REVENU DES OMBRES ****** Partie 1******
- Hum, trop délicieux ton petit dej maman !!!
- Carlos, combien de fois vais-je te dire, moi répétant avec ma mère, "ON NE PARLE PAS LA BOUCHE PLEINE".
J'avais de la confiture sur mes lèvres en plus des omelettes remplies dans ma bouche, impossible de parler, mais l'envie de le faire était énorme. De toute façon, le petit déj de ma mère est le meilleur, je ne peux pas m'empêcher de l'apprécier.
- Oui, je sais maman, ne t'inquiète pas je ne vais quand même pas m'étouffer avec tes omelettes surpuissantes, et je te rappelle que je suis grand maintenant, dis-je avec un air confiant.
Je suis un garçon un peu têtu et ambitieux.
- Hahaha ! Ne me fais pas rire chéri... tu es incapable de t'acheter une seule basket.
- Mais euh j'ai 15 ans je vous dis. Je te signale que je suis capable de faire un enfant maintenant.
Ma mère, toujours en train de se marrer, appelle mon père.
- CHÉRIE !!!! CARLOS EST PRÊT, IL N'ATTEND QUE TOI !
- OUI, OUI, UN INSTANT, répond mon père... cette foutue cravate, dit-il tout bas dans sa chambre à l'étage.
Ah oui, je suis né dans une famille très riche en grande partie. Mon grand père et ma grande mère aussi étaient très riches. Mon père est un informaticien reconnu dans tous les États-Unis. Quand j'y pense, il a réussi à créer une version plus améliorée de Siri et l'a appelée Kiri. En tout cas, moi je ne vois pas la différence, lui si. Bref, ma mère est avocate. À chaque fois je lui dis de ne pas se faire enfermer en prison, sinon elle se fera massacrer par ceux qu'elle a mis en prison. Mais elle m'écoute pas. J'ai une petite sœur ou du moins j'avais une petite sœur Ella. Cela fait déjà près d'un 1 ans qu'on n'est plus ensemble. Elle était une fille au cœur tendre et à la beauté angélique.
Intelligente au-delà de son âge, Ella est une petite fille avide d'apprendre et de découvrir le monde qui l'entoure. Sa soif de connaissances est inépuisable et elle trouve toujours une solution créative aux problèmes qui se présentent à elle. En rentrant à la maison un soir ,elle a été kidnappée par des brigands, violée puis tuée. Le destin impitoyable lui a arraché brutalement la vie dans un événement tragique. Lors de cette journée sombre, l'insouciance s'est transformée en terreur, et la joie s'est brutalement éteinte.
Cette petite fille que j'aimais tant et qui avait encore tant à découvrir et à apprendre, a été emportée trop tôt. La tristesse qui a suivi la perte de ma petite sœur innocente a touché toutes les personnes qui l'aimaient, laissant derrière elle un vide difficile à combler, c'était atroce. Je suis resté enfermé dans ma chambre à pleurer . Sachant que cela n'allait rien résoudre, j'ai décidé de chercher ces imbéciles et de les tuer de mes propres mains. J'essaie de sourire devant mes parents pour leur montrer que je vais bien. Mais au fond de moi, j'ai la plus grande douleur au monde. Les voir se tordre de douleur serait la meilleure des choses qui me soit arrivée.
Bon revenons à nos moutons.
- Tu vois maman, Papa lui ne peut pas faire sa cravate, mais moi si.
- Oui chéri, tu as raison ! Répondis ma mère. Elle s'approche de moi, me caresse les cheveux et me fait un gros baiser sur le front.
- Mais maman, j'ai pris une heure pour peigner mes cheveux et tu viens tout gâcher en 10 secondes, c'est pas juste.
- Désolée chéri, l'effet secondaire des émotions.
Un silence régna entre ma mère et moi. On pouvait entendre le chant des oiseaux, ce qui est adorable pour l'oreille. Mais ce silence faisait réveiller dans l'esprit de chacun de nous deux...... Ella, cette petite ange.
- Dis maman !?
- Oui mon chéri !?
- Toi aussi, tu penses à elle, n'est-ce pas ?
- Mais de quoi tu parles ? Je te rappelle que tu as une composition à faire aujourd'hui et ne tente pas de fuir celle-ci comme tu le fais depuis près d'un an, répondit-elle juste pour changer de conversation.
- Putain, mais pourquoi tu m'as rappelé cela, j'ai totalement zappé...
C'est vrai ça, depuis que ma sœur est morte, au lieu d'aller en cours, je n'y vais plus mais j'enquête plutôt sur ce qui s'est passé. Et cela avec mes amis, ce qui était une confidence pour nous d'ailleurs. Mes parents n'étaient pas au courant, j'inventais des histoires bidons juste pour qu'ils me laissent en paix.
Pendant que je me plaignais, mon père descendait de sa chambre et nous rejoignait à la cuisine. Ma mère, faisait la vaisselle.
- Bonjour chérie ! Dit mon père en embrassant la joue de ma mère.
- C'est bon, vous avez fini vos bisous, je vais être en retard.
- Quelle mouche t'a piqué ? Demanda mon père. D'habitude, tu n'aimes pas aller à l'école.
- Bah, normal, avant la compo, le prof nous laisse une heure pour réviser.(À ne rien faire plutôt).
- Mais ce n'est pas normal ça. C'est affreux, fiston, dit ma mère.
- Oui oui, je sais, c'est affreux, mais François, Wendy et moi allons apprendre ensemble. ( mensonge)
- C'est bien pensé, mon garçon, dit mon père. Tu me ressembles.
- Chéri, toi aussi tu manquais les cours à ton âge, dit ma mère d'un air amusé.
- Tu vois, papa, j'essaie de te ressembler, dis-je en riant.
Toujours en train de faire sa cravate.
- Attends, papa, je t'aide.
Pendant que j'aide mon père ,il me chuchote à l'oreille.
- Fiston, je sais que tu me mens.
- Chuttttt!! Maman va t'entendre. Au fait, on prévoit juste se balader (encore un mensonge mais pas en grande partie en tout cas.)
- Fais gaffe à toi, dit-il.
- Fais gaffe à quoi ? demanda ma mère, toute curieuse.
- Ooohhhh zut, elle est mal faite, ta cravate, dis-je pour détourner son attention.
- N'essayez pas de me berner les garçons !! Crachez le morceau.
- Euh non, non, il n'y a rien, dis-je.
- LES GARÇONS ??? Répliqua-t-elle.
- Ok, ok, on a décidé de se balader pour une heure. Juste pour une heure maman.
- Mais chéri, tu veux le laisser faire ça ? demanda ma mère .
- C'est que euhhh... mais bon, laissons-le faire ce qu'il veut juste pour une heure... t'inquiète pas, il sera avec Davy.
- Mais non, pas lui, je veux être seule avec les amis.
- Si c'est cela, d'accord, Davy t'accompagnera, dit ma mère, l'air rassuré.
- Fiston, c'est pour ta sécurité, dit mon père.
Je me tourne vers ma mère après avoir fini de faire la cravate de papa .
- Maman, tu es d'accord ?!
- Si Davy vous accompagne en voiture, je suis d'accord.
- Cool ! Marché conclu alors.
Davy est mon gardien personnel, mais j'arrive à lui échapper. Donc ça ne serait pas difficile pour moi de le refaire cette fois-ci. C'est un mec plutôt marrant. Un vrai gentleman ce Davy.
Je sors de la maison pour rejoindre mon père dans la voiture qui m'attendait pendant que je faisais un câlin à ma mère.
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Mon prénom au complet est Peter Carlos. Celui de mon père est Victor Carlos et ma mère s'appelle Vérane Armstrong . Je suis né le 20 octobre 2013 et nous sommes actuellement en 2029.
Cette décision de me promener, ou plutôt d'enquêter sur la mort de ma sœur avec mes amis, sera la fin et le début de ma vie.
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Mon père me conduit à l'école et j'ai mes écouteurs dans les oreilles pendant qu'il roule. Vous connaissez cet artiste chanteur ? Mon préféré, Imagine Dragons. Je suis dingue de ce mec. Ses chansons sont juste parfaites pour bien commencer la journée.
- FISTON ! FISTON !! crie mon père.
Je sursaute et arrache immédiatement les écouteurs.
- Désolé papa, je ne t'entendais pas.
- Toujours à écouter ça, Imagine Dragons, hein ?
- Oui, tu le sais très bien, papa. Dis-moi, comment est-ce que tu as eu l'idée de créer Kiri, cette IA qui surpasse Siri ?
- Je te l'ai déjà dit maintes fois, Kiri n'est qu'une version améliorée de Siri... Tu vois, maintenant je n'ai même plus besoin de conduire, elle s'en charge à ma place. L'objectif principal est d'aider les personnes aveugles en réduisant les tâches liées à leur téléphone... et aussi d'améliorer la précision des actions des entreprises et des utilisateurs. Elle fait plein d'autres choses plus cool et surtout très important que Siri.
- Ah d'accord...
Un lourd silence s'installe, tout comme avec ma mère.
Quelques secondes plus tard, mon père, sérieux :
- Tu sais, fiston, ta mère et moi t'aimons énormément et nous ne voulons pas qu'il t'arrive le moindre problème.
- Je le sais, papa. Moi aussi, je vous aime, maman et toi. Hé, au fait. Je viens de me rappeler, j'ai collé un chewing-gum sur ta chaise. Tellement marrant !
- TU AS FAIT QUOI ??
Je me moque de lui.
- Ne t'inquiète pas. Demande à Kiri de te nettoyer les fesses.
- Tu me cherches, là, gamin.
- Pourquoi est-ce que je te chercherais ? Tu es juste à côté de moi.
Et la conversation continue dans une atmosphère amusante sur le trajet.
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- Enfin, l'école. Dis-je en sortant de la voiture et en respirant l'air...
- Bon, fiston, tu attends Davy qui viendra te chercher à 9 heures, toi et tes amis. Il a juste un travail à faire pour moi... Une fois terminé, il te rejoindra. Compris ?
- Oui chef.
- Tu me le promets ?
- Si je mens, je vais en enfer.
- Oui, c'est ça. Bon, à plus.
- Salut Monsieur Peter ! Dis une voix qui lui est familière.
- Ah, bonjour François, tu vas bien ?
- Oui, oui, dis Wendy.
- Bon, faites attention à vous, les enfants. Et ne tenté rien de louche.
- Ok, les frangins, on y va ! Dis-je à François en ignorant les paroles de mon père.
- C'est parti ! Dis Wendy.
Mes amis et moi nous dirigeons vers la cour de l'école. Il est 8h30. Mon père continue son chemin. Derrière l'école se trouve une forêt. D'après les informations que j'ai récoltées, l'un des assassins a été aperçu dans cet endroit le mois dernier , je me demande bien ce qu'il cherchait là bas.
Mes amis et moi avions bravement décidé d'explorer la mystérieuse forêt qui se trouvait derrière notre école. Nous étions excités à l'idée de vivre une aventure digne des meilleurs films. Mais il fallait d'abord traverser la cour de l'école sans attirer l'attention des autres élèves. Nous avions un plan : nous déplacer tels des ninjas, évitant habilement les regards curieux.
Je marchais avec une détermination qui aurait pu rivaliser avec celle d'un espion professionnel. J'esquivais les groupes d'élèves bavardant joyeusement, me faufilant entre eux comme un serpent glissant dans l'herbe. Mon cœur battait à la chamade, mais je gardais mon calme. Nous étions presque sortis de la cour, quand soudain, trois élèves mal intentionnés nous remarquèrent.
- Hey, vous trois ! On dirait que vous faites quelque chose d'illicite là, lança l'un d'eux avec un sourire narquois. Vous nous devez du fric si vous voulez passer outre.
- Et il ne manquait plus que ça, dis François. C'est Bryan.
Bryan est un garçon très beau, je le reconnais, mais c'est la troisième fois qu'il fait la classe de première d'après ce qu'on m'a dit. Ce qui est étrange, ses amis ont décidé de faire pareil aussi, Albert et Gilbert. Ahh, rien que des prénoms de crétins.
- Bon, vous allez nous lâcher pour une fois, oui. Dis Wendy (toujours prête à défoncer la gueule des autres).
- Bah non, la fille, nous on veut vos pièces, point. Dit Gilbert.
- Ouais, vos pièces et on vous lâche. Répond Albert.
- Oh, monsieur le directeur, il est juste derrière vous. Dis-je pour détourner leur attention. Allez, on se casse, les gars.
Mon instinct de survie prit le dessus, et nous décidâmes de fuir avant de nous faire plumer comme des poulets. Nous nous sommes mis à courir comme si nos vies en dépendaient, ignorant les rires moqueurs des trois délinquants. Nos jambes étaient des moteurs en surchauffe, et notre adrénaline nous propulsait à une vitesse hallucinante.
Mais voilà, il y avait un petit problème dans notre plan de fuite spectaculaire : nous ne connaissions pas vraiment le chemin pour entrer dans la forêt. Alors que nous tentions vainement de retrouver notre route, nous finîmes par nous perdre. La forêt semblait s'ouvrir devant nous, comme un labyrinthe sinistre. L'obscurité des arbres nous entourait telle une couverture glaciale, et une légère brume flottait entre les troncs.
L'atmosphère était chargée de mystère et de suspense. À chaque bruissement de feuille, notre cœur sautait dans notre poitrine comme des popcorns dans une casserole. Nous progressions avec précaution, les yeux grands ouverts, prêts à affronter les éventuels périls qui se dresseraient sur notre chemin.
Soudain, un bruit étrange éclata derrière nous, nous faisant sursauter à l'unisson. Était-ce un loup-garou affamé ? Ou peut-être une bande de lutins farceurs ? Non, c'était juste notre ami François qui avait marché sur une branche morte. Nous laissâmes échapper un fou rire collectif, nos peurs se dissipant dans l'air humide de la forêt.
- Dites, vous avez vu la tronche de Bryan ? "Hééé, vous allez vous arrêtez", dis-je en imitant ce dernier . Wendy, sous ma comédie, se met à rire. Par contre, François, le plus intelligent, interrompt cette séance de comédie.
- Les amis, on est où là ?
Étonné, je me lève et regarde autour de moi, et Wendy fait pareil.
- Dites, quelqu'un a du réseau, les gars ? Sinon, je n'en ai pas... dit Wendy en regardant son téléphone et en le balayant de gauche à droite pour capter le réseau.
- Pareil, dis-je.
- Moi non plus. Je me rappelle qu'on n'a pris pas le sous sol de l'école et nous sommes sorti par une grotte mais je ne l'a voit plus... je crois qu'on n'est perdu les amis.