Chapitre 1
Emilie
J’avais beau être une comptable assez douée et aimant ce que je faisais mais c’est bizarre j’avais toujours la tête dans les bouquins, j’aimais lire ou devrais-je dire j’adorais ça, c’était plus fort que moi. Je détachais mes yeux de mon livre une seconde afin de voir à travers le hublot lorsque l’avion se préparait à atterrir à l’aéroport de Seattle Tacoma.
-... : Nous sommes arrivés !!!S’excita le mec à mes côtés.
-Emilie : Hum!
Fut ma seule réponse, j’étais pas du genre bavarde en général, assez réservée et concentrée dans ce que je faisais. Je replongeais mon regard dans mon bouquin puis j’entendis le mec à mes côtés soupiré d’agacement sûrement parce que je n’avais ouvert la bouche que deux fois, la première fois pour demander le passage lorsque je m’étais rendue aux toilettes et la seconde pour lui demander l’heure à laquelle on allait atterrir.
Après l’atterrissage je rangeais mon roman dans mon petit sac à dos puis je rejoignis la file des passagers tout en repensant à la dernière fois où j’avais vu cet aéroport et aussi mon grand frère.
Cela faisait trois ans que je n’avais pas revu le visage de mon frère, depuis mon départ il y a sept années de cela. Il s’était toujours arranger à venir me rendre visite à Paris lieu où je faisais mes études malheureusement ces trois dernières années il n’avait pas pu venir me voir je n’avais pas vraiment compris le pourquoi mais j’étais sûr que c’était à cause d’une affaire importante parce mon frère n’aimait pas me savoir loin de lui, la preuve il m’avait demandé de revenir habiter avec lui juste après mes études alors que je m’apprêtais à débuter dans le monde professionnel. J’avais hâte de le revoir, j’étais toute excitée mais aussi très stressée. Car en faisant mes études loin de lui j’avais appris à vivre toute seule, il s’était toujours montré super protecteur. Je marchais vers la sortie lorsque le type de l’avion me rejoins et me dit
-Le mec : Je peux avoir tes coordonnées histoire que je t’invite un de ses quatre pour une balade.
Et moi qui pensais être tellement ennuyeuse au point de ne attirer personne... C’est vrai que j’étais assez bien bâtie physiquement mais il y avait plus belle que moi je le savais.
-Emilie : Désolée je n’ai plus de téléphone et j’ignore à quelle adresse je serai loger ici.
Stricte vérité.
-Le mec : Pas grave ça partait d’une bonne intention.Dit-il avant de s’en aller.
-Emilie : Merci !
Dis-je lorsqu’une voix grave me fit sursauter
-La voix : Qui est-ce ?
Je regardais en face de moi un visage qui m’était très familier, beaux cheveux blonds, yeux verts, corps grand et musclé. C’était mon frère levé devant moi en costume très élégant m’inspirant du respect et de la peur en même temps. Il paraissait grand et responsable avec sa barbe bien rasée et propre.
Valentin : Émilie !Fit-il avec une voix assez sévère pour me faire retomber sur terre
-Emilie : Euh... C’est juste... C’est juste un type avec qui j’ai pris l’avion.
Articulais-je.
-Valentin : Hum! Méfie-toi des mecs.
-Emilie : D’accord !Répondis-je puis il me sourit avant de me dire
-Valentin : Viens par là !Il m’enlaça et me fit son plus beau sourire.
-Valentin : Ben dis donc t’as encore pris de la taille petite sœur.Me fit-il en me regardant droit dans les yeux puis il ajouta en regardant autour de moi
-Valentin : C’est tout comme bagages ?
-Emilie : Oui!
-Valentin : Étonnant ! Je pensais que les filles étaient du genre à avoir de tonnes de vêtements ?
-Emilie : Pas toutes!
Répondis-je, il sourit puis en prenant ma valise il me tint la main et dit
-Valentin : On y va?
-Emilie : Oui.
Il se dirigea vers une Range Rover grise garée sur le trottoir, ouvrit la portière arrière pour installer ma valise et ensuite celle de l’avant pour que je m’y installe.
Quand mon frère est venu me voir pour la première fois à Paris, il m’avait parlé d’avoir obtenu un peu de fond pour pouvoir démarrer une activité mais je pensais pas que cela lui rapportait assez pour s’occuper de moi et nous offrir une vie de luxe.
-Valentin : Émilie !
-Emilie : Hum... Oui?
Il m’avait sorti brutalement de ma réflexion
-Valentin : À quoi tu penses ?
-Emilie : Euh... À rien !
-Valentin : Je te demandais si t’avais un petit creux pour qu’on prenne un truc pour toi.
-Emilie : Non merci.
-Valentin : Okay!Fit-il les mains toujours au volant. Après un long trajet il finit par garer la voiture devant le parking d’une maison qui paraissait accueillante et assez grande avec un jardin spacieux et attirant.
-Valentin : Tu viens ?Me fit-il après avoir sorti ma valise et ouvert la portière pour moi. Je descendis et le suivis jusqu’à la porte d’entrée lorsqu’il mis les clés à la serrure, ouvrit et m’invita à entrer en premier.
On s’engouffra à l’intérieur, la maison était immense bien qu’elle n’était pas extraordinaire mais elle était chaleureuse et spacieuse, une décoration qui s’harmonisait très bien avec la pièce la rendait splendide et en plus elle était bien propre et ordonnée chose étonnante mon frère n’était pas un adepte du ménage.
-Valentin : T’inquiètes j’ai payé des gens pour la nettoyer et la ranger.
Dit-il en comprenant mes pensées.
-Valentin : Viens que je te montre ta chambre.
Nous montâmes les marches jusqu’à parvenir à un couloir où j’arrivais à distinguer cinq portes, trois à gauche et deux à droite. Elles étaient toutes closes sauf la dernière au fond qui laissait entrevoir une lumière. Valentin passa la première chambre à ma gauche pour aller ouvrir la seconde.
-Valentin : C’est ici!J’approchais et vis une chambre gigantesque qui n’avait rien à voir avec le studio dans lequel je logeais à Paris.
-Valentin : Ça te va ?
-Emilie : Oui c’est énorme !Il sourit puis poursuivit
-Valentin : Juste en face c’est la mienne, et au fond c’est la salle de bain et les toilettes (Dit-il en désignant la pièce entrouverte), désolé mais on va devoir se les partager.
-Emilie : C’est pas grave.Lui fis-je avec un sourire puis en m’embrassant le crâne il dit
-Valentin : Installe toi, je suis en bas.
-Emilie : D’accord !
J’entrais, ferma la porte après moi puis me jeta à la renverse sur mon lit avec un long soupir.
Valentin
Il était 18h lorsque je partais voir ce que faisait Émilie, je la retrouvais allongée sur son lit, elle s’était endormie sûrement à cause de la fatigue. Je lui mis une couverture puis me mit à l’observer.
Elle n’avait que cinq ans lorsque nos parents sont décédés et moi j’en avais dix, pour elle c’était difficile de réaliser cela mais moi je ne mis pas longtemps à comprendre qu’on était abandonné à nous même. Pas de tante, pas d’oncle, aucune famille et la fortune de nos parents nous avait été retirée à cause de toutes les dettes qu’ils avaient amassé. Les services sociaux s’étaient chargés de notre cas, ils nous avaient placés tous les deux dans une maison d’accueil au début quand deux ans plu tard ils avaient décidé de faire adopter ma sœur. Mais il était hors de question pour l’un et pour l’autre de se séparer alors nous décidâmes de nous enfuir.
Après la fuite je fus obligé de prendre soin d’elle et de ses études abandonnant ainsi ma vie, je bossais et m’étais fait une place dans le monde illégal, je ne suis pas fière de cette époque mais cela avait servi à nourrir ma sœur, me charger de ses études et débuter des activités rémunératrices. Maintenant j’avais deux entreprises, une basée sur le monde de la rédaction et l’autre que je partageais à parts égales avec mon meilleur ami et qui était basée sur les énergies.
Désormais on avait grandi et tout avait changé c’est vrai que je venais justement d’avoir mes trente et un ans pourtant j’avais l’impression d’avoir déjà vécu un demi-siècle sur terre, mais quand je vois ma sœur je me dis que j’ai pas encore fini mon boulot, certes j’ai fait d’elle une belle jeune femme de vingt six ans intelligente et transportant de nombreuses connaissances en compatibilité malheureusement je me disais qu’il fallait encore que j’assure sa sécurité.
Je regardais à travers la fenêtre après avoir entendu le moteur d’une voiture. C’était la Porsche de mon meilleur ami Jason, celui avec qui je partageais cette demeure que l’on l’avait acheté tous les deux au début de notre première affaire et ce n’était pas la seule chose qu’on se partageait. Notre amitié était très solide et j’y tenais comme à ma propre vie, quand je pense aux circonstances auxquelles on s’était rencontré... C’était au cours de mes sales plans je venais d’avoir quatorze ans, au début je ne voulais pas le présenter à ma sœur pour ne pas mettre sa vie en danger maintenant tout avait changé les vieilles histoires étaient enterrées.
Je descendis au salon lorsque le mec aux cheveux noirs et aux yeux bleus entra
-Jason : Je t’ai toujours dit de ne pas laisser trainer ta bagnole devant l’entrée, tiens tu feras entrer la mienne.
Fit-il en me lançant ses clés de voiture et en se dirigeant vers l’étage
-Valentin : Toujours aussi bien éduqué ! Allez dis moi un peu comment ça s’est passé ?
Dis-je en faisant référence à nos affaires, il avait dû se déplacer pendant deux jours pour aller conclure un marché qui était important pour notre entreprise la J.V. Industrie.
-Jason : Nickel ! L’affaire a été conclue.Dit-il en soulevant sa mini valise.
-Valentin : Cool ! Il va falloir fêter ça.
-Jason : Si tu veux mais sache le que demain c’est toi qui va animer la réunion j’y serai pas je suis trop exténué.
-Valentin : Pff! De toutes les façons t’as toujours été un flemmard toi.
Il ne répondit pas et continua son chemin. Je souris. Dix huit ans d’amitié ce n’était pas donné à n’importe qui, il m’avait sorti de plusieurs embrouilles et quand j’allais mal il était le seul présent. Pour moi il n’était pas un ami mais plutôt un frère. On se disait tout sauf rien. Pendant que j’y pense je ne lui avais pas dit que Émilie allait venait habiter ici. Boff il supportera le choc.
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