Prologue
Le Soho pulsait comme une bête à bout de souffle. La musique cognait dans la poitrine, lourde, primitive. L’air était saturé de sueur et d'alcool qui collait à la peau comme une seconde couche. Les corps se pressaient, se frôlaient, se cherchaient dans la pénombre rougeoyante.
J’étais assise au bar, jambes croisées, la robe noire remontée haut sur mes cuisses. Je faisais tourner lentement les glaçons dans mon whisky, laissant le froid du verre engourdir mes doigts. Son regard pesait sur moi avant même que je le voie. Lourd. Insistant. Presque insolent.
Quand je relevai les yeux, il était là, vautré dans un box à quelques mètres. Chemise noire entrouverte, mâchoire ombrée, cheveux sombres en bataille. Il me fixait sans détour, comme s’il imaginait déjà toutes les façons de me posséder.
Nos regards se verrouillèrent.
Je ne baissai pas les yeux. Lui non plus. Un sourire, arrogant, étira ses lèvres.
Je bus une gorgée, laissant l’alcool me brûler la gorge, puis je me levai.
La piste de danse improvisée entre les box n’était qu’un prétexte. Je sentais son regard brûlant sur mes fesses tandis que j’avançais. Ça m’excitait. J’aimais être chassée.
Il ne mit pas longtemps à me rejoindre.
Dès que je commençai à bouger sur le rythme grave et sensuel, il fut derrière moi. Sa présence était écrasante, chaude, électrique. Sa grande main glissa sur ma hanche avec une possessivité brutale, il m’attira contre lui d’un coup sec. Mon dos rencontra son torse dur. Ses hanches trouvèrent les miennes.
Je me cambrai aussitôt, frottant mes fesses contre la bosse de son pentalon dans un mouvement lent, circulaire, provocant. Je le sentis durcir instantanément. Épais. Brûlant. Prêt.
Un grognement bas vibra contre mon oreille.
— Putain… murmura-t-il, presque pour lui-même.
Cette femme était un danger public.
Ses fesses rondes et fermes roulaient contre ma bite tendue avec une lenteur diabolique, montant et descendant, frottant chaque centimètre à travers le tissu. Chaque mouvement faisait pulser le sang plus violemment. Je serrai sa hanche, enfonçant mes doigts dans sa chair.
— Tu danses toujours comme une salopo ? grognai-je contre son oreille.
Je souris, il était en tout point ce à quoi il ressemblait. Je pressai mon cul plus fort contre lui, ondulant avec encore plus d’insolence, descendant lentement puis remontant comme si je le chevauchais déjà.
— Seulement quand j’ai envie de me faire baiser, répondis-je d’une voix rauque, sans me retourner.
Je sentis son corps se tendre derrière moi. Son grognement vibra dans ma nuque. Sa main glissa plus bas, caressant l’intérieur de ma cuisse nue, remontant dangereusement haut. J’étais trempée, la chaleur entre mes jambes presque douloureuse.
Je mourais d’envie de remonter cette putain de robe et de la prendre ici, devant tout le monde.
Je me pressai contre elle d'avantage, suivant parfaitement son rythme, simulant des coups de reins lents et profonds qui la faisaient cambrer de désir. Ma main remonta sous sa robe, effleurant la dentelle humide de sa culotte.
— Tu mouilles déjà pour un inconnu ? soufflai-je en mordillant le lobe de son oreille.
Un frisson violent la traversa. Elle tourna légèrement la tête, nos visages si proches que nos souffles se mélangeaient.
— Et toi, tu bandes comme un chien en rut pour une inconnue, répliqua-t-elle en serrant les fesses autour de ma queue, les muscles contractés pour m’enserrer à travers le pantalon.
La tension était électrique. La musique pulsait autour de nous, mais plus rien n’existait que cette friction brûlante, cette envie animale.
— Chez toi ou chez moi ? grognai-je enfin, la voix pleine de désir.
Elle tourna la tête un peu plus, ses lèvres frôlant les miennes. D’un geste ferme, elle attrapa mon poignet et retira ma main de sous sa robe.
— Nulle part, répondit-elle dans un souffle, les yeux brillants en tournant les talons pour s'éloigner.








