Cher Journal

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Résumé

C’est l’histoire d’une femme qui va bientôt découvrir que sous les cendres d’une détestation vieille de plusieurs années envers le meilleur ami de son frère se cache peut-être quelque chose de plus profond… Une histoire feel good avec de l’humour qui se passe pendant les fêtes de Noël.

Genre :
Romance/Humor
Auteur :
Melicendre
Statut :
Terminé
Chapitres :
16
Rating
4.8 20 avis
Classification par âge :
18+

Oh Non…

Cher journal…

Aujourd’hui, j’ai prévu de ne rien faire ! J’ai tellement fait d’efforts au boulot que ça commence à payer, et j’en suis ravie ! Le grand patron a ordonné à mon chef de m’octroyer mes trois semaines de congés pour les fêtes de fin d’année, c’est dire à quel point je les mérite quand même, non ?

Sinon, je prépare tranquillement mes valises pour rejoindre ma famille. Ça fait trop longtemps que je ne les ai pas vu et ils me manquent. Papa, maman, même ce taré de Mason me manque ! D’ailleurs, il a dit qu’il amènerait sa fiancée que j’ai hâte de rencontrer ! Bah quoi ? Le fait que mon grand frère veuille se caser a comme un petit goût de fin du monde…

Bref ! Il me tarde de retrouver l’ambiance de Noël à la maison… Demain ! Aujourd’hui, c’est off !




Lucy

Je venais de poser mes fesses dans mon canapé, prête a m’empiffrer en regardant ma série préférée du moment. J’avais tout préparé pour n’avoir à me lever qu’en cas d’extrême urgence !

Mon plaid d’une douceur scandaleuse, un pichet de thé à la pêche, de quoi me fabriquer des petits sandwiches aussi bien salés que sucrés. Et aussi des bonbons, très important !

Je venais d’allumer mon écran plat et zappais pour tomber sur ma série. Ça parlait d’une équipe de police complètement fêlée qui me faisait rire à chaque gag. C’était feel good et ça me faisait un bien fou.

Au bout de quelques minutes cependant, mon téléphone portable se mit à sonner. C’était ma mère.

- Salut m’man !

- Salut ma chérie ! J’ai hâte de te voir !

- Moi aussi.

Au cas où vous ne l’auriez pas compris, je suis très proche de ma famille, plus particulièrement de ma mère. Elle est celle à qui je confie quasiment tout.

- Je me suis dit que tu voulais peut-être qu’on réaménage ta chambre à la maison. Tu n’as plus ton vieux lit une place, j’ai tanné ton père pour qu’il en mette un plus grand.

Je riais rien que d’imaginer la scène : le père bougon qui obéissait quand même à sa douce épouse un tantinet directive.

- Comment va-t-il d’ailleurs ?

- Tu connais ton père, il ne peut pas s’empêcher de bricoler quelque chose… je l’entends d’ailleurs râler contre la voiture.

Je grimaçais. Si papa pestait contre cette antiquité, il y avait fort à parier qu’il voudrait me récupérer avec…

- Maman, empêche-le de prendre cette horreur. Il va finir par se planter dans un arbre avec.

- Qu’est-ce que tu crois ? Je n’arrête pas de lui répéter… tu sais de qui tu tiens ton entêtement.

Nous rîmes de concert. Bon, c’est vrai que je pouvais parfois insister sur quelque chose, mais c’était surtout du bon sens !

- J’ai hâte de rentrer à la maison.

- Nous aussi, ma puce. Et je dirais à ton père de prendre ma voiture plutôt que son tombeau roulant.

Je ris une dernière fois avant de raccrocher. Ils étaient fous, mais des fous adorables. Il me tardait de les rejoindre pour les serrer fort dans mes bras. Après tout, deux ans sans les voir, c’était sacrément long, même si je les avais au téléphone une fois par semaine.

Je m’enfonçais dans mon sofa, consciente d’être tellement à l’aise que je soupçonnais un alignement des planètes imminent. Je finis même par fermer les yeux sans m’en rendre compte.

Quelques heures plus tard, en battant des paupières, je m’aperçus que le soleil entamait sa descente vers l’horizon. Ma série s’était mise sur pause comme à chaque fois qu’il n’y avait aucune activité dessus.

Je remis l’épisode sur lequel je m’étais endormie, tout en rejoignant ma cuisine ouverte sur le salon. Je me fis couler un café en bâillant à me décrocher la mâchoire.

Je revins sur mon canapé et attrapai mon téléphone qui sonnait à nouveau. C’était mon frangin cette fois.

- Salut petite peste !

- Salut grand dadais ! Que me vaut l’honneur de ta douce voix à mon oreille ?

J’adorais Mason. Nous étions très proches, unis contre le rouleau compresseur parental.

- Tu sais que je viens avec Ashley pour les vacances. Je voulais juste savoir si tu avais potentiellement la même intention…

- Non, je ne viendrais pas avec Ashley.

- Haha ! Très drôle, sœurette…

Je me moquais gentiment de mon frère. Il était vrai que je ne manquais jamais une occasion ceci dit.

- Je viens seule. Je n’ai pas envie de me traîner un boulet au pied.

Et c’était vrai. Le nombre de rencards assommants que j’avais vécu cette année me vaccinait pour le moment sur l’idée de me mettre en couple.

- Okay. J’ai un ami qui vient avec nous…

Son ton prudent alluma un warning intense en moi. Je me raidissais déjà par anticipation.

- Ne me dis pas que…

- Je sais que tu le détestais encore il y a quelques années, mais est-ce que tu crois que c’est toujours le cas maintenant ?

Je savais de qui il parlait avant ce petit laïus…

Quinn Jones.

Ce type me donnait de l’urticaire rien que d’y penser. Il était odieux, arrogant, et ne se prenait pas pour une merde.

Je poussais un long soupir grimaçant.

- Comment veux-tu que je le sache ? Ce que je sais en revanche, c’est que son absence a pesé fortement sur mon pauvre petit cœur…

Mason ricana suite à cette ironie mordante.

- Mouais… est-ce que tu peux prendre sur toi quelques jours au moins ? Quinn ne restera pas longtemps, juste jusqu’au vingt-cinq et après, il repartira.

Je levais les yeux au ciel.

- Je suis obligée de lui faire un cadeau ?

Mon frère poussa un long soupir de soulagement à son tour.

- T’es la meilleure, sis’ !

- Ouais. Mais n’oublie pas que ça te coûtera quelque chose !

- Tu pensais vraiment que j’allais zapper ça ?

À chaque fois que nous avions eu besoin l’un de l’autre, nous avions instauré un système de récompense en fonction du poids de la dette.

Avec celle de Quinn, Mason allait devoir me payer une voiture de luxe !