Malgré eux, je t’aime — Tome 2

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Résumé

Marcy et Adrien s’aiment, mais l’amour suffit-il toujours ? Entre la grossesse, le deuil et les secrets, leur couple vacille. Entre éclats de tendresse et disputes, ils se battent pour rester ensemble… mais jusqu’où ?

Genre :
Romance
Auteur :
QueenB
Statut :
Terminé
Chapitres :
27
Rating
5.0 1 avis
Classification par âge :
18+

Chapter 1

— Non… attends, là…

Il se frotte à ce point sensible qui me promet monts et merveilles. Un gémissement m’échappe, incontrôlable.

— Tu es sûr que je ne vais pas te faire mal ? souffle-t-il, la voix tendue.

— Tais-toi, tu me rends dingue, murmuré-je en mordillant sa mâchoire. Continue… je te dis que ça va.

Il y va plus fort. Mon dos se cambre, mes hanches se soulèvent pour l’accueillir. La chaleur me dévore, chaque nerf à vif.

— Oh merde… c’est… —

Impossible de finir ma phrase. Sa main se referme sur ma hanche et me plaque contre lui, son souffle saccadé se perd dans mon cou. Ses mouvements deviennent plus profonds, plus précis, jusqu’à m’arracher des gémissements que je n’arrive plus à retenir.

— Écarte un peu plus les jambes, Marcy.

Je tente d’obéir, mais mon ventre arrondi et la tension qui me traverse rendent le geste maladroit. Je halète, frustrée.

Alors il glisse sa main sous ma cuisse, m’aide à la relever, et d’un coup je bascule complètement, offerte à lui.

Mes yeux roulent en arrière, mes ongles s’enfoncent dans sa peau. Un son rauque s’échappe de sa gorge, brut, presque animal. Et ce qu’il me donne ensuite dépasse tout : cette intensité dévorante, ce mélange de désir et d’amour, comme si le monde entier s’effaçait pour ne laisser que nous.

Sa bouche se referme sur mon sein tirant dessus et, d’un coup, je bascule. La décharge est si violente que je crois que mon cœur s’arrête. Je me cambre, incapable de reprendre mon souffle, comme si cette jouissance allait me tuer sur place. Mon corps tremble sans que je puisse l’arrêter, hypersensible, à vif.

Je l’entraîne avec moi dans cette chute, agrippée à lui comme à une bouée. Ses reins claquent plus fort, ses mains me maintiennent quand mes jambes n’ont déjà plus de force. Sa bouche s’écrase contre la mienne et il gémit dans mon souffle, emporté à son tour. On bascule ensemble, pris dans la même tempête, incapables de savoir où l’un commence et où l’autre finit.

Nos corps s’écroulent presque en même temps, haletants, encore secoués de frissons. Adrien reste un instant au-dessus de moi, son front collé au mien, nos souffles mêlés. Mon ventre, arrondi de six mois, heurte doucement le sien, et je sens son cœur battre à toute allure contre ma poitrine.

Il glisse sur le côté et m’attire aussitôt contre lui. Ses bras m’enveloppent, lourds et protecteurs. Je m’y love avec un soupir, mais mes hormones me trahissent : j’ai encore faim de lui, toujours plus. Mon corps réclame, ma peau brûle.

— Mon dieu… soufflai-je, incapable de retenir mes frissons.

Un sourire étire ses lèvres, fatigué mais tendre, presque taquin.

— T’as eu ce que tu voulais, petite ?

Je ris nerveusement, blottie contre lui, les joues rougies.

— Tu n’as pas idée… Mais j’ai l’impression que ce n’est jamais assez.

Le silence retombe, confortable. Sa main dessine des cercles distraits sur ma hanche, et chaque geste rallume mes nerfs déjà à vif. J’enfouis mon visage contre son torse, dévorée par cette faim insatiable que mes hormones ne cessent d’amplifier.

— Tu as cours lundi ? demande-t-il après un moment. Je pensais qu’on pourrait s’échapper pour un long week-end. C’est le moment d’en profiter. C’est bientôt ton anniversaire, on pourrait faire un truc spécial.

Je soupire, partagée entre l’envie et la frustration. J’en rêve. J’imagine déjà notre vie après l’arrivée des garçons, et je sais qu’on aura beaucoup moins de temps pour nous.

Je fais la moue.

— Oui, dans l’après-midi. Mais avant, je dois travailler.

Il souffle bruyamment, et je sens déjà venir la chamaillerie.

— Marcy, je comprends que tu veuilles continuer tes cours, mais l’hôtel… la réception… Tu dois arrêter cette fois. À ce rythme, tu vas accoucher demain.

Je détourne le regard. Il a raison, je le sais. Mais le problème est simple : j’ai besoin d’argent, et je ne peux pas tout stopper d’un coup. Le budget pour un enfant est énorme, mais pour deux… j’ai la sensation que ça va vite devenir ingérable.

Rien que pour une poussette double, il faut une petite fortune. J’en ai repéré une magnifique avec lui, mais je me retiens encore de l’acheter. J’aimerais me faire plaisir, me dire que je choisis le meilleur pour eux. Mais pour ça… je dois travailler.

— Tu sais que je dois travailler. Je ne peux pas me le permettre financièrement.

— Tu sais que je suis là tout de même ?

Je serre les draps entre mes doigts, le cœur serré.

— Je sais que tu pourrais nous aider, Adrien. Tu es leur père, et je ne suis pas seule dans cette histoire. Mais… je ne veux pas qu’on pense que je suis avec toi pour ça.

Il fronce les sourcils.

— Pour ça ? Marcy, tu plaisantes ?

Je hausse les épaules, la voix tremblante.

— Tu sais très bien comment les gens parlent. Pour eux, une fille de vingt-deux ans qui vit avec un militaire de presque quarante… forcément, ça sonne comme si je t’avais choisi pour la sécurité. Pour ton argent. Alors non. Ta sœur s’en donnerait à cœur joie, épargne moi ça. Même si je galère, même si j’en ai besoin, je préfère me débrouiller.

J’essaie de me redresser tant bien que mal, mais il m’attrape doucement le visage, m’obligeant à soutenir son regard.

— Arrête. Je suis le père de ces enfants. On s’en fout de Manon, des autres, de leurs jugements. On ne devrait même plus en être à ce stade. C’est mon rôle, mon droit, de m’occuper d’eux… et de toi. Tu ne me demandes rien, Marcy. Mais là, tu m’empêches d’être là où je devrais être. C’est ridicule.

Son sourire est tendre, mais sa voix reste ferme. Avant que je comprenne, il s’empare de mon téléphone d’un geste vif.

— Adrien..(.1.)