Le Roi et la Reine (Terminé)

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Résumé

"Tu peux devenir la Reine mais est tu prête à bruler tes ailes ?" "Cela fait longtemps que je les est brulées" Charlotte est prise au piège dans un bordel des bidonville de Rome, un jour elle entends parler d'un chef de cartel qui recherche quelqu'un pour s'occuper de sa fille. Elle tente sa chance et plonge sans retenue dans le monde lugubre d'Alessio un bel italien à faire damner tous les anges de cette terre. Sera t'elle résister à cette homme qui peut ce montrer aussi cruel que bon ? Saura-t-elle à la hauteur pour s'occuper de le petite Maria, elle qui n'a jamais eu de parents pour lui apprendre l'amour. Alessio arrivera t'il à combattre ses démons et à atteindre son objectifs ? Charlotte arrivera t'elle à se détacher de ses ombres qui la poursuive ? Rentrer au cœur d'une romance ou la violence peut faire ressortir le meilleur comme le pire.

Genre :
Romance
Auteur :
EmelineSclt
Statut :
Terminé
Chapitres :
33
Rating
4.8 6 avis
Classification par âge :
18+

Prologue

Qu’il est dur de haïr ce qu’on voudrait aimer.

Voltaire.

Avertissement

Ce livre contient plusieurs trigger warning je vous prie de bien en prendre connaissance avant de commencer la lecture.

Ce livre s’adresse à un public majeur.

Des scènes de viols explicites mais non détaillé son présent.

Un langage grossier.

Sujets concernant la vente de drogue, trafic d’humains, trafic d’armes.

Je ne cautionne pas ce qui est écrit cela est présent dans le cadre de l’histoire.

La relation entre les deux protagonistes est consentante.

Détail d’agression physique suite au viols présent.

Prostitution.

Scène de smut détaillé.

Meurtre.


Prologue

Les explosions détonnent de toute part. Un règlement de comptes fait rage dans les Barraclopoli1 de Rome. Même si cette ville d’Italie accueille d’innombrables visiteurs grâce à sa gastronomie, son architecture encore intacte et son ambiance romantique.

Aucun d’eux ne sait que derrière ce cadre idyllique, une guerre sans fin a lieu dans les quartiers les plus défavorisés de la capitale. Le taux de criminalité est en constante évolution. Les cartels règnent en maîtres, s’octroyant le droit de vie et de mort sur chacun. Tous les vices de l’homme réunis dans plusieurs réseaux distincts :

La prostitution : le Bella Donna, le bordel où l’on trouve les plus belles créatures du pays.Le trafic d’êtres humains : le célèbre Selezione, connu en particulier pour son trafic de femmes et d’enfants.Le trafic d’armes : L’Ombre dei Morti, qui fournit autant les cartels que notre cher gouvernement.Le trafic de drogue : le mien, l’Estasi. Avec mon bar, le Del Piaece, qui me permet de gérer mes rendez-vous.

Mon affaire consiste à créer et à vendre la meilleure drogue du pays. Ma réputation est telle qu’à présent, je la vends également dans d’autres territoires. La demande ne fait qu’augmenter, ce qui a tendance à créer des conflits au sein des organismes.

Ici où règne la loi du plus fort, certains voient d’un mauvais œil que mon réseau s’étende vers les frontaliers. Et ce qui déplait surtout à la plupart d’entre eux, c’est que je n’en ai rien à foutre de leurs avis.

Mon nombre d’ennemis ne cesse donc d’augmenter. Mais ils peuvent tout détruire, si ça leur fait plaisir. Je n’ai aucune attache, aucune émotion. S’ils tuent tous mes hommes, je monterai une nouvelle armée. Je n’ai aucune faiblesse. Pour réussir dans cette vie, il ne faut avoir ni cœur ni conscience. En l’occurrence je noie la mienne dans un flot d’alcool.

Les tirs fusent, les cris des civils aussi. Les dommages collatéraux sont nombreux, personne ne peut leur venir en aide. La polizia2 n’intervient jamais dans ces quartiers.

Je ne lâcherai pas cette guerre, quitte à tuer tout le monde ici. Pour faire affaire avec les plus gros riches de cette terre, j’ai créé le Del Piaece, un bar à strip-tease très apprécié du quartier. Les clients affluent grâce à la vente de drogue sur place, puis ils restent pour la vue de filles qui se déhanchent dans des tenues affriolantes.

Elles ne sont là que pour le plaisir des yeux. Personne n’a le droit de les toucher, c’est la règle. Sauf moi.

Certaines se dévouent corps et âme pour mon bien-être. Et pour leur plus grand plaisir.

Elles sont surprotégées par des gardes. Mais un soir, plusieurs mecs sont venus m’en voler une. J’espère pour eux qu’ils ne l’ont pas touchée.

J’ai déjà retrouvé les malfrats et après une petite séance de jeux à laquelle j’ai participé volontiers, ils n’ont pas été très longs à tout balancer. Pas très loyaux les larbins. Cela ne m’a pas empêché de m’amuser et de les donner à bouffer aux cochons du coin. D’ailleurs, c’est fou comme ces bestioles sont effrayantes quand elles vous ont pour cible.

Après avoir envoyé le peu de reste de leurs hommes, je leur ai demandé de me rendre la fille.

Et si je suis là aujourd’hui, à esquiver les balles. C’est que cela a échoué.

Ils m’ont donné rendez-vous dans un quartier, mes hommes étaient planqués et attendaient le signal pour ouvrir le feu. Ils l’ont relâchée, elle avait quelques bleus mais rien de grave à première vue. Alors que la malheureuse courait vers moi, le soulagement visible sur son visage, l’un de ces fils de pute lui a tiré une balle dans la tête.

-Cadeau du patron, railla-t-il.Vous allez tous crever, bande d’enfoirés.

Sur ces mots, je lançai l’assaut. Certains de mes hommes se glissaient sous la pluie de balles pour récupérer son corps, afin de lui donner une sépulture.

Après m’être assuré de ce détail, ma conscience s’éteint, mon âme disparaît dans les recoins les plus profonds de mon être et je les débusque un par un pour tous les buter. Je me souviens de cette fille, perdue et apeurée à son arrivée. Je l’ai recueillie et aidée à devenir la femme qu’elle était. Elle était belle et d’une extrême gentillesse, elle ne méritait pas cette fin-là.

Rapidement, presque tous les hommes sont éliminés, je choppe l’enfoiré qui l’a tué et décide d’envoyer un message à son patron. Je le tabasse, mes poings sont tachés de son sang. Je prends mon couteau et lui coupe plusieurs doigts. Ma rage ne s’arrête pas, j’en veux plus, je veux l’entendre hurler jusqu’à la fin.

-Il a eu son compte. Si vous continuez, il va crever avant de passer le message.

Je m’arrête aux mots de l’un de mes hommes et constate qu’il a du mal à respirer tellement je l’ai aplati. Je le chope par le col et lui souffle à l’oreille :

-Dis à ton fils de pute de patron que je vais le traquer jusqu’à le trouver et lui couper la queue avant de la lui faire bouffer.

Je le lâche et me casse, voyant toutes les victimes tuées par cet assaut.

J’essaie de ne pas y penser, je n’ai qu’une hâte que l’alcool me fasse oublier tous ces visages sans vie. J’ai l’impression qu’ils me fixent. Ils deviennent tour à tour mes démons, jamais loin, tapis dans l’ombre, attendant que je craque.

Soudain, j’entends des pleurs au loin. Je nourris l’espoir de sauver une pauvre âme innocente. Je m’approche, soulève les débris et vois une femme protégeant une petite chose sous son corps. Elle respire difficilement, elle est condamnée mais puise dans ses dernières forces pour protéger ce qu’elle a de plus cher :

-Sauvez-la, je vous en prie.

Ses larmes coulent et elle meurt devant moi. De petits cris faibles et fragiles me font réagir et comprendre ce qu’elle me demandait. Je prends conscience que cette vie aussi va s’éteindre si je ne l’aide pas.

Il n’en est pas question.

Alors je déplace délicatement la femme et prends le paquet enveloppé dans une couverture. Le petit être me fixe de ses yeux larmoyants, d’un bleu si intense que je me perds dedans.

Peut-être comprend-t-il que sa mère vient de mourir.

En bas de la couverture une inscription est brodée.

Maria.

Bidonville1

Police2