Chapitre 1
Quelle journée de dingue. Je suis tellement crevée que je ne rêve que d’une chose : m’affaler sur mon lit. ( Oh... mon petit lit douillet... j’arrive :))
Il était neuf heures du soir et je rentrais chez moi. Il n’y avait pas un chat dans les rues. Je me demandais ce que ma mère avait bien pu préparer pour le dîner, parce que je meurs de faim. ( La bouffe, c’est ma vie. Pourvu qu’elle ait fait du poulet... )
Y/n : AHHH !
Je me suis pris un mur et je me suis étalée par terre. J’ai un mal de chien aux fesses. En ouvrant les yeux, j’ai vu une paire de bottes Timberland marron. ( Oh mon Dieu... ce n’est pas un mur, c’est un homme... pfff. )
J’ai lentement levé la tête pour voir qui c’était. Un petit cri de surprise m’a échappé en découvrant le mec. Il était d’une beauté frappante. Grand, musclé, avec des cheveux noirs soyeux qui lui tombaient sur le front. Il portait un jean noir déchiré et un blouson en cuir noir.
Mais quand mes yeux ont croisé les siens, je suis restée pétrifiée. Ses yeux étaient totalement noirs, d’un noir d’encre. Son visage était sans expression. Il me fixait avec une telle intensité que je ne pouvais plus bouger. J’ai tout de suite senti qu’il était dangereux.
Il a regardé quelqu’un derrière moi, puis il est passé à côté de moi sans un mot. C’est là que je suis sortie de ma transe. Je me suis relevée et j’ai épousseté mes vêtements. Je me suis retournée, mais à ma grande surprise, il avait disparu. ( Bizarre, il n’a même pas dit pardon... quel tordu. )
En arrivant à la maison, maman m’a accueillie et m’a demandé comment s’était passée ma journée. Papa nous a rejoints à table. Je leur ai tout raconté, sauf le moment où j’ai percuté ce type bizarre. Après le dîner, je suis montée dans ma chambre et je me suis endormie d’un coup.
Le lendemain, comme d’habitude, je suis allée en cours, puis au boulot. En rentrant du travail, j’avais l’impression que quelqu’un m’épiait en permanence. Pourtant, je ne voyais personne. J’ai ignoré ce sentiment et je suis rentrée...
Ça fait trois mois que je me sens bizarre dès que je sors. C’est comme si quelqu’un me fixait ou me suivait. Mais quand je cherche d’où ça vient, je ne trouve personne. J’ai essayé de ne pas y penser, mais je sais que quelqu’un m’observe tout le temps. Ça me fout les jetons.
Au début, j’ai pensé à en parler à mes parents. Mais ils vont s’inquiéter et ils ne me laisseront plus travailler. Je tiens à ce boulot pour mon expérience personnelle. Maman et papa sont ma seule famille, je ne veux pas les rendre tristes. Alors, j’ai laissé tomber l’idée de leur en parler.
Ce week-end, Lisa m’a envoyé un message pour qu’on se voie demain. C’est un jour férié et ça fait quelques jours que je n’ai pas vu mes amis.
On s’est retrouvés au café et on a passé un super moment. On a discuté de tout et de rien, on a fait le plein de potins. C’était génial. Après avoir dit au revoir à tout le monde, j’ai reçu un SMS de maman sur le chemin du retour...
Maman : Ma chérie, rentre vite, il se fait tard...
Au moment où j’allais répondre, j’ai senti une main sur ma bouche. J’ai essayé de me débattre. Mais j’ai respiré une odeur bizarre, tout est devenu flou et j’ai perdu connaissance.
Quand je me suis réveillée, j’avais les paupières lourdes. J’ai tenté de bouger, mais j’étais coincée. Je ne pouvais pas bouger mes mains ni mes jambes, elles étaient attachées avec de la corde. J’ai paniqué. En ouvrant les yeux, j’ai essayé de reconnaître l’endroit, mais tout m’était inconnu. Puis, mes souvenirs sont revenus en pagaille dans ma tête. Je me rappelais ce qui s’était passé. J’ai regardé autour de moi ; il n’y avait personne. La pièce était très luxueuse...
Soudain, la porte s’est ouverte. Le type qui est entré me disait quelque chose, comme si je l’avais déjà vu. Quand mes yeux ont croisé les siens, j’ai eu un frisson dans le dos et j’ai dégluti avec difficulté. C’était le même homme que j’avais percuté dans la rue. (Comment aurais-je pu oublier ces yeux d’un noir d’encre... )
L’homme s’est approché et s’est assis sur le lit. Il a voulu toucher ma joue, mais je me suis reculée. Son regard était terrifiant, il me faisait peur. Il s’en est rendu compte et a esquissé un sourire en coin. ( Ce qui lui donnait un air de beau diable. ) Il n’a rien dit. Il s’est contenté de me dévisager avec un regard scrutateur. C’était comme s’il lisait dans mon âme. Alors, rassemblant tout mon courage, j’ai demandé d’un trait :
Y/n : Qui es-tu ? Où suis-je ? Qu’est-ce que tu me veux ? Laisse-moi partir !
Il m’a regardée d’un air amusé et a ricané. ( C'est quoi son problème à toujours sourire comme ça... )
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Y/n : Q-quoi ?
Il a commencé à s’approcher. J’ai reculé un peu. Il s’est penché vers moi, bien plus près que je ne l’aurais voulu, et m’a murmuré à l’oreille tout en me léchant le lobe...
Lui : Tu es à moi.