Faux-semblants

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Résumé

Faire semblant d'être amoureuse. Lui briser le cœur. Essayer de ne pas tomber amoureuse en premier. Louise avait un plan : simuler des fiançailles avec le golden boy qu'elle détestait autrefois, charmer le monde entier… et le laisser pleurer sur ses abdos quand elle le larguerait. Simple, non ? Sauf qu'Adam Monroe — la star de cinéma horripilante et magnifique qui lui a brisé le cœur autrefois sans même le savoir — ne suit pas le scénario. Il est adorable. Il est exaspérant. Il embrasse divinement bien dans les placards et lui fait oublier qu'elle est censée garder le contrôle. De fausses fiançailles, deux egos surdimensionnés et d'innombrables baisers volés plus tard, Louise réalise qu'elle a un problème bien plus grave que son tableau de vengeance rempli de plans désastreux : Elle tombe amoureuse de l'homme qu'elle était censée détruire. Parfait pour les fans d'enemies-to-lovers, de fausses relations, de plans de vengeance qui tournent mal, et de happy endings avec une bonne dose de chaos, Playing Pretend est une rom-com hilarante et romantique à souhait sur les secondes chances, les bêtises, et le rebondissement ultime — le véritable amour. Spice Rating : 🔥🔥🔥 Heat Level : Slow Burn to Comedy Chaos Ce livre mijote de tension alors que de faux vœux et de vrais sentiments entrent en collision, menant à des scènes open-door chargées de passion et d'émotion. Attendez-vous à : • Une alchimie slow-burn et des échanges piquants • Une tension rivals-to-lovers et de la proximité forcée • Une intimité open-door avec profondeur émotionnelle • Des baisers désespérés et des disputes enflammées

Genre :
Romance
Auteur :
JaneAnneAuthor
Statut :
Terminé
Chapitres :
46
Rating
5.0 21 avis
Classification par âge :
18+

Les règles de nos retrouvailles

J'ai fait un pacte avec mon meilleur ami un jour : on s'était promis de se marier ensemble.

Pour être claire, il n'y avait jamais rien eu de romantique entre nous. On ne s'était même jamais embrassés. Pourtant, lui jurer de lier ma vie à la sienne avait été aussi simple qu'un sourire ou un grand oui.

Enfin, c'est comme ça qu'Adam racontait l'histoire. Le jour où cette promesse s'est retournée contre moi de la pire des façons, je n'étais qu'une éditrice un peu geek qui adorait se cacher dans les livres. De son côté, Adam était devenu une immense star de cinéma dont la célébrité mondiale explosait. Forcément, les gens avaient tendance à croire sa version plutôt que la mienne.

Mais je brûle les étapes.

Pour raconter cette histoire correctement — ma version, pas celle d'Adam — je dois reprendre depuis le début. Tout commence lors d'une soirée. Je n'aurais jamais imaginé que ce moment provoquerait un tel séisme dans ma vie dix ans plus tard.

Pourtant, la prudence et l'avenir étaient bien loin de mes préoccupations le soir de ce pacte. Je n'avais pas grand-chose en tête, à vrai dire. J'étais à la fac, c'était un samedi soir et, comme presque tous les week-ends, je devais être pompette. Je ne m'en souviens plus très bien. Les détails sont flous, effacés par le temps et par mon envie de ne plus y penser.

Je me rappelle quand même que j'étais à une fête. J'avais hâte de rentrer chez moi. J'en avais marre des plaintes de mon petit ami de l'époque, de mes copines qui voulaient absolument me faire danser, et du stress des examens qui arrivaient la semaine suivante.

Adam, mon meilleur ami de toujours, avait déjà fini les siens. Il étudiait le théâtre, alors que mon emploi du temps en langues et communication était beaucoup plus chargé.

Vers la fin de la nuit, je m'étais retrouvée appuyée contre lui dans un coin sombre. Je m'endormais presque sur son épaule.

Il sentait comme d'habitude, un mélange familier et rassurant de pomme verte, de géranium et de pluie fraîche. Sa chemise était douce et froissée contre ma joue. Elle me donnait envie de me blottir encore plus contre son torse.

À l'époque, il était svelte, avec des cheveux auburn bouclés et des yeux marron chaleureux. Il faisait une bonne tête de plus que moi. Avec ma petite taille et mes formes, je me sentais toujours bien dans ses bras. Sa main, qui caressait mes longs cheveux bruns, était chaude et ferme.

J'entendais à peine ce qu'il me murmurait à cause de la musique trop forte. Il me disait qu'il allait me ramener à mon dortoir.

« Bientôt. Laisse-moi juste rester là une minute. »

Il a rigolé doucement avant de répondre. « Juste une minute, alors. Ne t'endors pas, d'accord ? »

« Je ne dors pas. »

À cette période, j'aurais fait n'importe quoi pour lui. C'était mon autre moitié depuis l'école primaire. J'ai donc fait de mon mieux pour lui obéir. J'essayais de garder les yeux ouverts et d'empêcher ma tête de glisser davantage sur son épaule.

« Tu veux que j'aille chercher Martin ? »

« Non. » J'ai grommelé ma réponse contre lui. « Il m'a soûlée toute la soirée. Je crois que c'est fini entre nous. »

« Ah, oui. La fameuse malédiction des trois mois. »

« Ce n'est pas une malédiction. C'est juste le temps qu'il me faut pour savoir si je veux les garder ou non. Et pour l'instant, je n'ai trouvé personne qui en vaille la peine. »

« Les copains ne sont pas des poissons rouges, Lou. »

« Je sais bien. Mais c'est une décision importante de passer le reste de sa vie avec quelqu'un. »

« Tu n'as pas besoin de les épouser. Commence déjà par rester plus de douze semaines avec le même mec. »

« Trop d'efforts. Et puis, je t'ai toi. Je n'ai pas besoin d'un autre homme dans ma vie. »

« Je suis ton ami. C'est différent. »

« Tu parles ! Toi non plus, tu n'as pas eu de copine depuis qu'Amber t'a trompé l'année dernière. »

« Et qui me dit que la prochaine ne fera pas la même chose ? »

J'ai senti une pointe de tristesse dans sa voix, même s'il essayait de la cacher. « Tout le monde n'est pas comme Amber. C'était une menteuse et une manipulatrice. » Adam est resté silencieux et j'ai grimacé. « Désolée, je sais que tu l'aimais et que ça fait encore mal. »

« Plus autant qu'avant. »

« Tant mieux. C'est bon signe alors. »

Je me suis tue. J'étais épuisée, même aligner trois mots devenait difficile. Ma tête a penché un peu plus et ma respiration s'est calmée.

La soirée est devenue floue, comme un brouillard épais. Le temps s'est arrêté. Les battements du cœur d'Adam sous ma joue marquaient les secondes, puis les minutes, avec un rythme régulier.

« Lou ? Tu t'es endormie, n'est-ce pas ? »

Ça, je m'en souviens. Je me rappelle qu'Adam m'a secouée doucement en me demandant si j'étais réveillée.

Je crois que j'ai laissé échapper un petit gémissement. Je voulais rester contre lui alors qu'il essayait de me redresser. Il a soupiré avant de dire tout bas : « On fait vraiment la paire, tous les deux. Toi, tu as une peur bleue de l'engagement, et moi, je n'arrive plus à faire confiance. Si on est encore célibataires dans dix ans, on n'a qu'à se marier ensemble, d'accord ? »

À l'époque, il était mon rocher. Je comptais tellement sur Adam que j'aurais accepté n'importe quelle idée farfelue, même dite à moitié pour rire.

J'ai ri. J'ai cherché en vain le nom de la comédie romantique ringarde qu'on avait vue la veille et qui lui inspirait cette idée loufoque.

Je ne me rappelle pas ce que j'ai répondu. Mais avec les années, je me suis dit que ma réponse n'avait aucune importance. J'étais sûre que ça ne comptait pas. Adam ne m'intéressait pas de cette façon et il n'avait jamais essayé de me draguer.

Nous étions amis. Ce moment lors d'une fête étudiante n'était qu'une erreur due à l'alcool.

Ce que j'avais dit n'aurait pas dû avoir de conséquences. Personne de sensé ne prendrait au sérieux une conversation de deux personnes éméchées.

D'ailleurs, pour prouver que ma version est la bonne, après qu'Adam m'ait ramenée chez moi, nous n'en avons plus jamais reparlé.

Bien sûr, tout ça, c'était avant. Avant qu'Adam ne déménage après son diplôme. Avant qu'il ne cesse d'être « mon » Adam pour devenir Adam Monroe. La star d'une nouvelle série à succès, puis d'une suite de films, et enfin l'idole de tous les adolescents. Bref, c'était avant qu'il ne devienne un vrai connard.

C'était avant qu'il ne cesse d'être mon meilleur ami, puis qu'il ne disparaisse complètement de ma vie.

Et puis, dix ans plus tard, alors que je pensais passer une journée tout à fait normale, ce pacte est revenu me hanter de la manière la plus publique et la plus humiliante possible. L'onde de choc que j'avais lancée sans le vouloir à cette soirée a fini par me rattraper.