THE RED BOX

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Résumé

🌶️ Suite à une trahison brutale, Kayla est consumée par la rage. Elle ne sait pas encore comment l’assouvir… jusqu’au jour où elle pousse les portes du Red Box. Une rencontre y fait naître en elle quelque chose de nouveau. D’inattendu. D’incontrôlable. 🖤

Statut :
En cours
Chapitres :
1
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

Ça faisait trois semaines que j’étais arrivée à Barcelone. J’avais quitté la France en apprenant que mon mec m’avait trompée avec ma meilleure amie. « Classique », me direz-vous, je suis bien d’accord, mais pourtant celle-là je ne l’avais pas vue venir. Ma « meilleure amie » m’avait affirmé ne pas pouvoir le voir, tout ça pendant quatre ans. Et lui, ce con, la trouvait trop « superficielle ». Mon cul, oui. Comment ai-je appris la nouvelle ? Simplement le jour où elle m’a annoncé qu’elle était enceinte. J’étais tellement heureuse pour elle même si je me demandais depuis quand elle avait quelqu’un, mais lorsque j’ai vu ses larmes couler, j’ai vite compris que quelque chose n’allait pas, et là l’autre con est arrivé pour tout m’expliquer :

« Les choses sont allées très vite, Kayla. » Je vous passe les détails. Ils sont juste partis tous les deux, ont vite emménagé ensemble dans son appartement à elle pour accueillir leur nouvelle vie à bientôt trois. J’avais donc pris la décision de tout plaquer et de partir là où je ne les reverrais plus jamais et de m’éloigner de ce qui était toxique en France, pratiquement tout à vrai dire. L’Espagne m’attirait depuis longtemps, je me suis toujours sentie libre ici. J’adorais le côté latino, les ambiances festives, la vie dehors, tout avait l’air plus facile ici. Enfin presque…

En arrivant à Barcelone, j’ai dû trouver du travail rapidement, même si j’avais économisé un peu, il me fallait de quoi vivre et il fallait que je reprenne une vie sociale. De surcroît je ne voulais pas taper dans mes économies, j’avais travaillé trop dur pour avoir cette petite somme plus que méritée. J’avais eu mon lot de consolation en arrivant à Barcelone : ma voiture avait lâché ; ce qui était à prévoir vu son état, et le premier studio que j’avais trouvé était dans un état pitoyable. L’eau qui y coulait avait une couleur plus que douteuse au fur et à mesure que j’y séjournais, sans compter la gardienne qui n’avait pas l’air très nette. Heureusement pour moi, l’univers a eu pitié de moi.

Un jour, en prenant un café dans un bar, j’ai rencontré Tiffany, une Franco-Espagnole.

Voyant que je galérais à dire au serveur que j’avais oublié mon portefeuille au boulot, elle est arrivée pour le lui expliquer et m’a payé mon café. Nous avons commencé à discuter autour d’un autre café, puis est vite arrivée l’heure de l’apéro. Du café, nous sommes passés au mojito, fumant clope sur clope. Nous nous sommes très vite entendus. En l’espace d’une journée, je lui avais tout raconté :

-Non mais t’es sérieuse? Ta meilleure amie et ton mec ?

-Ouais, et le pire c’est qu’ils attendent un enfant, lui dis-je en tirant une latte sur ma clope.

-Oh putain les enfoirés! Mais attends, c’est pas tout, continuai-je, il m’a toujours dit qu’il ne voulait pas d’enfants, qu’il était trop jeune pour ça, blablabla… Imita-je mon ex, en levant les yeux au ciel.

-Quel connard, rétorqua Tiff en levant la main pour intercepter le serveur. ¡Dos mojitos, porfa!

Le serveur nous ramena nos boissons puis nous trinquâmes à nos deux personnages détestés en levant nos majeurs en l’air

-À la santé de ces deux cons ! Que leurs vies soient pourries ! Cria Tiff!

Nous explosâmes de rire puis Tiff ajouta :

-Tu sais quoi ? Quitte ton studio miteux et viens habiter chez moi, ma coloc est partie la semaine dernière !

-Non Tiff, je peux pas habiter chez toi comme ça, j’ai même pas posé de préavis, lui répondis-je. Qu’est-ce que t’en as foutre? Vu l’état de ta gardienne, elle va pas s’en apercevoir. T’as pas dû emporter toute ta vie non plus.

Elle avait raison, j’avais vendu tout ce que j’avais et j’étais partie avec juste une valise. Je voulais recommencer à zéro, même mon style vestimentaire avait le droit à un reset.

-Bon ok, alors laisse-moi régler la note pour te remercier.

Et d’une main levée, j’interpellai le serveur et lui demandai dans mon espagnol peu convaincant « la cuenta, por favor ! » puis je réglai l’ensemble de la note.

Vingt-quatre heures après, je me retrouvai chez ma nouvelle meilleure amie. Son appartement était incroyablement joli, elle avait beaucoup de goût, ce qui ne m’étonnait pas vu ce qu’elle dégageait. Elle était blonde, élancée, et elle avait une poitrine scandaleusement pulpeuse. Tout l’inverse de moi, quoi. Du haut de mes 1,57 m je ne lui arrivais pas à la cheville.

-Ce soir on sort Stones, t’as intérêt à te mettre en bombe ! m’ordonna ma colocataire de la salle de bain.

Je sentais son parfum jusque dans la cuisine alors que moi j’étais en short pyjama et débardeur blanc à petits cœurs en train de me réchauffer des mac’n’cheese déjà préparés de la veille. Je savais que je n’avais pas trop le choix que de l’accompagner, mais je n’avais pas envie de sortir et de voir trop de monde. Ma rupture me donnait des envies de meurtres à chaque fois que je voyais des couples s’embrasser. J’en voulais à la terre entière. Mais Tiffany ne méritait pas que je lui dise non, et puis ça faisait bien longtemps que j’étais pas sortie et j’avais besoin de lâcher prise. D’autant plus que j’étais off le lendemain après deux semaines non-stop.

-Je vais te présenter à mes amies, elles sont françaises aussi. Tu vas les adorer et en plus elles veulent te rencontrer! ajouta Tiff en sortant la tête de la salle de bain.

Oui youpi, encore plus de monde à rencontrer.

-Ok mais le truc c’est que j’ai rien à me mettre et j..

-J’ai ce qu’il te faut, bouge pas, je te l’emmène, me coupa la blonde.

Et en un éclair elle m’apporta une robe noire en satin qu’elle me déposa tel un cadeau des dieux dans mes mains.

-ALLÉ! Vas-y, passe-la, elle ne me va plus, ma poitrine ne passe pas et elle m’arrive ras-du-cul, ajouta-t-elle.

Oui, pour les seins je comprends mais je crois pas que le reste te dérange..

Je levai les yeux au ciel en me dirigeant vers ma nouvelle chambre d’un pas nonchalant, puis enfilai ma nouvelle robe puis m’examinai dans le miroir.

Eh bah dis donc, quel cul tu as là-dedans ! Alors ça, c’est de la robe! Mais c’est peut-être un peu trop…

Je me redirigeai vers le salon dans lequel Tiff m’attendait excitée comme une gamine en tapant dans ses mains. Elle était déjà prête, elle avait enfilé une robe rouge incroyablement scandaleuse mais elle la portait comme un gant, même si j’avais l’impression que sa poitrine allait se faire la malle au fur et à mesure qu’elle sautait.

Quelle vue, je suis un peu gênée là..

—¡Oh Dios mío! Mais qu’est-ce que t’as foutu, Stones ? se précipita Tiff vers moi d’un pas décidé.

Je rougis subitement morte de honte, persuadée qu’en effet c’était pas ce qu’il me fallait, puis baissai les yeux, frustrée. Tiff explosa de rire, et je relevai la tête, surprise de son attitude, puis elle me dit en se reprenant de rire :

-Ma puce, on ne met pas un soutif avec une robe comme ça ! Enlève-moi ça tout de suite!

Je soupirai, rassurée en premier, mais ensuite je l’implorai du regard.

-Non je peux pas, si je pointe ça va se voir, et j’ai pas des seins comme toi!

Ma poitrine n’avait rien à voir avec la sienne, la mienne n’était pas aussi pulpeuse. Pas inexistante, mais elle n’était pas non plus ultraprésente. Ce qui me fit penser à mon ex puis à sa salope de copine. « J’adore tes petits seins, ils sont divins mon cœur ». Les paroles de Marco résonnèrent dans mon corps entier, me rappelant qu’il m’avait quittée pour Cassia, qui elle avait aussi une poitrine généreuse. Encore des mensonges que j’avais crus. Ma blonde sortit de mes pensées, prit mon menton et le leva vers elle puis me chuchota d’un air délicat et amical :

-Tu es à Barcelone, chérie, ici tu ne vas choquer personne, alors éclate-toi, tu es magnifique.

Elle me rassure juste, elle est gentille… Ça fait du bien quand même.

Je me débarrassai de mon soutien-gorge et le jetai sur le canapé d’un air victorieux mais les yeux brillants malgré tout. J’esquissai un sourire doux à mon amie puis retournai à ma chambre pour finir de me préparer. Je décidai de laisser mes cheveux noirs détachés, de me mettre un petit trait de liner avec un peu de mascara et seulement un peu de rose aux joues. Je n’aimais pas l’idée de trop me maquiller. Je préférais voir ma peau mate sans trop d’artifice, la seule chose que j’acceptais jolie de mon corps. Je mis mes seuls talons que j’avais, une paire de sandales à talons noirs, et je rejoignis Tiff dans le salon qui me regarda de haut en bas puis elle me sourit avant de prendre ma main.

-Allez, on y va, beauté.

Je me regardai une dernière fois dans le miroir du salon pour m’examiner, finalement je n’étais pas si mal ce soir, mais je sentais une certaine crainte de me montrer comme ça ce soir aux yeux du monde. J’avais tellement peur d’être jugée. « Elle est petite », « elle a pas beaucoup de seins »…

Allez, ça va aller…