Prologue :La fleur du poison.
Trois ans plutôt...
Je m'appelle Aria Leone , j'ai 16 ans.
Une fille dont le géniteur méprise.
Il voulait un héritier. Pas une '' pute''inutile .
Le pire, c'est qu' après ma naissance, ma mère est devenue stérile.
Mon père me haïssait. Il me tabassait. Il m'accablait de tout les noms.
Et ma mère souffrait jour et nuit.
Allongée dans ma chambre, les yeux rivés au plafond , j'entends des bruits derrière la porte.
Je me lève.
La porte est verrouillée.
Les bruits s'intensifient. Sa voix résonne dans toute la villa.
La voix de ma mère lui tient tête. Puis elle prononce mon nom.
Une seule fois.
Après...plus rien.
Le silence me terrifie.
Je n'ai qu'une idée : frapper cette porte jusqu'à ce que mes poings saignent.
Jusqu'à ce que quelqu'un vienne.
Personne n'ose.
Malgré mes cris.
Malgré mes pleurs.
Le soir , mon père ouvre enfin.
Pantalon noir. Chemise noire. Ses yeux sont larmoyants.
Je ne l'ai jamais vu comme ça.
Il s'assoit sur mon lit. Un geste inhabituel venant de lui.
Il plante ses yeux dans les miens. Un regard terrifiant, malgré les larmes.
– Aria. Désolé de t'annoncer ça...mais ta mère est morte.
Ses mots me frappent en plein visage. Comme un coup de poing.
Impossible.
Ma mère ne peut pas mourir.
Je me répète cette phrase.
Mais la réalité est là.
Cet homme ne ferait jamais une plaisanterie à ce sujet.
Le jour de l'enterrement je porte une robe noire.
Le regard vide. Plus de force pour pleurer.
Mon père me serre dans ses bras et éclaté en sanglots.
L'hypocrite. Il fait croire à la famille Leone qu'il a perdu l'amour de sa vie.
Il m'aide à tenir debout. Il me '' console ''.
Sa chemise sentait le tabac froid et le whisky. Une odeur d'homme qui ne pleure jamais,sauf devant les morts qu'il a créés.
Je dois jouer. Ce n'est pas une demande. C'est un ordre.
De retour à la maison, mon enfer recommence.
Cet homme n'a aucune pudeur. Il ne perd jamais de temps pour me nuire.
– Aria, tu es assez grande pour comprendre.
Si ta mère est morte, c'est uniquement de ta faute.
Si tu n'étais pas née, elle ne serait pas stérile. J'aurais mon héritier.
Mon remplaçant.
Il s'approche de la porte. Il arrache l'étiquette '' Aria '' et plante une branche noire dans le bois.
– Tu ne t'appelles plus '' Aria ''. Ton nom est Belladone.
La plante qui tue. Belle à regarder. Mais mortelle à toucher.
Le chrono de ma souffrance est lancé.
Chaque respiration est comptée.
L'école s'arrête en 3ème.
Pas de télé. Pas de balade.
Ma chambre devient ma prison. Ma confidente. Mon punching bag.
'' Ce n'est que le début de ta souffrance, Belladone '' m'a-dit-il, avec un sourire machiavélique aux lèvres.
***
Merci d'avoir lu le chapitre 1 de Belladone.
Si Belladone t'a brûlé les lèvres, laisse une trace.
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Chaque interaction est une goutte de poison de plus pour Damiano...








