Psyborg - Volume 1 : Le soldat légendaire

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Résumé

Ancien soldat dont la réputation n'a d'égal que sa désinvolture, Djagann mène une vie de mercenaire à l'écart de la guerre qui ravage le continent. Son quotidien se retrouve bouleversé lorsque l'armée le retrouve et lui confie une ultime mission : intégrer une unité d'élite et escorter une mystérieuse jeune fille en territoire ennemi. Mais alors qu'il découvre que la jeune fille est porteuse d'un secret qui pourrait changer le monde, ce retour sur le champ de bataille l'oblige à affronter non seulement un ennemi implacable, mais aussi les démons qu'il croyait avoir laissé derrière lui.

Genre :
Action/Scifi
Auteur :
Maskoon
Statut :
En cours
Chapitres :
10
Rating
n/a
Classification par âge :
16+

Prologue : Le mythe du soldat légendaire

Bonjour/Bonsoir à tous, et merci d’avoir cliqué sur ce lien !

L’histoire que vous vous apprêtez à lire est le premier volume d’une saga que j’ai imaginé pendant mon adolescence. J’ai mis beaucoup de temps avant de prendre mon courage à deux mains pour oser la publier, et surtout prendre le temps de la rédiger de la manière la plus professionnelle que ma modeste plume me le permet. A l’heure où j’écris ces lignes et pour quelqu’un qui écrit son premier roman, je suis on ne peut plus fier du résultat qu’ont donné ces derniers mois de travail.

Parce que j’ai fort conscience que je ne serais pas parvenu à un rendu aussi qualitatif seul, j’aimerais consacrer les prochaines lignes aux personnes qui m’ont accompagné dans ce projet.

Je remercie Alain Teulié et l’école Les Mots qui m’ont accompagné tout au long de la rédaction de ma V1. La bienveillance et l’expérience en tant qu’auteur d’Alain m’ont permis de prendre confiance en mon texte tout en me faisant remarquer les points sur lesquelles je me devais de travailler et de m’améliorer.

Je remercie Marion Febrillot, bêta-lectrice et fondatrice de l’entreprise Plume à Comm’. Son œil aguerri m’a permis d’améliorer la qualité de mes écrits en mettant le doigt sur de nombreuses répétitions, fautes, tournures de phrases alambiquées que je n’étais même plus capable de voir malgré mes nombreuses relectures. Son sens du détail m’a également donné la chance d’améliorer certains passages qui méritaient d’être approfondies et/ou qui manquaient de clarté.

Je remercie AbdouSeido, l’illustrateur qui s’est chargé de ma couverture. Il a parfaitement su retranscrire le besoin que j’ai exprimé, ce pourquoi je ne peux que lui souhaiter une belle et longue carrière dans le monde du dessin.

Je remercie graphrunner49, mon partenaire depuis quelques semaines et qui le restera ces prochains mois jusqu’au point final de cette histoire.Il n’est ni plus ni moins que le réalisateur des illustrations que vous trouverez au sein de chaque chapitre. C’est un réel plaisir de travailler sur ce projet avec quelqu’un aussi talentueux et professionnel.

Enfin, je vous remercie vous, qui lisez ces lignes. Merci de lire cette histoire qui m’est particulièrement chère, ce rêve d’enfant. Merci de tout cœur pour le temps que vous m’accordez, pour vos retours positifs comme négatifs, pour votre confiance et votre enthousiasme.

Un nouveau chapitre sera disponible chaque dimanche aux alentours de 20h.

Si vous souhaitez ne louper aucune communication de ma part, je vous invite à me suivre sur instagram : https://www.instagram.com/maskoon_al/




Si seulement les cours d’histoire de l’école militaire avaient été plus captivants… J’aurais pu vous donner une idée précise du contexte dans lequel va se dérouler cette histoire. Malheureusement pour vous, j’étais bien plus attentif au décolleté de ma voisine de table qu’aux interminables tirades de notre professeur, aux vertus d’un somnifère. Une chose, en revanche, parvenait à me fasciner : le soir venu, quand les instructeurs étaient partis, on se racontait entre camarades les légendes nées sur le champ de bataille. Désolé les gars, mais vous allez devoir vous contenter d’une fable inventée par les cancres de la classe.

Cela faisait si longtemps que la République de Luvnel et l’Empire de Gar Morhen se foutaient sur la gueule, que ma génération évoquait davantage la guerre comme un héritage plutôt qu’un réel choix dicté par nos convictions. La raison de ce conflit : eh bien… disons que, quand le pays est à sec, il devient assez vite intéressé par le jardin du voisin. Ce pourquoi notre si belle République s’est mise en tête de conquérir de nouveaux territoires riches en énergie Nova.

Les lignes garoises, elles, tentaient tant bien que mal de nous résister. Mais lorsque les coups de feu cessaient, ne restaient debout que des silhouettes de métal. Imaginez la tête du premier Garois dont le char fut tranché net par l’épée d’un cyborg Luvien. Ou celle de l’homme qui vida son chargeur, sans que ses balles ne parviennent à marquer leur peau synthétique. Si aujourd’hui, les hommes d’acier sont une norme aussi banalisée que le fait de cacher un pétard sous le manteau, l’exclusivité dont bénéficiait la République en ces temps lui avait permis d’écraser toute résistance.

Mais un jour, tout changea.

Comme à l’accoutumée, Luvnel fêtait avec excès l’une de ses victoires sur un Empire au bord de la reddition. Les rires et les verres trinqués couvraient des pas de danses ma foi folkloriques. Quelqu’un chantait faux. Quant à la logique, elle avait été noyée sous une absurde quantité de rhum exotique.

Soudain, le plus agité d’entre eux grimpa sur un tonneau, puis s’immobilisa, son verre penché laissant filer le breuvage entre ses doigts. On crut d’abord, amusés, que soit le foie de l’ivrogne était en train de passer l’arme à gauche, soit qu’il prenait une pause dramatique dans le but d’impressionner la galerie.

La vérité était toute autre.

Sans prévenir, son corps tomba, l’odeur âcre de l’alcool se mélangeant à celle du sang qui peignit la terre grise. Pendant une seconde, personne ne bougea. Un rire nerveux s’échappa parmi la foule.

— Qu’est-ce que…

La phrase ne s’acheva jamais. Avant même qu’ils ne puissent réagir, quelque chose passa derrière eux, trop vite pour être vu. Une morsure glacée traversa ensuite la nuque de quelques témoins de la scène, imposant leur silence. L’un d’entre eux porta sa main à son cou. Il y découvrit une sensation liquide, une chaleur croissante. Ce n’était donc pas un frisson, mais la marque rouge d’une lame sur le point de faire tomber leurs têtes.

Les épargnés, d’abord sous le choc, restèrent figés devant les dépouilles. Certains croyaient avoir vu une ombre, quand d’aucuns parlaient d’un monstre. Ainsi, la silhouette silencieuse traversa de nouveau la foule en panique. Pas en courant. Pas en frappant. En passant. Les Luviens réalisèrent alors que là où elle allait, d’autres succombaient.

Puis tout s’accéléra.

Ils tournèrent leurs têtes aux rythmes des cris d’agonie, hurlèrent des ordres incohérents. Bientôt, une nuée de cadavres tapissait le sol. Ceux encore rescapés avancèrent d’un pas, puis d’un autre, bien trop lentement. Jusqu’à ce qu’ils se retrouvent devant un homme au masque de fer.

Ce mystérieux guerrier ne portait aucun insigne. Aucun uniforme. Juste une longue cape grise imbibée du sang de ses victimes, laissant dépasser une lame usée par les combats. Par instinct, les derniers survivants dégainèrent leurs armes. Mais lorsque l’individu se mit en garde, plus personne n’osa lever la sienne.

Sans un mot, le guerrier solitaire prit la vie de toute une compagnie cette nuit-là. Ce qui venait de se dérouler n’était pas un combat. Juste une exécution.

Quelques-uns parvinrent à se cacher, évitant la course macabre qu’il avait entamée. D’un œil terrifié, ils ne purent qu’observer le bourreau contempler son œuvre, le regard jauni, presque las, rappelant celui d’une bête sauvage qui n’était pas rassasiée. Il quitta ensuite les lieux du massacre, piétinant les corps inertes de ses victimes.

Le début d’une longue chasse à l’homme ne faisait que commencer.

C’est ainsi que naquit le mythe de Dansker, le héros qui avait effacé de l’Empire toute trace de l’oppression luvienne, ou le plus grand assassin de notre époque, selon le point de vue. Au début, sa légende n’était qu’une simple superstition de comptoir. Le genre qu’on se raconte entre deux verres pour se donner les chocottes. Après tout, ceux qui s’étaient approchés assez près de lui pour attester de la réalité n’étaient plus de ce monde. Mais les évènements s’enchainaient, se répétaient, se ressemblaient : une bataille perdue d’avance, dont le sort a basculé lorsqu’une fine-lame à la longue chevelure noire apparut. Un cyborg réputé invincible, tombé face à un homme qui n’arborait aucune des couleurs des deux nations.

Malgré tous ces récits, nul ne s’entendit sur sa véritable identité, ni même sur ses réelles motivations. Un noble masqué ? Un esprit vengeur ? Une simple lame égarée ? Peu importe. Cela ne l’empêcha point d’exécuter une à une les plus éminentes figures de la République, et d’anéantir de fait sa suprématie.

Pourtant, lorsque la guerre ouverte prit fin, une rumeur permettait aux Luviens de garder espoir : celle d’un redoutable combattant qui aurait réussi à rivaliser avec le héros de Gar Morhen. Cet exploit lui aurait valu mille louanges. Néanmoins, il disparut du jour au lendemain, sans laisser de traces. Ce fameux challenger, que l’on décrit comme beau gosse, charismatique et élégant — du moins, ce sont les versions que je préfère — n’a laissé derrière lui qu’un souvenir flou. La réminiscence d’un duel dont personne ne s’accorde sur l’issue. Moi, en tout cas, je sais très bien ce qu’il s’est passé, puisque l’individu dont on parle n’est autre que votre cher narrateur.

Cela fait maintenant six ans que j’ai quitté l’armée. Six longues années durant lesquelles j’ai décidé de tourner la page. Mais tandis que les jours défilaient, mon sabre n’avait plus que pour seule raison d’exister que ma propre survie. Jusqu’à ce que le destin frappe à ma porte. Le moment est donc venu de découvrir si je vais à mon tour devenir un héros.