1 || Sans culotte
« Il te traite comme une merde », a râlé Cathie à mon oreille. On était dans sa voiture, en train de mâcher nos chewing-gums comme deux petites salopes qui attendent qu'on vienne les chercher.
J'ai jeté un coup d'œil dans le rétro et j'ai ajusté ma robe. Je voulais qu'on voie mieux mon décolleté. J'ai passé la main dans mes cheveux roses. Je m'étais inspirée de Nicki Minaj, mais je commençais à regretter ce choix de couleur. Gerard ne les avait pas encore vus. On dirait qu'une licorne m'a vomi dessus.
Est-ce que ces bestioles existent vraiment au moins ?
Cathie m'a donné un petit coup. « Je suis sérieuse, Hana. Tu vaux mieux que ça. » J'ai soupiré. On a eu cette putain de discussion trop de fois pour que je m'en rappelle. « Tu mérites mieux que Gerard. »
« Je sais. » J'ai mâché nerveusement mon chewing-gum. J'ai fait une bulle jusqu'à ce qu'elle éclate et ruine mon rouge à lèvres. Cathie m'a tendu un mouchoir. « Franchement, j'aime être traitée comme une merde. » Elle s'est étouffée en toussant. J'ai haussé les épaules. « Sa merde à lui. »
« Tu es malade. »
Complètement, oui. Seule une folle retournerait sans cesse vers un homme qui la traite comme un vieux chewing-gum collé sous sa chaussure. « Malade de lui. » Et de sa queue.
On est restées là pendant qu'elle pianotait sur l'écran de son téléphone. Je n'avais pas encore refait mes ongles. La dernière fois, j'avais griffé les couilles de Gerard et il n'avait pas aimé. Moi non plus.
Le téléphone de Cathie a sonné, ce qui m'a fait sursauter. Je lui ai fait un doigt d'honneur, elle m'a rendu la pareille, puis elle a décroché. « Allô ? » a-t-elle dit.
Je fixais intensément la porte de la maison qu'on surveillait. Gerard devait me rejoindre ici, mais il n'y avait aucun signe de lui. Inutile de l'appeler, il ne décrocherait jamais.
Les appels, c'était mort. Nos textos se résumaient surtout à lui me disant quoi porter, quand et où le retrouver pour qu'il me baise comme la salope que je suis. Tout se passait selon ses conditions.
Aujourd'hui, il avait choisi une petite robe légère qui couvrait à peine mon cul. Ça me plaisait. Ça voulait dire qu'on se ferait un petit coup rapide dans son pick-up avant la vraie partie de jambes en l'air dans l'un des hôtels qui lui appartenaient, à lui ou à ses riches amis.
« Ma belle, je dois y aller. » Cathie a montré son téléphone. « Steven vient de m'appeler. » Steven, c'était son sugar daddy. C'est lui qui finançait sa vie de princesse. Il lui avait acheté cette voiture. Elle a klaxonné encore une fois, comme elle l'avait fait cinquante minutes plus tôt en arrivant. Mais personne n'est sorti. Elle m'a fait un sourire désolé et je lui ai tapoté l'épaule. « Il a besoin de moi. »
« Je vais me débrouiller », je lui ai dit en descendant de la voiture.
« Tu es sûre ? » J'ai répondu par un hochement de tête. « Je t'aime. »
« Moi aussi », j'ai répondu, en marchant vers la maison.
À ce moment-là, Gerard est sorti du bungalow avec deux amis. Il se tenait droit sur les marches en bois. Il avait l'air fier et sûr de son charme. Je lui ai fait un signe de la main. Il m'a dévisagée de haut en bas avant de détourner le regard. Rien de surprenant.
Il a posé sa coupe de vin sur la table basse du balcon et a descendu les marches une par une. Arrivé en bas, il m'a fait signe de venir d'un doigt crochu. Sans réfléchir, j'ai couru vers lui.
Il a levé la main pour m'empêcher de le toucher. J'ai tapé du pied comme une gamine à qui on refuse son bonbon préféré. Il a grogné. Il m'avait fait attendre plus de trente minutes. Le moins qu'il puisse faire, c'était de me laisser l'embrasser ou lui faire un câlin.
« Bébé », j'ai pleurniché.
La distance entre nous me paraissait énorme, mais je n'osais pas la réduire. Il serait capable de me renvoyer chez moi sans me faire jouir. Et j'avais horreur de ça.
« Je ne suis pas ton bébé. »
J'ai jeté un coup d'œil vers Cathie. Sa voiture était déjà partie, elle n'avait donc pas vu la scène. Elle avait de la chance. Son sugar daddy n'avait que vingt ans de plus qu'elle et il la traitait comme un diamant. Il lui achetait tout ce qu'elle voulait.
Gerard me traitait comme une merde, mais il me baisait encore mieux. Mieux que n'importe quel mec que je connaissais. C'est pour ça que j'encaissais tout. Même la douleur causée par ses paroles. Mes joues sont devenues rouges quand j'ai remarqué que ses amis essayaient de cacher leur rire.
« Fais au moins semblant de t'en foutre un peu de moi », j'ai chuchoté.
Il a croisé les bras sur sa poitrine. Ses biceps ont gonflé et j'ai aperçu le tatouage qui m'avait attirée chez lui. Il adorait porter des débardeurs pour montrer son corps musclé. Gerard avait peut-être vingt-cinq ans de plus que moi, mais à quarante-sept ans, il n'en paraissait pas trente. Ses muscles et sa fortune parlaient pour lui. Et sa queue aussi. Seigneur, quel plaisir. C'était pour ça que je revenais toujours.
« C'est bien ça le problème, Hana. » Ses yeux vert électrique m'ont transpercée. « Je m'en fous. Je ne m'attacherai jamais à toi. »
Ses amis ont éclaté de rire. Ha ha. Ce n'était même pas drôle. Cathie avait peut-être raison. Je devais trouver quelqu'un de mieux. Quelqu'un qui sache être affectueux tout en sachant comment me baiser.
Bien sûr, il était richissime. Il me donnait de l'argent, mais ça n'achetait pas l'intimité dont j'avais envie. J'ai fait un pas en arrière, mais il m'a ramenée vers lui brusquement. Mon dos a percuté son torse dur comme de la roche.
« Où est-ce que tu crois aller ? » a-t-il grogné à mon oreille. Il a serré mes bras derrière mon dos et j'ai senti l'humidité couler entre mes jambes. Autre chose : c'était le seul homme qui me baisait comme une esclave. J'adorais être traitée comme une esclave sexuelle au lit. « J'ai posé une question, salope. Tu vas où comme ça ? »
J'étais encore plus mouillée. J'étais à lui, pour qu'il me baise n'importe quand et n'importe comment. Sans limites. Sans ménager ma pussy. Sans barrières. On utilisait rarement des mots de sécurité. Juste une bonne bite qui pilonne ma chatte bien rodée jusqu'à ce que je puisse à peine marcher. Gerard savait faire ça. Et il le faisait divinement bien.
« Papa... » j'ai gémi. « Nulle part. Je suis désolée. »
Son autre main a glissé devant moi et il m'a écrasé le sein. Il a pincé un téton si fort que j'en ai eu le souffle coupé. « Tu aimes ça, hein ? » Il a tordu mon mamelon jusqu'à ce que j'en voie des étoiles. Ma bouche s'est ouverte pour laisser échapper un son haletant. « Tu aimes ma façon de te toucher. Tu adores être traitée comme une traînée. »
C'était vrai, mais j'aurais aussi aimé être traitée comme une dame. Il ne m'a jamais invitée à prendre un café. Pourtant, j'adore le café. Un gémissement est sorti de mes lèvres quand il m'a forcé à écarter les jambes. Son érection pressait contre mes fesses. Je savais que j'oublierais ses paroles blessantes dès qu'il me baiserait. Il nous a fait pivoter et m'a frappé les seins, pinçant mes tétons durcis. Je ne pouvais pas en profiter pleinement avec ses amis qui me dévisageaient comme des vautours prêts à dévorer une carcasse.
Je n'étais pas une carcasse.
« Gerard. »
J'ai entendu un grognement et la bretelle de ma robe a glissé, exposant un de mes seins à ses amis. Ils ont ricané comme de vieilles sorcières sur le point de crever. L'un d'eux a osé se frotter les mains en me faisant un clin d'œil. Ça me dégoûtait, mais j'étais de plus en plus trempée. Gerard a empoigné mon sein nu et j'ai eu un sifflement de plaisir. Il me traitait comme une merde, mais j'adorais ça. Je voulais qu'il me touche.
« C'est pour ça que tu reviens toujours vers moi », a-t-il murmuré contre mon cou. « Je ne tiens pas à toi. Je n'en ai rien à foutre de toi, mais ça ne t'arrête pas. Ça ne t'a jamais empêchée de revenir. » Il a soufflé contre ma peau et j'ai frissonné. En relevant ma robe, il a glissé un doigt dans ma culotte trempée de mes jus. « Mouillée comme une salope. La salope de Gerard, et de personne d'autre. »
J'ai gémi encore plus fort quand il a enfoncé ses doigts en moi. C'était une sensation magnifique. L'ami de petite taille a léché ses lèvres brunes. Dégoûtant.
« Marshall », a appelé Gerard. Le petit à la crête s'est avancé. « Tu veux goûter ? » Il a enfoncé un autre doigt en moi. J'ai gémi, tenant à peine debout. Marshall a hoché la tête. « Alors touche-la. »
La protestation est morte dans ma gorge quand les lèvres de Marshall ont entouré mon téton. Sa langue tournait autour de mon sein pendant que Gerard poussait deux doigts de plus dans ma chatte. Il n'était peut-être pas aussi beau que Gerard, mais sa langue était presque aussi douée. Je n'aimais pas être partagée, mais c'était Gerard qui fixait les règles. Et mon corps réagissait toujours au doigt et à l'œil.
Ils ont continué leur assaut sur mes seins et ma pussy. J'ai fermé les yeux alors que ses doigts m'emmenaient vers le bord du gouffre. Mon corps s'est tendu.
Presque.
J'y étais presque.
Un sentiment de vide m'a envahie quand il a retiré ses doigts. Marshall a reculé et un soupir m'a échappé. Gerard m'a fait tourner face à lui. Me poussant contre le mur, il a resserré sa prise sur mes bras. J'ai mordu ma lèvre, me sentant totalement impuissante. Ses yeux verts étaient sombres de colère quand j'ai essayé de me débattre.
« Je vais t'emmener au bord du plaisir, Hana », a-t-il murmuré d'une voix si basse que mes genoux ont flanché. J'ai essayé de frotter mes jambes l'une contre l'autre, mais il ne m'a pas laissée faire. Il a écarté mes jambes d'un coup de pied. « Je vais réaliser tes rêves les plus érotiques. Mais c'est tout ce que je compte te donner. Rien de plus, rien de moins. »
C'est ce qu'il m'avait dit la première fois qu'on s'était vus sur le site de sugar babies. C'était ce que je cherchais. Une bonne bite avec plein d'argent.
« Si ça ne te convient pas, tu peux te casser de cette putain de relation. Je peux trouver une autre femme en un clin d'œil, et je le ferai. » Il a écarté mes cheveux de mon front. C'était son premier geste de tendresse en quatre mois de relation. « Hana, est-ce que c'est ce que tu veux ? »
J'ai secoué la tête. Je ne trouverais nulle part ailleurs un sex-friend aussi riche que lui. Et pour moi, le sexe passait avant l'amour. Gerard était le meilleur coup de ma vie. Son argent avait lancé ma carrière d'influenceuse sur Instagram. Je ne pouvais pas tout perdre maintenant.
« La prochaine fois que tu te plains ou que tu en demandes plus, c'est fini entre nous. Tu es ma petite merde et ça en reste là. » Il m'a poussée et je me suis effondrée sur le plancher en bois. Je n'avais pas la force de me plaindre ou de me relever. J'étais exactement là où je devais être. Par terre, comme la moins que rien que j'étais. Sa merde à lui. « C'est bien compris ? »
« Oui. »
« Très bien. » Un léger sourire a traversé son visage. C'était rare de le voir sourire. « Rentre chez toi, Hana. » Mon cœur s'est serré. Il s'est accroupi devant moi, passant son pouce sur ma mâchoire. « Prends un bain chaud et reviens demain. À la même heure. Sans culotte. »
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Bonjour ! Si vous avez lu Sinful Moans, vous savez à quel genre de contenu vous attendre ici. Cette histoire contient des pratiques dégradantes et des rapports de force entre les personnages principaux.
C'est une romance avec une grande différence d'âge. Certains passages pourraient choquer. Si c'est votre cas, vous êtes prévenus. Mais si vous continuez, j'espère bien vous faire mouiller.
Mises à jour : tous les mercredis. Histoire strictement réservée aux plus de 18 ans.