Hanahaki

Résumé

Quand la première pétale sortit de sa bouche après avoir simplement toussé, Harry s'en fichait. Mais au bout de la cinquième fois, l'inquiétude grandissait en lui, mais le silence était le mieux. Une fleur tombait finalement et quelqu'un tomba nez à nez avec lui au même moment.

Genre :
Fantasy/Drama
Auteur :
Orianas0
Statut :
En cours
Chapitres :
3
Rating
n/a
Classification par âge :
13+

1

Cedric Diggory était mort. Mort par sa faute. Tuer parce qu’il avait forcé le blond plus âgé à prendre la coupe de feu avec lui. S’il l’avait pris que pour lui... Cedric serait toujours vivant et rien de tout cela ne se serait passé. Revenir vivant n’avait apporté qu’un fardeau. Une malédiction pire que Voldemort. Pire que de devoir vivre auprès des Dursley avec leur négligence. C’était un monstre qui apporté le malheur aux personnes qui osé l’approcher rendant la vie de ses proches misérables. La mort de Diggory fut une claque, une reprise de conscience douloureuse que personnes ne l’aimaient, qu’il n’était qu’un pion sur l’échiquier de Dumbledore pour une guerre que Harry n’avait pas voulue et qu’il ne voulait toujours pas. Comment un gamin de même pas quinze ans pouvait se battre et tuer un sorcier adepte des arts sombres avec des années d’expérience ?

Son isolement par ses camarades s’était déroulé en douceur, à peine perceptible, juste de légers chuchotements, des rumeurs. Qu’il était le meurtrier de Cedric. Qu’il avait voulu gagner la coupe et donc avait pris la vie à son rival par pur égoïsme. Les discussions se furent de plus en plus fortes que l’adolescent ne pouvait pas faire un seul pas sans entendre les propos, ni voir les regards haineux de tous. Même ses amis avaient pris ses distances, en même pas une semaine, il s’était retrouvé aussi seul que jamais. Personne n’avait besoin de lui.

Il ne restait que cinq jours avant la fin des cours, cinq petits jours malheureux qui détruisaient entièrement ses derniers d’espoir de retrouver une vie à peu près normale. Une enquête à son encontre avait été ouverte pour meurtre avec préméditation et utilisation du sortilège de la mort. La lettre qu’il tenait dans ses mains tremblantes lui donna les larmes aux yeux, mais elles ne tombèrent pas. Cela n’allait que donner satisfaction aux autres pour rire et empirerait encore plus sa situation. Sa gorge lui faisait, ses poumons également ainsi que son cœur. Il se leva doucement du banc sur lequel il était assis à la grande salle et s’en allait avec autant de prestance qu’il possédait. L’émeraude captait le regard de Malfoy qui baissait subitement les yeux, parce qu’évidemment que le blond platine savait ! Son rival qui était son ennemi d’école était au courant du véritable coupable de la mort de Diggory. Malgré cela, Harry ne trouvait pas le courage d’en vouloir à Draco, le garçon ne suivait que les ordres de ses parents. C’était mal de haïr quelqu’un pour les choix des adultes. C’était la prise de conscience qu’il avait eue aujourd’hui avec cette étrange sensation dans son corps.

Le temps passait si lentement sans parler, sans rire, ne plus avoir quelqu’un à ses côtés fut pour le soutenir était sans doute le plus pire ainsi que le plus rassurant. Ironique que cela soit si contradictoire, mais tellement vrai. La solitude était quelque chose qu’il ne connaissait que trop bien après ses années sous la négligence et la maltraitance de sa famille maternelle. C’était comme retrouver une ancienne amie non désirée, mais qui lui lançait un sentiment de familiarité.

Les coups arrivèrent un jour plus tard. Les élèves étaient intelligents, parce que comme ils étaient à l’école, ils le frappaient à des endroits stratégiques pour que personne ne puisse voir les marques et les bleus. Un autre sentiment qui l’avait suivi un long moment dans son enfance et qui lui suivait toujours maintenant pour quelque chose qu’il n’avait pas commis. Harry se cachait dans la bibliothèque dans un espace que personne n’avait découvert depuis longtemps derrière une porte. C’était son lieu secret pour panser ses blessures et se briser complètement avant de devoir se reconstruire dans un masque de froideur qui déplaisait à beaucoup. Une adaptation malsaine pure et dure. La douleur dans sa gorge grandit de plus en plus sans qu’aucun traitement n’était utilisé. L’infirmière ne lui donnerait sans doute pas, parce qu’aux yeux de tous, il était un meurtrier. Un adolescent tueur.

Le dernier jour avant de pouvoir enfin rentrer chez soi, une nouvelle lettre du ministère arriva. Un soulagement ainsi qu’une inquiétude aiguë lui avaient claqué au visage. Il avait été enlevé de la liste des principaux suspects, mais il n’était certainement pas enlevé de la liste. Le doute était permis d’après le service juridique et le Ministre de la magie. La nouvelle sans qu’il ne sache comment avait fuité dans l’école et l’acharnement avait pris du volume. Les propos avaient empiré, allant jusqu’à de l’incitation au suicide. Heureusement ou malheureusement, c’était encore une situation qu’il ne connaissait que trop bien à cause de sa foutue enfance. Ce qui lui fit le plus mal était que Ron l’avait battu pendant une séance de coups et lui avait sifflé ces trois simples mots : “Personne ne t’aime”. C’était douloureux, c’était comme lui asséner un coup dans son corps et le tournait dans tous les sens pour lui faire encore plus mal. La douleur qu’il ressentait dans sa gorge, ses poumons et son cœur augmentait d’une force incommensurable.

Le Poudlard Express. Ce train qui le ramenait chez ses parents légaux. Avant, il aurait détesté la locomotive pour l’avoir emmenée loin de l’endroit qu’il considérait comme sa maison, maintenant, un soulagement traversait son esprit. Poudlard n’était plus sa maison et l’école ne le serait plus jamais. Pas après les derniers événements. Il arrivait à trouver une cabine vide très à l’écart des autres élèves, ce qui était bien. Malheureusement, le noiraud savait qu’il ne pouvait pas se reposer tout de suite et qu’il devait rester en alerte si quelqu’un repérait son emplacement. Le sortilège de localisation que Harry avait lancé lui disait qu’un petit groupe de quatre personnes se dirigeait vers son emplacement, remplissant son cerveau de terreur. Ses dernières blessures n’avaient même pas fini d’arrêter de saigner ! La porte s’ouvrit finalement, le faisant sursauter brusquement, mais pas assez pour que les Serpentard qui le fixaient avec un air ahuris ne puissent le remarquer.

Le Gryffondor vit Pansy Parkinson regardait avec un air interrogateur le petit chef du quatuor, Draco Malfoy. Le blond platine soupirait doucement en rentrant et s’asseyait à ses côtés, puis les trois autres prirent place à l’intérieur. Ils se parlèrent entre eux, laissant suffisamment d’espace à Harry pour qu’il se sente en sécurité et n’est-ce pas drôle ? Lui, le Golden Boy de Poudlard, se sentait plus en confiance avec des enfants de ses ennemis qu’avec ses soi-disant alliés. La réalisation était douloureuse et il toussait. Un pétale tombait dans sa main, un pétale de Jacinthe. Comment diable pouvait-il faire apparaître comme ça un putain de pétale de fleur ? Finalement, il se disait que ce n’était rien, juste un stratagème pour s’en prendre à lui. L’émeraude fut cependant heureux que ses camarades serpents ne l’aient pas remarqué ou avait eu l’intelligence de ne pas en parler. C’était bien.

La vie au quatre Privet Drive avait légèrement changé à sa plus grande surprise. Vernon avait pris un appartement près de son travail et allait peut-être demander le divorce. Pétunia se faisait moins sévère envers Harry et lui donnait à manger comme n’importe quel adolescent aurait dû recevoir. Sa tante lui avait même dit qu’il n’aurait plus s’occupé du jardin ! Dudley quant à lui se faisait discret, allant souvent chez Piers ou d’autres de ses amis, donc les deux cousins ne se voyaient quasiment jamais. Cela ne voulait pas dire cependant que ses proches l’aimaient, c’était juste le choc des événements quand tout serait remis en ordre... Harry subirait à nouveau la maltraitance de ses parents moldus.

Il avait reçu une lettre d’Hermione qui lui disait des propos horribles à son encontre jusqu’à des menaces de mort et que Voldemort aurait dû le tuer à la place du merveilleux Diggory. L’amertume qu’il ressentait envers son camarade Poufsouffle était mauvaise. Harry le savait pertinemment, mais le fait restait le même. Tout le monde le voyait comme le véritable meurtrier, même certains de ses professeurs qui avaient plombé ses derniers contrôles. Une autre lettre arrive de Ron lui disant à peu près la même chose que la brunette. Il avait tellement mal. Une quinte de toux survint et un pétale refaisait son apparition à son plus grand étonnement. Toujours un pétale de Jacinthe. Ses sourcils se plissèrent, mais il décida d’ignorer le problème.

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Dudley Dursley était un petit con. Il le savait pertinemment lui-même, mais la culpabilité qu’il ressentait envers son traitement passé injuste envers son cousin était intense. Alors, quand il avait osé dire à ses parents de calmer les choses envers Harry, son père s’était transformé en un fou. Pétunia avait hurlé de terreur quand le plus jeune blond se faisait battre par le seul autre homme de la maison. La police avait été impliquée et une ordonnance restrictive avait été demandée par sa mère. Il en avait été très heureux, puis quand l’été arrivait... l’adolescent avait pris peur que son cousin ne lui pardonne pas, alors, il avait fait la chose la plus simple possible. Fuir chez ses amis. C’était en rentrant qu’il rencontrait cet homme pour la première fois.

C’était une semaine après que Harry était revenu de son école de magie, Dudley rentrait à contrecœur chez lui après avoir reçu un appel de sa mère lui ordonnant de venir à la maison. Il l’a fait, malgré son envie de fuir la maison du quatre Privet Drive. Perdu dans ses pensées, se remémorant tout ce qu’il voulait dire à son cousin, il percutait un homme dans un beau costume qui puait le riche à tout les coups. La chose surprenante était néanmoins le manteau qui ressemblait à s’y méprendre à une robe de sorcière qu’il avait vu sur le seul sorcier vivant de sa famille. Clignant bêtement des yeux, il releva la tête avant de rougir en bégayant des excuses sans queue ni tête parce que le type était intimidant. Des cheveux mi-longs légèrement bouclés d’une couleur brune foncée, des yeux gris intenses qui donnaient l’impression que votre âme était décortiquée par eux. Une sensation de ‘danger’ arrivait bien vite et pour une bonne raison quand il remarquait une baguette magique dans l’une des mains de l’homme qui leva un sourcil vers le haut comme si l’adolescent n’était qu’un stupide ver de terre à ses yeux.

Dudley partit précipitamment.

Il recroisa le sorcier deux jours plus tard. L’homme tenait dans ses mains des papiers et toujours cette foutue baguette qui pouvait le tuer. Le gris rencontre le bleu et c’était effrayant.

Le blond s’enfuyait une nouvelle fois sans remarquer l’irritation de l’homme dont les yeux prenaient une couleur rougeâtre telle un rubis.

Et il le revoyait encore et encore jusqu’à un point où Dudley se demandait s’il n’était pas sur le point de se faire kidnapper. L’adolescent inspirait doucement devant la porte de la chambre de Harry qui pourrait peut-être comprendre les intentions du gars. Il toquait un premier coup. Aucune réponse. D’accord, c’était bizarre parce que sa mère lui avait bien dit que l’émeraude était bel et bien à la maison. Dormait-il ? Il tentait une deuxième fois. Toujours rien. Dudley se renfrognait face à l’inactivité de son cousin avant de reprendre son calme en se répétant qu’il voulait changer. C’est là qu’il entendit des bruits d’étouffement, ni une ni deux sans attendre d’autorisation, l’adolescent pénétrait dans la chambre pour voir une scène particulièrement inquiétante. Son cousin, Harry, avait vomi une putain de fleur ! Une Jacinthe d’après ce qu’il pouvait voir ! C’était quoi ce bordel ? Il s’approchait du noiraud qui sursautait violemment quand il touchait son épaule.

Dudley fut mis à la porte.

Et de l’inquiétude surgissait en lui en entendant une nouvelle fois son cousin qui toussait derrière la porte. Alors, comme le stupide adolescent qu’il était, Dudley sortait dehors en direction de la seule personne pouvant - sans doute si le type n’était pas un fou qui se prenait pour un véritable sorcier alors qu’il ne l’était pas - aider Harry.

Heureusement, le gars était toujours là, assis tranquillement sur un banc, jouant paresseusement avec sa baguette avant de lever ses yeux vers lui. L’homme penchait légèrement la tête sur le côté comme pour dire à Dudley ce qu’il lui voulait. Il espérait que l’inconnu n’était pas juste un stalker ou l’un des sorciers voulant tuer Harry. Les deux attendaient que l’autre parle, le plus jeune était plus préoccupé pour la sécurité de son cousin tandis que le plus vieux commençait à réellement perdre patience. Finalement, le blond prit enfin la parole.

- Pourquoi quelqu’un vomirait des fleurs ? Dit-il précipitamment avant de regretter presque immédiatement face à l’air confus de l’homme.

- Vomir des fleurs ? Es-tu un sorcier ? Questionnait avec une certaine suspicion le sans doute stalker parce que ce n’était pas commun de voir le même gars dans la même rue pratiquement tous les jours sans que la personne ne cherchait pas quelqu’un.

- Quoi ? Non ! Mais mon cousin l’est.

L’homme fronçait ses sourcils.

- Hanahaki. Dit le plus vieux d’un air perdu.

- Qu’est-ce que c’est ?

Dudley reculait violemment quand deux yeux rouges avaient remplacé le gris de l’adulte. Le sentiment de ‘danger’ était encore plus inquiétant qu’avant.

- C’est une maladie qui surgit chez les sorciers quand les personnes qu’il aime ne le font plus ou qu’il pense que personne ne l’aime. Que ce soit de nature amoureuse ou platonique. Rare sont les personnes qui en sont atteintes.

Dudley mordilla ses lèvres nerveusement alors qu’il fixait avec crainte la baguette magique dans les mains de l’homme qui était maintenant fermement fermée dans sa main comme si le type allait lui envoyer un sort. Il était tellement tendu qu’il pensait que tout le monde arrivait à entendre son cœur battre. Il n’arrivait pas à retenir sa question à cause de l’angoisse ainsi que de l’inquiétude grimpante pour son cousin.

- Pouvez-vous soigner Harry ?

Le silence qui suivait le rendait en alerte, voulant fuir en ressentant qu’il avait demandé quelque chose qu’il n’aurait pas dû.Danger, danger, danger ! Il n’arrivait pas à retenir son sursaut quand l’autre parlait.

- Harry, comme dans Harry Potter ? La voix était encore plus glaciale qu’avant et le menace était clair et net.

Lorsqu’une main lui attrapait le cou et qu’il fut brutalement plaqué contre un mur, Dudley restait silencieux. Il allait avoir un méchant bleu plus tard s’il arrivait à s’en sortir vivant. Putain de sorcier ! Pourquoi le seul type qu’il savait être un utilisateur de magie autre que son cousin devait être un psychopathe meurtrier ?! Le blond espérait sincèrement que l’adulte n’était pas le gars voulant tuer Harry parce qu’il aurait foutu tout en l’air les protections mises en place. Il déglutit lourdement jusqu’à avoir sa respiration totalement bloquée, ses mains attrapèrent la main qui s’acharnait sur son cou - putain, même là, il aurait un affreux bleu - et tentait de la retirer. Quand la main se resserrait un peu plus, le blond ne put que stopper son débattement parce qu’il allait certainement mourir. Il valait mieux rester tranquille pour rester en vie quelques secondes ou minutes en plus.

- Es-tu le cousin de Harry Potter ? Demandait d’une voix glaciale l’inconnu.

Dudley voulait répondre, mais pas quand il était littéralement incapable de le faire à cause de la main qui l’étranglait ! La prise fut suffisamment desserée pour que de l’air traverse dans ses poumons, le faisant tousser très légèrement. Le type avait eu la décence de lui laisser le temps de reprendre ses esprits.

- Allez-vous l’aider ? Questionnait d’une voix cassée l’adolescent avec peur.

- Cela dépend de votre coopération à tous les deux.

Dudley regardait confus l’homme qui se déplaçait légèrement sur la droite, lui permettant de voir un autre garçon courir vers eux avec une expression remplie de terreur, mais également d’une colère qu’il ne pensait pas voir chez quelqu’un comme Harry. Son cousin avait l’air tellement brisé avec ses cernes sous yeux, ses vêtements toujours trop grands pour lui - il se jurait d’en toucher deux mots avec sa mère plus tard -, sa main tenant fermement sa baguette à un point où le blond avait peur qu’elle se casse. Son souffle se coupait quand il remarquait Harry qui levait sa baguette vers eux. L’homme qui le maintenait avait une expression sombre et vu comment la main qui l’étranglait se fit plus forte, il s’inquiétait pour sa survie.

- Lâche mon cousin Voldemort ! Hurlait son cousin qui s’arrêtait un peu plus loin.

L’adolescent blond fronçait ses sourcils face au nom qui ressemblait à s’y méprendre à celui d’un méchant dans les films ou même dans les bandes dessinées. Le gars était-il celui qui voulait prendre la vie de l’émeraude ? Ledit Voldemort le déplaçait dans un mouvement si rapide et fluide que Dudley n’aurait même pas pu s’enfuir, il était maintenant dos contre le torse du type avec un bras droit autour de son cou qui pouvait se briser si la situation dérapait. Lui qui voulait juste chercher de l’aide pour Harry, le voilà dans les mains du meurtrier potentiel de sa tante ainsi que de son mari et sans doute bientôt alourdi par le meurtre du noiraud vite suivi de lui ou l’inverse qui sait.

- Si tu ne veux pas qu’il ne meure, gamin, lance ta baguette vers moi. Répliquait le sorcier âgé.

Le blond avait remarqué l’hésitation de Harry et il pouvait comprendre la raison. Sans baguette, ils n’avaient plus aucun moyen de défense contre l’autre sorcier. Même si Dudley savait que le membre de sa famille n’avait pas le droit d’utiliser la magie en dehors de Poudlard, il avait envie que celui-ci l’utilise juste pour se protéger et juste le laisser aux mains de Voldemort. Il voudrait continuer à vivre, là n’était pas la question, mais il ne voulait pas que le noiraud meurt par sa faute, pas après ce qu’il lui avait fait subir. Il voulait hurler sur son cousin quand l’autre s’était déterminé à le sauver, malgré le soulagement qui s’écoulait en lui, il avait peur qu’ils meurent bêtement alors que l’un aurait pu être sauvé. Une boule se formait dans sa gorge parce qu’il avait provoqué cette situation. Il n’arrivait pas à retenir ses tremblements. C’était trop dur. Ses larmes coulaient doucement sur ses joues et il se haïssait pour ça, car cela renforçait la stupide détermination de Harry à le sauver ! Ce qu’il ne voulait pas, bon sang !

- Lâche le ! Cria le plus jeune d’eux trois - Dudley ayant déjà fêté ses quinze ans il y a peu -.

La poigne contre son cou se renforça et maintenant, c’était sûr et certain que l’homme pouvait sentir ses larmes. Le gars avait remarqué un geste de faiblesse ! Putain.

- Et je t’ai dit de jeter ta baguette. Répliquait d’un air bien plus mauvais Voldemort.

Harry allait répliquer, mais à sa plus grande horreur, son cousin s’était mis à tousser comme si on l’étouffait, puis une fleur était tombée de sa bouche. L’adulte qui le tenait le forçait à marcher vers le noiraud même s’il tentait de riposter, mais recevoir une menace de mort avait déjoué son caractère explosif. Il n’était pas totalement suicidaire, merci beaucoup.

- Eh bien, voilà qui est intéressant. Marmonnait le sorcier plus âgé en s’abaissant - tout comme Dudley par ailleurs - et prit la baguette sous le choc de Harry.

La dernière chose que le blond remarquait avant de s’évanouir fut un grand serpent qui entourait son cousin, puis il entendit un sifflement particulièrement désagréable pour terminer par une simple parole de l’adulte en latin qui l’emmena dans l’inconscience. Putain de magie.

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