Mon nouveau patron est le meilleur ami de mon frère : CEO #1

Tous droits réservés ©

Résumé

Samantha Jones ne supporte pas Ares Beck. Il lui a fait vivre un enfer. Il se trouve aussi qu'il est le meilleur ami de son frère. Alors que fait ce frère traître quand elle est désespérée et risque de tout perdre ? Il lui dit d'aller travailler pour l'ennemi ! Sam parviendra-t-elle à joindre les deux bouts et à garder son cœur intact ?

Genre :
Romance/Drama
Auteur :
RachaelK99
Statut :
Terminé
Chapitres :
41
Rating
3.4 5 avis
Classification par âge :
18+

Prologue

Le point de vue de Sam

La pire journée de ma vie.

C’était mon premier jour en seconde au lycée Eastvale High School. J’avais vraiment l’espoir de me faire des amis en arrivant ici... Mais en fait, personne ne s’intéresse à moi. Ils n’en ont que pour Ben.

C’est mon grand frère. Il est en terminale et il est super populaire. Il a des tas de filles qui lui tournent autour, et ça lui plaît. Il est ailier rapproché dans l’équipe de foot et il traîne avec toute la clique des gens branchés... Y compris les filles stupides et vulgaires. Je ne compte plus les fois où je suis tombée sur mon frère avec une fille inconnue à la maison... Et après, elles me traitaient comme si j'étais leur boniche. Non mais, sérieux ?

Et pour une raison obscure, il ne voit rien. Il se laisse porter par toute cette attention. Il fait le beau devant quiconque veut bien le regarder. C’est écoeurant de le voir agir comme s’il était le nombril du monde.

Son stupide meilleur ami, Ares, fait pareil... Mais je n’ai pas envie de parler de lui. Ares est le quarterback de l’équipe. C’est LE garçon le plus populaire du lycée. Je comprends pourquoi, il est beau gosse et il a de la classe...

Il fut un temps où je craquais pour lui... Jusqu’à ce que je comprenne que c’est un vrai coureur. Quand il était en seconde, il y avait une fille différente dans sa chambre chaque jour de la semaine... Et ce n’était jamais la même ! Beurk ! Non merci ! J’ai passé l’âge de mon petit béguin idiot pour lui depuis des années. Maintenant, j'essaie juste de l'éviter.

J'aimerais bien trouver un garçon gentil qui m'apprécie pour ce que je suis. Je n'ai pas envie d'être juste un trophée ou un nom sur une liste. Je cherche plutôt un genre de geek sympa. Ils ne seraient pas comme Ares et Ben, non ? Ils ne me traiteraient pas comme une traînée.

Aujourd'hui, cinq filles différentes sont venues me voir pour me demander de les présenter à Ares ou Ben. La réponse courte : c’est NON ! Je ne vais pas aller voir mon frère et Ares pour les supplier de coucher avec une fille que je ne connais pas. Surtout qu'elle fera semblant de m'aimer jusqu'à ce que l'un d'eux la jette pour la prochaine conquête. Ça finit toujours mal pour moi.

Je crois que je n'ai pas eu de vraie meilleure amie qui se fiche de Ben depuis la maternelle... Et elle a fini par déménager. Lucy me manque encore. Au moins, je savais qu'elle était là pour moi !

Maintenant, je n'ai plus personne. Vous avez une idée de la solitude qu'on ressent quand on grandit dans l'ombre d'un frère comme lui ? Je n'arrive pas à me faire un seul foutu ami. Toutes les filles m'utilisent comme un paillasson pour obtenir ce qu'elles veulent.

Depuis, c'est toujours le même cirque. Je suis épuisée... Je suis tentée de changer de nom de famille... Ou mieux, d'appeler tante Jenny pour lui demander si je peux emménager chez elle. Elle habite à trois heures d'ici. Là-bas, personne n'aurait entendu parler de Ben Jones ! Mieux encore, je n'aurais plus jamais à voir la tête arrogante d'Ares ! Cette idée commence vraiment à me plaire !

Quelqu'un me bouscule et je m'écrase contre les casiers. Mon épaule me lance. Je la frotte pour essayer de calmer la douleur.

« Oh ! Pardon ! » lance un garçon mignon. Il se retourne à peine alors qu'il se fait entraîner dans le couloir par une fille. Il me fait un clin d'œil et je ne peux pas m'empêcher de rougir.

J'aimerais tellement avoir un petit ami à moi. Est-ce que je suis vraiment si inintéressante ? Je sais que je ne suis pas moche... Je suis même plutôt jolie ! Ce n'est pas pour faire la prétentieuse comme mon idiot de frère, mais j'ai de longs cheveux châtain foncé et des yeux verts profonds comme les siens. J'ai des formes, mais je ne suis pas grosse. Qu'est-ce qui cloche chez moi ?

Pourquoi je ne peux pas avoir un copain adorable comme n'importe quelle fille normale ? Un gars qui ne cherche pas l'attention. Juste lui et moi... Mais je doute que ça arrive avant la fac... Quelque part loin de mon frère et de son coureur de meilleur ami.

Je tourne au coin de la rue pour atteindre mon casier, prendre mes livres et rentrer chez moi. C'était une journée d'enfer. Je veux juste finir mes stupides devoirs, manger des cookies avec un verre de lait... et peut-être lire un de mes polars préférés.

Je ne peux pas m'empêcher de rire en pensant au roman d'amour que j'ai acheté... mais c'est un secret ! Si je ne peux pas avoir de petit ami dans la vraie vie, je peux aussi bien en avoir un dans mon imagination... Le petit ami parfait. Celui qui m'aime et qui sait me montrer que je compte pour lui... Je soupire, en essayant de calmer mes joues qui brûlent d'un rose vif.

Et puis, je m'arrête net. J'ai l'impression que tout mon corps vient de se bloquer. Mon cerveau ne répond plus. Ce n'est pas possible que je sois en train de voir ça.

C'est quoi ce bordel ?!

Ares Beck est juste devant mon casier... Mais il n'est pas seul. Il plaque Trisha Robins contre mon casier et lui enfonce la langue dans la gorge comme s'il cherchait un trésor. La fille a les mains partout sur lui, et lui, c'est pire qu'une pieuvre ! Il gémit, elle glousse... Et moi, j'ai envie de vomir !

Je n'y peux rien ! Je suis pétrifiée. Qu'est-ce qui se passe, exactement ? C’est la journée « on s'acharne sur Samantha Day » et j'ai raté le mémo ? Rien ne va depuis que j'ai mis les pieds dans cette foutue école. Les filles me harcèlent, les garçons me rentrent dedans. On dirait que personne ne me voit !

D'un côté, j'aimerais qu'ils ne me voient vraiment pas. Je voudrais être un fantôme là, tout de suite, pour ne pas avoir à assister à ce porno en direct ! J'ai envie de m'arracher les yeux, mais je n'y arrive pas ! Je reste plantée là comme une idiote, à regarder deux autres abrutis se donner en spectacle !

Qu'est-ce que je suis censée faire ? J'ai juste besoin de mes livres et il est là, en train de galocher une traînée contre MON casier ! Pourquoi il ne peut pas faire ça devant SON CASIER à lui ?

Est-ce que ça va être comme ça tout le temps ? Parce que si c'est le cas, je vais demander au bureau de changer mon casier de place. Je n'ai vraiment pas envie de voir ce spectacle pathétique. Je ne veux pas être près de lui et de sa pute. Je veux rentrer chez moi, regarder de la télé-réalité débile en mangeant de la glace, et faire semblant d'avoir des amis... Comme mes ours en peluche.

Je sais qu'il fait ça exprès. Il me lance un sourire narquois tout en embrassant son jouet, avant de s'écarter. J'ai envie de lui mettre ma main dans la gueule, mais je suis toujours figée devant mon foutu casier. J'aimerais pouvoir bouger et m'enfuir loin d'ici !

« Je sais que tu craques un peu pour moi, Sammy. Mais un peu d'intimité, s'il te plaît, » se moque-t-il. « Tu sais que tu ne seras jamais assez bien pour embrasser les garçons de ce lycée, pas vrai ? » Il rit. Puis il se penche et me chuchote à l'oreille : « Je sais que tu es jalouse et que tu aimerais être à sa place. Mais ça n'arrivera jamais. »

Un frisson de dégoût me parcourt le corps. Sa proximité me donne des frissons. Il est beaucoup trop près ! Je sens le parfum de la fille sur lui et ça me gratte le nez... Je fais peut-être une allergie à l'odeur de pétasse...

« Franchement ! Qui voudrait embrasser une petite coincée comme toi ? » La voix de Trisha est haut perchée et nasillarde. « Tu n'es qu'une sale petite traînée qui rêve de compter pour lui... Comme moi ! »

J'ai presque envie de ricaner. Elle croit vraiment qu'elle est importante pour lui ? Je lui donne une heure. Deux maximum avant qu'il change de fille, et ça ne me rendra même pas triste... Ça me dégoûte, c’est tout.

Je dois toujours être sous le choc. Je regarde ces deux excités appuyés contre mon casier, et mon cerveau n'a même pas réalisé ce qu'ils disaient sur moi avant que le couloir n'éclate de rire. Un rire fort et moqueur.

Je regarde autour de moi. Tout le lycée semble s'être rassemblé devant mon casier juste pour se foutre de moi. Bien sûr, je suis une petite nouvelle et tous ces gars sont des géants. Tout le monde semble croire ce qu'ils disent. Ils pensent vraiment que je suis une salope alors que je n'ai même jamais été embrassée ?

Ares le sait. Et pourtant, il ne fait rien pour démentir. Il rit avec eux comme si c'était le truc le plus drôle du monde. Mais d'un autre côté, Ares Beck n'a jamais été harcelé de sa vie. C'est lui que les gens essaient d'imiter. Tout le monde veut sortir avec lui ou devenir le prochain Ares Beck... Sauf moi.

Je ne veux rien avoir à faire avec lui. Mais je crois qu'il n'a pas compris le message.

Une larme coule sur mon visage alors que je me tourne vers Ares. Quelque chose passe sur son visage quand il voit la larme tomber de mon menton. J'entends encore les rires et les moqueries derrière moi, mais je refuse d'y prêter attention. Je ne lance pas un regard à la bimbo qui me colle ses seins sous le nez. Je me concentre uniquement sur le bâtard qui a commencé tout ça.

« Ares. Je voulais juste prendre mes livres pour rentrer chez moi, » je lâche d'une voix étranglée. « La prochaine fois que tu veux une de tes putes, emmène-la à ton casier ! Ou mieux, va la baiser dans ta voiture et change de meuf loin de moi ! Je ne veux plus jamais te voir ! »

Et là, je fais demi-tour et je sors du bâtiment. Je ne fais pas attention aux discussions ni aux blagues qui fusent sur mon passage. Je me fiche royalement des regards méprisants que me lancent les filles. De toute façon, aucune d'elles ne me connaît. Alors pourquoi je me soucierais de ce qu'elles pensent ?

Je ravale mes larmes. J'aimerais tellement avoir une amie à qui parler. C'est clair que je ne peux pas parler à mon frère. Ces deux abrutis partagent le même neurone et il se moquerait de moi lui aussi. Je veux juste un seul foutu ami ! C'est trop demander ?

J'entends Ares qui essaie de m'appeler, mais je l'ignore. Il peut crever en enfer pour ce que ça me fait. Je ne suis pas du genre à souhaiter du mal aux gens, mais dans ce cas, j'espère que le karma va lui botter le cul.

Il n'aura fallu qu'une journée pour qu'il gâche toute ma vie au lycée. Le premier jour ! Comment je suis censée tenir le coup dans ces conditions ?

Je passe devant mon frère qui attend près de sa voiture. Je le vois du coin de l'œil essayer de me rattraper, mais c'est bien la dernière personne que j'ai envie de voir. Alors je continue de l'ignorer. Peut-être que je devrais appeler tante Jenny en rentrant ? Je me fiche des fées marraines ou de ces bêtises. Je veux juste avoir la chance de me faire un vrai ami, et je ne peux pas le faire ici... Je suis sûre que maman et papa comprendraient...

Ben... lui, ça lui passerait probablement au-dessus de la tête.

« Hé ! Sammy ! Tu vas où comme ça ? » crie Ben en essayant de me rattraper. J'accélère le pas. Je ne veux pas être près de lui. Je ne veux pas non plus qu'il me demande pourquoi je pleure. Je ne suis pas une pleureuse, donc ça veut dire que quelque chose m'a vraiment touchée. Mais quel camp prendrait-il ? C'est ça. Celui de ce connard d'Ares !

« À LA MAISON ! » je hurle. C'est la seule réponse qu'il aura. Il n'a qu'à aller se taper une fille et me foutre la paix pour le reste de la journée. Je veux juste être seule...

C’est un mensonge. Je ne veux pas être seule, mais il n'y a personne ici que j'aimerais avoir avec moi... Alors, ce sera la solitude.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demande Ben. Il finit par me rattraper et me tire par le bras pour m'arrêter. J'essaie de me dégager, mais il me tire vers lui et scrute mon visage en fronçant les sourcils.

Je grogne et je dégage mon bras au moment où Ares et sa pétasse nous rejoignent. Pourquoi ils sont là, eux ? Et pourquoi il l'a emmenée ? Il est vraiment si bouché que ça ?

« Pourquoi tu ne demandes pas à ton débile d'ami ? » je lance en désignant Ares. Il ne tient plus la fille par la main. Peut-être qu'elle a juste décidé de venir voir de quoi il s'agissait.

Ben regarde Ares, qui se passe nerveusement la main dans les cheveux. « Écoute, Sammy... C'était juste une blague idiote ! Je n'étais pas sérieux... Je suis désol— »

« Je m'en balance que tu sois désolé, Ares ! JE N'AI JAMAIS été intéressée par ARES BECK ! » Je hurle de toutes mes forces pour que tout le lycée m'entende. Je le regarde droit dans les yeux pour qu'il voie que je suis sérieuse. « ET ÇA N'ARRIVERA JAMAIS, C'EST CERTAIN ! Alors reste loin de moi, bordel ! »

Puis je fais demi-tour et je continue de m'éloigner. J'en ai assez de ce premier jour. Je veux juste que l'année se termine pour qu'ils s'en aillent tous. Je pourrai enfin avancer et ne plus avoir à regarder par-dessus mon épaule.

« Sam ! Reviens ! » crie Ben.

« NON ! » je réponds en criant, sans même me retourner. « SI TU VEUX ÊTRE AMI AVEC UN CONNARD, JE NE VEUX PLUS RIEN AVOIR À FAIRE AVEC TOI ! »

Je pensais que ça s'arrêterait là...

Je me trompais.



Chapitre suivant