La Possession de Romulus

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Résumé

« Maintenant je comprends pourquoi tu t'appelles Apple », commenta-t-il. C'était une punition d'être avec lui. L'intimidation écrasante, la personnalité dominatrice, le tempérament tyrannique, et un physique imposant. Il ne comprenait pas l'affection. Il comprenait la possession : la possession complète et absolue de son corps, de son esprit et de son âme. Quand ils étaient en public, il posait simplement sa main dans le creux de ses reins. C'était suffisant pour tenir tout le monde à distance, personne ne la regardait. Personne n'osait. S'il était effrayant sans elle, alors il était menaçant en sa présence. Il était comme un bouclier autour d'elle. Sa main descendit, et il commença à jouer avec ses replis. Une voix douce s'échappa des lèvres d'Apple, un gémissement suave. Il grogna, et sa cadence s'intensifia davantage. La plénitude absolue de lui la dilatant. Chaque fois qu'elle pensait s'être habituée à lui, il lui montrait que ce n'était pas le cas. Elle ne pourrait jamais se rassasier de lui.

Genre :
Romance/Erotica
Auteur :
Veronica
Statut :
Terminé
Chapitres :
22
Rating
4.6 922 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

Il entrait et sortait d'elle avec une rapidité et une force incroyables. Elle agrippait fermement la tête de lit pendant qu'il la baisait par-derrière. Elle était à genoux et il s'enfonçait en elle comme un marteau-piqueur. Il était brutal. Cette nuit n'avait rien de tendre. Il empoigna ses seins souples. Sa prise était ferme et il grogna contre son oreille.

Une larme coula de ses yeux. Elle mordit sa lèvre pour ne pas gémir.

Le bruit des corps qui s'entrechoquaient résonnait contre les murs. Rien ne pouvait l'arrêter ce soir. C'était sa façon de prouver qu'elle lui appartenait vraiment, de toutes les manières possibles.

Être avec lui était une punition. Il était intimidant, dominateur et tyrannique, avec un physique imposant. Il ne connaissait pas l'affection. Par contre, il comprenait la possession : une possession totale de son corps, de son esprit et de son âme. En public, il posait simplement sa main au bas de son dos. Cela suffisait à tenir tout le monde à distance. Personne ne la regardait. Personne n'osait. S'il était déjà effrayant tout seul, il devenait menaçant en sa présence.

Il était comme un bouclier autour d'elle.

Sa main descendit et il commença à jouer avec ses lèvres. Un léger son sortit de la bouche d'Apple, un gémissement tout doux.

Il grogna et accéléra encore la cadence. Sa taille imposante la distendait complètement. Chaque fois qu'elle pensait s'être habituée à lui, il lui prouvait le contraire. Elle ne se lassait jamais de lui.

Une envie grandissante lui tordait le ventre. Elle avait besoin de relâcher toute cette énergie accumulée en elle. Un gémissement de désir s'échappa de ses lèvres. Ses paupières papillonnèrent puis se fermèrent. Elle était écrasée contre la tête de lit. Il retira sa main de son sexe et lui mit une fessée bien sentie. Elle poussa un petit cri de douleur, mais commença à bouger le long de son membre.

Elle était au bord des larmes. L'excitation en elle devenait presque insupportable. Il frappa fort, atteignant son point sensible. Elle cambra le dos, la bouche entrouverte, alors qu'elle jouissait. Ses mains calleuses saisirent brutalement son visage. Ses lèvres rencontrèrent les siennes alors qu'il continuait de s'enfoncer en elle. Le baiser était sauvage lui aussi. Elle sentait son urgence. Il grogna fort contre ses lèvres et poussa sa langue dans sa bouche.

Elle sanglotait pendant qu'ils s'embrassaient. L'intensité de leur rapport lui faisait tourner la tête. Elle lâcha la tête de lit, elle était épuisée. Il se retira d'un coup et la poussa sur le lit. Elle restait allongée, les yeux toujours clos. Il poussa un gémissement guttural en éjaculant sur son ventre. Elle sentit le liquide chaud et eut un sursaut.

Puis elle l'entendit se lever. Elle se laissa envahir par le silence. Les courbatures de son corps témoignaient de la soirée tempétueuse qu'ils venaient de passer.

Elle le sentit au-dessus d'elle pendant qu'il lui essuyait le ventre. Elle ouvrit les yeux et plongea son regard dans ses yeux d'onyx. Il avait l'air furieux, tellement furieux. Les larmes lui montèrent aux yeux instantanément. Elle se leva lentement malgré la douleur entre ses cuisses.

En posant les pieds au sol, elle grimaça en se baissant pour ramasser son peignoir. Elle l'attacha et remonta ses longs cheveux en chignon. Les larmes ne cessaient de couler sur son visage.

« J'ai une longue journée demain, chuchota-t-elle. Je voudrais dormir. »

Elle se tourna vers lui. Il la fixait avec la même fureur qu'avant.

« Je parie que tu veux dormir », grogna-t-il. Elle tressaillit et s'éloigna du lit par peur.

« S'il te plaît », murmura-t-elle.

Il sortit du lit, dans toute sa nudité, et marcha vers elle.

« Ça fait deux ans et tu me sors toujours la même réponse, s'emporta-t-il. On est ensemble depuis quatre ans, Apple. Combien de temps il te faut encore ? »

« Je ne s-suis pas prête », sanglota-t-elle.

« Pourquoi ? hurla-t-il. J'aurais jamais dû te demander ton avis. J'aurais dû te passer cette bague au doigt dès que j'en ai eu envie. »

« Rome... hoqueta-t-elle. Romulus, s'il te plaît. »

« Oh, ne prononce pas mon putain de nom. Dis-moi une date, bordel, et je te la mettrai, cette bague », hurla-t-il encore.

« Jamais », murmura-t-elle.

« Quoi ? »

« J'ai dit... jamais », répéta-t-elle plus fort.

Le silence tomba. Elle osa lever les yeux vers lui. Il était sous le choc. Des larmes coulaient sur ses joues alors qu'elle l'observait. C'était la première fois qu'elle voyait Romulus Reginald Riccardo dans cet état. Son cœur se serra. Le silence dans la pièce l'étouffait.

Il ne dit rien. Il fit demi-tour et entra dans la salle de bain de son studio.

Elle resta là, dans ce silence pesant. Elle n'arrivait plus à réfléchir.

Il ressortit quelques instants plus tard. Il portait son costume à rayures imposant, comme le businessman qu'il était. Il sortit un petit cadeau et le jeta sur le lit avant de quitter l'appartement en claquant la porte.

Apple vacilla. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle venait de faire.

Elle et Rome étaient ensemble depuis quatre ans. Elle venait probablement de mettre fin à leur histoire. Elle y pensait depuis des jours. Il était devenu tellement pressant. Il voulait absolument qu'elle l'épouse.

Par le passé, Apple avait toujours trouvé des excuses.

« Je veux d'abord finir mes études, Rome. »

Mais elle recevait son diplôme demain, et il revenait encore à la charge. Ses études n'avaient jamais été la vraie raison. Le problème, c'était de savoir si elle voulait vraiment être mariée à un homme aussi effrayant. Il lui avait fallu un an pour prendre la décision de rompre. Elle se sentait comme un oiseau en cage, un oiseau fragile et terrorisé qui sortait enfin dehors.

Elle s'approcha du lit et prit le cadeau. Elle le déballa lentement. C'était une boîte Chopard. À l'intérieur, elle trouva un collier délicat avec un petit pendentif en forme de cœur en diamant. Une larme tomba, puis une autre, et elle finit par éclater en sanglots. Elle referma la boîte et se cacha le visage dans les mains.

Elle l'aimait tellement.


IL Y A QUATRE ANS

Apple se tenait devant la boîte de nuit. Elle n'avait pas encore vingt et un ans. Ses amies étaient déjà à l'intérieur avec de fausses cartes d'identité. Elle, par contre, n'osait pas faire quelque chose d'aussi illégal. C'était sa première année à la fac. Tout le monde faisait la fête ou étudiait. Elle avait toujours été la fille qui passait sa vie dans les livres et la peinture.

Elle regardait les étudiants entrer sans problème dans le club. Beaucoup étaient dans sa classe. Ils n'avaient même pas l'air d'avoir peur. C'était sans doute grâce à leur maquillage et leurs robes qui les faisaient paraître plus vieux. Elle regarda sa propre robe. C'était une jolie robe courte à paillettes, mais elle n'était pas sûre que ça suffise.

Elle leva les yeux et vit le videur qui la fixait. Il mit son téléphone à l'oreille et marcha vers elle. Ses yeux s'agrandirent de peur. Est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal ?

« Patron, il y a une fille avec une robe dorée à paillettes sans bretelles », dit le videur au téléphone en l'observant.

« Oui Patron, elle est blonde. »

« Je la fais entrer », dit-il avant de raccrocher.

« Je vais vous accompagner à l'intérieur. »

Le visage d'Apple s'éclaira et un sourire timide apparut sur ses lèvres. Le videur parut un peu surpris.

« Les apparences sont trompeuses », grommela-t-il dans sa barbe.

Elle ne fit pas attention à ses paroles et le suivit. Elle regardait avec émerveillement les néons du club. Elle aperçut ses amies qui dansaient. Elle allait se diriger vers elles quand la voix du videur l'arrêta.

« C'est par là, vers le carré VIP », dit-il.

Sans rien dire, elle le suivit. Elle se retournait sans cesse pour regarder ses amies qui s'amusaient.

Elle monta les escaliers. Le videur l'emmena dans une zone exclusive qui surplombait la piste de danse et le bar. Il y avait très peu de monde ici. Tout le monde portait des vêtements hors de prix. Certains hommes avaient des femmes sur leurs genoux. Elle déglutit, essayant de chasser son malaise.

« Monsieur Riccardo », dit poliment le videur à un homme qui était avec deux autres amis.

Monsieur Riccardo se tourna vers elle. Apple eut l'impression d'être déshabillée devant tout le monde. Elle se sentait totalement nue sous son regard. Ses cheveux noirs étaient décoiffés, comme s'il avait passé ses doigts dedans toute la journée. Ses yeux sombres étaient perçants. Ils avaient une intensité qui la fit reculer d'un pas. Cet homme respirait la domination et l'autorité. Il était impressionnant. Sa seule présence semblait l'écraser.

Apple baissa vite les yeux. Elle ne pouvait pas soutenir son regard trop longtemps. Il aurait pu lui voler son âme.

Le videur la laissa seule avec l'homme et ses amis.

« Elle a l'air bien jeune, celle-là, Riccardo », dit un ami en détaillant son corps. Son regard était franchement vicieux.

« C'est vrai, n'est-ce pas ? répondit Monsieur Riccardo. Il faudra que je remercie Madame Diane. »

Sur ce, il tapota sa cuisse. Apple le regardait, confuse et effrayée.

« Viens ici Penelope. C'est bien ton nom, non ? »

Apple voulait le corriger. Elle ne s'appelait pas Penelope, mais Apple Winters. Mais comme souvent, la peur lui nouait la gorge. Monsieur Riccardo lui prit la main et la tira sur ses genoux. Elle eut un hoquet de surprise. Dans ses yeux, il y avait une émotion impossible à déchiffrer. Il passa son bras autour de sa taille et se tourna vers son ami.

« Elle est mignonne », sourit Riccardo.

L'ami continuait de la dévorer des yeux.

« Madame Diane ne déçoit jamais, grommela-t-il. Je prendrai celle-là bientôt, Riccardo. »

« Quand la nuit sera finie, répondit Riccardo. Pour l'instant, c'est avec moi qu'elle part. »

Apple ouvrit de grands yeux. Pour qui la prenaient-ils ? Elle n'était pas une escort. Les larmes lui montèrent aux yeux. Elle n'arrivait pas à sortir un mot. Ils se levèrent et il l'entraîna hors du carré VIP. Ils descendirent les marches et sortirent du club. Une voiture de luxe attendait devant. Un chauffeur leur ouvrit la porte.

Il monta et se tourna vers elle.

« Monte », lui dit-il.

Elle regarda autour d'elle, espérant que ses amies la voient dans cette situation critique. Elle était terrifiée. Elle venait d'arriver dans cette grande ville. C'était une fille de la campagne avec des parents très stricts. Elle avait eu une enfance tranquille et modeste. Elle ne connaissait rien aux mœurs de la ville.

« Monte », répéta-t-il. Cette fois, il avait l'air agacé.

Apple monta dans la voiture. Elle avait peur de lui désobéir. Le chauffeur ferma la porte derrière elle, ce qui la fit sursauter. Presque aussitôt, elle sentit ses lèvres sur les siennes. Il lui tenait la taille à deux mains pendant qu'il l'embrassait.

Il était brutal. Pendant un instant, la chaleur de ses lèvres la rassura, mais la situation la poussa à le repousser. Il la regarda, les yeux noirs de colère.

Il détourna le regard.

« Quand on sera chez moi, tu feras ce que je te dis. J'ai payé pour la nuit entière », lui siffla-t-il à l'oreille.

Le reste du trajet se fit dans un silence de plomb.

Ils arrivèrent chez lui. Il claqua la porte de la chambre et s'avança vers elle.

Comment s'était-elle retrouvée là ?

Il ouvrit la fermeture de sa robe, qui tomba à ses pieds. Elle resta en sous-vêtements de coton bleu ciel. Elle était pétrifiée. Jamais de sa vie elle ne s'était retrouvée aussi nue devant quelqu'un.

Une larme coula sur sa joue, puis une autre, avant qu'elle ne fonde en larmes.

Il y eut un silence total. Elle le regarda.

« Je ne s-suis pas P-Penelope », sanglota-t-elle.

Le regard de Monsieur Riccardo devint grave. Il sortit son téléphone et composa un numéro.

« Madame Diane, grogna-t-il. Où est Penelope ? »

Il se raidit et ses yeux se posèrent sur elle. Il hocha la tête et raccrocha.

« Il y a eu une erreur, dit-il. Tu n'es pas Penelope. »

Elle pleura de plus belle. Qu'allait-il faire d'elle maintenant ? Il était si grand et imposant devant elle.

« Qui es-tu ? »

Mais elle ne faisait que pleurer comme une enfant.

« Arrête de pleurer ! » hurla-t-il. Elle s'arrêta net. Elle le regarda à travers ses cils mouillés.

« Maintenant dis-moi, qui es-tu ? » demanda-t-il à nouveau.

« A-Apple Winters », dit-elle.

« Apple ? C'est ton nom ? »

Elle hocha la tête timidement et essuya ses larmes. Elle regardait ses pieds, crispés par l'angoisse.

« Qu'est-ce que tu faisais dans ce club, Apple ? »

« Je voulais e-entrer, mais j'avais peur, hoqueta-t-elle. Mes amies avaient de f-fausses cartes et j'osais pas. Et puis le v-videur m'a fait entrer. Je croyais qu'il m'emmenait à la fête. »

Il la fixa de ses yeux sombres. Un éclair de désir y passa. Apple déglutit et ramassa sa robe pour se couvrir. Il s'approcha d'elle et lui caressa la joue avec délicatesse.

« Apple », murmura-t-il. « Quel âge as-tu ? »

« D-Dix-huit ans. »

« Tu es étudiante ? »

« À Columbia », chuchota-t-elle.

Il hocha la tête et s'accroupit pour être à sa hauteur. Il se pencha et déposa un petit baiser sur ses lèvres. Elle eut le souffle coupé. C'était un baiser tendre. Elle sentit ses joues devenir brûlantes. Il le remarqua et un léger sourire étira ses lèvres.

« Je comprends mieux pourquoi tu t'appelles Apple maintenant », commenta-t-il.