Écorchés Tome 1 (Correction)

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Résumé

Joshua Bennett est l'un des hommes les plus influant de L.A, mais il est aussi un fantôme ne laissant que la mort sur son passage. Il ne devait honorer qu'une simple dette de sang en protégeant cette femme meurtrie. Il était loin de penser qu'elle le toucherait de cette façon. Anabel cachait ses cicatrices au monde entier refusant d'être traitée comme la victime que ses agresseurs avaient fait d'elle. Elle était loin de se douter que sous son regard de glace, il serait encore plus abîmé qu'elle. Deux mondes les séparaient et rien ne les predisposaient à se rencontrer. Pourtant ces deux écorchées vifs avaient peut-être besoin l'un de l'autre pour devenir une meilleure version d'eux-mêmes. ⚠️ Cette histoire comporte des scènes violentes et explicites qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ⚠️ cc Tous droits réservés

Genre :
Romance/Erotica
Auteur :
Ella0874
Statut :
Terminé
Chapitres :
50
Rating
4.7 32 avis
Classification par âge :
18+

Partie 1 - 1.Toujours ce cauchemar!

Anabel


Mardi matin,

" J’étais collée contre lui. Il avait une haleine de tabac froid mélangé à l’anis. Il soufflait comme un gros porc, son visage presque collé au mien.

Je ne voyais que son regard dur et la larme noire tatouée sous son œil gauche. Il parlait mais je n’arrivais pas à discerner ses mots tant j’étais transit par la peur et l’effroi.

Je sentais la lame glaciale de son couteau caresser ma joue, tandis que des mains arrachaient mon t-shirt. Elles me broyaient chaque sein à travers mon soutien-gorge.

J’étais incapable de réfléchir, comme sans vie. Je sentais juste des larmes couler et humidifier mon visage.

Tout à coup, je ressentis une brûlure et un déchirement sur mon épaule droite. Puis ce fût sur ma joue, ma poitrine, mon ventre. Puis de nouveau sur mon bras… encore ma poitrine… mon ventre...

Le temps était suspendu. Il n’y avait que la douleur sourde et intenable en moi. Je voulais me débattre et crier, mais j’étais incapable de bouger ou de prononcer le moindre son.

Je suffoquais, mon esprit embué ne voyait que la mort. Je me demandais comment j’en étais arrivé là.

Survint une autre douleur à la tête, plus forte que les autres. Je sentis mon corps tomber et des pointes de douleur se répercuter sur mon buste, mes bras, mes jambes, partout en même temps.

Mes yeux se recouvrirent d’un voile rouge, le noir s’installa… ”

Je me réveillai en sursaut, haletante et paniquée. Je touchai de mes doigts la cicatrice sur ma mâchoire gauche. Je tentai de reprendre une respiration mesurée en essayant de laisser la peur quitter mon corps.

J’avais encore fait ce cauchemar, le même depuis trois ans. Je revivais cette nuit encore et encore. Quand est-ce que ça allait s’arrêter ?

Je sentis cette boule qui m’était familière depuis ce jour, se former dans ma gorge. Je me redressai dans mon lit pour m’asseoir. Je me mis à hurler comme une folle en déversant toute cette colère qui m’habitait.

Je frappai le matelas de mes poings serrés. Je lançai tout ce qui était à ma portée telle une furie. Il fallait que je déverse cette rage qui me brûlait les veines. Il fallait qu’elle sorte. Il fallait que ce souvenir disparaisse avec mes cris.

Je finis par me calmer au bout d’un moment.

De nouveau revenue à la raison, je regardai mon réveil. Il ne restait plus que trois heures avant qu’il ne sonne. Je ne pourrais plus fermer les yeux, je le savais. Alors je me levai, je pris une douche rapidement et je m’habillai.

Une fois prête, je verrouillais à double tour la porte de mon appartement avant de partir faire ce que je faisais de mieux : travailler pour m’occuper l’esprit et ne plus penser à tout ça.



Mon téléphone m’indiqua 3h34 lorsque j’ouvris ma boutique juste en dessous de chez moi. En temps normal je n’arrivais pas avant 6h15 le matin. Mais lorsque je faisais ce cauchemar, je venais me réfugier ici. Là, où je me sentais bien et loin de tout, pour m’enfermer dans mon monde à moi.

Comme d’habitude, je vérifiais au moins cinq fois que j’avais bien refermé toutes les portes à clef, que le système de vidéosurveillance fonctionnait bien et que le routeur qui alimentait le réseau était bien allumé pour pouvoir donner l’alerte en cas d’effraction.

Une fois assurée que tout était en ordre, je me dirigeai vers la cuisine. J’allumai les fours. Ce matin j’allai mettre au point une nouvelle recette de brownie aux noix de macadamia et poires.

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