CHAPITRE:1'' Le monde d'avan
Il y a deux sortes de personnes dans ce monde.
Celles qui passent leur vie à faire respecter la loi.
Et celles qui passent leur vie à lui échapper.
Rayce avait grandi en croyant qu'il fallait choisir son camp.
Son père lui avait appris que les criminels détruisaient des vies. Que la justice finissait toujours par gagner. Qu'il ne fallait jamais avoir pitié de ceux qui vivaient de l'autre côté de la loi.
Elle le croyait.
Parce qu'il était policier.
Parce qu'il était l'homme le plus droit qu'elle connaissait.
Parce qu'il était son héros.
À cette époque, leur maison était remplie de rires.
Sa mère préparait des crêpes tous les dimanches.
Son père rentrait toujours à l'heure, malgré les longues journées.
Et Rayce pensait que rien ne pourrait jamais leur arriver.
Elle avait tort.
Car quelques années plus tard...
Elle tomberait amoureuse du seul garçon que son père aurait voulu voir derrière les barreaux.
Et ce jour-là...
L'amour deviendrait un crime.
Le soleil baignait la maison d'une lumière dorée lorsque Rayce descendit les escaliers en courant.
— Maman ! J'ai encore cinq minutes !
Sa mère éclata de rire en déposant une assiette de crêpes sur la table.
— Tu dis ça tous les matins.
Rayce lui tira la langue avant de venir l'embrasser sur la joue.
— Elles sentent trop bon...
— Évidemment. Je les ai faites pour ma fille préférée.
— Je suis ta seule fille.
— C'est encore mieux.
Toutes les deux rirent.
À ce moment-là, la porte d'entrée s'ouvrit.
— Je suis rentré !
La voix grave de son père résonna dans toute la maison.
Rayce bondit de sa chaise.
— Papa !
Elle courut jusqu'à lui et sauta dans ses bras.
Son père la rattrapa facilement avant de la faire tourner.
— Alors, ma princesse ?
— Tu m'as manqué.
— Moi aussi.
Il déposa un baiser sur son front.
Même après toutes ces années, ce rituel n'avait jamais changé.
Sa mère les observait en souriant.
— Vous êtes vraiment inséparables.
Le père de Rayce s'approcha ensuite de sa femme.
— Bonjour, mon amour.
Il l'embrassa tendrement avant de lui prendre la main.
Leur complicité était évidente.
Ils ne se disputaient presque jamais.
Dans cette maison, tout semblait paisible.
Le père de Rayce était policier.
Un homme respecté.
Honnête.
Droit.
Il croyait profondément à la justice.
Chaque matin, avant de partir travailler, il disait toujours la même chose.
— Peu importe ce qui arrive, je rentrerai toujours auprès de vous.
Et il tenait toujours parole.
Rayce ignorait encore qu'un jour, la promesse que son père tenait toujours serait la première à être brisée.
Dans quelques années, cette maison ne résonnerait plus des mêmes ri








