Sous la lune rouge..l'éveil du loup

Résumé

Violette se rend chez sa grand-mère malade, mais en chemin, elle découvre un monde obscur. Sa rencontre avec Loup, un séduisant homme-loup, bouleverse son destin. Alors qu’elle découvre sa grand-mère morte, Violette doit faire face à des secrets de famille et à un héritage surnaturel qui la lie à Loup. Entre passion ardente et dangers mortels, elle devra embrasser sa véritable nature pour combattre ceux qui veulent la voir périr. Sa quête pour la vérité devient une lutte pour sa survie et celle de ceux qu'elle aime.

Genre :
Fantasy/Romance
Auteur :
CAROLE73
Statut :
Terminé
Chapitres :
33
Rating
5.0 4 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1 l'homme loup

Ce conte interdit prend un tournant sombre et fascinant. Le “Loup” n’est plus une créature sauvage, mais un homme dangereux et envoûtant, dont l’ombre plane sur Violette comme une menace attirante. Le mystère de leur relation pourrait se développer davantage, avec des dilemmes entre danger et désir, peur et fascination.


Dans un petit village reculé, caché au cœur des montagnes, vivait une jeune fille nommée Violette. Leur maison, une modeste ferme, se dressait à la lisière d’une vaste forêt, immense et mystérieuse, qui s’étendait à perte de vue sur les collines environnantes. Cette forêt, les villageois la craignaient autant qu’ils la respectaient. On racontait d’anciennes légendes sur des disparitions inexpliquées, des murmures étranges dans les bois, et... l’homme-loup, un être sauvage qui rôdait à la nuit tombée.

La mère de Violette, Marguerite, était une femme forte, mais marquée par les épreuves. Depuis la mort de son mari dans un accident de chantier, survenu il y a plus de cinq ans, elle avait dû apprendre à élever sa fille seule, sans l’aide ni le soutien d’un compagnon. Cet événement tragique l’avait changée profondément. Elle était devenue encore plus prudente, une vigilance presque maladive dictée par la peur que quelque chose arrive à Violette. Elle savait que le monde était imprévisible, et la perte soudaine de son mari l’avait rendue particulièrement attentive aux dangers qui pouvaient guetter sa fille unique.

Physiquement, Marguerite avait le visage d’une femme qui avait vécu trop vite. Ses traits étaient marqués par la fatigue, ses joues légèrement creusées, et quelques mèches de cheveux grisonnants parsemaient sa chevelure autrefois brune. Ses yeux, autrefois pétillants, étaient aujourd’hui voilés par une certaine tristesse, mais on y décelait encore une lueur de tendresse lorsqu’elle regardait Violette. Marguerite portait souvent des vêtements simples, souvent dans des tons sombres, comme pour refléter son deuil éternel, mais elle restait toujours soignée et impeccable, témoignant de sa rigueur et de son désir de préserver une certaine dignité malgré tout.

Moralement, elle était une femme endurcie par la vie. Elle s’efforçait d’être un modèle de résilience pour Violette, ne se permettant jamais de montrer ses faiblesses ou ses doutes. Pourtant, la solitude la pesait. Marguerite compensait ce vide par un amour étouffant envers sa fille, une surprotection qui parfois la coupait du monde extérieur. Elle avait perdu confiance dans la société et les autres, préférant se concentrer sur leur petit cocon familial, où elle pouvait au moins avoir l’illusion de contrôler ce qui se passait.

— Violette, je t’ai déjà dit mille fois de ne jamais t’aventurer seule dans les bois, répétait souvent sa mère avec une voix inquiète. Ce n’est pas un endroit pour une jeune fille, encore moins à la nuit tombée.

Mais Violette, curieuse et intrépide, ne pouvait s’empêcher d’être fascinée par cet endroit. L’obscurité des sous-bois, les bruits mystérieux qui semblaient l’appeler… Tout cela l’attirait irrésistiblement. Elle s’y aventurait souvent, malgré les interdictions, se sentant étrangement en sécurité dans ces ombres que les autres redoutaient.

À l’approche de la nuit d’Halloween, une atmosphère étrange régnait dans le village. Les arbres semblaient plus menaçants, comme s’ils murmuraient des secrets anciens que nul ne pouvait entendre. Ce jour-là, Violette apprit que sa grand-mère, qui vivait isolée au-delà des bois maudits, était malade.

— Maman, je dois aller voir grand-mère. Elle ne va pas bien, dit Violette en s’approchant de sa mère, qui s’affairait dans la cuisine.

— Je le sais, ma chérie, mais pas ce soir. Je vais préparer un panier de nourriture, et tu iras demain par la grande route. La forêt est trop dangereuse, surtout en ce moment, répondit sa mère, posant un regard sérieux sur elle tout en versant de la soupe chaude dans un grand bol.

— Mais demain, il sera peut-être trop tard ! Grand-mère a besoin de moi maintenant, répliqua Violette, ses yeux brillant de détermination mêlée d’inquiétude. Je prendrai le panier et je dormirai chez elle. Je suis assez grande pour faire le chemin seule.

Sa mère soupira, hésitante. Elle savait que Violette avait raison, mais elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter.

— Très bien, mais promets-moi de prendre la route principale, pas un détour par la forêt. Tu sais ce que les gens disent à propos des bois... Et puis, il y a cet homme que les villageois appellent le Loup. On ne sait pas qui il est, mais des filles ont disparu. Fais attention, Violette. Surtout que cette nuit c’est la nuit d’Halloween et c’est aussi ce que les gens disent.

— Les gens disent des bêtises, maman, tu le sais très bien. C’est une fête populaire pour faire peur aux enfants et je ne suis plus une enfant !

— Promets-moi simplement de ne pas passer par la forêt, c’est tout ce que je te demande !

Violette acquiesça, mais elle avait déjà fait son choix. Chaque fois qu’elle se rendait chez sa grand-mère avec sa mère, elles prenaient la grande route en voiture, ce qui ne prenait que quelques minutes. Mais lorsqu’elle y allait seule, Violette préférait de loin traverser la forêt. C’était plus rapide et plus excitant, malgré les mises en garde. Elle sentait que ces histoires de l’homme-loup n’étaient que des contes pour effrayer les enfants.

Sa mère, pressée de partir travailler — elle était hôtesse de caisse dans le magasin du coin — finit par se résigner.

— D’accord, voici une soupe chaude et une tarte aux pommes. Ta grand-mère les adore. Tu devrais y arriver avant la tombée de la nuit si tu pars maintenant. Elle embrassa sa fille sur le front. Prends soin de toi.

— Ne t’inquiète pas, maman. Je serai prudente, promis.

Violette ajusta son manteau rouge, enfila son capuchon, et prit le panier de provisions que sa mère avait soigneusement préparé. Dehors il ne faisait pas si froid pour la période automnale.Elle savait qu’en prenant la route, elle arriverait en retard. Que ci cela allait plus vite en voiture, a pied, la situation était différente.

La forêt, elle, lui promettait une arrivée plus rapide... mais aussi plus dangereuse. Violette aimait avoir peur, elle aimait regarder les film interdit depuis longtemps, elle aimait lire des livres horrible, elle aimait le coté obscure de la vie.

Alors que la porte de la ferme se refermait derrière elle, Violette tourna son regard vers les bois. L’obscurité commençait déjà à s’installer, et un vent froid soufflait entre les arbres. Mais elle ne recula pas. Avec un dernier regard en direction du village, elle s’engouffra dans les profondeurs de la forêt, où la nuit et ses mystères l’attendaient.

À presque 18 ans, Violette était une belle jeune fille dotée d’une grâce naturelle qui ne passait jamais inaperçue. Bien que petite de taille, sa présence imposait le respect. Ses longs cheveux bruns bouclés tombaient en vagues souples le long de son dos, et leur éclat contrastait avec la pâleur de son teint, mettant en valeur l’intensité de ses yeux noirs, profonds et mystérieux. Ses lèvres, légèrement rosées, lui donnaient un air délicat, mais derrière cette apparente fragilité se cachait une force intérieure qui ne demandait qu’à éclater.

Ses traits fins dégageaient une douceur apparente, mais son regard déterminé révélait un esprit fort et intrépide, une personnalité qui ne se laissait pas facilement impressionner. Chaque geste qu’elle faisait était empreint d’une assurance tranquille, comme si elle savait que le monde autour d’elle n’était qu’un décor qu’elle finirait par dominer. Elle aimait observer son environnement, capter les moindres détails que d’autres négligeaient, et analyser avec une maturité qui dépassait son âge.

Physiquement, elle ressemblait en tout point à sa mère dans sa jeunesse. Les mêmes cheveux sombres et ondulés, le même teint de porcelaine. Mais si la mère de Violette avait appris à se méfier du monde, Violette, elle, n’avait pas encore perdu cette lueur de curiosité et d’audace qui l’animait. Elle n’était pas du genre à se laisser enfermer dans la prudence excessive qui avait façonné la vie de sa mère après la mort de son père. Elle rêvait de liberté, de découvertes, et d’aventures qui l’attendaient bien au-delà des frontières de leur petite maison isolée près de la forêt.

Malgré les avertissements constants de sa mère, Violette ne pouvait réprimer ce besoin viscéral de s’aventurer plus loin, de défier les interdits. Cette forêt qui leur faisait face chaque jour, sombre et dense, l’attirait autant qu’elle lui faisait peur.

Dehors, l’air devenait de plus en plus frais, annonçant les premiers frissons de l’automne. Les feuilles mortes tapissaient le sol, crépitant sous ses pas, tandis que le vent commençait à souffler plus fort, glissant entre les arbres et soulevant des tourbillons de couleurs dorées et rougeoyantes. Le ciel, d’un gris perle, menaçait de se transformer en une obscurité plus oppressante avec la tombée de la nuit. Violette resserra les pans de son manteau rouge autour d’elle pour se protéger du froid grandissant, le souffle de l’automne lui piquant doucement le visage.

Elle avançait d’un pas décidé, son panier bien tenu dans sa main, prête à affronter la forêt malgré le froid et les légendes qui la hantaient. La forêt, qui paraissait si accueillante sous le soleil de l’été, devenait plus sombre et inquiétante à mesure que l’hiver approchait. Chaque bruit, chaque craquement de branche, lui rappelait qu’elle n’était pas à l’abri du danger. Mais Violette n’était pas du genre à faire demi-tour.

Alors qu’elle s’enfonçait plus profondément dans les bois, l’atmosphère devenait de plus en plus lourde, presque suffocante. Le chemin devant elle se perdait dans l’ombre, et elle sentait un étrange frisson parcourir sa peau, comme si quelque chose — ou quelqu’un — la guettait depuis les ténèbres.

Le cœur battant légèrement plus fort, Scarlet continua son chemin.

Le Loup était un homme à la carrure imposante, à mi-chemin entre la bête et l’humain. Sa peau était bronzée, marquée par le soleil et les éléments, avec des cicatrices qui témoignaient de son passé mystérieux et violent. Ses cheveux, court et sombres, retombaient en mèches sauvages autour de son visage anguleux, presque sculptural, comme s’il avait été taillé dans la roche. Une barbe fournie, mais entretenue, encadrait sa mâchoire forte, ajoutant à son allure de prédateur.

Ses yeux étaient d’un gris profond, presque argentés, perçants comme ceux d’un loup, brillants d’une intelligence brute et d’une intensité qui déstabilisait. Leur éclat froid contrastait avec la chaleur qui émanait de son corps massif. Ses sourcils épais accentuaient son regard, le rendant encore plus menaçant, et ses lèvres, fines et souvent pincées, ne souriaient jamais.

Sa silhouette athlétique était celle d’un homme habitué à la dureté de la vie en pleine nature. Des muscles saillants, tendus sous sa peau, dessinaient des contours fermes. Il se mouvait avec une grâce dangereuse, chaque pas semblait calculé, comme celui d’un prédateur en chasse. Ses mains, larges et noueuses, semblaient capables de briser aussi facilement qu’elles pouvaient caresser.

Ses vêtements, un simple tee-shirt et un jean ajusté, se fondaient naturellement dans le paysage sauvage qui l’entourait. Il portait souvent un manteau en fourrure épaisse, qui lui donnait un air robuste et imposant, à l’image de la nature qui l’entourait. Mais ce qui marquait le plus, c’était son odeur : celle de la terre fraîche, du bois et du vent des montagnes, une fragrance aussi pure et libre que l’homme lui-même.