Fragments d’âme

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Résumé

5 adolescents se réveillent dans une salle blanche éclairée. Un scientifique teste sa nouvelle invention sur eux . Dans cette histoire vous allez suivre leur aventure

Genre :
Scifi
Auteur :
UnEcrivainAnonyme
Statut :
En cours
Chapitres :
4
Rating
n/a
Classification par âge :
16+

L’expérience

Prologue

J’aurais dû me douter que quelque chose clochait. Le rendez-vous m’avait semblé étrange dès le début. Une convocation officielle reçu individuellement, avec pour seule consigne de nous présenter dans un bâtiment gouvernemental après les cours. Aucune explication, juste un ordre. Nous étions cinq à nous être retrouvé là, cinq élèves de la même classe. Certains inquiets, d’autres curieux mais tous dans l’incompréhension. Puis… plus rien...

Le noir total

Quand j’ouvre les yeux, une douleur aigre, martèle mon crâne. Mon corps est engourdi, comme si je venais de me réveiller après des heures d’anesthésie.

Je ne suis pas seule.

Autour de moi, quatre autres silhouette gisent sur le sol. Des visages familiers ceux de mes camarades de classe. Ils commencent à bouger eux aussi.

- C’est quoi ce délire…. ? marmonne quelqu’un en se redressant.

Nous sommes dans une pièce blanche, sans fenêtre seulement une porte métallique et une caméra qui nous observe depuis le coin du plafond.

-Ou est ce qu’on est ?

Personne n’a la réponse.

Je me relève tant bien que mal et c’est à ce moment là que la porte s’ouvre. Deux personnes entrent : un homme en costume sombre et une femme en blouse blanche. Ils nous scrutent avec un calme glaçant.

-Vous êtes réveillés, constate l’homme. Bien.

Il pose un dossier sur une table métallique, puis croise les bras.

-Vous avez été sélectionnés pour participer à un programme expérimental.

Un frisson me parcourt.

La femme s’approche, tenant une petite boîte pleine de seringues remplis d’un liquide translucide.

-C’est le Sérum. Explique-t-elle d’une voix posée. Il va vous lier les un au autres de manière…unique.

Un silence pesant s’installe.

Quelque chose me dit que nos vies viennent de basculer.

Chapitre 1 : Le lien

-Comment ça spécial ? S’exclama tekey, visiblement énervé .

-Ah….. ça ? Vous le découvrirez bien assez tôt. Répondit-elle avec un air mesquin

L’homme en costume attrapa[1][2][3][4] Hirose par le bras et la traîna sur une table blanche .

-Lâchez moi ! Hurla t-elle

La scientifique s’approcha d’elle avec un seringue.

-Ne bouge pas, tu risquerais d’avoir mal inutilement . Dit-elle avec un air sadique.

Le visage d’hirose devint livide et ne bougea plus d’un pouce. Alors la scientifique pris son bras, releva sa manche et lui injecta le produit. Elle fit une grimace à cause de la douleur puis repris sa tête habituelle.

-Parfait, bon qui est le suivant ?

Personne ne se porta volontaire.

-Personne ? Et bien je vais choisir moi-même

L’homme en noir m’attrapa et le tira vers la table. Je m’étais résigné à me débattre et quand je repris mes esprits j’étais déjà assise, la scientifique prête à me piquer. La douleur était insupportable comme si mon bras allait s’arracher puis un petit pique dans mon cœur puis plus rien, je me sentais bien, totalement calme et détendue. Je me leva, un peu frêle et me rassis par terre.

-Ça vas ? Me demanda Tekey, visiblement très inquiet

-Oui, merci, au début ça fait un mal de chien puis on est vraiment détendu et on se sent bien.

-Mal…. Mal ?

-Oui.

Au bout de 10 minutes, tout le monde est passé.

-Toi, vient ici . En me pointant du doigt

-O…ok

-Appuie sur ce bouton

Elle me présenta un bouton rouge sur une manette. Je le pressa et je ressentis un picotement et visiblement les autres aussi.

-Qu’est ce qu’il c’est passé ? Demandais-je

-À partir de maintenant vous êtes tous liés. Maintenant partez.

-Liés ? Comment ça ? Demanda kasuma.

-Comme je vous le disais tout à l’heure, vous êtes un projet d’expérimentation et donc vous allez le découvrir seule et rapidement.

-Mais ! Continua t-il

-Arrête calme toi ! S’interposa tekey

-Ok. Bougonne kasuma

-Aller on y vas. Dis Saiki

Nous nous levons et nous dirigeons vers la porte quand on entendis la scientifique rire

- ? Nous étions intrigués

-J’espère que vous vous entendrez bien.

On partis, ne comprenant pas ce qu’il c’était passé .

-Récapitulons, on s’est fais injecté un produit non identifié et apparemment nous sommes « liés » . Je pense qu’on devrait se présenter au cas où. Proposa kasuma

-Bonne idée ! Dis hirose. Je commence, je suis Hirose Aiko, je suis en 2dC comme vous eetttttt voilà .

-Vu que j’ai proposé je te suis, je me présente, Asai Kasuma, capitaine de l’équipe de football .

-Comme il se la pète ! S’exclama d’un ton moqueur tekey

-Bah vas y toi !

-Ok. Je suis Tekey Kyo et je suis dans le club de dessin

-Moi, c’est Saiki Irata et je suis dans le club de littérature.

Tout le monde se tourne vers moi en attendant ma présentation.

-Omura Tsugumi du club de dessin.

-Ok. Bon euuuh…. Repris Saiki. On rentre chez nous je pense et on verra bien ce qu’il se passera.

-Ouais

-Ouais

-D’accord

-Ok.

Chacun parti de son côté, encore étonné de cette journée. Au bout de 5 minutes de marche j’arrive devant ma porte d’entrée, ma petite sœur au seuil, qui m’attendait .

-Je suis rentrée. Dis je avec le sourire

-Youpiiiiiii ! Cria t-elle en sautant dans mes bras.

Je rie et elle aussi tout en rentrant dans l’entrée . Le repas était délicieux, je mis ma petite sœur au lit puis j’alla dans ma chambre quand je commença à avoir la tête qui tourne. Je me réveilla dans une pièce que je ne connaissais pas, on aurait dis une chambre de garçon, les murs sont blanc et le plafond est bleu, un lit simple est sur le côté avec une table de nuit . Un bureau bien rangé avec des cahiers était de l’autre côté et un grand placard gris. Je me releva et me rendit compte que j’étais plus grande, mes mains étaient rugueuses et je portais un t-shirt vert avec un pantalon noir. Je n’étais plus dans mon corps ! Un téléphone sonna, il était dans ma poche, je décrocha.

-Oui Alo ?

-Déjà qui es-tu ? Demanda la personne

-Toi, qui es tu !

-Je suis Saiki Irata et toi ?

-Omura Tsugumi. Je crois qu’on a échangé de corps, tu es dans ma chambre ?

-Je crois, elle a des murs orange pale, un lit avec des couvertures bleues, un bureau blanc et gris et une commode blanche .

-Oui c’est ça. Il faut nous retrouver ce sera plus simple.

-Ouais, y’a un parc près de chez moi on s’y rejoins.

-Ok.

Après quelques minutes nous étions réunis au niveau d’un banc vert dans le petit jardin.

-Tu n’as pas fait de bruit j’espère. Demandais-je

-Non ne t’inquiètes pas, donc c’est ce que la scientifique voulait dire par « liés », ça vas être dur, surtout au lycée.

-Ça je ne te le fais pas dire. Soupirais-je

Quelques minutes plus tard on retourna dans nos corps respectifs.

-Bonne nuit, rentre bien. Me dit-il

-Merci, toi aussi

On parti chacun de son côté, après une dizaine de minutes de marche je retourna dans ma chambre, me coucha et essaya de m’endormir sans succès. Les rayons du soleil parurent après cette nuit interminable, je n’avais pas fermé l’œil de la nuit et j’étais extrêmement fatigué. En arrivant au lycée, Kyo, Saiki et les autres m’attendaient.

-Alors comme ça vous avez échangés de corps Irata et toi ? S’inquieta Kyo.

-Oui, c’est extrêmement perturbant et déstabilisant. Réponds – je

-Ça fait mal ? Demanda Hirose

-Non pas du tout, ne t’inquiètes pas. Dis-je d’un ton rassurant

La sonnerie retentit et nous nous dirigeons vers la salle de classe.

-Mais qu’est-ce qu’on fait si on change de corps en classe ? S’interroga Kyo

-On reste le plus naturel possible et on demande d’aller au toilette ou à l’infirmerie. Proposa Kasuma, qui pour une fois a dis quelque choses de sensé.

La matinée se passa sans encombres et à midi on mangeait chacun de son côté. Kyo et moi étions ensemble, Kasuma mangeait avec ses amis, Saiki mangeait tout seul quand à Hirose, elle était bien entourée.

La sonnerie de fin de pause retentit, coupant court à notre discussion. Nous prîmes chacun nos plateaux pour les ramener, puis rejoignîmes la salle de classe.

Au début, tout semblait normal. Les professeurs défilaient, les cours passaient lentement. Mais à la troisième heure, alors que le professeur de mathématiques expliquait une équation, tout se brouilla devant mes yeux. Je me retrouvai assise à une autre place que la mienne, plus proche de la fenêtre. Mes mains étaient plus larges, la peau légèrement marquée de traits de crayon.

Je baissai les yeux. Un cahier ouvert. Et, à la dernière ligne, un nom soigneusement tracé au crayon :Omura Tsugumi.

Mon cœur fit un bond.

— Hein… ?

La voix qui sortit de ma bouche n’était pas la mienne. C’était grave, un peu basse. La voix de Kyo.

Je tournai légèrement la tête et vis… moi. Mon corps. Assis à ma place, le regard figé sur le cahier. Mes yeux—enfin, ceux de Kyo—s’écarquillèrent en me voyant, et je compris qu’il avait compris.

Il avait écrit mon nom.

Le professeur se retourna brusquement.

— Tekey, vous avez une question ?

— Ah ! N-non monsieur ! bredouillai-je, paniqué dans son corps.

Quelques rires éclatèrent dans la classe. Je refermai vivement le cahier, le cœur battant à toute allure.

Quelques minutes plus tard, la sonnerie sauva la situation. Nous sortîmes précipitamment dans le couloir, moi toujours dans son corps, lui dans le mien.

— T-tu as vu ?! m’exclamai-je en chuchotant, tenant son cahier fermé contre moi.

— Rend-moi ça ! répondit-il dans MON corps, rouge écarlate.

— Tu écrivais mon nom… pourquoi ?

Kyo détourna le regard, incapable de répondre. Le malaise entre nous était si lourd que même dans le mauvais corps, je le ressentais pleinement. Quelques minutes plus tard, la sonnerie retentit enfin. Nous sortîmes précipitamment de la salle, moi toujours dans son corps, lui dans le mien. Dans le couloir, je tenais encore son cahier fermé contre moi, le cœur battant.

— T-tu as vu ?! dis-je, incapable de contenir ma voix, même si ce n’était pas la mienne.

— Rend-moi ça ! répondit-il, rouge jusqu’aux oreilles, coincé dans mon corps.

— Tu écrivais mon nom… pourquoi ?

Kyo détourna le regard. Ses poings se serrèrent. Et là, ça arriva.

Comme une vague invisible, son émotion jaillit et nous traversa tous. Kasuma, Hirose et Irata, qui sortaient à leur tour de la classe, s’arrêtèrent net.

Mon estomac se noua. Ce n’était pas juste une impression : on sentait ce qu’il ressentait. Un mélange brûlant de gêne, de peur… et d’autre chose.

Puis, sans prévenir, une pensée claire résonna dans nos têtes. Une voix intérieure, mais qui n’était pas la mienne :

« Si elle découvre que je l’aime, je suis foutu… »

Je restai pétrifiée. Kasuma écarquilla les yeux, Hirose porta une main à sa bouche, et Irata baissa la tête comme s’il venait de surprendre un secret interdit.

Kyo, dans mon corps, devint livide.

— Non… non, non, non… balbutia-t-il. Vous… vous avez entendu ?

Un silence glacial s’abattit sur le couloir. Chacun avait entendu, chacun savait. Pourtant, personne n’osa réagir.

Kasuma toussota, les mains dans les poches, l’air gêné.

— Bon… on devrait se dépêcher, sinon on va être en retard au prochain cours.

Hirose hocha vivement la tête, trop vivement même.

— O-oui, allons-y.

Irata referma calmement son cahier de littérature et ajouta :

— Comme si rien ne s’était passé.

Je clignai des yeux, encore figée dans le corps de Kyo. Lui, dans le mien, me lança un regard paniqué, suppliant presque. Mais pas un mot ne franchit nos lèvres.

Alors, on fit exactement ça : comme si de rien n’était. Nous reprîmes notre marche vers la salle suivante, essayant de garder contenance. Les conversations se remirent en route, banales, forcées.

Pourtant, au fond de moi, le cœur battait toujours aussi vite. Cette pensée, je ne pouvais pas l’effacer.

Il m’aime.