L'héritière

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Résumé

Elle est Lyara Volkev. Héritière d'un empire mafieux. Princesse de sang. Une vie de mensonges, de trahisons et de mort. Son seul refuge : le lycée, où personne ne connaît son vrai visage. Lui est Adrien Simon. Son nouveau professeur de maths. Trente ans, regard glaçant, sourire dangereux. Mais derrière ses lunettes et ses cours ennuyeux se cache Kaël Blackwood, l'héritier d'un clan rival. Sa mission : infiltrer le lycée, trouver la princesse de sang, et la livrer à sa famille. Ils ignorent tout l'un de l'autre. Jusqu'à ce que les masques tombent. Jusqu'à ce que la tension entre eux devienne explosive. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour faire marche arrière. Entre haine et désir, secrets et trahisons, leur histoire ne peut que mal finir. Mais dans la mafia, on ne choisit pas son ennemi. On le subit. Et on l'aime.

Genre :
Romance
Auteur :
Soso
Statut :
En cours
Chapitres :
1
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Chapter 1

CHAPITRE 1 - EMMA MOREAU / LYARA VOLKOV

POV : Emma


Mon réveil sonna à 7h50. Je me levai sans hâte, sans envie de reprendre les cours. Je regardai mon téléphone et l'heure. Je devins blanche comme un linge et sautai sous la douche. Je commençais les cours à 8h05 et j'avais quinze minutes de route à pied. Je mis l'eau au maximum, me séchai rapidement et m'habillai d'un débardeur bordeaux avec un jean taille basse noir large. Rien de très sexy, mais je me sentais bien dedans. Je m'installai devant ma coiffeuse et commençai à me maquiller : fond de teint épais, anticernes, bronzer, blush, un peu de mascara et du gloss. Je pris mon sac et mon téléphone, puis partis en direction du lycée. L'air me glaçait, il faisait très froid, et évidemment, je n'avais pas pris de veste.


Je marchai le plus vite possible, mais de toute façon, j'étais déjà en retard. Quand j'arrivai devant le lycée, j'écarquillai les yeux. Le bâtiment était très grand. Il y avait au moins quatre étages à en juger par les fenêtres. J'entrai sans grand enthousiasme et me dirigeai vers la vie scolaire. La surveillante me dévisagea sans gêne, et il y avait un autre sentiment que je finis par identifier : du mépris.

Je m'avançai et elle ouvrit la petite vitre qui nous séparait.

- Bonjour, vous êtes ? demanda-t-elle sans un signe de joie. J'étais juste en train de la faire chier.

- Bonjour, je suis Emma Moreau, je suis...

- Attendez ! me coupa-t-elle, comme si c'était normal.

Elle tapa frénétiquement sur son ordinateur avant de me regarder avec un petit sourire en coin. Je ne compris pas pourquoi, jusqu'à ce qu'elle me tende mon emploi du temps. Je regardai quels cours j'avais. À cette heure-ci, je devais être en maths. Deux heures de maths un lundi matin. Je compris mieux ce petit sourire moqueur.

- Mais j'ai maths, je vais en salle même si je suis en retard ?

Elle me ricana presque au nez avant de dire, avec tellement de haine :

- Tu vas en salle 112.

Je traversai le hall, pris l'escalier et montai les marches en pensant à ma vie. Je me dirigeai vers le couloir qui menait à la salle 112. Le couloir était silencieux. Trop silencieux. Arrivée devant la salle, je pris une grande inspiration avant de toquer. On ouvrit la porte. Il me regarda, surpris, mais un sourire apparut très vite sur ses lèvres.


- Tu dois être Emma Moreau ? J'ai raison ? dit-il avec une assurance à glacer le souffle.


Je l'examinai de la tête aux pieds. Il était grand, brun, aux yeux bleus, avec un t-shirt moulant qui épousait parfaitement ses muscles.


- Oui.


Il m'examina à son tour. Il avait toujours ce petit sourire aux lèvres qui pouvait faire craquer n'importe quelle fille. Et je devais l'avouer : s'il n'avait pas été mon professeur, je serais tombée à ses pieds comme toutes les autres.


- Entre. Assieds-toi où il y a de la place.


Je m'installai au fond de la classe, à côté de la fenêtre, et regardai par la fenêtre. Le professeur vint se mettre en face de moi et me tendit une feuille.


- Pour faire le travail demandé.


Je hochai la tête et gribouillai sur ma feuille, vu que je n'avais pas écouté. Quand il s'avança vers moi, il m'arracha la copie des mains et regarda mon dessin. J'avais dessiné un homme torse nu avec des abdos bien marqués. Je devins rouge tomate. Le professeur sourit avant de montrer mon dessin à toute la classe.

- C'est donc ça, ton type d'homme, Emma ? dit-il avec un petit sourire narquois en croisant les bras.

Je répondis sans gêne :

- Vous voulez poser ? Je peux vous faire un portrait sur le vif. J'ai du papier, dis-je le plus naturellement possible.

Il devint rouge et retourna à son bureau sans un mot. Pendant ce temps, je continuai à dessiner. La sonnerie retentit quelque temps après. Je rangeai mes affaires avant d'aller en pause. Vu que, normalement, le lundi on a deux heures de sport, mais je suis arrivée quarante-cinq minutes en retard, je n'ai eu qu'une heure et quart.

On m'appela à la vie scolaire avant même que j'aie eu le temps d'aller aux toilettes. Je soufflai, mais m'y rendis. J'arrivai devant une surveillante qui avait l'air beaucoup plus gentille que celle du matin.

- Emma Moreau ? dit-elle d'une voix douce.

- Oui ?

Elle me regarda dans les yeux. J'étais stressée. Ça ne faisait que le premier jour et je me faisais déjà appeler.

- Rien de grave, je t'assure. Juste que ton professeur principal, M. Simon, m'a dit de te dire qu'il voudrait te voir pendant ton heure d'étude aujourd'hui.

Je hochai la tête et me dirigeai vers les toilettes. Je remis un peu de mascara et de gloss. Juste après, la sonnerie retentit. J'avais cours avec mon professeur de français. Je me rendis en salle 103 et, arrivée devant, il me claqua la porte au nez. Je soufflai, puis toquai. Il ouvrit la porte avec ce même sourire que je déteste tant.

- Vie scolaire, Emma, dit-il d'un ton presque vicieux.

Je me rendis donc à la vie scolaire et tombai sur la surveillante de la pause. Elle me vit arriver et me sourit, pour une fois. Je lui souris en retour et m'avançai jusqu'à sa hauteur.

- Alors, pourquoi es-tu là ? demanda-t-elle gentiment, presque avec de la pitié.

- J'ai cours avec M. Morin. Il m'a refermé la porte au nez, puis m'a dit d'aller vous voir.

Elle souffla, puis écrivit sur un petit billet de retard : « Retard sans excuse ». Elle me le tendit gentiment et je partis en direction de la salle 103. Je toquai. Quand il ouvrit la porte, il regarda le papier, puis moi. Il sourit avant de dire, devant tout le monde :

- Eh bien, Emma, ne fais pas comme l'année dernière, ce serait dommage de ne pas avoir ton bac ?

Il lançait une pique devant tout le monde et il pensait que je n'allais pas réagir ? C'est mal me connaître. Je lançai, avec le ton le plus sarcastique possible, tout en croisant les bras :

- Pour décrocher mon bac, il faudrait déjà que j'aie un prof qui daigne m'apprendre quelque chose.

Il devint blanc et ne dit plus rien. Je le bousculai pour passer. Tout le monde me fixait, certains choqués, d'autres habitués. Je m'installai au fond et sortis mon carnet de dessins. Je me mis à dessiner. Je dessinais tout et n'importe quoi, mais aujourd'hui, je refaisais le dessin que j'avais commencé en cours de maths. Mais vu qu'il me l'avait pris... Je dessinais quand le silence s'installa dans la classe. Je relevai les yeux, surprise, et vis tous les regards fixés sur moi, y compris celui du prof.

- Emma, peux-tu me répéter ce que je viens de dire, ou tu étais trop occupée à dessiner ? dit-il d'un ton qui semblait sûr que j'allais vite me taire.

- Je pourrais vous répéter ce que vous avez dit... mais je préfère vous épargner. La dernière fois que j'ai écouté un de vos cours, j'ai failli m'endormir. Là, au moins, je tiens éveillée.

Il vira au rouge écarlate et explosa d'une rage que je ne lui avais jamais connue. Il se leva, faillit faire tomber sa chaise.

- ÇA SUFFIT ! Toi, dehors ! Direction le bureau du proviseur, et cette fois-ci, je veux une exclusion. Tu entends ? Je ne te supporterai plus dans ma classe, c'est terminé !

Je me levai sans un regard en arrière et claquai la porte derrière moi. J'entendis encore les cris du prof pendant quelques secondes, puis plus rien. Le vide total. Je ne partis pas vers le bureau du proviseur. Je partis plutôt aux toilettes et scrollai sur TikTok sans but. Juste pour souffler.

Quand la sonnerie se fit entendre, je sortis des toilettes et partis déposer mon sac dans mon casier. Je me mis dans la file du self en attendant mon groupe de potes. Je les vis arriver peu de temps après.

Cléa me sauta dans les bras. Elle m'étouffait presque, mais je ne disais rien. On resta comme ça quelques secondes, jusqu'à ce qu'elle décide enfin de me lâcher pour aller manger. La bouffe du self n'était pas ouf : il y avait seulement des haricots verts pas bons et mon steak trop cuit. Je partis débarrasser mon plateau, je sortis du self, toujours accompagnée de mes amis.

- Meuf, je fais une soirée chez moi ce soir. Ça te dit de venir ? Tout le monde peut venir, demanda Cléa avec un tel enthousiasme que je ne pouvais pas refuser.

Je hochai la tête et elle sauta partout. Elle est vraiment surexcitée, cette fille. On s'assit sur un banc en racontant nos vacances. Cléa était partie en Corse pendant un mois. Elle avait fréquenté un garçon mais avait perdu le contact. Rose, mon autre meilleure amie, était partie en Grèce pendant deux semaines et deux semaines en Espagne. Elle avait beaucoup fait la fête et avait fini saoule pas mal de fois. Léo, un ami proche, était parti à Marseille pendant les vacances voir sa famille. Lenny, mon meilleur ami depuis le lycée, était resté chez lui mais sortait beaucoup. Moi, j'étais restée chez moi mais je sortais avec Lenny.

La sonnerie coupa court à notre conversation. Je partis prendre mon sac et me dirigeai vers la salle d'histoire. Je n'aimais pas le prof. Il m'avait critiquée publiquement le dernier jour et je n'avais pas pu réagir à cause du proviseur à côté de moi. Aujourd'hui était donc la première fois que je le revoyais depuis ce jour. Je me rendis dans sa salle de classe et tombai nez à nez avec lui. J'avais presque failli me heurter à lui. Il recula, surpris, mais son visage changea vite en une émotion indescriptible, un mélange de colère et de surprise.

- Eh bien alors, Moreau, tu vas venir à mon cours ? L'année dernière, tu m'as dit que tu ne reviendrais plus jamais, dit-il avec un soupçon de vice.

- J'ai changé d'avis. Après tout, il paraît que l'histoire se répète. Et j'adore voir les gens faire les mêmes erreurs.

Il se tut et n'ajouta rien. Je passai normalement. Je m'installai à ma place habituelle et sortis mon téléphone pour scroller un peu. Le prof commença à parler, mais je n'écoutais pas. Je continuai de scroller en pensant à ma vie. Le prof distribua une feuille avec des exercices. Je n'avais même pas compris les questions. Je levai la main et il me regarda avec le même petit sourire en coin que l'année dernière.

- Ah, la surprise. Moreau qui lève la main. Ça doit être un événement. Bon, je vais répéter pour ceux qui n'ont pas la capacité de suivre un cours normal, dit-il le plus naturellement possible, avec juste un sourire en coin.

- Vous savez, l'année dernière, vous m'avez critiquée publiquement. Je n'ai rien dit. Aujourd'hui, je pourrais encore me taire. Mais honnêtement, ça m'amuse trop de vous voir réagir comme ça.

Il n'osait plus me regarder. Je me remis donc à scroller sur TikTok. Quand la sonnerie retentit, je rangeai mes affaires le plus vite possible. Je partis en direction de la salle 112. Les couloirs étaient remplis à ras bord. Je me frayai un chemin à travers la foule. Quand j'arrivai enfin devant la salle 112, je pris une grande inspiration avant de toquer. Je toquai une fois, d'un coup sec. Il ouvrit la porte. Il était au téléphone et fut surpris de me voir. Il me fit signe d'entrer et je m'installai au fond de la classe sans un bruit.

- Emma, viens devant mon bureau.

Je soupirai, mais me mis en face de son bureau comme demandé.

- Tu vas me faire les exercices que j'avais demandés pendant le cours, dit-il en me tendant la feuille d'exercices.

Je la pris et la retournai. Je commençai à gribouiller au dos de la feuille. De temps en temps, je sentais son regard peser sur moi. Cela me faisait frissonner. Quelque temps après, il m'arracha la feuille des mains et la regarda attentivement.

- Emma, tu as un don pour le dessin. Mais ce n'est pas ça que j'ai demandé. Tu vas donc rester en colle jusqu'à ce que tu fasses les exercices.

Je ne répondis pas et lui repris la feuille des mains. Il me regarda, surpris, mais n'ajouta rien. Je continuai mon dessin. Je dessinais un homme torse nu avec un flingue dans les mains. Je lui avais fait un petit tatouage en forme de V sur l'épaule. Quand la sonnerie retentit, je me levai d'un bond. Je partis vers la porte quand il me coupa le passage.

- Où crois-tu aller, Emma ? Tu restes, j'ai dit ! Il l'avait dit d'un ton froid et sec qui ne laissait place à aucune négociation.

- Et si je pars quand même ? Vous allez faire quoi ? Me courir après dans les couloirs ? dis-je avec un soupçon d'insolence.

- Tu veux vraiment savoir ce que je peux faire ? Reste debout. Je vais te montrer.

Je devins blanche. Il fit un pas vers moi et resta là, devant moi. Je sentais la chaleur de son corps, cette chaleur qui me faisait frissonner. Je reculai et me heurtai à la porte. Un petit sourire apparut sur son visage. Pas un sourire gentil. Un sourire que je n'arrivais pas à déchiffrer. Il me libéra et je partis le plus vite possible chez moi.

Je marchai pendant quinze minutes dans le froid et sous la pluie. J'arrivai devant ma villa. Toutes les lumières étaient éteintes. Il n'y avait pas un bruit. J'avançai jusqu'à ma chambre et partis prendre une douche brûlante. J'essayais d'oublier la chaleur de sa peau, ses yeux bleus...

Après vingt minutes sous l'eau à réfléchir à ma vie, je me séchai rapidement et m'habillai d'une robe de soie noire courte. J'enfilai ma veste en cuir noir. Je m'installai devant ma coiffeuse et me maquillai légèrement : anticernes, blush, bronzer, mascara et gloss. Je me fis une queue de cheval haute, en laissant tomber des mèches de cheveux pour encadrer mon visage.

Je sortis peu de temps après. J'avançai jusqu'à la maison de Cléa. J'avais à peu près dix minutes à pied. J'arrivai devant la maison. La maison battait son plein. On entendait la musique à un kilomètre à la ronde, et les lumières, je n'en parle même pas. J'entrai dans la maison et me dirigeai directement vers le bar. Je me servis un verre de vodka que je bus d'une traite. L'alcool me brûlait la gorge, mais je m'en fichais. Je m'en pris un autre, puis encore un...

Au bout du quatrième, je partis danser avec Cléa. Plusieurs garçons venaient danser collés contre moi, mais je les repoussais. Aujourd'hui, je n'avais pas envie de coucher avec des personnes. Vers une heure du matin, je partis saluer Cléa et lui dire que je m'en allais. Elle souffla, mais n'ajouta rien.

Quand je sortis, une averse s'abattit soudain sur moi. Je me dépêchai de rentrer, mais en talons et saoule, c'est plus compliqué. J'arrivai chez moi après dix minutes et rentrai sans faire trop de bruit. Même s'il n'y avait personne chez moi, je ne voulais pas déranger les voisins. Je partis me coucher, épuisée, la tête lourde.


POV : Adrien Simon / Kaël Blackwood


Mon réveil sonna à six heures. Je l'éteignis. Je me levai d'un pas peu déterminé et me dirigeai vers la salle de bain. Je pris une bonne douche froide pour me réveiller. Je m'habillai d'un jean large bleu et d'un haut noir. Je me coiffai rapidement. Je bus un café rapidement avant d'entamer la journée. Je partis vers 6h45 en direction du lycée.

Cette année, j'infiltrais le lycée pour retrouver l'héritière de la mafia, celle du père puissant. Mon père m'avait indiqué qu'elle était dans ce lycée. C'est donc pour ça que je l'infiltrais. J'arrivai devant l'énorme lycée, soufflai une dernière fois et me répétai en boucle dans ma tête avant d'entrer : Aujourd'hui, tu es Adrien Simon, prof de maths, trente ans, et pas Kaël Blackwood qui en a vingt-deux.

Je rentrai et découvris ma salle de classe. Elle était grande, toute blanche. Une salle de classe normale, finalement. La sonnerie retentit. Les élèves arrivaient un à un. Je commençai mon cours normalement, en me présentant. Quarante-cinq minutes après la sonnerie, on toqua à la porte. Je m'attendais à tout sauf à tomber nez à nez avec Emma Moreau.

- Tu dois être Emma Moreau, j'ai raison ? demandai-je, alors que je connaissais déjà la réponse.

- Oui, dit-elle, froide et nette.

Je l'invitai à s'asseoir. Je continuai mon cours tranquillement. Je leur donnai des exercices à faire. Je la surveillai du coin de l'œil. Elle ne faisait pas ses exercices. Je décidai donc d'aller prendre sa feuille. Quand je la pris, je restai stupéfait. Les lignes étaient bien tracées. Le dessin était magnifique. Je l'aurais félicitée si elle ne l'avait pas fait sur ma feuille d'exercice.

- C'est donc ça, ton type d'homme, Emma ? dis-je avec un petit sourire en coin.

- Vous voulez poser ? Je peux vous faire un portrait sur le vif. J'ai du papier, dit-elle le plus naturellement possible.

Je sentis mes joues s'empourprer et retournai à mon bureau. Le reste de la journée allait être long. Très long.

L'heure arriva à sa fin. Je commençai à corriger des copies, puis partis manger. Après manger, je corrigeai encore des copies. Jusqu'à ce que vienne son heure de colle. Elle partit s'asseoir au fond de la salle, mais je lui demandai de venir devant. Elle s'exécuta sans un mot. Je lui redonnai les exercices à faire. De temps en temps, je lui lançais un petit coup d'œil. Elle dessinait.

Quand la sonnerie retentit, elle se leva, prête à partir, mais je lui bloquai le passage.

- Où crois-tu aller, Emma ? Tu restes, j'ai dit !

Elle me regarda et me dévisagea presque.

- Et si je pars quand même ? Vous allez faire quoi ? Me courir après dans les couloirs ?

Elle l'avait dit avec une insolence qui me surprit.

- Tu veux vraiment savoir ce que je peux faire ? Reste debout. Je vais te montrer, dis-je en faisant un pas vers elle.

Je pouvais sentir son cœur battre et son parfum à la vanille... Après quelques secondes, je m'écartai pour la laisser passer. Elle partit le plus vite possible, sans un regard en arrière. Moi, je restai là, en essayant d'assimiler tous les événements passés.