Chapitre 1 - L'homme, le mythe, la légende
POV Dante
Je m'appelle Dante.
Je suis un homme riche et puissant, issu d'une famille influente.
Je faisais tout ce que je voulais.
J'obtenais tout ce que je voulais.
Personne n'est là pour m'arrêter.
J'ai fait pas mal de saloperies.
Je possédais un bon nombre d'entreprises.
Un casino, quelques ports, des pistes d'atterrissage et plusieurs sociétés de transport, pour ne citer que ça.
La légitimité de certaines d'entre elles pouvait être sujette à caution.
Le reste de mes activités était parfaitement légal.
Les seules personnes que j'ai tuées étaient des individus dont la police n'avait de toute façon rien à faire.
J'ai aussi fait beaucoup de bien.
J'ai énormément contribué et fait beaucoup de dons.
J'ai fait construire des commissariats.
J'ai fait des dons à des associations pour enfants, des hôpitaux, des casernes de pompiers et des écoles.
Putain, j'ai même livré des criminels du marché noir aux fédéraux.
J'ai sauvé des centaines de femmes, de filles, de garçons et d'hommes qui allaient être vendus au marché noir comme travailleurs du sexe, esclaves ou donneurs d'organes.
Par conséquent, j'avais pas mal de contacts et de portes de sortie.
En retour, nous ne tuions pas les policiers.
Il arrivait que des enquêteurs de police frappent à la porte de ma famille.
Ils secouaient juste la tête, comme si c'était impossible.
Les enquêteurs finissaient par admettre que nous étions visés.
Ou peut-être étaient-ils confus face au scandale, allant même jusqu'à blanchir fébrilement le nom de la famille Balzano de toute implication criminelle.
J'étais flatté et amusé par tout ça. C'est un sacré compliment.
Les criminels nous détestaient.
Le système judiciaire nous adorait.
Notre famille et ceux qui travaillaient étroitement avec nous savaient qu'il ne fallait pas faire de scandale en public ni tuer des innocents.
Je coupais tout lien avec quiconque ne respectait pas notre équilibre particulier.
Je leur collais une balle dans leur putain de tête et j'incinérais leur corps...
Les gens innocents et travailleurs n'avaient pas besoin de nos conneries.
Notre algorithme fonctionnait.
Nous avons créé un équilibre.
Ne prends rien si tu ne peux pas donner en retour.