La survie d'une civilisation. Le Cercle de Feu

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II. QUATRE DISTRICTS ET UN ROYAUME

Chaque lever de soleil vous donnait l’espoir que vous étiez sain, en bonne santé, et que vous aviez au moins un jour de plus pour faire des merveilles ; chaque coucher de soleil vous trouvait épuisé par les tentatives répétées de garder la chaleur et la lumière du soleil dans votre vie. Une nouvelle ère avait commencé, une ère qu’on ne pouvait pas imaginer quelques centaines d’années auparavant... Batailles ? Aucune depuis longtemps lorsque la nature s’est emparer du destin de tous et elle a démontré l’abaissement des pensées et du comportement des gens. Les temps étaient en effet troublés, la terre tremblait et le conflit maudit était maintenant mené contre la nature, entre la terre et l’eau. Malgré cela, les gens étaient ceux qui souffraient.

Maintenant que leurs territoires avaient été diminués considérablement par les batailles perdues contre les eaux des mers, les quatre royaumes d’antan étaient devenus de petites îles flottantes coulées dans les eaux par la fureur de la nature. Dans les quatre points cardinaux, les îles contrastaient non seulement en termes de climat, mais aussi pour ce qui était des activités pratiquées par leurs habitants. Elles étaient les seules terres stables connues, inchangées depuis des décennies, parce que tout le monde encore en vie ne les avait jamais connues autrement. Elles étaient le seul et dernier espoir de l’humanité, de ceux qui étaient devenus leurs prisonniers.

Un morceau de falaise entouré d’eaux, qu’ils appelaient l’Ile Royale, était resté de l’ancien plateau des monts centraux. Son nom évoquait un château construit de l’ancienne forteresse ; là, en vertu d’un accord, les rois de chaque royaume régnaient l’un après l’autre. Mais avec le temps, le manque de descendants affaiblit le sang royal ; les autres survivants étaient la famille royale de Narzomand qui avait conduit tous les royaumes habilement et honnêtement génération après génération. Plus les rois changeaient, plus la terre et la population se diminuaient, jusqu’à ce que le sommet de la civilisation fût atteint : le dernier roi et les derniers morceaux de terre.

En l’absence d’autres problèmes militaires, le pouvoir du roi signifiait purement les décisions commerciales et administratives, dont certaines des plus importantes étaient le changement du nom des quatre royaumes en « districts » gouvernés chacun par un gouverneur et leur union dans un seul royaume sous la tutelle du roi de Narzomand. Après la réorganisation, ils furent également engagés ardemment dans le développement accéléré de la voie navigable ; à cette époque, les mers étaient remplies de navires dirigés par des capitaines capables.

Un autre problème sensible était l’absence d’un enseignement centralisé, ce qui, dans le passé, avait conduit fréquemment à de grandes guerres, parce que les gens ne pouvaient pas trouver des moyens diplomatiques d’ouvrir des négociations achevées raisonnablement pour les deux parties. Ainsi, après l’union dans un seul royaume, les quatre districts décidèrent de construire sur l’Ile Royale, près du château du roi et des bâtiments où vivaient les aristocrates de l’époque, une école où professaient les enseignants les plus renommés de tout le royaume et qui pouvait être fréquentée par tous les jeunes hommes, indépendamment de leur statut social. Au fil du temps, lorsque les générations instruites arrivèrent à leur maturité, les futurs gouverneurs de chaque district s’étaient distingués et ils étaient choisis d’eux.

Les quatre villes continuèrent à survivre, perchées jusqu’aux parcelles entourant l’Ile Royale. Plusieurs générations se changèrent et, pendant ce temps, chaque district avait évolué, à l’intérieur comme à l’extérieur, dans les relations avec les autres territoires du royaume.

Dans le district nord ou au pays des neiges éternelles, les gens d’Isbynorr furent isolés longtemps à cause des bancs de glace qui entouraient la terre ; leurs petits bateaux ne pouvaient pas se rendre à travers les bancs de glace. Le Mont du Glacier de Fer était beaucoup plus au nord ; il y avait des galeries souterraines par lesquelles, en période de querelle entre les peuples, les armes étaient ramenées à la surface. Maintenant, comme l’activité militaire était absente, l’exploitation avait été interrompue, et les gens peu instruits d’Isbynorr vivaient leur vie en harmonie avec la nature ; la nature leur avait fourni non seulement de la nourriture, mais aussi des vêtements chauds qui couvraient leurs corps athlétiques et leurs visages osseux. C’était leur seule façon de survivre et ils n’étaient pas prêts à négocier leur avenir avec qui que ce soit et pour quoi que ce soit.

Même s’ils ne vivaient pas tous dans la ville d’Isbynorr, la plupart d’entre eux se connaissaient, et c’était l’une des deux raisons pour lesquelles ils décidèrent à l’unanimité d’élire Etienne comme gouverneur du district nord, celui qui devait défendre leurs intérêts devant le roi. La deuxième raison pour laquelle ils avaient fait de lui un gouverneur ? Il était le seul individu dans le Nord qui avait été éduqué parmi les premières générations de l’Institut Royal de l’Ile Royale – la célèbre institution d’enseignement du royaume. Cet homme, qui avait de petits yeux noirs et une peau blanche laiteuse, s’était fait distinguer parmi son peuple non seulement en raison de son éducation, mais aussi de ses vêtements soignés qui allaient ensemble avec les vêtements que les gens portaient dans les grandes cours nobles ; au-dessus de la tenue épaisse spécifique du Nord, il portait un pardessus blanc et délicat marqué dans la région du cœur avec un motif argenté portant les insignes du district nord : le sommet enneigé du glacier de fer, avec un flocon de neige flottant au-dessus. En fait, cet emblème pouvait également être trouvé sur tous les drapeaux blancs perchés sur les bâtiments administratifs et sur presque tous les mâts du navire.

Ces derniers temps, les bancs de glace s’étaient rétrécis et pouvaient se briser facilement sous le poids des navires de commerce ; alors, Etienne et Olympia, gouverneur du district de l’Est, ont conclu un accord, à la demande de ce dernier. En vertu de cet accord, le district nord a repris ses activités dans les mines de fer. Le fer a été envoyé à Narzomand pour la fabrication d’outils agricoles. Dans l’échange mensuel de fer et parfois de bois, Isbynorr recevait de la nourriture pour toute la communauté.

Olympia, une femme svelte et grande, la représentante de l’Est sur les affaires étrangères, a dirigé peut-être les gens les plus industrieux qui aient jamais existé sur ces terres et cela était surtout dû à la terre bonne pour l’agriculture, mais aussi aux quatre saisons qui ont suivi l’ordre normal de la nature. Instruite avec Etienne dans le même institut, et aussi des collègues générationnels avec tous les gouverneurs de district à une époque où les études étaient encore pratiquées professionnellement, Olympia évoquait la gentillesse et la compréhension d’une femme peu disposée à accepter la douleur, qui faisait tout ce qui était en son pouvoir pour changer de destin. Grâce à ses yeux bleus et ses cheveux blonds tressés sur le dessus de sa tête, comme une couronne de fleurs fraîches, cette noble femme était une invitée agréable, une partenaire de discussion discrète et honorable. C’est pourquoi elle a eu tout le soutien des Narzomandiens.

Pour les réunions officielles, elle portait une tunique longueur genoux, qui couvrait son large pantalon en soie, tandis que ses pas étaient guidés par une paire de chaussures confortables et basses. « De la tête aux pieds », tous ses vêtements avaient de différentes nuances de vert, la couleur officielle du district est. Elle avait un petit insigne sur la poitrine ; il était fabriqué d’un métal bien poli ; sur elle un emblème miniature fait épi de blé en légère baisse vers la droite, comme soufflé dans le vent ; de chaque côté, il y avait huit grains ; un grain était sur le dessus, et la vigne noble était grimpée sur la tige. La vigne avait de larges feuilles et deux grappes de raisins de différentes variétés, une de chaque côté de la vigne.

Comme je disais, les habitants de ce district, les Narzomandiens, étaient travailleurs, mais aussi têtus, et parce qu’ils ne pouvaient pas accepter que les terres qui donnaient de la nourriture à eux et à leurs ancêtres soient englouties par les eaux pour l’éternité, ils ont commencé une lutte pour sauver les rivages inondés, avançant les digues dans la mer sur le côté est de l’île, le plus bas. Ainsi, une grande partie des terres sur lesquelles les céréales étaient cultivées ou sur lesquelles les animaux broutaient descendaient sous le niveau de la mer. Pour cette raison, Narzomand avait gagné une renommée dans le royaume : « la terre sous les eaux ».

Les premiers navires ont été aussi mis en place par eux, non pas à des fins militaires, mais à des fins commerciales, naviguant dans les mers voisines afin de recueillir le bois des îles isolées. C’est ainsi qu’ils ont atteint le Nord, aussi, et ont commencé à commercer ; c’était essentiellement la première alliance depuis la grande catastrophe naturelle ; plus tard, cette coopération a été poursuivie aussi par les autres districts.

Peut-être que la terre la plus recherchée dans tout le royaume se trouvait dans le district sud ; la terre n’était pas désirée pour ce que l’on pouvait trouver à la surface, une étendue infinie de sable parsemée de quelques oasis étouffées par la chaleur du soleil, mais pour les ressources du sous-sol, de larges galeries qui faisaient sortir les pierres précieuses les plus brillantes. Ils se trouvaient à l’extrémité sud de l’île, sous quelques falaises qui avaient été broyées par des âges glorieux rappelant les montagnes imposantes. Les gisements qui dormaient depuis des siècles étaient maintenant réveillés par les outils bruyants qui saccageaient la terre, à leur recherche. Convoitées par les riches, qui voulaient renforcer leur richesse, comme par les pauvres qui rêvaient du jour où la chance leur permettrait d’au moins un grain brillant, les pierres précieuses plus petites ou plus grandes, plus pâles ou plus étincelantes, transparentes ou opaques, ces morceaux de sablier changeaient les destins, dictant l’écoulement du temps, l’écoulement des années.

Cela peut sembler fantaisiste, mais la vie à Salgornu, la seule ville de l’île, offrait un contraste colossal entre les maisons grandioses de la zone centrale et les antres austères aux confins de la communauté. Les riches de l’époque étaient des marchands et nobles rusés ; les pauvres étaient des gens modestes, avec de grands cœurs, mais dépourvus de grands idéaux.

Les nobles, les riches marchands, pour la plupart, avaient de l’accès à la production de pierres précieuses ; ceux d’origines modestes préservaient leur richesse intérieure, leurs âmes... et… c’était tout. Il n’y avait absolument pas de classe moyenne ; de même, il n’y avait pas d’intellectuels respectables ou d’artistes talentueux qui pouvaient aussi porter le titre de marchand ou de noble !

Il n’y avait pas de juste milieu. Il n’y avait que des bâtiments affreusement incrustés, corrompant l’œil de l’humble passant, sous l’opulence grotesque créée par des milliers de pierres précieuses enchaînées comme si involontairement dans les murs extérieurs grossièrement gardés. Plus les pierres étaient grandes et denses, plus l’entreprise du propriétaire était prospère. Les huttes des nécessiteux ? Poussiéreux et de mauvaise qualité, mais propres à l’intérieur où chaque petite chose avait sa place spécifique. Plus grande la bonté de la famille qui la fortifiait, plus les murs émanaient d’amour, plus la richesse authentique de l’âme.

Ils n’avaient pas beaucoup de ressources et ils creusaient des galeries à la recherche de pierres précieuses pour les nobles, en échange d’un salaire misérablement bas et de la nourriture.

Il y avait aussi des pauvres qui étaient heureux. C’était une chose étrange, mais en effet ils étaient pauvres parce que la vie ne leur avait pas donné beaucoup ; contrairement à leurs semblables de Salgornu, ils avaient la liberté totale de tirer le meilleur parti de ce qu’ils avaient, comme ils le voulaient, menant une vie isolée dans les quelques oasis de la mer de sable, qu’ils avaient transformées dans une source de nourriture, seulement pour permettre à leur vie de suivre son chemin sans entrave, vers une nouvelle aube du lendemain.

Même si la vie était injuste à maintes reprises, tout le monde a été égal le jour où ils ont élu leur gouverneur. Oui, c’était le premier et le seul district où le gouverneur a été élu par vote, et pas n’importe quel type de vote ; c’était un vote basé sur l’éducation ; ils pouvaient revendiquer ce droit indépendamment de leur statut social. Tous les habitants étaient des diplômés de l’Institut Royal. On croyait que seul un esprit instruit pouvait prendre une décision éclairée quant à son propre avenir, tout en observant les valeurs de la tolérance. En outre, ils planifiaient également l’avenir, parce que, le jour du vote, tous les enfants ont été amenés à voter séparément, pour plaisir, évidemment ; ainsi, ils étaient mis au courant des choses pour quand ils grandiraient.

C’était le seul pouvoir de ceux qui voulaient arrêter les marchands et les nobles avides qui poursuivaient sans relâche des positions et des institutions importantes, afin qu’ils puissent mettre en œuvre un monopole durable, pour leur propre avantage.

Certains marchands en avaient même fait un objectif familial et, génération après génération, ils cherchaient ces postes, mais sans grand succès.

Et puisque le bien prévaut presque toujours, Théodore a été élu gouverneur ici pour la première fois. Né parmi ceux qui avaient la décence et le respect des valeurs humaines, il devint rapidement la tour de surveillance de sa patrie. Les gens disaient qu’il était calme et que rien de ce qui était prononcé par un être humain ne faisait froncer les sourcils au-dessus de ses grands yeux ; ses paroles raisonnables apportèrent la paix aux âmes de ceux qui s’étaient battus avec insistance pour la justice et qui étaient finalement arrivés à lui. Ainsi, même s’il était une personne courte, il avait été surnommé « le grand homme », en reconnaissance des conseils très importants qu’il donnait avec un cœur ouvert.

En tant que plus haut fonctionnaire, il avait l’obligation morale d’être aimé non seulement pour ses actions, mais aussi pour les vêtements qu’il portait pour chaque occasion. Il avait toujours une chemise et un pantalon long se terminant par une paire de sandales amples ; ils étaient tous fabriqués de tissus légers. Il avait une écharpe courte autour du cou ; sur elle, les insignes du district sud, l’oasis, la goutte de tranquillité qui était entourée de sable, tout sous un soleil généreux, parce qu’il n’y avait rien de plus lumineux dans son district que la lumière de la grande étoile ; bien sûr, tout a été peint dans des nuances de jaune, la couleur caractéristique du district sablonneux et ensoleillé.

La communauté la plus développée de tout le royaume était Zendovir, l’élégant port du district de l’ouest, entouré de grands jardins embellis de puits artésiens qui refroidissaient les passants pendant les étés chauds, leur permettant une bouffée d’air frais.

Les jardins se trouvaient à côté des citronniers et des orangeraies qui répandaient un parfum de rêve lorsque le vent caressait les fleurs écloses sous un soleil radieux. Le paysage a donné la sérénité aux habitants qui étaient des gens décents, la plupart d’entre eux la classe moyenne ; ils avaient des maisons en couleurs vives, pour le plaisir de l’observateur. Nous ne savons pas à quoi ressemble vraiment le Paradis, mais nous pouvons dire que ces lieux pourraient être un morceau de terre où vous voulez vivre le reste de votre vie, dans la compagnie de gens doux et joyeux.

L’île entière était occupée par les brosses des peintres, par des mélodies ou par les danses de ceux qui flottaient à chaque son. Où que vous regardiez, vous ne pouviez voir que des artistes exercés, même dans la gastronomie ; les habitants et surtout les passants profitaient de repas savoureux et de liqueurs qui pouvaient séduire par leur parfum. Ici, le temps semblait avoir un rythme différent ; chaque instant se sentait comme si vous vivais une éternité.

Les merveilleux caractéristiques assimilés par le caractère du peuple et parmi celui-ci finissaient par être transmis à leur leader. Ils avaient élu leur leader pour les représenter dans tous les débats régionaux et même devant le roi ; et c’était précisément pourquoi, la plupart du temps, ces événements se déroulaient à Zendovir.

Bonne organisatrice, Elena, le gouverneur désigné, était respectée non seulement dans le District de l’Ouest, mais aussi à travers le royaume et elle était à la fois adorée et rare à voir ; elle n’assista qu’aux conseils convoqués entre les gouverneurs ou les conseils royaux, sinon elle ne faisait guère d’apparition publique. Quand elle le faisait, elle devenait un modèle pour la communauté. Elle ne se souciait pas de choses compliquées et inutiles, et, à cette fin, elle évitait souvent de s’impliquer dans des polémiques inutiles, mais n’hésitait jamais à offrir la moindre aide qu’elle pouvait offrir.

C’est pourquoi les Zendoviriens la réélisaient à chaque fois, en toute confiance, conscients de ce qui se passait dans les profondeurs de son âme...

La femme aux yeux bruns et aux lèvres fines portait toujours une robe longue, élégante, impeccablement blanche ou céruléen, qui mettait en évidence son teint olive ; elle portait des chapeaux grands ou petits, charmants, fleuris, mais assortis ; les chapeaux couvraient ses cheveux bruns droits qui atteignaient ses épaules gracieuses. Ses bras fins couverts de gants blancs saluaient ses invités ; elle leva sa main droite pour laisser voir le dessin miniature sur le gant, illustrant l’emblème du district, dans des couleurs vives, un puits artésien répandant à la fois plusieurs gouttes d’eau et de nombreuses fleurs colorées.

Au cœur des quatre districts et au milieu des eaux, l’île qui était autrefois une montagne imposante de roches a vu le temps changer tout autour d’elle. Maintenant, elle avait un nom différent, l’Ile Royale, qu’elle avait reçu lorsque les gens se sont réorganisés et ont construit les institutions représentatives de tout le royaume.

L’île était surélevée et elle avait le statut de forteresse. Elle était à peine accessible, et elle cachait, au-delà des sommets rocheux qui s’ouvraient par une porte, le lien entre le monde extérieur et le plateau très vaste de la colonie royale. Vues de l’entrée, les ruelles droites et étroites arrivaient à une place centrale, qu’ils traversaient jusqu’aux escaliers du château royal, la résidence du roi Léonard et toute la famille royale. À droite, dans un demi-cercle, il y avait les bâtiments imposants qui ont eu un impact massif sur le développement humain, aidant à l’éducation des jeunes et les préparant pour l’avenir : l’Institut Royal, où les jeunes jouissaient d’un enseignement exquis, et la Bibliothèque royale, l’endroit avec des centaines de livres et leurs histoires inédites. Les maisons des nobles étaient de l’autre côté de la place ; les nobles ne les utilisaient que lorsqu’ils ressentaient de la détresse. Juste à côté des portes, deux casernes gardaient l’île.

Bien que les gens ordinaires ne pussent pas s’approcher de cette île, un ancien protocole était néanmoins observé religieusement. Selon celui-ci, chaque navire quittant le royaume à la recherche de nouveaux territoires devait recevoir la bénédiction du roi depuis le balcon du château. Malgré toutes ces bonnes intentions, des dizaines de navires avaient disparu lorsqu’ils étaient attirés par le mirage des montagnes rouges, connu comme le Cercle de Feu, qui entourait le royaume sur de longues distances, comme un anneau, le privant de la liberté d’expansion. Incontestablement, ce moment a ouvert la lutte pour la survie...

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