Royal Fake : Une romance royale torride née d'un One-Night-Stand

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Résumé

10 millions de dollars pour jouer la fausse princesse pendant un an. Marché conclu – après tout, qu'est-ce qui pourrait mal tourner ? Eh bien, il s'avère que pas mal de choses. Après un One-Night-Stand avec un homme incroyablement sexy le jour de la Saint-Patrick, je me réveille dans sa chambre d'hôtel le lendemain matin. Lorsqu'il m'annonce qu'il est l'héritier d'un trône, je suis stupéfaite. Plus encore lorsqu'il me demande de devenir sa fausse princesse. Car si Liam veut hériter de la couronne, il doit être marié avant l'âge de 40 ans. Et le temps presse, car son anniversaire a lieu dans quelques mois. Il me propose donc la somme incroyable de 10 millions de dollars pour devenir sa femme et feindre d'être une princesse jusqu'à ce que sa succession au trône soit définitive. Au-delà de l'argent, Liam est charmant, magnifique et, surtout, excellent au lit. Quelle fille n'a jamais rêvé d'être une princesse ? J'accepte donc et quitte mon job dans la mode à New York. Mais la vie au sein d'une famille royale n'a rien d'un conte de fées. Personne ne doit découvrir l'existence de notre contrat, mais les gens sont méfiants, à commencer par ma monstrueuse belle-mère. Entre les paparazzi qui nous traquent et les autres intrigues familiales, ma vie devient lentement mais sûrement un cauchemar. Et comme si cela ne suffisait pas, j'ai des nausées matinales. Un test de grossesse plus tard, je sais qu'un petit prince ou une petite princesse grandit en moi... J'imagine que ce n'est pas le meilleur moment pour demander à Liam de rompre le contrat ?

Genre :
Romance
Auteur :
AmberStars
Statut :
Terminé
Chapitres :
31
Rating
5.0 2 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

Avery

J'avais attendu ce moment toute ma vie. J'avais été invitée à présenter ma collection à la Fashion Week de New York en juin. J'étais aussi sur le point de signer un contrat avec Nordstrom pour une ligne exclusive. Mes créations étaient exactement comme je le voulais : branchées, audacieuses et éthiques, le tout à un prix abordable. J'y étais enfin ! Je pensais que rien au monde ne pourrait surpasser ce sentiment. Mais tout a changé quand j'ai vu mon ex-colocataire et meilleure amie, Kylie. Elle est entrée à la soirée de charité avec son petit garçon et son séduisant mari, Alec le Milliardaire. Enfin, c’est comme ça que j’aimais l’appeler. J'adorais sortir ce surnom dès que j'étais avec lui parce qu'il détestait ça. Haha, c’était ma vengeance pour nous avoir piqué notre copine. Madison et moi, les deux colocs restantes dans notre loft de Manhattan, regrettions souvent notre belle troisième Mousquetaire, l'ancienne top-modèle.

C'était agréable de voir Kylie heureuse. Pourtant, son bonheur me rappelait une chose. Même si ma marque de mode décollait et que je me faisais enfin remarquer, ce n'était pas drôle d'être seule pour fêter ça. Bien sûr, j'avais plein d'amis. Mais ils ne rentraient pas avec moi le soir. Enfin, pour la plupart. J'avais fait quelques erreurs. Je n'étais pas du genre facile, mais j'avais fréquenté quelques beaux mecs ici et là. On se rencontrait, on devenait vite amis, et on finissait au lit. Et puis... plus rien. J'ai fini par comprendre la leçon quand mon « plan cul » a commencé à prendre trop de libertés. Il ne rentrait jamais chez lui. Il ne faisait jamais la vaisselle quand il traînait dans notre cuisine. Il passait ses journées en caleçon à boire de la bière. C’était comme si on avait sauté la romance, le mariage et la lune de miel. On était passés direct à la phase « je te déteste, mais je suis coincé avec toi ». Après avoir mis ce copain dehors, j'ai décidé d'arrêter de coucher avec mes potes.

Je n'avais pas beaucoup de temps pour les sites de rencontre. Et quand j'essayais, c'était souvent la catastrophe. Trouver un homme correct était presque aussi dur que de dégoter un bon appartement dans le Lower East Side. Si un mec avait toutes les qualités qu’on cherche chez un partenaire humain, il y avait déjà cent filles sur les rangs. Et il ne vous choisissait jamais. J'avais ma ligne de mode et c'était super. Mais un amant avec qui partager mon succès semblait me fuir comme la peste. Alors, quand j'ai vu Kylie arriver fièrement avec le petit Elijah dans une écharpe de portage que j'avais dessinée pour elle, j'étais à la fois ravie et furieuse. Mais je ne lui aurais jamais montré.

L'événement de ce soir était l'une de nos nombreuses soirées de gala pour Every Dream. C’est une fondation que nous avons créée pour aider les jeunes sans-abri ou en foyer à s'en sortir. Nous leur trouvons des mentors pour les aider à réaliser leurs rêves. La fondation tournait depuis plus d'un an et c'était un succès. Beaucoup de jeunes reprenaient leur vie en main. Certains trouvaient même des foyers et des familles. C’était un travail gratifiant. La fondation avait toujours été liée à ma marque de mode, Flower Street. Certains jeunes servaient de modèles, d'autres aidaient à la création. C'était une super collaboration et c'était le seul moment où je voyais Kylie. Cet événement-là était le mien. C’est moi qui avais décidé de l'organiser pour lancer ma nouvelle collection d'été. La palette de couleurs tournait autour du vert. Tout le monde portait donc une touche de vert, comme demandé sur l'invitation.

Kylie m'avait un peu laissée tomber pour l'organisation, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Elle venait de se marier et rentrait tout juste de voyage de noces. J'étais juste contente de la voir débarquer avec sa famille, tous en vert. Elle me manquait. Madison, ma coloc qui travaille à Wall Street, était tout aussi débordée. Elle n'était pas venue non plus. Au moins, je vivais avec elle, donc nous avions nos habitudes le week-end. La fête de la Saint-Patrick au Bar Dome battait son plein. Tout le gratin était là, y compris le Prince d'Irlande, ce qui me faisait rire. Depuis quand l'Irlande a-t-elle un prince ? Maralis Gutierrez, l'ancienne manager de Kylie et notre associée, avait tout arrangé. Apparemment, lui et sa bande étaient là, ainsi que d'autres célébrités. Je me suis félicitée moi-même d'avoir réussi cette soirée.

« Ave ! » a crié Kylie à l'autre bout de la pièce en agitant les bras. « Désolée pour le retard », s'est-elle excusée. Alec et Elijah ne la lâchaient pas d'une semelle. Alec lui tenait le bras et Elijah était dans son écharpe. « Elijah m'a vomi dessus juste en arrivant. On a dû retourner à la voiture pour me changer. »

Elle a ouvert les bras et nous nous sommes fait un gros câlin. Le petit Elijah dormait paisiblement, coincé entre nous deux.

« Pauvre petit bonhomme, j'espère qu'il va mieux. » J'ai passé doucement ma main sur ses cheveux tout fins.

« Il va bien, il mange juste trop vite, ce petit coquin. Pour un bébé qui ne voulait pas manger au début, il est devenu sacrément gourmand », a-t-elle rigolé.

« Je confirme », a ajouté Alec avec un regard protecteur.

C'était ma meilleure amie, donc je ne voulais pas être dégoûtée par ce spectacle de perfection familiale. Mais honnêtement... j'avais grave envie de vomir.

« Il devient tellement grand. C’était une toute petite crevette avant. » Elijah avait beaucoup grandi depuis sa naissance prématurée. « On dirait qu'il a pris dix centimètres depuis mercredi. » Je savais que Kylie adorait parler du bébé. J'en parlais donc toujours en premier pour qu'elle passe ensuite à d'autres sujets.

« Haha, pas tant que ça ! Mais je parie qu'il sera aussi grand et beau que son père un jour. » Elle a lancé un regard amoureux à Alec et mon estomac a fait un nouveau bond.

Elle n'avait pas toujours été aussi fleur bleue. Avant, elle s'était créé une image de fêtarde pour les médias. Elle avait même été l'une des personnes les plus célèbres au monde. Puis elle s'est mariée le mois dernier et a commencé à se retirer de la scène. Elle a arrêté le mannequinat pour s'occuper de sa famille et de notre fondation. Je l'avais vue grandir sous mes yeux. On se connaissait depuis le collège. Elle était devenue une femme mariée, une mère et une femme d'affaires redoutable. Moi, j'étais restée la même : un peu provocante, le rire facile, et la colère encore plus rapide. J'avais fait un test ADN et j'avais découvert que j'étais irlandaise à un huitième. Depuis, je mettais mon sale caractère sur le compte de mes racines irlandaises. C’est d’ailleurs pour ça que j’organisais cet événement caritatif au Bar Dome de l’hôtel Four Seasons le jour de la Saint-Patrick. C’était pour honorer le saint patron de mes ancêtres.

« Qui sait ? » J'en avais déjà marre de parler du bébé. « Bon, tout est prêt. Le défilé commence dans une heure. La bière verte est offerte par la maison et le dîner sera servi bientôt... »

« Dis donc, tu as vraiment mis le paquet sur le côté irlandais. » Kylie a fait un grand sourire. Je savais qu'elle me taquinait, mais je m'en fichais.

« Eh bien, tu sais, puisque je suis irlandaise, c'est un peu ma fête aujourd'hui », ai-je crâné.

Kylie a éclaté de rire. « C'est ça, ton minuscule pourcentage sur ton test ADN », s'est-elle moquée.

« Oui, les Irlandais sont mon peuple, ma tribu », ai-je répondu en bombant le torse. « C'est mon jour de fête. »

Alec m'a lancé un de ses regards à la fois sexy et agaçant. « Tu ne peux pas être irlandaise à un huitième et t'approprier tout le pays et ses traditions », a-t-il dit d'un ton de reproche. « C'est ce qu'on appelle de l'appropriation culturelle. Tu devrais au moins visiter le pays avant de t’en réclamer. » Il a ri.

Entre Alec et moi, c'était un peu « je t'aime, moi non plus ». Je l'appréciais surtout pour Kylie. Mais par moments, je ne supportais pas son côté dominant. J'avais un tempérament de feu et il arrivait à me faire sortir de mes gonds. Comme il était maintenant une sorte de beau-frère, on passait notre temps à se chamailler comme si on se détestait.

« Pas besoin d'y aller pour être irlandaise. Allô ! Le sang, c'est plus fort que tout. » Je lui ai lancé un regard noir.

« Allez vous deux, on se calme ! » Kylie a agité le bras comme un drapeau blanc tout en berçant doucement Elijah dans son écharpe.

« Eh bien, Kylie, ton mari ne connaît visiblement rien à l'Irlande. Vous voulez une Guinness verte ? C'est offert », ai-je demandé, tout en sachant que Kylie dirait non.

« J'allaite encore. Chéri ? » Elle a regardé Alec.

« Je vais prendre quelque chose au bar. Vous voulez sûrement un peu de temps pour papoter toutes les deux », a-t-il dit avant de s'éloigner.

Ça m'a fait plaisir. C'était rare d'avoir quelques minutes rien qu'avec elle. Au bureau, on ne parlait que de boulot. Alors j'ai attaqué direct.

« Alors, c'était comment, ce voyage de noces ? »

« C'était incroyable. Bali est magnifique et les gens sont adorables. Je te le recommande vraiment. » Elle avait l'air de planer complètement. Ça m'a un peu agacée. C’était ma meilleure amie et maintenant elle rêvait de terres exotiques et sûrement de nuits torrides avec son beau milliardaire de mari.

« Vous êtes sortis de la chambre, parfois ? » ai-je demandé avec un petit sourire moqueur.

« Mais oui ! » s'est-elle défendue. « Une fois ou deux », a-t-elle murmuré en rigolant pour ne pas réveiller le bébé.

« Quelle chance », ai-je dit.

Elle a senti une pointe d'envie dans ma voix. « Tu trouveras ton homme, je te le promets. Je ne cherchais pas quand j'ai trouvé Alec. En fait, je faisais tout pour ne pas tomber sur lui. Ça t'arrivera aussi. » Elle s'est penchée pour me faire un gros câlin. « Où est Maddy ? Je ne la vois pas. »

« Elle travaille tard », ai-je grogné.

« Oh, c'est le premier événement qu'elle rate », a noté Kylie, surprise.

La vérité, c'est que les Trois Mousquetaires, comme on s'appelait avant, étaient en train de grandir et de s'éloigner. Moi, je n'avais aucune envie de devenir adulte. Je voyais Madison et Kylie devenir des femmes sophistiquées. Je me suis juré de garder mon côté gamin et décalé jusqu'à la fin. Je ne voulais pas d'un mari milliardaire autoritaire ni d'un boulot de bureau stressant. J'aimais ma liberté de créatrice de mode. Je travaillais dur, certes, mais je n'étais pas enfermée dans un bureau ou enchaînée à un homme.

« Ouais, c'est nul. »

Juste au moment où j'allais commencer à m'apitoyer sur mon sort, j'ai entendu un grand vacarme derrière moi. Une table de cinq ou six hommes riaient fort en trinquant avec des Guinness vertes. Ils portaient tous du vert comme demandé. Ils étaient donc là pour la fondation, mais ils ne parlaient pas anglais. Ça ressemblait à de l'écossais ou de l'irlandais, ce qui était logique vu le jour, mais je ne comprenais rien à ce qu'ils disaient.

« Dis donc, ils s'amusent bien, eux », a remarqué Kylie.

« Je me demande quelle langue ils parlent. » J'ai tendu l'oreille malgré leurs éclats de rire.

« Je crois que c'est du gaélique », a proposé Kylie.

« Probablement. Le Prince d'Irlande est là ce soir. » Je n'ai pas pu m'empêcher de rire. « Je l'ai rencontré. C'est le monsieur plus âgé là-bas dans le coin, avec son entourage. Il a quand même donné cent mille dollars à la fondation. Qui suis-je pour dire que l'Irlande n'a pas de vraie monarchie ? »

« Je suis sûre qu'ils ont un très joli petit royaume là-bas », a plaisanté Kylie alors qu'Alec revenait avec une eau pétillante pour elle et un grand verre de scotch pour lui.

« Maralis vient de me dire que tu as une interview dans cinq minutes près de la fontaine. » Il a posé amoureusement sa main sur sa taille. J'ai fait de mon mieux pour ne pas grimacer.

« Oui, c'est pour un petit article dans Vogue. Rien de bien méchant, j'ai déjà fait ma partie », ai-je avoué, en me rappelant que Maralis avait prévu de la publicité pour l'événement.

« Pas de souci. On se retrouve plus tard, Avery. » Sur ces mots, Alec a escorté Kylie vers les caméras et je me suis retrouvée seule.

En fait, je me sentais seule même quand j'étais avec elle. J'avais le choix : soit je m'apitoyais sur moi-même, soit je buvais plus que de raison en flirtant avec des inconnus, soit je tentais le tout pour le tout en allant voir cette table de beaux mecs qui parlaient comme des extraterrestres. Ils commandaient déjà une autre tournée et ils avaient l'air de s'éclater. C'était ma fête après tout, alors pourquoi ne pas aller faire connaissance ?