Les Frères Cooper : Camden ~ Retrouve-moi (Tome 1)

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Résumé

Les objectifs d’Ari pour son entrée à l’UCI sont clairs : bâtir son avenir. Les garçons sont le cadet de ses soucis, si tant est qu’ils occupent ses pensées. Elle est convaincue qu’elle doit éviter tout ce qui pourrait la distraire ou lui nuire. Pourtant, dès son premier jour, elle croise la route du ténébreux et mystérieux Camden. Avec son expression sombre, son front plissé, ses cheveux ébène et ses tatouages captivants, il semble tout sauf abordable, et pourtant, il l'attire irrésistiblement. Le comportement de Camden est contradictoire. Autant il l'attire, autant il la repousse. Il semble différent de tous les autres garçons de l'université. Plus Ari cherche à comprendre, plus elle découvre que Camden dissimule un sombre secret. Il apparaît aussi vite qu'il disparaît, protégé par un cercle d'amis proches qui semblent tous en savoir bien plus qu'ils ne sont prêts à admettre.

Statut :
Terminé
Chapitres :
51
Rating
5.0 5 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1 Prologue

Je ne sais pas exactement quand cela s’est produit. Peut-être la première fois que je l’ai vu bondir sur les marches en pierre, avec une aisance aussi naturelle que le soleil qui se lève à l’aube après une longue nuit, illuminant le ciel de ses rayons chauds et scintillants.

Ou peut-être est-ce la façon dont il passait ses mains dans ses cheveux sombres et épais, essayant vainement de ramener une mèche rebelle derrière son oreille. C’était aussi naturel que des gouttes de pluie perlant sur les feuilles d’une fougère, avant de glisser doucement dans la mousse et de ne faire qu’un avec la nature.

C’était peut-être ses yeux vert émeraude qui semblaient changer de couleur selon son humeur, me captivant inévitablement. Ils avaient la teinte parfaite, quelque part entre le bleu calme du ciel par une journée d’hiver glaciale en montagne et le jaune éclatant du soleil brûlant d’un mois de juillet en Sicile. Ses yeux pouvaient scintiller et briller dans toutes les nuances de vert. Ils portaient en eux toute la palette des tons verts existants.

Ils passaient du vert pomme quand il était excité à un vert herbe doux quand il était apaisé. Ils viraient au vert citron vif quand il était contrarié et se fondaient en un vert mousse énergique, tout droit sorti d’une forêt printanière, quand il se sentait bien. Mais la plus belle des nuances était cette couleur chaude, celle que seul le mois de mai peut porter, quand ses yeux débordaient d’affection et d’amour.

Mais peut-être était-ce sa voix grave, râpeuse, presque éraillée, qui m’a conquise dès le début. Elle me rappelait une froide soirée d’hiver dans un chalet enneigé au milieu d’une forêt enchantée. Aussi fumée et tourbillonnante que les braises d’un feu de camp qui s’éteint lentement. Aussi terreuse et riche que la tourbe des Highlands, mais aussi douce que la mousse sous des pieds nus dans une prairie d’été.

Ou peut-être était-ce son apparence. Grand et viril. Sa carrure parfaitement sculptée. Fort et protecteur. Musclé et robuste. Invincible, mais vulnérable et perdu. Peut-être était-ce sa peau encrée qui m’attirait et me fascinait. Chaque tatouage racontait sa propre histoire. Une partie de sa vie. Une partie de lui. Son défi. Son audace. Peut-être était-ce son comportement distant et froid qui le rendait encore plus fascinant. Sa manière d’être si controversée.

Je n’ai jamais rencontré quelqu’un capable de passer d’un état ouvert, insouciant et presque exubérant lorsqu’il se croyait seul, à un air sombre et intimidant en un clin d’œil. En fin de compte, c’était ce froncement de sourcils désapprobateur qui le rendait aussi impénétrable et dangereux que la froideur absolue des ténèbres universelles.

Je ne peux pas dire quand c’est arrivé, mais je sais que, dès la seconde où il est entré dans ma vie, rien ne s’est déroulé comme je l’avais prévu. Ce n’était pas ainsi que j’avais planifié mon avenir. Le cours de ma vie a basculé dès qu’il est apparu. Mais parfois, les rencontres les plus inattendues et imprévues valent tout l’or du monde. Elles valent la peine de vivre et de mourir. Parfois, les choix les plus irrationnels sont ceux qui méritent d’être faits.

Le destin nous a peut-être réunis. C’était peut-être écrit. Nous sommes peut-être comme chien et chat. Peut-être suis-je née pour le trouver, l’aimer et le guérir. Le jumeau Alpha. Le prince noir de l’indifférence. Le maître de la solitude et de l’autodestruction. Un fantôme. Un mythe. Une légende. Le souverain sans couronne de ses propres blessures. Enfermé dans les profondeurs sombres de son propre château, entouré d’épines si hautes et épaisses que personne ne peut l’atteindre.

Un endroit qu’il pensait sûr. Il ne pouvait être trouvé. Lui, qui se croyait condamné à porter son destin seul pour toujours. Jusqu’à ce que j’arrive et que je change tout. J’ai lentement réchauffé son cœur gelé, le faisant fondre à chaque pas courageux qu’il faisait pour se rapprocher de la reine des glaces autoproclamée.

J’ai dégelé, restauré, soigné et veillé sur son cœur vulnérable avec tout l’amour que je lui portais. J’étais sous son charme. Submergée. Accablée par ses ténèbres. Par sa mélancolie. Par lui.

Que signifie le fait que quelqu’un vous retourne la tête à ce point, au point que vous ne puissiez plus réfléchir correctement ? Quand chaque décision que vous prenez est basée sur l’émotion, alors même que vous savez que c’est la mauvaise, et que cela reste la seule que vous puissiez prendre ? La seule qui vous semble mériter d’être prise ?

Comment gérer le fait d’être si épuisée émotionnellement que vous arrivez à peine à fonctionner ? Quand la douleur de son absence est si intense que vous êtes prête à tout pour engourdir ce vide en vous ? Vous savez que même quand tout semble jouer contre vous, il n’y a qu’une seule issue : être avec lui, quoi qu’il arrive. Même quand on a l’impression que le monde entier est contre nous. Alors, nous sommes seuls face à tout.