Chapter 1
Prisonnière
Prisonnière
Prisonnière
Prisonnière
Mes mains tremblaient, sûrement à cause du froid. Le goût métallique n’avait, bien évidemment, pas quitté mes lèvres.
Je me relevai lentement et me dirigeai vers cette porte. Cette porte qui, peut-être, me libérerait de ce cauchemar.
De ce monstre.
Mes mains enchaînées se posèrent doucement sur les barreaux. Il faisait sombre. Aussi sombre que lui. Noir comme son âme. Noir comme son prénom.
Des pas...
Je reculai de quelques pas. Le voici.
Mon pire cauchemar.
Son sourire, toujours accroché à ses lèvres, cachait bien des choses. Une âme vide, sans conscience.
- Alors, alors, alors...
Je tremblais légèrement. Sa voix était froide, rauque. Ses yeux noirs et perçants me fixaient, sondant mon âme comme un livre ouvert.
Je fermai les yeux en sentant quelque chose presser mon front. Quand je les rouvris, son flingue était là, juste devant moi.
J’essayai de lire en lui, de déceler une once de gentillesse, de compassion, de conscience.
Mais rien.
Est-ce vraiment la fin ? Vais-je mourir ? Est-ce mon dernier jour ?
Ce corps dénué de conscience s’apprête à enlever une vie de plus, à faire couler encore du sang. Ces gens-là n’ont ni cœur ni âme. Ils sont sans pitié.
Je fermai les yeux, attendant qu’il mette fin à ma vie. Je n’y peux rien. Ma vie est entre ses mains.
Un bruit sourd résonna autour de nous. La terre trembla légèrement, puis...
- Baisse-toi, putain !
Il se jeta sur moi alors que le plafond s’effondrait.
- Putain, ce fils de pute... Allez, bouge-toi !
Il m’attrapa le poignet sans aucune douceur et commença à courir. Mes jambes tremblaient, mais je tentai de suivre son rythme. Après quelques mètres, il me poussa violemment contre un mur. Ma tête heurta la paroi, et je fermai les yeux avant qu’il ne commence à tirer, les dents serrées.
Mais que se passe-t-il ? Pourquoi y a-t-il des coups de feu ?
- Adrien, je te la confie. Emmène-la dans un endroit sûr.
Le fameux Adrien hocha la tête, m’attrapa le poignet sans ménagement.
- Hé, doucement !
Je protestai froidement, mais il pointa son arme sur ma tempe.
- Je te préviens, tu fermes ta grande gueule, sinon je laisse ton joli cul ici.
Je frémis légèrement alors qu’il continuait à avancer, tirant sur chaque homme qu’il croisait. Puis, un bruit sourd nous fit nous retourner. L’endroit où nous étions quelques minutes plus tôt n’était plus qu’un tas de cendres.
- Argghhh, le salaud ! Toi, tu ne bouges pas.
Il s’avança lentement vers les cendres, son arme levée, prêt à tirer. Une douleur aiguë frappa alors mon crâne.
- Oh là, mais qu’elle est mignonne, la petite prisonnière, ricana une voix rauque.
Je sentis une main tirer violemment mes cheveux, une arme se posa sur ma nuque. Tremblante, j’essayai de me défaire de son emprise, mais il était trop fort. Il pointa ensuite son arme en direction d’Adrien.
- Trois, deux, un... Bingo !
- BAISSEZ-VOUS !
Adrien m’entendit et s’exécuta, mais une balle le toucha tout de même au bras. Du sang coula. Horrifiée, je poussai un cri en voyant le liquide rouge s’écouler tandis que l’homme derrière moi resserrait sa poigne.
Je me retrouve sur l’épaule de cet homme et c’est là que mon histoire commence .