LA ROCHE
Ce qui compte c'est le parcours, ce qui compte c'est le retour,
Ce qui trompe c'est le retard, ce qui flambe c'est ta candeur.
Je comptais revenir les yeux plein d'étoiles, mais émotionnelle fut l'ascenseur.
Sous un soleil de plomb, j'ai fondu sous intense chaleur,
Pour qu'en profondeur on me fasse claquer la totalité d'un salaire.
Mon cauchemar va se prolonger sur plusieurs hectares,
J'ai passé ma vie à errer sur les routes, à faire que des allers sans détours.
Je n'attends pas qu'ils meurent pour que je revive,
Je n'espère pas pour autant qu'ils m'aiment, qu'ils me poursuivent,
Ni même qu'ils me surprennent le jour de mon anniv',
Je profite pour le moment je suis en vie, pourvu que le ciel nous délivre!
Je fais le bilan, je n'ai que le bleu dans ma save,
Mais continuent d'ignorer malgré tout ce qu'ils savent;
Je serai moins détestable quand mon corps ne sera plus qu'un cadavre,
Ils ne cesseront jamais de lire les ombres au fin fond de leur cave..
Saurons-nous nous libérer de leurs entraves ?
Pourrons-nous nous affranchir de nos enclaves ?
Suis-je maître du mouvement si mes membres sont esclaves ?
On est nés, on a grandi sans trêves, donc c'est plus grand qu'on rêve!
Je suis de la bonne bande mais je parle pas en slave,
J'ai fait le dos rond, ils m'ont pris pour une épave,
J'ai porté ma voix, je suis monté d'un octave,
Sans me détourner, j'ai tenté de glisser ma voix la plus suave.
Je suis content de rien et merci pour tout;
J'ai serré le poing car ils m'ont mordu le cou.
Les deux pieds au bord de me noyer et de chuter du port,
Je traverse mon chemin, loin des riverains, avec l'esprit d'âme d'un Salvador,
Mais comment pourrais-je continuer d'avancer si je n'ai pas son accord ?
Je suis d'autant plus irritable dès que je suis dos au mur,
Je déteste quand mes rêves se transforment en cauchemars.
Plus j'avance et plus je me rends compte que j'ai tort,
Dans l'ordre, c'est toujours les enfants et les femmes d'abord!
Il me fallait une belle histoire pour mon drôle de parcours,
On m'a mis le cou dans la corde, je peux pas dire que j'étais pour,
Je peux pas te faire l'inventaire de ce qui se passe pendant le יום הכיפורים..
Pour que l'histoire se répète, doit-on faire des choix contre-nature ?
Ce ne sont pas les zigzags qui me donnent le mal d'être en voiture..
Depuis têtard, on a l'habitude de foncer dans le tas,
On chute pour dire que ça fait parti du trajet,
Je suis rien sans mes semblables, si ce n'est qu'un déchet,
Je suis évidemment plus fort à chaque sortie de projet.
On se dit adieu, car on est jamais sûrs de se croiser à la prochaine,
Les peines s'enchaînent, mais nous ne cesserons jamais de shine,
J'ignorais pourquoi le silence était d'or, even if everything was fine..
J'aimerais l'oublier comme ce doux souvenir de ma mère qui me portait sur son pagne,
En réalité, je suis plus proche du berceau que je m'en éloigne,
Je prie pour un jour être sauvé, pas pour que les Hommes m'épargnent!
Je peux le témoigner que même la mort se saigne,
Par réflexe: « Soit on crève, soit on gagne! »
Mets respect sur mon name, j'ai la couronne sur le crâne qui soigne!