui annonça qu'il pouvait se lever, Atem se redressa de son siège comme si de rien était, aussi calme qu'un roc. Pourtant Mr Haras sentait que ce n'était qu'une façade. Il le vit partir dans sa chambre et se remit à sourire et pensa : ' Mon pauvre ami, avec tout ce que vous avez subi, comment arrivez vous à être aussi calme ! '.

Atem referma la porte de sa chambre et s'appuya contre le chambranle de celle-ci en fermant les yeux ; Enfin cette matinée était finie Il allait voir Anzu et les autres qui lui rendaient visite également. Il déposa ses affaires sur son bureau et ressorti de sa chambre pour aller déjeuner.

A quatorze heures trente, ils se rendirent à l'hôpital et se rendirent dans la chambre de Anzu. Lorsqu' Atem rentra, il salua ses parents et se dirigea vers elle. Celle-ci les regarda entrer en leur souriant.

« Bonjour, Atem » Dit elle en lui souriant chaleureusement, ce qui le faisait fondre.

Puis elle regarda intensément Mr haras, car c'était la première fois qu'elle le voyait.

« Bonjour Mr Haras, c'est ça ? Je suis ravie de faire votre connaissance. J'ai beaucoup entendu parler de vous ! » Lui dit-elle en se courbant légèrement, pour le saluer.

« Bonjour Mlle Mazaki. Je suis également enchanté de faire votre connaissance ! » Lui répondit-il en lui souriant également et en se courbant pour la saluer.

Ils s'observèrent quelques secondes puis se sourirent de nouveau. Il s'approcha du côté où se trouvait Mr et Mme Mazaki et les saluèrent également.

Puis Mr Mazaki prit la parole et s'adressa à sa fille.

« Ma chérie ! Comme nous venons de te le dire, Mr Haras à proposer de t'aider dans tes cours pour que tu puisses rattraper ton retard, bien sûr avec l'accord de ton ami » Lui dit son père en la regardant, puis en regardant Mr Haras, qui acquiesça.

« Oui, j'ai pensé que cela vous aiderait, après tout vous sortez de près de deux mois de coma. Et puis je pense que cela aiderait Atem d'avoir quelqu'un avec lui. Vous pourrez vous entraider » Lui dit il en la regardant, puis en regardant son protégé.

Celui ci ne faisait que de regarder Anzu et celle ci le regarda également. Ils ne se dirent rien et pourtant un lien les unissaient tous les deux. Ils n'avaient pas besoin de parler pour communiquer. Anzu lui sourit et le remercia du fond du coeur. Elle était impatiente de travailler avec lui, pour combler son retard mais surtout être avec lui. Elle se demandait si le jeune homme de son rêve pouvait être lui, car même si elle ne l'avait jamais vu, leurs yeux étaient identiques. Elle souhaita du fond du coeur que ce soit lui.

Atem, lui se demandait la même chose. Ces yeux bleus qu'il avait aperçut en rêve était identiques et il se demandait si ça pouvait être elle. Une partie de lui le souhaitait énormément. Il laissa de côté se sentiment et se concentra sur la tâche qu'il devait accomplir.

Anzu remercia l'aide que Mr Haras allait lui apporter. La journée se termina par la visite de ses amis et la joyeuse cacophonie qui s'en suivirent.


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