Progue
Alexander et ses compagnons venaient de pénétrer dans la vieille prison, inutilisée depuis plusieurs années, enfin plus par les forces de l'ordre en tout cas, mais par quelqu’un d’autre et cela était utilisé à des fins malsaines. De nombreuses disparitions avaient lieu ici, de nombreux ados qui fréquentait cet endroit pour des défis d’horreur ou juste pour être isolés, mais ces ados ne sont jamais sortis.
À peine ont-ils mis un pied à l'intérieur de la prison abandonnée, qu’ils eurent envie d’en faire demi-tour immédiatement. L’ambiance était tellement malsaine et étouffante, qu'ils sentaient que quelque chose se tramait dans cette prison, quelque chose de sombre. Le fait que cela se déroulait dans une ancienne prison, où la condamnation à mort était pratiquée, ne facilitait pas la chose.
On pouvait entendre le bruit des chaînes traînant au sol dans un frottement sinistre, entendre les cris des condamnés voulant fuir leur mort imminente.
Les agents de police ravalèrent leur peur. Ils devaient continuer pour rendre justice à tous les disparus, notamment les trois policiers avant qui ne sont jamais revenu. Le premier était il y a cinq ans, puis le mois dernier, ses coéquipiers de ce jour-là ont disparu en sortant du travail.
Déterminés, ils se remirent en route. Ils avancèrent en silence dans le long couloir très sombre et très mince, qu’ils durent se mettre les uns après les autres. Des modifications ont été faites à cette prison, c’est sûr. Ce couloir ne semblait pas avoir de fin. Alexander, le premier dans la file, vit une lumière, il accéléra le pas pour sortir le plus rapidement de ce couloir étroit et plongé dans le noir qu’il le mettait mal à l’aise, les deux agents à l’arrière, suivirent le mouvement, accélérant le pas, voulant eux aussi sortir.
Quand Alexander arriva, il cria, horrifié parce qu’il voyait. Ce cri immobilisa ces deux compagnons encore dans le couloir. Alexander rentra d’un pas lent, ses deux compagnons échangèrent un regard craintif, plein d’hésitations. Devaient-ils entrer ? Que verraient-ils une fois à l'intérieur ?
Cette hésitation s'estompa, ils ne pouvaient pas abandonner, ni l’enquête, ni leur camarade. S'avançant lentement, ils regardèrent autour d’eux. Ils retinrent un cri.
Une salle de torture.
Ils n’en avaient jamais vu, encore moins une encore utilisée. Et ils auraient préféré ne jamais en voir une.
La première chose qu’ils virent, ce fut cette chaise au centre, en fer, avec des leviers en demi-cercles sur les accoudoirs et les pieds de la chaise, permettant d’attacher les poignets et les chevilles de la personne assise, mais ce ce qui les choqua le plus sur cette chaise, c’était cette flaque rouge, rouge sang…
Du sang.
Du sang tout frais, qui avait coulé il y a moins de vingt-quatre heures, les policiers le savaient. Ils s’avancèrent un peu plus dans la pièce, observa cette pièce qui contenait les preuves que des choses malsaines se produisaient dans cette prison, Alexander était persuadé que cela avait un lien avec les disparitions. L'un des policiers s’approcha des deux chariots situés à la droite du couloir par laquelle ils s’étaient engouffrés. Sa vue étant défaillante, il ne voyait pas ce que contenaient ses chariots. Une fois suffisamment près, il réussit à voir ce que contenaient ses chariots, il eut un mouvement de recul.
- Putain de merde !
Ses camarades se tournèrent vers lui, et virent très nettement les deux chariots et ce qu’ils contenaient. Ils étaient horrifiés. Le premier chariot contenait des bocaux, mais pas de simples bocaux vides, il y avait des organes à l’intérieur, ils devaient y en avoir une dizaine. Le second comportait les outils qui avaient servi à retirer ces organes, du matériel chirurgical, rempli de sang, utilisé très récemment. Les trois policiers eurent un haut-le-cœur et se posèrent toute la même question : à quel genre de taré avait-il à faire ? Et comment s'était-il procuré ce matos ?
Alors que toute sorte de questions se bousculaient dans leur tête, les bruits de pas qui se dirigeaient vers eux coupa court à leur questionnement, laissant place à un début de panique, ce n’était certainement pas un renfort, et si c’était ce gros malade ? Ils devaient fuir, ils ne pouvaient pas se faire capturer en si bon chemin, Alexander sort son téléphone et prend rapidement des photos de cette salle remplie d’horreur. Les deux autres, remarquèrent une porte en fer blindé qu’ils n’avaient pas remarqué toute suite. Ils s’y précipitèrent, trouvèrent la poignée qui se fondait complètement dans la porte, l’ouvrit et ils passèrent la porte suivit d’Alexander qui referma la porte derrière lui.
Cette porte menait directement à un escalier en pierre, illuminé seulement par quelques torches. Les trois policiers descendirent sur ces marches, qui s'enfonçaient très bas. Ils savaient qu’ils se dirigeaient sûrement vers les cachots.
Ce n’est qu’après plusieurs minutes interminables qu’ils arrivèrent enfin au bout des marches. Ils faisaient face à une nouvelle porte, semblable à celle qu’ils avaient traversé des minutes auparavant. Alexander, ayant repris la tête du groupe, ouvrit la porte et s'engouffra dans le mince couloir. À peine un pied posé, des hurlements s'élevèrent, des cris déchirant l’air, des pleurs, des supplications qui donnaient l’impression d’avaler le peu d’air que pouvait inspirer Alexander. Il avait l’impression d'étouffer face à cette scène. Quand les deux autres policiers entrèrent, l’un failli vomir face à l’odeur nauséabonde qui y régnait, un mélange de sueur, de pisse, d’excréments, de vomis. L’autre était au bord du malaise face à tant d'abomination. Les trois policiers n’avaient jamais vu ça durant les quinze années de carrière et ils ne s’attendirent pas à tomber sur cela un jour.
Alexander s’avança un peu plus dans ce long couloir, les cellules étaient minuscules, pourtant, il y était enfermé deux à quatres personnes, des personnes allant de douze jusqu’à quarante ans. Plus Alexander avança, plus il avait du mal à garder son sang froid. Certains prisonniers n’avaient plus de jambes, plus de bras, voire les deux.
Aucun des policiers ne pensaient cela possible.
-Vous devriez vous en aller…..avant qu’Il vous voit ici……….Souffla une voix enrouée, sûrement à cause des cris et des pleurs qu’elle avait dû laisser
Les policiers s’approchèrent de la cellule, ils furent soulagé que la femme n’était pas mutilé et les autres compagnons de cellule non plus, ils n’auraient surment pas supporter de parler à une personne manquant des parties de son corps. Alexander s’approcha un peu plus.
-Qui est cet homme que tu as mentionné ? Celui qui vous garde enfermé ?
Elle hocha la tête pour seule réponse.
-Pourquoi vous garde-t-il enfermé ici ? Que vous fait-il ?
Elle ouvra la bouche pour dire quelque chose, mais le bruit grinçant de la porte, la fit fermer la bouche et se recroqueviller dans le fond de sa cellule.
Elle en avait trop dit et Il avait sûrement entendu.
Les trois policiers se tournent directement vers la porte et sortent leur SIG SAUER, l’arme individuelle de chaque policier.
Ils le virent.
Ils baissèrent leurs armes en voyant un visage qu’ils connaissaient bien et pourtant qui avait quelque chose de changé.
Le policier qui avait disparu il y a cinq ans, enquêtant dans cet endroit.
Ils crurent délirer, voir un fantôme.
Ils n’osèrent rien dire.
Lui non plus, le jeune policier leva un revolver sans émotions particulières de revoir trois hommes qu’il a côtoyé quand il avait à peine vingt ans, qui lui avait appris les ficelles du métier.
Les policiers n’eurent pas le temps de réagir, trois coups de feu partirent, se plantant entre les deux yeux de chacun qui s’effondra sur le champ.
Le jeune homme sourit satisfait, il avait toujours voulu faire ça. Il marcha et se planta devant la cellule de la femme qui parlait au policier. Il en profita pour réfléchir à ce qu’il pouvait lui faire.
-Alors comme ça on ne sait pas tenir sa langue mademoiselle ?
Elle n’osa plus rien dire, toute tremblante.
-Bah on a perdu sa langue ? ria-t-il, rire qui glaça le sang de tous les prisonniers.
-J-je suis désolé…….
-être désolé ne suffit pas tu te doutes n’est ce pas ? Surtout pas pour Lui. Je vais devoir lui dire ce qu’il c’est passé et tu sais quoi, je vais être gentil, je vais te rendre un énorme service, à toi et à lui aussi d’ailleurs. Je sais comment le calmer……
Il pénétra dans la cellule avec ce sourire froid qui représenta un énorme plaisir face à la peur de sa victime. Il referma soigneusement derrière lui pour ne pas que l’un des détenus s’échappait.
Il s’approcha de la jeune femme et lui força à ouvrir la bouche violement et y entra une main et tire sa langue pour la faire sortir. La jeune était impuissante, pas assez forte pour le battre et savait pertinemment ce qui l’attendait si elle le faisait.
-ça tombe bien….. Il m’a toujours dit qu’Il aimait les langues, c’est l’une de ses partit préférés.
La fille pleura, elle voulait supplier mais ne pouvait même pas et cela n’aurait pas arrêté son tortionnaire pour autant , celui-ci sortait déjà son canif de sa poche. Il approcha de sa langue et se mit à la découper petit à petit, prenant bien le temps de la découper correctement, il riait en même temps, il aimait ça. La fille ne pouvait à peine hurler sous cette torture, ne pouvais pas se débattre, elle ne pouvait qu’endurer la douleur et pleurer, le maudire intérieurement, souhaitait mourir rapidement.
L’ex policier prit tout son temps pour finir sa torture.
Une fois fini, il poussa brutalement la jeune femme au sol, ne pouvant plus parler, laissant seulement des sons éttoufés s'échappait de sa bouche, du sang dégoulinant de partout. Elle regarda son tortionnaire, terrorisée, au plus grand plaisir de celui-ci. Elle regarda sa langue. Sa langue étant dans la main de ce jeune homme qui gardait ce sourire fou. Elle ne pourrait plus jamais parler, comme elle ne pourrait jamais sortir d'ici. Elle s'en était fait une raison.
Le jeune tortionnaire sortit de la cellule, gardant la langue de la jeune femme dans sa main, il referma la cellule à clé, sans meme vérifier qu’elle allait bien. Il se dirigea vers la sortie joyeusement, ayant hâte de donner son cadeau à son supérieur.