L'Affaire interdite

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Résumé

Arabella Lucia, une épouse marquée par la vie qui fantasme sur des loups-garous. Un mari émotionnellement distant, jamais à la maison. Un nouveau patron sexy, épris d’elle jusqu’à l’obsession. Aura-t-elle droit à son happy end ? Tome 1 de la série The Affair. ~ #1 : L'Affaire interdite ~ #2 : Dante's Love Affair ~ #3 : Her Affair ( CECI N'EST PAS UN LIVRE DE LOUPS-GAROUS, elle en rêve simplement. ) « Personne ne peut t'avoir, tu es à moi. » Un grondement sourd s'échappe de sa poitrine tandis que mon dos heurte le mur. « Tu... tu dois t'arrêter, quelqu'un peut entrer d'une seconde à l'autre. » Je regarde la pièce autour de moi, affolée, sans aucune issue possible. « Qu'ils viennent », dit-il en se penchant, ses bras encadrant ma tête, alors que sa langue remonte de la base de mon cou jusqu'à la pointe de mon menton. « S'il te plaît, Alpha ? » Mon corps frissonne quand je murmure ma supplique. « S'il te plaît quoi ? » grogne-t-il, ses canines allongées. Il tire ma jambe autour de sa hanche, fait glisser sa main le long de ma cuisse pour agripper ma fesse, pressant son sexe en érection contre mon sexe déjà trempé. Si nos sous-vêtements n'avaient pas été là, il aurait pénétré en moi instantanément. « Laisse-moi te marquer ? » Ses lèvres viennent à bout de ma résistance qui s'effrite. « S'il te plaît, Alpha ? » je supplie à nouveau, alors que des décharges électriques parcourent mes veines.

Statut :
Terminé
Chapitres :
21
Rating
4.7 399 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1 – Ma vie

...Arabella...

Une autre nuit passée seule, blottie contre la seule chose qui m'apporte encore un peu de réconfort : mes oreillers. Mon mari dort à poings fermés, ses ronflements sonnant dans les couloirs vides alors que je reste là, désespérée à l’idée d’un quelconque contact de sa part.

Dormir à côté d’un étranger que l’on appelle « mari » vous bouffe la confiance en soi. Cela vous retourne le cerveau ; vos pensées ne sont que mépris de soi et frustration. Votre cœur finit par se vider de tout sentiment réel, car il est plus sûr de ne rien ressentir que d’affronter ce rejet, nuit après nuit, allongée là toute seule.

La solitude est votre nouvelle compagne. Il y a un fossé si grand entre « votre mari » et vous — assez large pour y organiser un match de foot — que vous vous enserrez dans vos propres bras, souhaitant désespérément que votre vie prenne un autre tournant.

Le mouvement soudain de son corps vous arrache à vos pensées. L’espoir gonfle votre poitrine et vous criez silencieusement : Enlace-moi simplement. Mais hélas, tout ce que vous récoltez, c’est de l’air froid tandis qu’il se réchauffe avec la couverture qu’il vient de vous arracher.

Voilà ma vie : vide, froide, rejetée, indésirable, et poussée à me sentir moche. Ce n’est pas ce pour quoi j’avais signé quand je suis tombée amoureuse. Où est-ce que ça a merdé ? Comment suis-je censée arranger ça quand la seule fois où l'on se parle, c'est pour se foutre sur la gueule ?

Seule, brisée et insignifiante jusqu’à ce que…

~*~

Les mains attachées au-dessus de ma tête, les chevilles liées aux pieds du lit, mes jambes nues écartées au maximum.

« Tu vas faire ce que je dis. » Sa voix rauque résonne dans la pièce silencieuse, faisant battre mon bas-ventre de besoin.

« Oui Alpha », murmuré-je, ruisselante de désir.

« Je vais détacher tes mains et je veux que tu te caresses la chatte pendant que je regarde. Tu comprends ? » Je me mords la lèvre inférieure, mes jambes tentent de se refermer mais ne peuvent pas, la chaleur brûle entre mes cuisses.

« Oui Alpha », dis-je en hochant lentement la tête, toujours incapable de voir quoi que ce soit, les yeux bandés.

Je sens un mouvement sur le lit. Le bout d'une langue chaude et humide trace un cercle autour de mon aréole, puis excite l’extrémité, ce qui me fait cambrer le dos et arrache un gémissement à mes lèvres.

Le sang afflue vers mes doigts quand je sens mes poignets libérés de leurs liens.

« Tu peux commencer. »

Lentement, je fais glisser ma main sur mon corps et commence à caresser mon sexe. La main gauche suit le mouvement, se dirigeant droit vers mon petit trou entre mes lèvres. En y glissant deux doigts, je commence à travailler.

« Ça fait du bien ? » Sa voix fait vibrer tout mon corps.

« Oui, Alpha », ma seule réponse depuis une heure.

« À quel point ? » Ma mâchoire se serre alors que je poursuis ma propre extase, mes doigts allant et venant tandis que ma main droite tourne autour de mon clito. « Tu es proche ? » Sa voix rauque descend d’une octave, devenant profonde et pleine de luxure.

« Oui… Alpha. » Ma tête bouge de gauche à droite, alors que l’envie de basculer dans l’orgasme se fait plus pressante.

Pencé au-dessus de mon oreille, son odeur m’enivre alors qu’il murmure : « Retire tes doigts, je vais y glisser ma bite. »

Mon dos se cambre, prête pour la pénétration.

~*~

BIP, BIP, BIP.

Putain de merde ! Mon foutu réveil sonne juste avant la jouissance.

Je regarde sur ma droite : surprise, surprise, le lit est vide. Une autre semaine est passée, toujours aucun contact de mon mari, et je reste totalement insatisfaite.

En rejetant les draps, je saute du lit, jette ma culotte trempée dans le panier à linge et me dirige droit sous la douche.

Le boulot était égal à lui-même : ennuyeux et sans intérêt. Je passe mon temps à déplacer de la paperasse et à servir le café à mon patron. Après trois ans chez The Mathews Corporation, il continue de m'appeler « Sandra », alors que mon prénom est Arabella.

Tout comme dans ma relation, je suis invisible. Et comme toujours, j’ai déjeuné seule dans le jardin de l’entreprise où personne ne va jamais.

« Sandra ? » M. Roger Mathews, un homme blanc de 65 ans aux cheveux gris, avec un gros bide et mauvaise haleine, frappe à la porte de mon bureau à l’entrée de son propre espace.

« Oui, M. Mathews », levai-je les yeux de mon clavier pour croiser son regard d’acier noir.

« J’ai des associés qui viennent pour une réunion demain. Commandez un buffet et je veux que vous remplissiez continuellement le café, le thé et les boissons fraîches. » Putain, c’est pas comme si je ne l’avais pas fait un million de fois. J’ai vraiment besoin d’instructions maintenant ?

« Je m’en occupe, ce sera prêt. »

« Merci, Sandra. » Je lève les yeux au ciel, en rêvant d’être sur une île tropicale, entourée de grosses bites bien juteuses, mûres et prêtes à me pénétrer.

De retour à la maison, je suis à nouveau accueillie par le silence et le vide auxquels je suis si habituée. C’était ma routine. Je suppose que j’étais devenue si résignée à ma situation que j’avais accepté une vie sans aucun contact humain.

Assise devant mon plat préparé au micro-ondes, mon livre à la main, je commence à m’évader, transportée dans un autre monde : là où je suis la compagne de l'Alpha et la Luna d’une meute de loups-garous délicieux. Après quelques heures de fantasmes, je jette mes barquettes à la poubelle et je file me coucher.

Après être restée éveillée à penser à tout ce qui est nécessaire pour la conférence de demain, j’entends la porte d’entrée se fermer. En regardant mon réveil, je plisse les yeux pour lire l'heure : 23h00. Mon mari va aux toilettes, retire ses vêtements — en ratant le panier à linge — et vient se coucher sans même prendre la peine de les ramasser.

Agacée et ignorée encore une fois, je lance un regard noir à son dos avant de fermer les yeux et de sombrer dans le noir.