Chapter 1: Ce braquage.
Aude
Deux coups de feu retentissement. Le bruit claque contre les murs et fait vibrer la pièce entière. Pendant une seconde, tout se fige. Des cris éclatent, désordonnés , incontrôlables . Certains lèvent les mains , d'autres se jettent au sol , avant même que je ne dise quoi que ce soit.
Toujours le même schéma. La peur rend les gens prévisibles.
J'avance lentement jusqu'au centre de la pièce, ma robe noire effleurant le sol , mon arme fermement encré dans ma main. Mon regard glisse sur eux, un à un. Ils évitent le contact, comme si ça pouvait les rendre invisible.
Raté !
- personne ne bouge ! Dis-je.
Ma voix tranche le chaos. Mettant fin au tapage.
- c'est un braquage messieurs, dames. Veuillez paniquer et descendre jusqu'à terre.
Quelques hésitations. Des regards échangés. Ces idiots pensent encore pouvoir négocier. Une boutique comme celle ci, pleine de bijoux hors de prix, attire toujours le même genre de personnes. Des riches convaincus que leur argent les protège de tout.
Ça me donne un sourire en coin, la peur sur le visage des riches.
Je lève mon arme et désigne l'un d'eux.
- Toi là !
Il sursaute , mort de trouille. Regardant sur les côtés comme si il espère que ce soit un autre.
- qui, moi ? Dit-il.
Je penche légèrement la tête.
- Non, ta grosse tête sur le côté. Viens ici !
Il se lève et s'avance vers moi. On dirait qu'il va se faire dessus. J'adore ça !
Robert Stateman , homme d'affaires prospère et politicien respecté. Le meilleur des boucliers. Avec lui entre mes mains, personne n'oserait tirer sur moi.
- La police viendra, lâche t-il. Et ils vont vous abattre.
Je lui souris, un sourire amusé.
- C'est pour ça que vous êtes là.
Je m'approche, sans jamais détourner les yeux, puis plaque mon arme contre sa tempe. Son souffle se coupe instantanément.
- Sauf que je ne cherche pas un copain pour papoter. Alors tu la ferme, d'accord ?
Il se résigne et reste silencieux. Puis quelques minutes plus tard, Michael revient vers moi, une cagoule sur la tête et un sac plein de bijoux. regard brille.
- On se casse ! Me dit-il.
Je hoche la tête et attrape Stateman par le bras pour m'entraîner dehors. Il ne résiste pas. Ils ne résistent jamais au final.
Je le traîne jusqu'à la voiture, et le pousse. Mon flingue toujours braqué sur lui avant d'entrer dans la voiture.
- Sayonara baby!
Michael démarre sans plus attendre. Le moteur rugit et la ville file déjà.
Mon cœur bat la chamade, l'adrénaline coulant dans mes veines à flots. Un rire m'échappe.
- Ouais ! Putain de ouais !
Michael s'écri en tapant le volant,
- On est riche !
- On est millionnaire !
Tyler
Quand j'arrive sur les lieux, la police est déjà là... Comme toujours en retard. À se demander à quoi servent ces enfoirés. À l'intérieur c'est la pagaille. Des balles dans le mur, des personnes affolées, des vitrines cassées et surtout... Des bijoux volés.
Je m'approche d'un policier qui interroge la gérante.
- C'était une femme... Oh mon Dieu ! Elle tirait partout. Elle a même tiré dans la jambe de Monsieur Green . Dit la gérante, toute bouleversée.
- Elle était seule ? Demande le policier.
- Non... C'est une folle.
- Une femme ? M'étonne je. C'est une femme qui a fait ça ?
Le policier se tourne vers moi.
- Il semble que oui monsieur Almighty.
- Il semble ? Donc vous ne l'avez pas eue ?
- Non. Elle a filé dans une voiture non immatriculée et elle portait un masque. Je voudrais voir les enregistrements des caméras de surveillance, si vous le permettez.
- bien-sûr.
Je me tourne vers Callan qui se tient à côté de moi.
- Callan, conduit les.
- Bien Monsieur, répond-il.
Callan part avec le policier et un sourire effleure mes lèvres.
- Une femme hein . Un peu de distraction.
À suivre...