Lettre du futur 30 ans plus tard.
Chère maman. **/**/****
On m’avait toujours dit qu’il fallait construire mon propre chemin pour vivre une vie paisible et chaleureuse. Les parents conseillent toujours à leurs enfants de trouver un travail qui leur convient et de travailler pour s’acheter une belle maison, un foyer, un chez-soi ! Un lieu de paix où ils vivraient tranquillement sans se soucier des commentaires des autres. Je n’ai jamais connu ce bonheur, cette chance, ce désir humain d’être aimé, d’être choyé comme les autres. Non, ma vie a été différente de la leur. Je suis venu au monde sans connaître l’amour d’un père, ni celui d’une mère. Pourquoi j’utilise des articles indéfinis ? Je vais vous répondre : je ne les considère pas comme mes parents. Je ne suis pas un ingrat. Ma haine et ma tristesse sont justifiables. On dit qu’il ne faut pas longtemps pour que notre vie change radicalement du tout au tout.
Un instant.
Une seconde.
Et c’est terminé.
J’ai accepté ce que l’on venait de me dire sans protester une seule fois. Or, j’ai bien remarqué une chose : c’était plus facile à dire qu’à faire ! Je voulais devenir un xylophoniste. Je suis passionné par cet instrument de musique en particulier. Chaque fois que je frappe mes pompons sur le fer en maille, j’écoute attentivement la douce musique qui vibre grâce aux atomes. La mélodie douce se glisse dans mes oreilles. J’apprécie chaque instant. Toutefois, on dit toujours que le bonheur se termine bien trop vite. Je n’étais qu’un garçon à l’époque, je ne me souviens pas entièrement des détails. Mais une chose est sûre, c’est mon histoire. Elle est toujours gravée dans ma mémoire.
Je n’oublie pas. Je suis ton garçon normal, qui a un prénom normal, un nom de famille normal, qui porte des vêtements normaux. Mais hélas, mon enfance est quelque peu paranormale.
Cordialement ton fils unique.








