Cherwilton

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Résumé

Déçue par l'amour. Comme la plupart des gens de ma génération. Étudiante en Arts, dans un quartier où la nuit avale les rêves. Je suis devenue une paria. Une cible. Une mission. Je ne sais rien de lui. Ni son nom. Ni d'où il vient. Mais il m'a entraîné dans une guerre sans règles. Une guerre de cartels, sans foi ni loi, sans pitié. Et maintenant... je dois rester forte. Résister. Survivre. Est-ce que je pourrais le sauver ? Ou me sauver de lui ? Mais comment lui résister... Quand c'est votre professeur ?

Genre :
Romance
Auteur :
shana_lotoi
Statut :
Terminé
Chapitres :
48
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Prologue Eretria

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas rendu chez mes parents. J’ai dû quitter cette ville afin de pouvoir finaliser mes études dans les arts. Depuis toute petite, je dessine et j’aime les tableaux même si mes parents me répétaient que cela n’était qu’un simple « passe-temps », j’en ai toujours pensé autrement.Je suis donc partie de chez moi à la sortie de mon bac général pour pouvoir continuer mes études en faculté d’histoire de l’art à Etiltone. Mais j’ai compris très vite qu’il ne fallait que je ne compte que sur une seule personne : moi.

En primaire, j’étais déjà différente des autres, on me mettait à l’écart pour je ne sait quelle raison et aujourd’hui ça a changé, enfin du moins j’essaie que cela change…

J’ai quelques amis à la fac, mais rien d’extraordinaire, on traîne juste ensemble dans les couloirs, à vrai dire mes vrais amis ont choisi des filières différentes de moi. Quand nous étions au lycée, nous ne nous rendions pas encore compte que nous allions tous nous retrouver séparés, Elisa, Tommy, Romy et moi, Eretria.

Nous étions devenus amis rapidement quelque temps après mon arrivée au lycée, alors que des filles de ma classe m’avaient emmenée aux toilettes de force pour m’humilier. Elles m’avaient trimbalée dans les couloirs, car un des copains de l’une d’entre elles était venu m’adresser la parole. Comme si c’était ma faute.Comme si j’en avais quelque chose à faire. Alors qu’elles commençaient à entraîner ma tête vers les toilettes, les filles sont alors rentrées et m’ont défendue, depuis ce jour, nous ne nous sommes plus quittés. Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie importante pour quelqu’un.

Importante...

J’ai alors rencontré Tommy grâce à ma mère lorsqu’elle s’est remariée avec son père. Nous sommes alors devenus demi-frère et sœur, bien qu’au début cela avait été compliqué, mais il traînait avec Elisa et Romy. J’ai donc appris à le connaître et nous sommes devenus très proches. Parfois, les soirs, quand on rentrait chez nous, on avait l’habitude d’aller s’installer dans sa chambre et de faire un petit débriefe de tout ce qui s’était passé dans la journée.On rigolait beaucoup, lui et moi, et ces petits moments passés entre nous nous avaient rapprochés. J’ai même pu en apprendre énormément sur sa vie amoureuse.Tommy, d’apparence assez mystérieux et grand, n’était en fait qu’au fond de lui un petit chou qui ne demandait qu’à être aimé.À être aimé par Elisa. Je ne sais pas si au fond elle est au courant que Tommy en pinçait pour elle. Moi-même, au début, j’avais des doutes, mais dès que lui et moi, nous en avions discuté, j’ai directement remarqué les petits regards qu’ils se lançaient.Tout ça en cachette !

Tommy avait un excellent goût en matière de femme. Elisa était grande, brune avec ses magnifiques yeux verts, une femme resplendissante ! Tout comme Romy, qui, elle, était petite, blonde aux yeux marron, mais tout aussi jolie. Moi comparée à eux, je ne leur ressemblais pas vraiment. J’étais plutôt moyenne avec des formes et avec des cheveux châtains aux yeux bleus... J’aurais aimé être brune aux yeux bleus, mais que voulez-vous, l’humain a beau tout avoir, il demeure insatisfait.C’est comme cela et ça a toujours été le cas.

17h15 à Etiltone.

Je suis enfin arrivée chez mes parents, la route a été longue, très longue. Je suis extrêmement fatiguée, je n’ai qu’une hâte : pouvoir revoir ma mère et surtout j’ai l’espoir que Tommy vienne me rendre une petite visite. Depuis qu’il a pris son appartement, je ne le vois plus et il me manque tellement... Lui et nos petits moments où l’on se retrouvait en tête-à-tête...Je sors de la voiture en voyant que je suis là depuis à peu près cinq minutes à penser dans le vide.

En sortant, je vois alors les petites lumières du salon éclairer en dehors de la maison. Je sors enfin ma valise qui contient mes effets personnels.En arrivant devant l’entrée de la maison, j’hésite à rentrer ayant peur de déranger, même si c’est ma mère qui m’a invité à la maison pour fêter Noël. J’ai toujours cette crainte d’être seule avec eux.Je pousse alors un soupir en tapant à la porte de cette bâtisse. En attendant que quelqu’un m’ouvre, des souvenirs me reviennent alors en tête.

Erétria 7ans

— MAMAN, REGARDE CE QUE J’AI TROUVÉ ! J’accourus alors vers ma mère en lui montrant le petit escargot que je tenais en main.

— DE GRÂCE, JE N’AI PAS LE TEMPS, VA JOUER AILLEURS ! D’un regard furtif, elle me lança alors un regard noir, ce regard que j’avais trop l’habitude de voir.

— Mais maman... je voulais juste te montrer ce que j’avais trouvé...Je retiens alors une larme voyant que ma mère s’en fichait de ce que je lui montrais, et ce, depuis la mort de mon père. Je comprenais que cela était compliqué pour elle et mais pour moi aussi…

— Maman, je comprends que c’est dur pour toi, mais pour m…

— OUI, BIEN SÛR, ALLEZ RAMÈNE TOUT À TOI. J’AURAIS PRÉFÉRÉ NE JAMAIS T’AVOIR, C’EST DE TA FAUTE S’IL EST MORT DE TOUTE FAÇON ! Elle lança alors ses papiers sur la table, me regardant méchamment.

Ma faute...

Sans que je ne comprenne ce qu’il se passa, elle se leva et m’attrapa alors le bras, serrant alors son étreinte autour de mon bras, ce qui me faisait mal. Elle m’emmena alors vers la porte de ma chambre, me forçant à y rentrer. Une fois fait, elle ferma la porte à double tour.

— Maman ?... T’es là ? Il fait tout noir, j’ai peur... Maman.

17h56 à Etiltone

J’attends depuis plusieurs minutes maintenant, alors que j’entends ma mère dire à son époux de m’ouvrir et qu’elle finit de se préparer. La porte s’ouvre alors quelques instants après, précipitamment.

Mon beau-père se jette alors dans mes bras, m’enlaçant alors longuement, une proximité assez chaleureuse essaie depuis plusieurs années dit instaurer. Même s’il essaie de se montrer paternel envers moi, son geste me fit tendre comme à chaque fois qu’un homme quelconque me prend dans ses bras.

— Erétria ! Je suis tellement content que tu as pu venir, j’espère ne pas trop t’avoir fait attendre. Dis ? Je suis vraiment désolé, tu sais comment est ta mère lorsque tout n’est pas prêt…

— Oui, en effet, n’aie aucune crainte, je sais comment elle peut être stressante... Je le repousse alors légèrement tout en lui adressant un sourire qu’il me rendit alors aussitôt.

Il me fit alors rentrer à l’intérieur et m’emmena alors dans la chambre où j’avais grandi pour que je puisse enfin déposer mes affaires. Ma chambre n’avait absolument pas changé depuis que j’avais quitté la maison.Une fois que j’eus déposé mes affaires, j’ai rejoint Luc dans le salon pour pouvoir attendre ma mère qui finissait de se préparer. Pendant ce temps, Luc me racontait des anecdotes, il parlait tellement que mes oreilles sifflaient. Mais malgré tout, une information attisa ma curiosité. Ma mère et lui avaient quelque chose d’important à m’annoncer, mais quoi ? Une porte claqua, attira mon attention. C’était ma mère, elle m’adressa un sourire presque réel que je lui rendis. Je n’ai jamais été réellement proche d’elle. Pendant plus d’une heure, nous discutions de tout et de rien.

— D’ailleurs, hum, Erétria, il fallait que l’on t’annonce quelque chose d’important Luc et moi.

— Je t’écoute, qui a-t-il ? Je pose alors un regard sur mes parents.

— Eh bien, je pense que ça serait plus judicieux que ce soit ta mère qui te l’annonce. Luc tenait un regard fuyant à mon égard.

— Donc, comme je te le disais, nous avons quelque chose à t’annoncer, c’est plutôt délicat à dire, mais je suis enceinte, enceinte d’une petite fille. Reprit ma mère tout en posant une main sur son ventre.La surprise me prit de court, comment devrai-je réagir ? J’ai toujours été fille unique.

— Oh, et bien, je suis contente pour vous... Malgré le fait que j’essaie d’être enthousiaste, j’étais touchée, que l’on ne me l’annonce que maintenant.

Serai-je une bonne sœur ? Serai-je à la hauteur ?