L'Amour à Six (Loving Them #1)

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Résumé

Après un tragique accident qui lui a tout arraché, Louisa Kembry pensait être condamnée à une existence solitaire et morne. C’est alors que cinq frères s'intéressent à elle, et ses inquiétudes changent de nature : elle craint désormais d'oublier son mari et son serment de deuil. Les frères Rawlins veulent la gâter, la chérir et prendre soin d'elle. Au moment où leur détermination redonne à Louisa la confiance nécessaire pour aimer à nouveau, une vieille connaissance vient fragiliser les liens soudés du groupe. Jack sera-t-il le dernier fil nécessaire pour compléter leur étoffe ? Ou son histoire inachevée avec l'un des frères Rawlins finira-t-elle par défaire tout le groupe ? Loving Them est une romance de type reverse harem avec des éléments MM, réservée à un public averti de plus de 18 ans.

Genre :
Romance
Auteur :
K. McNeill
Statut :
Terminé
Chapitres :
67
Rating
5.0 2 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre Un

Louisa

L'océan était agité ce matin. Au large, les nuages d'orage faisaient bouillonner les vagues d'une manière que je trouvais inquiétante. J'étais assez loin pour être en sécurité, mais l'océan me rendait nerveuse quand il était dans cet état. Pourtant, j'adorais être ici à la première heure pour regarder le soleil se lever sur la côte. Au loin, les grat-ciel du centre-ville de Wayborough Shores, en Californie, scintillaient comme dans un film fantastique.

Cette ville sur la côte du nord de la Californie était ma maison depuis bien des années. Venir ici était un rituel matinal, quelque chose que je faisais depuis si longtemps que c'était ancré en moi. Je me sentais toute décalée si je passais une matinée sans aller à la plage, qui n'était d'ailleurs pas loin de mon appartement.

En enfonçant mes orteils dans le sable, j'observai un surfeur solitaire assis sur sa planche. Il attendait la prochaine houle. Il était toujours là. L'océan l'appelait, l'attirant à lui comme une sirène.

Une vague commença à se former derrière lui. Il écarta ses cheveux sombres et ébouriffés qui lui arrivaient aux épaules, puis il se laissa porter par le mouvement de l'eau. J'eus le souffle coupé en le voyant surfer sur la vague jusqu'au rivage.

Il sauta de sa planche avec le sourire d'un gamin tout excité.

On aurait dit qu'il prenait un pied monstre. Mon corps réagit de la même façon quand il attrapa le cordon de la fermeture éclair de sa combinaison pour l'abaisser.

Je regardai ma montre. S'il avait déjà fini, c'est qu'il avait dû arriver ici très tôt.

Mon pouls s'accéléra alors que mes yeux remontaient le long de son corps svelte et musclé. Je m'arrêtai sur ses abdos en tablettes de chocolat tandis que sa combinaison roulait jusqu'à sa taille. Quand il ramassa sa planche, je détournai vite le regard vers le bateau en origami que je tenais. Il était plié à la perfection dans un papier kraft bleu marine, solide et résistant.

Cela faisait un an que je n'en avais pas fabriqué, mais je n'avais pas oublié comment faire.

Je n'oublierais jamais.

En jetant un autre coup d'œil discret, je vis que le surfeur m'observait. Je me détournai, mais pas assez vite.

« Salut. »

Je pris une longue inspiration tremblante. Après avoir expiré, je me retournai vers lui, les yeux écarquillés. Prise en flagrant délit, pensai-je, avant de bafouiller : « Bonjour. »

Il scruta mon visage, puis ses yeux se plissèrent d'inquiétude. « Ça va ? »

« Oui. » Je restai silencieuse un moment, ne sachant pas quoi dire. Je n'avais pas l'intention de taper la discute avec cet inconnu. Pourtant, je me sentis obligée de lui répondre puisqu'il avait fait l'effort de venir vers moi. « On dirait que vous vous êtes bien amusé là-bas. »

Il sourit. C'était le genre de sourire à faire fondre le cœur de n'importe quelle femme. Et probablement de quelques hommes aussi. « Toujours. »

Sentant la chaleur me monter aux joues, je reportai mon attention sur l'eau. « C'est agité aujourd'hui. »

Il haussa les épaules. « Les vagues sont meilleures quand ça remue un peu. »

« Vous n'avez pas peur de vous blesser ? » demandai-je en le regardant à nouveau.

Il sourit encore, ce qui accentua le trouble dans mon estomac. « Ça fait partie du frisson. »

Je plissai les yeux. Est-ce que ce serait toujours aussi excitant s'il vous arrivait quelque chose ?

Sentant ma tension, il désigna ma main. « Qu'est-ce que vous avez là ? »

Je lui montrai le bateau à contrecœur, le tenant fermement pour que le vent ne l'emporte pas. « C'est un bateau en origami. »

« C'est vous qui l'avez fait ? » Il avait l'air impressionné.

Son air admiratif rendit mon signe de tête moins distant. « Oui. »

Alors que je remettais le bateau au creux de ma paume, il me rejoignit dans les dunes. Quand ses doigts effleurèrent le haut de l'objet, ils touchèrent aussi ma main. Une étincelle me traversa.

« C'est une jolie petite chose », murmura-t-il. Le ton de sa voix indiquait qu'il avait remarqué la réaction de mon corps à son contact.

Ma bouche s'entrouvrit alors que ses yeux gris brillant plongeaient dans les miens. Je me demandais s'il parlait toujours du bateau.

« Oh là là ! »

Surprise par son exclamation, je reculai d'un pas. « Quoi ? »

« Vos yeux. Ils sont fascinants. »

« Oh. » Je clignai des yeux malgré moi.

Mes yeux étaient souvent un sujet de conversation.

« Ils sont tellement verts, et bleus, et… wow. »

« Bleu sarcelle, pour être précise. » Je repoussai une mèche rebelle de mes épais cheveux blonds derrière mon oreille, gagnée par la timidité.

Un coin de sa bouche se releva. « Et cet accent. Vous êtes australienne ? »

Mon sourire répondit au sien. « Bonne pioche. »

« Bienvenue en Amérique », dit-il avec un clin d'œil malicieux.

En riant, je répliquai : « Merci, mais ça fait un moment que je suis là maintenant. »

« Je l'avais remarqué. » Devant mon air incrédule, il rit avant de se présenter. « Je m'appelle Royce, au fait. »

« Louisa. »

Son sourire désarmant revint. « Ravi de vous rencontrer, Louisa. »

« De même », répondis-je, essayant de rester de marbre face à son sourire charmeur.

Il soutint mon regard encore quelques instants avant de se tourner vers l'océan. « Je vous vois souvent ici, mais je ne vous ai jamais vue dans l'eau. »

« Oh. » Je fis deux pas en arrière, soudainement moins amicale. « Oui, je… euh… je ne vais pas dans l'eau. »

Royce se tourna vers moi. « Pourquoi donc ? »

J'avalai ma salive. La douleur dans ma poitrine était brutale. Ma main serra l'ourlet de ma robe de plage blanche qui m'arrivait aux genoux. Je pris une grande inspiration pour calmer mes nerfs. Comme je n'y arrivais pas, au lieu de lui répondre, je marchai sur le sable et posai le bateau sur l'eau pour le laisser partir.

Mon cœur battait la chamade alors que le bateau rebondissait sur les vagues. Lorsqu'il fut englouti par l'océan, je reculai de quelques pas pour éviter que l'eau ne touche mes pieds.

Je sursautai quand Royce murmura à mes côtés : « Bon voyage, petit bateau. » J'étais tellement plongée dans mon chagrin que j'avais oublié sa présence.

Sortant de ma torpeur, je dis : « J-je devrais y aller, sinon je vais être en retard au travail. »

« D'accord. » Il m'observa attentivement, craignant d'avoir fait une gaffe. « C'était sympa de vous rencontrer, Louisa. J'espère que vous passerez une bonne journée. »

Malgré ma tristesse, sa gentillesse m'arracha un sourire. « Merci. À plus tard », lâchai-je avant de m'éclipser rapidement.

« À demain ! » cria-t-il assez fort pour que tout le monde sur la plage l'entende.

Je me mordis la lèvre pour masquer mon sourire naissant. Je n'osai pas me retourner, même si j'en avais très envie.

* * *

Devant le grand miroir ovale de ma chambre, alors que je passais mon pantalon et mon chemisier de travail, je me maudis. Je n'arrivais pas à croire que j'avais flirté avec un surfeur, surtout aujourd'hui. À quoi je pensais ? C'était comme une trahison.

J'eus un pincement au cœur en regardant ma commode. Tout en fixant un cadre photo en argent, je fis tourner les deux bagues au majeur de ma main gauche. Derrière la vitre sans poussière se trouvait une photo d'Alex et moi. Elle avait été prise au Grand Canyon pour notre deuxième anniversaire de mariage.

Mon cher Alex. Il possède mon âme, même s'il me brise le cœur en mille morceaux chaque jour. Qu'est-ce qu'il penserait de moi, à lorgner ce surfeur ?

Après avoir mis mes chaussures plates, je me précipitai vers la porte. J'attrapai mon sac en sortant de mon deux-pièces. Je croisai Byron, l'homme de maintenance, dans les escaliers et lui lançai un poli : « Bonjour. »

« Bonjour, mademoiselle. »

C'était un homme adorable. Calme, mais gentil et toujours prêt à aider. Il s'était occupé de plein de choses dans l'appartement : le robinet de la cuisine qui fuyait, la lampe que j'avais cassée en voulant changer l'ampoule… Il avait même réparé la clim quand elle faisait des siennes.

Avant, c'était Alex qui gérait tout ça. Pour ce qui est de bricoler, je suis le cliché de la fille démunie, ce qui est franchement gênant. Mais Byron n'avait pas l'air de s'en soucier. Il aimait me rendre service.

J'arrivai à l'arrêt de bus juste à temps. Je montai dans celui qui me déposait au centre-ville, à cinq minutes à pied de mon boulot. Je travaillais au service du courrier de Rawlins Industries. Ce n'était pas le job de mes rêves, mais ça payait les factures, et c'était le plus important pour l'instant.

Peut-être qu'un jour, j'en aurais fini avec mes dettes.

J'essayais de rester positive, mais certains jours étaient plus rudes que d'autres. La plupart du temps, je ne voyais pas d'issue à mon immense tristesse.

Aujourd'hui, c'était mon huitième anniversaire de mariage.

Enfin, ça l'aurait été si j'étais encore avec Alex.

En Chine, le huit est un chiffre porte-bonheur. C'est aussi le symbole de l'infini. Mais ma vie n'avait rien de chanceux en ce moment, si ce n'est que mon amour pour Alex était infini, même si nous ne pouvions plus être ensemble.

Ce serait une belle pensée si cela ne m'empêchait pas de vivre ma vie à fond. Trois ans ont passé. Pourtant, chaque fois que j'essaie d'aller de l'avant, comme en flirtant avec Royce ce matin, j'ai l'impression de trahir Alex.

Comme d'habitude, j'arrivai au travail dix minutes en avance. Je rangeai mes affaires dans mon casier, bu un verre d'eau rapide et commençai ma tournée.

Alors que je m'approchais des chariots, Deb, ma superviseuse, me fit un signe de tête. « Bonjour. C'est toi qui t'occupes du grand étage aujourd'hui. »

Je haussai un sourcil. « Le grand étage ? »

Elle hocha la tête. « Ouais. Les bureaux de la direction. » Elle pointa le plafond avec des yeux ronds.

« Oh ! » Je n'étais allée au quarantième étage qu'une seule fois, par erreur. Je n'avais rien à faire là-haut. C'était là que les grands chefs se réunissaient, y compris le propriétaire, Tate Rawlins.

« Tiens-toi bien, Louisa. » Deb s'interrompit. « Oh, et puis zut. Je sais que je n'ai pas à m'en faire avec toi. Allez, file. »

En retenant de justesse un roulement d'yeux, je poussai mon chariot vers l'ascenseur. La montée fut lente. Les gens montaient et descendaient à chaque étage. Je restais au fond, essayant de passer inaperçue, ce qui était difficile avec mon chariot qui prenait toute la place.

Enfin, au vingt-septième étage, l'ascenseur se vida. Je me retrouvai seule. Juste avant que les portes ne se ferment, une main massive se tendit pour les bloquer. L'homme entra avec une assurance tranquille qui me noua la gorge.

Il avait fière allure dans son costume sur mesure et ses chaussures en cuir noir. Ses cheveux épais étaient gominés en arrière, mais quelques mèches rebelles tentaient déjà de s'échapper. Même si la journée commençait à peine, il avait déjà l'air un peu décoiffé.

Il gratta son menton mal rasé avant d'appuyer sur le bouton. J'observai ses lèvres pleines et son nez droit. Ses lèvres semblaient pulpeuses, comme s'il venait d'être embrassé. Quand il appuya sa grande carrure athlétique contre la paroi près de moi, mon corps frissonna de sa proximité.

Putain de merde, qu'est-ce qui m'arrivait ce matin ? D'abord, je flirtais avec le surfeur, et maintenant je lorgnais ce bel inconnu ténébreux dans l'ascenseur.

Je lui jetai un coup d'œil en biais et sursautai en voyant qu'il m'observait aussi. Je ravalai un cri de surprise et détournai les yeux. Les dix étages suivants furent un supplice. Avant d'atteindre le trente-septième, je le regardais déjà à nouveau. Cette fois, il me prit en flagrant délit et rit. Ses yeux gris se plissèrent aux coins. C'était la deuxième paire d'yeux gris que je voyais ce matin.

« On va continuer à s'ignorer comme ça ? »

Sa voix grave résonna en moi et me fit frissonner.

Ne sachant que dire, je me tournai vers lui. « Euh… »

Il arqua un sourcil devant mon air décontenancé. « On vient de se reluquer mutuellement. Vous le savez, n'est-ce pas ? »

Je fixai les portes devant moi. « Je… je suis désolée. Je n'aurais pas dû. »

« Désolée ? Et pourquoi ça ? » L'homme pencha la tête, un air interrogateur dans le regard.

Je retrouvai enfin l'usage de la parole. « Je ne voulais pas être déplacée. »

« Il n'y a rien de déplacé là-dedans. C'est parfaitement normal. »

Stupéfaite, je le regardai à nouveau. « Ah bon ? »

« Ouais. » Il hocha la tête. « Je vous trouve attirante. Vous me trouvez attirant. Alors on se regarde. C'est la nature humaine. Ça ne devient "déplacé"… » il fit le signe des guillemets avec ses doigts, « … que s'il se passe quelque chose sans consentement. » Il mit les mains dans ses poches et croisa les chevilles avant d'indiquer mon chariot. « Vous travaillez au courrier ? »

Un peu sonnée par ce changement de sujet radical, je hochai la tête. « Oui. »

« Et ça vous plaît ? »

Je haussai les épaules. « Ça va. »

« Juste ça va ? »

Je soupirai, me demandant bien pourquoi mon boulot l'intéressait. « Ça paie les factures, et j'ai une bonne chef. Ce n'est pas le job de mes rêves, mais ce n'est pas terrible non plus. » Voulant changer de cible, je demandai : « Et vous ? Vous faites le job de vos rêves ? »

Il eut un sourire en coin qui fit vibrer mon corps. « C'est tout à fait le job de mes rêves. »

La pointe de fierté dans sa voix me fit répondre plus gentiment : « C'est bien. Je suis contente que vous ayez trouvé votre voie. »

Il sourit avec élégance. « Merci. »

Le silence s'installa un instant avant que les portes ne s'ouvrent dans un tintement.

Aucun de nous ne bougea, ce qui, étrangement, me rassura.

Je détaillai son corps du regard quand il dit : « Je vous ai déjà vue par ici. »

« Ah bon ? » demandai-je, les yeux écarquillés.

Son regard se fit plus intense. « Ouais. C'est dur de ne pas vous remarquer. »

Je piétinai sur place, nerveuse. J'avais l'habitude des compliments, mais je ne savais toujours pas comment y réagir s'ils ne venaient pas d'Alex. « Je devrais commencer ma tournée. » Je me dirigeai vers la porte alors qu'elle commençait à se refermer.

L'inconnu la bloqua une fois de plus avant de murmurer : « C'était déplacé. Je vous demande pardon. »

Je lui adressai un petit sourire crispé. « Pas de souci. »

« Les dames d'abord. » Après m'avoir fait signe de sortir, il me suivit et demanda : « Vous avez du courrier pour Mr. Rawlins ? »

« Oui. Pas mal, d'ailleurs. »

Il tendit la main.

Je le regardai sans bouger, sans rien dire.

Il savoura mon hésitation avant de dire : « Je vous évite le déplacement. »

Quand je compris ce qu'il suggérait, je secouai vivement la tête. « Oh, non. Je dois le livrer moi-même. Confidentialité oblige. »

Il se pencha vers moi et chuchota : « Je ne dirai rien si vous ne dites rien. »

Mon corps réagit à sa voix envoûtante et à son sourire en coin sexy à un point que je n'avais pas ressenti depuis des années. C'était terrifiant. J'essayai désespérément de penser à Alex pour m'éloigner de ces sensations dangereuses. Mais malgré tous mes efforts, j'étais comme perdue face à l'assurance de cet homme.

Après un moment, il tendit à nouveau sa main.

Voulant m'enfuir avant de faire une bêtise, je demandai : « Vous êtes sûr que je n'aurai pas de problèmes ? »

Il hocha le menton. « Certain. »

Je sortis le courrier de Mr. Rawlins du chariot, consciente que je faisais peut-être une énorme erreur. « Je tiens vraiment à ce job, je devrais le lui apporter en personne. »

L'homme remit ses mains dans ses poches, visiblement amusé. « C'est quoi votre nom ? »

Je fronçai les sourcils. « Pourquoi vous voulez savoir mon nom ? »

« Dites-le moi », insista-t-il, ce qui m'inquiéta encore plus.

Je serrai la pile de lettres contre ma poitrine. « Pour pouvoir me dénoncer quand j'aurai donné le courrier de Tate Rawlins à quelqu'un d'autre que Tate Rawlins ? »

Il eut un petit rire rauque qui me fit un effet étrange. « Merde. Vous faites bien votre boulot. Vous méritez peut-être une augmentation. »

J'en avais assez de ses jeux alors que mon gagne-pain était en jeu. Je demandai : « Il est où, son bureau ? »

Il désigna la porte qui menait à un secrétariat. « Juste devant vous. »

D'un air agacé, j'y allai pour déposer le courrier dans la bannette d'entrée, puis je revins brusquement vers mon chariot.

Il me fit un sourire moqueur. « Beau travail. »

J'ignorai le compliment, trop préoccupée par mes réactions bizarres d'aujourd'hui. « Je ferais mieux de continuer. »

J'étais déjà à mi-chemin dans le couloir quand il cria : « Bonne journée ! Oh, et j'adore l'accent, au fait. »

Je jetai un coup d'œil derrière moi et sursautai en voyant qu'il regardait mon cul. « Merci, c'est naturel. »

Il fit un clin d'œil, comme s'il en savait plus que moi. « Bon à savoir. »

Je fixai droit devant moi avant qu'il ne me voie rougir. J'avais des factures à payer et aucune envie de m'amuser avec cet homme plus longtemps.