Beneath the surface
Je balançais mes jambes dans le vide, le regard absent, les gouttes se répandaient sur tout mon corps. Voilà quatres jours que mes nuits se ressemblent. Je vagabondais sur les toits, avant de m'asseoir, vidé, puis de rentrer chez moi....
- ZAYDRICK ! s'ecria ma mère quand cette dernière m'entendis me déchausser sur le pas de la porte .
- oui maman, répondis je connaissant la raison de son ton . Je me tins à l'entrée de la cuisine, l'observant concocter un repas que je ne mangerai probablement pas .
-mais mon p'tit loup , je t'ai demander d'arrêter d'aller le chercher sous la pluie, la police sait faire son travail, je sais que Alex compte beaucoup pour mais ça me fait mal au cœur de te voir rentrer trempé chaques soirs, tu vas tomber malade si tu continues...m'interpella ma mère en plaçant sa main sur mon front.
- c'est pas grave tu sais, la pluie m'a juste un peu surpris.
- arrête ! Ne me mens pas tu rentres trempé depuis quatres jours et tu oses me dire que tu as été supris par la pluie ? Répliqua ma mère visiblement agacée.
- désolé....je baissa la tête en signe de sincérité,.
- va prendre une douche, tu vas attraper froid , ce soir pas d'excuses tu ne sautera pas le dîner.
- c'est compris, lui dis-je contraint, elle me regarda une dernière fois avec des yeux humides, puis me fit un petit tape sur l'épaule avant de repartir s'occuper du repas.
Le matelas céda sous mon poids, à nouveau déçu que mes recherches n'aient menées à rien...
C'était pathétique, Comment pouvaient-ils croire à une simple fugue ? Il n'aurai jamais commis un tel acte sans m’en informer.
Non.
Ce n’était pas possible.
Alex n’aurait jamais disparu sans laisser une trace.
Il ne m'aurait jamais trahi de la sorte, je devais retrouver Alex mais pour ça je devais arrêter de chercher dans le vide, je devais réfléchir autrement...
Je me redressai brusquement, le cœur battant trop vite, comme si une idée venait enfin de percer le brouillard dans ma tête.
Je saisis mon téléphone, encore posé sur mon bureau. Je devais noter chaque détails, chaque instants, toute la journée du jeudi 2 avril.
Une notification, je ne connaissais pas cette personne, j’avais nommé tout mes contacts, celui là n’avait pas de nom, juste un point.
intrigué, je cliqua sur le message , pas de salutation. juste un message écrit en gras.
-je t’ai remarquer,
je sais qui tu cherches et je peux t’aider,
demain 19h47 au parc willow
ne me cherche pas je te trouverai.
-qui êtes vous ? Je tappa sur mon clavier les mains tremblantes.
Le signe de confirmation de lecture apparaissa, une minute passa, puis deux et s’en suivirent, c’étais évident que je n'aurai aucune reponse, la lueur d'espoir qui m'avait embrassé s’envola.
Devrais-je ?....ne Devrais-je pas ?.....la curiosité me montrait la destination donnée du bout du doigt...mais la peur , elle agrippait ma manche avec une telle insistance, la curiosité est un défaut...mais la peur n'est-elle pas signe de lâcheté ?
Après le dîner, je m'allongea de nouveau, perdu dans mes pensés, la lumière des étoiles qui traversait ma fenêtre recouvrait ma chambre d’un delicat bleu marine.
Mais dans ma tête, il n’y avait qu’une seule question :
La peur de retrouver cette personne au parc, veut-elle dire que je ne suis pas déterminé à retrouver Alex ?
Cette question éveillait un sentiment de culpabilité suffocant en moi, parce qu’après tout, ce soir là, avant qu’il ne disparaisse, ...on s’est disputés et il est parti, juste comme ça, mais je suis sûr qu’il n’aurait jamais fugué pour une simple dispute, mais au fond est-ce que je le connais si bien que je le prétend ?
J’irais, je ne peux pas laisser passer cette occasion, elle ne se représentera peut-être jamais alors si je dois prendre une decision autant plonger dans le grand bain.
Les seuls moments où je pourrais sans doute me considéré comme intrépide, c’est quand je fais du parcours, je dois l’avouer je suis terrifié mais en ai-je réellement le droit ? Et s’il s’étais vraiment enfuis ? Et si c’etais à cause de cette stupide dispute ? Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Et s’il à l’heure qu’il est il est déjà.........
Je me dirigait vers la salle de bain ignorant les oiseaux qui chantaient, et les rayons de soleil qui se faufillaient à travers les fenêtres. J’aspergeait mon visage d’eau et regardait mon reflet dans le miroir....
- allez zay, sois un homme, Les seuls moments où je pourrais sans doute me considéré comme intrépide, c’est quand je fais du parcours, je dois l’avouer je suis terrifié mais en ai-je réellement le droit ? Et s’il s’étais vraiment enfuis ? Et si c’etais à cause de cette stupide dispute ? Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Et s’il à l’heure qu’il est il est déjà.........
Je me dirigait vers la salle de bain ignorant les oiseaux qui chantaient, et les rayons de soleil qui se faufilaient à travers les fenêtres. J’aspergait mon visage d’eau
allez zay sois un homme tu peux y arriver..me murmurais-je à moi même.
zaydrick ? À qui tu parles ? Me questionna ma mère.
-à personne t’as du mal entendre, je me lavais juste le visage.
-ah bon ? J’aurais parié avoir entendu quelqu’un. Bon bref pends ton petit déjeuner et vas au lycée.
-ok , j’y vais.
Je descendit les escaliers le pas lourd et m’installa à la table à manger, je me servit du bacon et quelques pancakes, ma mère aime vraiment en faire tout un tas pour le petit déjeuner.
Une notification s’afficha sur mon téléphone, c’était lessie...
-less: bonjour monsieur, toujours en vie ?
-moi: oui mademoiselle, en chaire et en os.
-less: quel dommage, on avait déjà commencé à se partager tes affaires...
-moi: vous n'avez pas interêt, j’arrive de ce pas !
Je termina mes pancakes et mis mon assiette dans le lave-vaisselle
Je mis mes chaussures, pris mon sac et sorti de la maison.
Normalement ma mère me dépose chaque matin depuis...qu’il a disparu. Donc je pars avant qu’elle ne finisse de se préparer sans lui dire aurevoir, je le lui dis que quand je suis déjà dans le bus.
Je réussit de justesse à me glisser dans le bus avant que le conducteur ne démarre.
Je me mis sur un siège à la fenêtre et regarda le paysage, ça devait sûrement faire plus milles fois que je le voyais mais il était toujours aussi serein..je sorti mon casque avant de lancer ma playlist. Je me mis à compter les poteaux électriques pour arrêter de penser.
Dehors, le soleil continuait de se lever lentement...
j’ai toujours voulu voir ça de près....J'avais toujours rêvé d'immortaliser un lever de soleil sur une toile. Moi qui préférais les murs aux chevalets, ça me donnait presque envie de reprendre les pinceaux.
Alex...j’espère que tu pourras aussi le voir, le lever du soleil, je vais m’en assurer, je vais te retrouver...alors attends moi...où que tu sois...
Je pensais encore avoir le choix...








