Sadie Prims Gregor De Valmont par QueenB chez Inkitt
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Sadie Prims Gregor de Valmont

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Résumé

🎀 Sadie n’était pas destinĂ©e Ă  ce mariage. C’était sa sƓur que leur pĂšre avait promise Ă  un homme puissant et secret. Mais Ă  la derniĂšre seconde, c’est elle qu’il offre. ArrachĂ©e Ă  sa vie, livrĂ©e Ă  un Ă©poux qu’elle connaĂźt Ă  peine, Sadie plonge dans un monde de luxe, de contrĂŽle
 et de domination. 👑 Xander n’est pas un mari. C’est un homme. Froid. Exigeant. Insondable. Il ne veut pas simplement l’épouser : il veut la possĂ©der, la former, la soumettre, jusqu’à ce qu’elle devienne la femme qu’il attend. Et si elle croyait n’ĂȘtre qu’un remplacement
 Lui, a dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© : elle sera bien plus. Mais comment se donner entiĂšrement Ă  un homme, quand on a l’impression d’avoir volĂ© la vie que sa sƓur dĂ©sirait tant ? ⚠ Dark romance – domination, tension psychologique, transformation Ă©rotique et pouvoir.

Genre :
Erotica
Auteur :
QueenB
Statut :
En cours
Chapitres :
34
Rating
4.7 7 avis
Classification par Ăąge :
18+

Chapter 1

Le bruit du bar est assourdissant. Rires, verres qui s’entrechoquent, musiques mal mixĂ©es.

Je n’avais aucune envie d’ĂȘtre lĂ .

J’aurais prĂ©fĂ©rĂ© rester chez moi, affalĂ©e dans le canapĂ©, Ă  regarder un Ă©niĂšme film d’amour que je ne finirais pas. Mais avec les prĂ©paratifs du mariage de Caroline, la maison est devenue un théùtre en surchauffe.

Entre les cris de joie de ma sƓur et les ordres incessants de mon pùre, je n’arrivais plus à respirer.

Alors, quand Celia m’a proposĂ© une sortie entre filles, j’ai sautĂ© sur l’occasion.

— Alors, comment ça va chez toi ? me lance-t-elle en se penchant vers moi, ses lĂšvres brillante pressĂ©es contre une paille rose bonbon.

Je hausse les épaules, un demi-sourire aux lÚvres.

— Caroline est en pleine euphorie. Une vraie furie depuis ce matin. Elle hurle sur la couturiĂšre, veut changer le plan de table pour la dixiĂšme fois, et m’a demandĂ© de revalider chaque bouquet de fleurs.

Célia fronce les sourcils.

— Je croyais que l’homme-mystĂšre ne voulait pas de fĂȘte ?

— C’est toujours le cas.

Je prends une gorgĂ©e de mon verre, avant d’ajouter, mimant la voix de ma sƓur :

— « DĂšs que le prĂȘtre nous fera formuler nos vƓux, je serai sa femme. Il devra rĂ©pondre Ă  mes dĂ©sirs. Et je veux une fĂȘte. »

Célia éclate de rire.

— Elle est sĂ©rieuse ?

— Trop.

Je souris malgrĂ© moi. Un sourire un peu las, un peu tendre aussi. Caroline obtient toujours ce qu’elle veut. Et lĂ , elle veut un mariage grandiose
 mĂȘme avec un inconnu.

— Attends ! Mais tu imagines si cet homme est un vieillard incontinent ? Un fou ?

Je souris.

— Aucun risque ! Mon pĂšre l’a rencontrĂ©. Il dit qu’il est trĂšs beau, et qu’il a une rĂ©putation avec les femmes qui ne laisse aucun doute sur sa capacitĂ© Ă  les faire succomber.

— Miam, une sacrĂ©e chanceuse, cette Caro, dit-elle en dĂ©posant son verre sur la petite table. Et donc, une fois qu’elle partira pour le monde merveilleux, tu comptes prendre sa place auprĂšs de ton pĂšre ? Ce dont tu rĂȘves tant.

— Non, mon pĂšre refuse que je mette les pieds dans ce monde de manipulation. Un monde oĂč l’on se salit les mains, oĂč l’on ment, oĂč l’on manipule. OĂč l’on vend une image pendant qu’on dĂ©truit en silence. Alors je vais continuer mon piano, tout simplement.

Un silence s’installe entre nous. Les basses diffusent encore la musique. CĂ©lia en profite pour saluer un homme qui la regarde comme s’il allait la dĂ©vorer. Je crois bien que je rentrerai seule ce soir.

J’expire.

— Une chose te contrarie, ma belle ?

— Non, je rĂ©alise que d’ici demain, je serai toute seule avec mon pĂšre chĂ©ri, mĂȘme si je l'ai souhaitĂ©.

— C’est un problùme ?

— À un point que tu n’imagines mĂȘme pas. On va sĂ»rement se regarder dans le blanc des yeux pendant les repas. Il va vite s’ennuyer sans l’éternel bavardage de ma sƓur.

— 
Ou pas. Moi je suis là. Si ton pùre veut un peu de compagnie
 tu vois ce que je veux dire.

Je m’étrangle presque.

— Celi ! ArrĂȘte avec ça, c’est mon pĂšre !

Celia n’a jamais cachĂ© l’attirance qu’elle a pour mon pĂšre. J’avoue qu’elle me fait un peu peur parfois.

Elle rit, rejetant ses cheveux en arriĂšre.

— Mais ce cher Monsieur Donovan est encore en forme ! Il est canon, autoritaire, et il a ce petit regard perçant
 Moi je dis, il cache un cĂŽtĂ© trĂšs
 intense.

— Tu es incorrigible.

Elle reprend son verre et sirote.

— Et toi, trop sage, s’exclame-t-elle en se penchant vers moi. Voilà ce que tu devrais faire, en fait. Te trouver un homme.

CĂ©lia se redresse fiĂšrement. SĂ»re d’avoir trouvĂ© ce qui me manque. Elle a peut-ĂȘtre raison. Mais je ne trouve jamais l’homme qu’il me faut. Parfois, j’ai l’impression d’attendre quelque chose sans savoir quoi exactement. Je ne veux pas d’un garçon de mon Ăąge, maladroit et trop tendre. Je ne veux pas non plus d’un homme cruel. Je veux
 un homme sĂ»r de lui. Brut, mais pas brutal.

Quelqu’un qui n’a pas peur de me prendre. Vraiment. Qui dĂ©cide, qui guide, qui impose.

Quelqu’un devant qui je pourrais me sentir petite
 mais jamais en danger. Un homme qui sache exactement ce qu’il fait, ce qu’il veut — et qui me veuille, moi.

Je veux ĂȘtre retournĂ©e, bousculĂ©e, dĂ©sirĂ©e
 sans avoir besoin de supplier. Pas de douceur fade. Pas de promesses creuses.

Juste lui. Ses mains. Son autorité.

Et ce frisson dans mon ventre qui me dit que je suis à lui
 entiÚrement. Je me contente de hausser une épaule et de boire dans mon verre.

Le regard de Celia se fige dans mon dos, intrigué.

Elle sourit et croise lentement les jambes.

— Ne te retourne pas, murmure-t-elle.

Beau brun, yeux sombres
 et cette chevelure dans laquelle on aurait envie de glisser les doigts pour l’éternitĂ©. Il arrive droit sur nous.

Je lÚve les yeux au ciel, amusée.

— Tu vas encore le croquer tout cru ?

— Pas si c’est lui qui me croque en premier, souffle-t-elle avec un clin d’Ɠil.

Mais soudain, elle se lĂšve et vient s’asseoir Ă  cĂŽtĂ© de moi, sĂ©rieuse.

Je la fixe, surprise.

— Changement de plan
 C’est toi qu’il veut.

Je me redresse lĂ©gĂšrement, le cƓur battant.

— Qu’est-ce que tu racontes ?

— Il te mange des yeux depuis tout à l’heure.

Je relĂšve la tĂȘte, tourne doucement
 et je comprends ce qu’elle veut dire.

Parce que je le vois. Ce regard. Sombre. Intense. Presque animal.

Il ne sourit pas. Il ne détourne pas les yeux. Il me fixe


Je me détache de son regard, difficilement, et me tourne vers Célia.

— Fais-moi plaisir, va lui parler, me supplie-t-elle.

— Je n’oserai jamais.

— Peu importe. Lui, il ose. Il arrive. Et moi
 c’est le moment pour moi de m’en aller.

Je relĂšve la tĂȘte et il est dĂ©jĂ  lĂ . CĂ©lia fait un signe de main et pars rapidement. Il se rapproche toujours son regard dans le mien. Je dĂ©glutis et baisse les yeux.

Il s’assoit auprĂšs de moi. Son parfum, discret mais affirmĂ©. L’odeur d’un homme sĂ»r de lui, qui n’a besoin de rien pour exister.

Je relĂšve de nouveau lentement le regard. Nos yeux se croisent. Je sens mon souffle se coincer dans ma gorge. Il me regarde comme si rien d’autre n’existait. Il me dĂ©shabille. Me sonde. Me lie, presque. Ont reste comme ça un moment.

On ne dit rien. On ne bouge pas. Longtemps. Comme si on attendait l’un de l’autre un geste. Un souffle. Une faille.

Je sens mon cƓur cogner. Le silence entre nous est plus bruyant que tout le reste.

Puis, sans prĂ©venir, sa voix fend l’air :

— Je dĂ©teste les bars, gĂ©nĂ©ralement.

Je reste figĂ©e, surprise. Il penche Ă  peine la tĂȘte, les yeux toujours dans les miens.

Je me redresse passant une mĂšche de cheveux derriĂšre mon oreille.

— Est-ce que c’était une mauvaise idĂ©e ?

— Non, j’ai bien fait de venir.

Je souris.

— Vous habitez ici oĂč vous ĂȘtes juste de passage ?

— De passage.

Je hoche lentement la tĂȘte, sans trop savoir quoi rĂ©pondre.

Il ne sourit toujours pas. Ce n’est pas un homme qui cherche à plaire.

C’est un homme qui observe, qui analyse
 qui choisit.

— Et vous ? reprend-il, vous aimez ce genre d’endroit ?

Je hausse une épaule, un peu nerveuse.

— Pas vraiment. Mais c’est mieux que de rester chez moi Ă  Ă©couter ma sƓur hurler sur la couturiĂšre. Elle se marie demain.

Il incline doucement la tĂȘte, comme s’il enregistrait chaque mot.

— Vous fuyez.

Je fronce les sourcils. Sa lucidité me déstabilise.

— On peut dire ça, dis-je en relevant les yeux vers lui. Elle est impatiente.

Ses paupiÚres se plissent légÚrement.

— Vous n’aimez pas les mariages ?

Une pause.

— Vous ne voulez pas vous marier ?

Je ris, un peu gĂȘnĂ©e.

— Si, j’aime bien
 C’est juste que ça fait beaucoup de bruit pour un “petit mariage”, et puis
 je n’aurai plus ma sƓur avec moi. Mais
 j’espĂšre me marier un jour. MĂȘme si, pour le moment, ce n’est pas gagnĂ©.

— Pourquoi ?

— Parce qu’il faudrait dĂ©jĂ  que je trouve un homme comme vous..

Je ferme les yeux, rĂ©alisant ce que je viens de dire. Je secoue la tĂȘte, gĂȘnĂ©e, et regarde ailleurs
 avant de revenir Ă  lui.

Il ne dit rien. Mais il me regarde toujours. Comme s’il attendait que je le regarde à nouveau. Comme si mes mots ne l’avaient pas surpris. Comme s’il les avait attendus.

Sa main bouge lentement. Elle vient se poser sur le canapé, tout prÚs de la mienne, sans me toucher.

Juste lĂ . PrĂ©sente. Silencieuse. Je sens mon ventre se contracter. Puis, du bout des doigts, il effleure ma main. À peine un contact. Une promesse.

Ses yeux toujours plantés dans les miens.

Je déglutis.

— Pardon
 je crois que je me suis laissĂ©e emporter. Ce n’est pas mon genre. Excusez-moi ?

— Je suis affreusement déçu.

— Pourquoi ça ?

— Parce que vous attendez un homme comme moi
 alors que je suis devant vous.

Ma respiration se bloque. Le monde s’efface.

Je ne sais plus si je dois parler.

Il me fixe encore, sans rien dire, puis lentement, il me tend la main. Pas comme on aide quelqu'un. comme un exige une obéissance muette.

— Vous aimez danser ?

— Ça fait longtemps


Je glisse alors ma main dans la sienne. Elle est chaude, douce. Virile.

— Venez


Il ne me laisse pas le temps de dire un mot. Il m’entraüne à travers la foule.

Les basses vibrent sous nos pieds. Les corps nous frĂŽlent.

Mais je ne vois que lui. Il s’arrĂȘte sur la piste. Son regard cherche le mien, attend un signe. Ses mains se posent sur ma taille. SĂ»res. BrĂ»lantes.

Je ne dis rien. Je le laisse faire. Nos corps se rapprochent sans brutalitĂ©. Sans mots. Il ne danse pas vraiment. Il m’enlace. Il me garde contre lui, comme s’il ne voulait plus me lĂącher.

Sa main glisse lentement dans le creux de mon dos. Ma peau frissonne.

Mes cheveux, longs, épais, effleurent le haut de ses doigts, comme une caresse involontaire, offerte sans le vouloir.

Ses lĂšvres frĂŽlent mon oreille et mon souffle s’échappe.

Sa voix est basse, pleine de certitude.

— Vous ĂȘtes troublĂ©e.

— Qu'est ce qui vous fait croire ça ?

Il me berce doucement au rythme de la musique. M'observe longuement, ses yeux dans les miens.

— Rien ne me le fait croire. Je le vois.

Je ferme les yeux. Mon ventre se noue. Ma gorge se serre. Mes cuisses se contractent sans que je ne bouge. J’ai chaud, là, entre les omoplates.

Je ferme les yeux. Je devrais nier. Le repousser. Rire.

Mais rien ne vient. Parce que je sais qu’il a raison. C’est la premiĂšre fois qu’un homme me trouble autant
 et il le sent. L'homme effleure une mĂšche qui tombe sur mon Ă©paule, la fait glisser entre ses doigts, lentement, comme s’il en mesurait la douceur.

Ses gestes sont mesurés. Respectueux. Mais je devine autre chose dessous.

Cette homme ne m’a pas touchĂ©e. Pas encore. Et peut-ĂȘtre jamais. Une idĂ©e qui m’embĂȘte quelque part. Je sens son regard
 sur ma peau. Pas sur mes vĂȘtements — ma peau. Et je dĂ©teste Ă  quel point ça me plaĂźt.

À quoi bon mentir ?

Cet homme coche dĂ©jĂ  la moitiĂ© des cases des choses que j’espĂšre, vois, et rĂȘve de vivre chez un homme.

J'expire.

— Oui. Ce n'est pas Ă©tonnant. Vous ĂȘtes beau, charismatique.

Son regard s’encre de nouveau au mien, sans prĂ©venir, il m’attire Ă  travers la foule. Il me regarde, comme s’il cherchait la moindre hĂ©sitation en moi. Il ne trouve rien. Je croise CĂ©lia qui me demande d’un regard si tout va bien. Je lui fais signe que oui et continue de marcher aprĂšs lui, sa main enserrant la mien. On arrive dans un coin un peu plus sombre. Un mur. Un recoin.

Il tire sur ma main et me plaque doucement contre la surface, sans brusquerie. Ses mains encadrent mon visage.

Il ne bouge pas. Il me regarde.

Longtemps. Comme s’il voulait me laisser une Ă©chappatoire
 mais je n’en veux pas de son Ă©chappatoire. Je veux goĂ»ter Ă  ce qu’il me promet. LĂ  maintenant.

Je n’ose mĂȘme pas bouger. Mon dos est contre le mur, mon souffle coincĂ© dans ma gorge. Il est lĂ . Trop prĂšs. Juste assez. Je sens la chaleur de son corps, le parfum discret de sa peau — ce mĂ©lange de bois, de nuit, et d’inconnu.

Ses pouces frĂŽlent ma mĂąchoire, remontent Ă  peine. Je frissonne. Je crois que je ferme les yeux. Une seconde. Peut-ĂȘtre deux. Et c’est lĂ  qu’il le fait. Il se penche. Capture mes lĂšvres. Pas un baiser. Pas encore.

Il mord doucement ma lĂšvre infĂ©rieure
 et la tire vers lui. Un geste lent, maĂźtrisĂ©. Un ordre silencieux. Mon corps suit. InĂ©vitablement. Je me penche en avant, prise dans le mouvement, dans son rythme Ă  lui
 avant qu’il me relĂąche.

Et lĂ , un vide. Brutal. Une absence. Une frustration immĂ©diate. Puis il revient sur mes lĂšvres. Ferme. Sensuel. Avec cette lenteur cruelle des hommes qui savent qu’ils sont dĂ©sirĂ©s.

Sa bouche est chaude, douce, sĂ»re. Il ne m’embrasse pas. Il me prend. Me goĂ»te. Il m’apprend cette chose que je ne connais pas. Personne ne m’a jamais embrassĂ©e comme ça. Je perds mon souffle.

Je m’accroche à sa chemise, à sa nuque, à lui — peu importe. J’ai besoin d’un ancrage. Quelque chose pour ne pas basculer. Mon ventre se serre. Mes jambes tremblent. Sa langue glisse contre la mienne. Un frisson remonte le long de ma colonne. Je sens la saveur du gin tonic sur ses lùvres.

Sa main descend le long de ma cuisse nue, effleure ma peau comme s’il la dĂ©couvrait au ralenti. Puis elle s’arrĂȘte, juste lĂ . À la lisiĂšre de mon sous-vĂȘtement, lĂ  oĂč je suis dĂ©jĂ  trempĂ©e de dĂ©sir.

Je me fige, une vague de honte m’envahit
 et pourtant, je ne veux pas qu’il s’arrĂȘte. Pire, je voudrais avoir le courage de guider sa main moi-mĂȘme.

Ses doigts me frĂŽlent, me caressent, me massent lentement alors qu’il continue de prendre ma bouche. Tout est lent. ContrĂŽlĂ©. Étouffant.

Je me perds dans un gémissement muet quand son pouce dépasse la frontiÚre
 et glisse sur mon clitoris.

Ma jambe retombe sous l’effet du choc. Je suis essoufflĂ©e. Le cƓur au bord des lĂšvres. Tout tangue.

Qu’est-ce qui se passe ? C’est comme revenir dans mon corps aprùs un voyage que je ne veux pas terminer.

Je n’arrive mĂȘme plus Ă  parler.

Je ne peux pas le regarder et lui demander pourquoi il s’est arrĂȘtĂ©. Ce serait trop humiliant.

Et puis, il se penche, sa bouche frĂŽle ma tempe, ma joue, mon oreille. Sa voix est rauque, basse, presque tendre.

— Ce n’est pas le moment.

Un silence.

— Mais je te promets
 qu’on se reverra trĂšs bientĂŽt, TrĂ©sor.

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DrĂŽle

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ÉpicĂ©

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Plein de suspense

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Émouvant

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Profond

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Réconfortant

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Choquant

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Bien écrit

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