Le Père de mon Ex

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Résumé

Levy, trente-huit ans, propriétaire d'entreprise prospère et motard, se retrouve perdu et seul après le décès de sa femme, Lilly. Cela fait deux ans et malgré tous les efforts de ses amis proches, Levy n'est tout simplement pas prêt à fréquenter quelqu'un ou à laisser qui que ce soit s'approcher de lui. Il a peur d'aimer et de perdre à nouveau. Il ne pense pas que son cœur sera jamais le même. Jusqu'à ce qu'il commence à remarquer Harper, l'ex-petite amie de son fils. À seulement vingt ans, elle sait ce qu'elle veut. Et Levy est exactement l'homme qu'elle désire. Et quand Harper veut quelque chose, elle l'obtient généralement. Elle ne cache pas son intérêt pour Levy, le laissant complètement bouleversé. Levy est subjugué par elle, il ne peut s'empêcher de penser à elle, mais prendra-t-il le risque de compromettre sa relation avec son fils unique pour poursuivre l'amour, l'amitié et le bonheur avec une jeune femme de dix-huit ans sa cadette ? Seul le temps nous le dira. Une romance réconfortante, sensuelle, avec différence d'âge.

Statut :
Terminé
Chapitres :
105
Rating
4.9 25 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

Harper

Je regarde ma mère affalée sur le canapé en patchwork, encore ivre. C'est l'histoire de ma vie. Elle a un bras qui pend jusqu'au sol et serre contre sa poitrine une bouteille d'alcool presque vide. C'est de la vodka, je crois, mais je ne vois pas l'étiquette. C'est dingue comme elle arrive à s'accrocher à une bouteille, alors qu'elle lâche tout le reste. Sa respiration est faible. Je me demande si c'est son dernier souffle. Est-ce que ça me ferait quelque chose ? Je devrais m'en soucier, mais elle picole depuis toujours. C'est aussi une toxico. Pas le genre à l'héroïne, non, elle préfère la cocaïne. Ses petits amis de passage sont ses fournisseurs. Je parie qu'elle ne sort avec ces moins-que-rien que pour sa prochaine dose. Mais oui, ça me toucherait, parce que c'est ma mère. C'est la seule que j'ai.

J'ai envie de la secouer pour la réveiller. Peut-être que si elle était restée clean, mon père ne serait pas parti quand j'avais cinq ans. Ça fait toujours mal. Je me souviens de lui, il me serrait fort et m'embrassait. Il me disait qu'il m'aimait, que j'étais son trésor et qu'on se verrait souvent. C'est ce qu'il a fait. Il travaille beaucoup loin d'ici, il est dans la finance et voyage pour ses affaires. Aujourd'hui, on ne se voit plus très souvent, mais il a toujours été un bon papa.

Mon téléphone vibre dans mon short en jean. Je le sors de ma poche arrière. T'es où ? Je croyais qu'on se voyait maintenant. On a un devoir à rendre demain.

Je me mords la lèvre. Merde, j'ai complètement oublié l'heure. Au lieu de surveiller la pendule, j'ai passé mon temps à lire dans ma chambre et à écrire dans mon journal. J'y déverse toute ma peine et ma colère. Je réponds à Dylan, mon ex. On est sortis ensemble pendant cinq ans, au lycée puis à la fac. On a réussi à rester amis, et c'est une bonne chose parce qu'en ce moment, je n'ai personne d'autre. J'ai bien quelques copines, mais on n'est pas très proches, pas comme Dylan et moi. Il est devenu mon meilleur ami. Je l'aimais bien dès que ma mère nous a installés ici, à Lincoln, dans cette petite banlieue. Ses parents habitaient en face, mais maintenant, il n'y a plus que son père. Son père qui est super sexy, d'ailleurs. Ce mec est à tomber par terre.

Je ne vais pas mentir, j'ai déjà fait des rêves assez chauds sur son paternel. Je n'ose le dire à personne. C'est le père de mon ex, et il est beaucoup plus vieux. C'est normal, Dylan m'a dit qu'il n'avait que dix-sept ans à sa naissance. Il a donc trente-sept ans, et moi vingt. Enfin bref, je dois répondre à Dylan et me bouger. On a une session de révisions. Je ne veux pas rester coincée dans ce trou à rats toute ma vie.

Lui fait des études de politique, et moi je suis en commerce et finance. Je veux suivre les traces de mon père. Je veux travailler dans une grande boîte, voyager et me tirer d'ici. Je veux une grande maison, une belle voiture. Je veux pouvoir m'acheter autant de maquillage et de fringues que je veux, sans porter des vieux trucs d'occasion. Les gamins se moquaient de moi à l'école. Franchement, je détestais ça.

Si Dylan n'avait pas toujours été là pour moi, j'aurais sûrement séché tous les cours. Mais il m'a soutenue, et je lui en suis reconnaissante.

J'arrive, je suis en route. Désolée, j'ai été retenue.

Encore ta mère ?

Ouais, un truc comme ça. Elle est complètement HS sur le canapé. Une vraie moins-que-rien, putain.

Hé, ça reste ta mère. Ne parle pas d'elle comme ça. Elle a besoin d'aide, Harper.

Comment je peux aider une femme qui ne veut pas s'aider elle-même ?

On va trouver une solution.

Ouais, ça fait des années qu'on essaie. C'est épuisant, c'est usant moralement. Je ne pense pas pouvoir supporter ça encore longtemps.

Viens à la maison. Mon père est là, il prépare ses fameuses lasagnes.

Ça me remonte un peu le moral. L'idée de regarder Levy cuisiner et de baver sur lui me donne chaud aux fesses. Ça me file des frissons dans tout le corps. Merde, il faut que je me calme. Si Dylan soupçonne une seconde que j'ai envie de se taper son père, il va me larguer fissa.

J'arrive. À toute de suite.

Ma mère m'appelle. Je l'ignore, puis je me sens nulle, alors je prends une couverture sur la chaise et je la borde.

« Je dois y aller, maman. Je vais réviser avec Dylan. »

« D'accord, ma puce. À plus tard. » Elle se rendort aussitôt. Je regarde son corps frêle, sans savoir quand elle a mangé pour la dernière fois.

« Essaie de manger un morceau. » Je me penche et je l'embrasse sur le front. Elle ne m'entend pas, elle est dans les choux. Je pousse la bouteille et la pose sur la table basse. Il y a des clopes partout, un cendrier qui déborde et une bouteille de brandy vide. Il y a aussi un vieux billet encore roulé qui a servi pour ses rails de la veille. Je secoue la tête. Comment l'aider ? On n'a pas d'argent. Mon père ne veut plus payer. Elle a fait plusieurs cures de désintoxication qui lui ont coûté un bras, tout ça pour rien. Dès qu'elle sort, elle replonge.

Mon sac est par terre, près de la porte d'entrée qui aurait bien besoin d'un coup de peinture. Je l'enfile et je sors en fermant doucement derrière moi. Au moins, je vais pouvoir mater Levy, ça va me remonter le moral. Je meurs d'envie d'en parler à ma meilleure amie, Summer, mais elle me dira que c'est dégueu d'avoir envie d'un homme plus vieux. Je hausse les épaules. Je m'en bats les couilles de ce qu'ils pensent.

Dehors, il fait déjà frais, l'automne est là. Les arbres ont changé de couleur et affichent des tons rouges, orange et jaunes. C'est ma saison préférée. L'air est vif, et ça fait du bien après la chaleur et l'humidité de l'été.

Dylan habite juste en face, j'y suis en deux minutes. La porte est ouverte. Je n'ai jamais besoin de frapper, son père et sa mère m'ont toujours bien accueillie. Enfin, sa mère n'est plus là. Elle est morte d'un cancer il y a deux ans. Ça a commencé par le sein, mais quand ils l'ont découvert, c'était déjà partout. C'était tragique. Je ne suis pas sûre que Dylan et son père s'en soient remis. Comment on guérit d'un truc pareil ?

Une odeur délicieuse vient de la petite cuisine à l'arrière. Je devrais monter directement dans la chambre de Dylan, mais je ne peux pas m'empêcher d'entrer dans la cuisine. Je sais que Levy y sera.

Il est là, devant la cuisinière, et il me coupe le souffle. Ses cheveux sombres et bouclés sont attachés en chignon. Son t-shirt noir et moulant lui va parfaitement et souligne son corps ferme. On voit bien ses biceps et, putain, il est beau comme un dieu. J'ai envie de passer mes doigts sur ses bras, de toucher les tatouages sur ses avant-bras qui remontent sous ses manches. Je sens déjà l'humidité entre mes jambes, ma respiration se bloque. Il lève les yeux vers moi et me fait un clin d'œil. J'ai les jambes qui flageolent. Merde, j'ai envie de ce mec comme je n'ai jamais eu envie d'un autre. Même pas de Dylan. Certes, le sexe était bien avec Dylan, mais je parie que Levy sait exactement comment satisfaire une fille.

« Comment ça va, Sunflower ? » demande-t-il. Je fonds sur place. J'adore quand il m'appelle comme ça. Il m'a dit une fois que je ressemblais à la lumière de cette fleur, que j'apportais du soleil dans les jours gris et misérables.

« Heu, ça va, Monsieur Hudson. »

Il hausse un sourcil. Putain, ma culotte est de plus en plus trempée. Je bave presque devant la façon dont son jean noir moule son cul. J'ai envie de poser mes mains dessus, puis d'explorer ce qu'il cache devant.

« Levy. Appelle-moi Levy, Sunflower. Pas Monsieur Hudson. »

J'entre dans la cuisine. Mais qu'est-ce que je fais ? Je veux être près de lui, je veux respirer son odeur. Il est comme une drogue et je ne peux pas m'en empêcher. Il se tourne et pose sa cuillère en bois. Je sens son regard sur moi. Il me dévisage des yeux jusqu'aux lèvres, puis descend sur ma poitrine. Ses yeux verts et sensuels me dévorent. Puis, comme s'il réalisait ce qu'il fait, il se détourne et tousse.

« Dylan est en haut », me dit-il d'une voix rauque. Il n'y a qu'une seule raison pour qu'il parle comme ça. Je parie que me voir dans ce mini-short et ce petit haut blanc déboutonné lui fait un effet qu'il préférerait ne pas ressentir.