Hors des règles

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Résumé

Élise ne pensait pas qu’un simple regard puisse bouleverser sa vie, et croyait que l’amour n’était qu’un rêve… Jusqu’à ce qu’Adrian entre dans sa vie. Magnétique, mystérieux, il est tout ce qu’elle n’aurait jamais imaginé : un loup-garou issu d’une meute aux règles strictes. Humaine et vulnérable, elle doit choisir entre la prudence et la passion, malgré le lien puissant qui les unit. Sera-t-elle capable de suivre son cœur ?

Genre :
Romance
Auteur :
angelique
Statut :
Terminé
Chapitres :
51
Rating
5.0 2 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

La cloche du lycée vient de sonner, libérant d’un seul coup la foule des élèves vers la sortie. Trois amies se frayent un chemin parmi la cohue, leurs sacs jetés négligemment sur l’épaule.

La première, Elise, petite et menue, laissait ses longs cheveux bruns ondulés glisser en cascade sur son dos. Ses pas sont rapides, comme si elle voulait fuir la journée de cours qu’elle venait d’endurer. Elle rit déjà, ses rondeurs accentuant la douceur de sa silhouette et donnant à son visage une expression chaleureuse.

À côté d’elle marche une autre brune, Marie, aux cheveux raides et lisses qui brillent sous le soleil de l’après-midi. Plus calme, plus posée, elle avance à la même allure, sa silhouette fine se découpant dans la lumière. Elle jette parfois un regard attentif vers ses deux amies, comme pour s’assurer qu’elles la suivent.

La troisième, Aude, légèrement en retrait, affiche une énergie différente. Ses cheveux noirs coupés courts, en carré frisé, encadrent son visage décidé. Sa démarche sportive et assurée tranche avec la nonchalance des passants. Elle porte son sac comme un simple accessoire, indifférente au poids.

Ensemble, elles prenent la direction du centre-ville. Les trottoirs s’animent de groupes semblables : adolescents riant fort, vélos filant entre les voitures, odeur de boulangerie flottant dans l’air. C’est un rituel presque banal, mais pour elles, chaque sortie avait un goût particulier, comme une petite parenthèse de liberté entre deux journées de cours.

Elles traversent le portail du lycée et s’engagent dans la rue animée. Le soleil tape doucement, l’air sent le pain chaud qui s’échappe d’une boulangerie voisine.

-Franchement, j’ai cru que le cours de maths n’allait jamais finir, soupire Elise en ajustant son sac. J’avais l’impression que les aiguilles de l’horloge étaient bloquées.

-Comme d’habitude, rit Marie. Tu passes plus de temps à rêver qu’à regarder le tableau.

-Hé, c’est pas vrai ! proteste-t-elle en haussant les épaules. Bon, peut-être un peu...

Aude secoue la tête avec un sourire.

-Toi, de toute façon, tu t’en fiches. Même sans écouter, tu finis toujours par avoir de bonnes notes.

-Ouais, mais ça ne veut pas dire que je m’amuse, rétorque la petite, faussement vexée.

Elles éclatent de rire en même temps, attirant quelques regards sur le trottoir. L’insouciance flotte entre elles, comme si le monde extérieur n’avait pas vraiment de prise.

-On va où, du coup ? demande la sportive en jetant un coup d’œil vers la place du centre-ville. Café, boutique, ou glace ?

-Glace ! crie presque Elise

-T’es incorrigible... On est en septembre, il fait même pas chaud, réplique Marie.

-Justement, c’est le meilleur moment, plaide-t-elle en joignant les mains comme pour supplier.

La discussion continue, légère, ponctuée de rires, alors qu’elles descendent ensemble la rue qui les conduit vers le cœur de la ville.

Les trois amies descendent la grande rue commerçante, serrées les unes contre les autres pour éviter la foule. Les vitrines reflètent leurs silhouettes et captent parfois leur attention.

-Oh, regardez ! s’exclame Élise en désignant une robe colorée derrière une vitrine. Elle serait parfaite pour moi, non ?

-Tu dis ça toutes les semaines, soupire Marie en riant. Et au final, tu n’achètes jamais rien.

Élise hausse les épaules, faussement vexée.

-Je prends mon temps, c’est tout. Une vraie chasse au trésor.

Aude, les mains dans les poches, observe les passants avec curiosité. Sa démarche sportive la rend presque pressée, comme si elle avait du mal à se caler sur le rythme tranquille de ses deux amies.

-Vous avez vu le nombre de touristes encore ? On dirait qu’on est en plein été.

Marie lève les yeux autour d’elles. Les terrasses des cafés débordent, des serveurs zigzaguent entre les tables avec des plateaux chargés de verres colorés. Des enfants courent après des pigeons sur la place, et un musicien gratte sa guitare en chantonnant.

-C’est vrai... mais j’aime bien, dit-elle. Ça met de l’ambiance.

Élise renifle l’air avec un grand sourire.

-Et ça sent la gaufre... je suis sûre qu’il y a un stand pas loin !

-Tu penses toujours à manger, toi, rigole Aude.

Elles traversent la place en direction d’un petit kiosque. Le bruit de la fontaine se mêle au brouhaha de la ville. Élise marche en tête, enthousiaste, tandis que Marie et Aude se laissent entraîner, un peu plus calmes mais amusées par son énergie.

Arrivées devant le kiosque, elles s’arrêtent, attirées par l’odeur sucrée qui flotte dans l’air. Derrière le comptoir, un homme moustachu prépare des gaufres dorées et des cornets de glace.

-Alors, verdict ? demande Aude en croisant les bras, faussement sévère.

-Une boule vanille-chocolat ! annonce Élise sans hésiter, les yeux déjà brillants.

Marie secoue la tête en souriant.

-Moi je vais rester sage... un thé glacé, ce sera bien.

Aude finit par se laisser convaincre et commande une gaufre. Elles s’installent toutes les trois sur le bord d’un banc, leurs sacs posés à côté d’elles. La fontaine derrière murmure un fond sonore, tandis que le va-et-vient des passants anime la place.

-Franchement, ça fait du bien, souffle Élise, la bouche déjà pleine de glace. J’aimerais que ce soit comme ça tous les jours.

Marie lève les yeux au ciel.

-Si on pouvait sauter les contrôles de maths et les dissertations de philo, je signe tout de suite.

Aude rit doucement, une miette de gaufre au coin des lèvres.

-Rêvez pas trop, on est en terminale... le pire reste à venir.

Un silence s’installe quelques secondes, mais pas lourd : juste ce petit moment où chacune se laisse absorber par ses pensées, avant de replonger dans leurs bavardages. Autour d’elles, la vie de la ville continue, insouciante et colorée, comme si le temps prenait une pause.

Aude plisse les yeux, son gobelet encore à la main. Soudain, elle se redresse, un sourire malicieux au coin des lèvres.

-Eh, les filles... regardez à six heures, canons en vue !

Élise manque de s’étouffer avec sa glace.

-Quoi ? Où ça ?!

Marie éclate de rire.

-T’es trop voyante, Élise, tu vas te faire griller à force de tourner la tête comme ça.

-Mais attends, je veux voir ! insiste Élise en se contorsionnant discrètement, ou presque.

Deux garçons traversent la place, sacs de sport en bandoulière, l’air décontracté. L’un parle en riant, le sweat gris sur les épaules, tandis que l’autre, plus discret, observe autour de lui comme pour jauger l’ambiance

-Pas mal, commente Aude avec un ton d’experte. Celui au sweat gris, là, il a un sourire de malade.

Élise se cache à moitié derrière son cornet de glace.

-Arrête, il va me voir regarder...

-Et alors ? reprend Marie avec un sourire amusé. C’est pas interdit.

Les trois filles échangent un rire complice, comme si le simple fait d’avoir repéré ces garçons suffisait à pimenter leur après-midi ordinaire.